Close

Tag Archive for: Plein air

Rire sous la pluie au Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue

Rire sous la pluie au Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue

J’adore la chanson de King Melrose dont je cite les paroles : “la vie ça se danse sous la pluie même le dimanche ». Quand j’entends ces paroles, ça me rappelle que l’été au Québec est court et qu’il faut profiter de chaque instant. Au fil des ans, les fidèles spectateurs du Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue l’ont compris et se préparent chaque année à tous les risques qu’implique la météo au cœur de l’été. Tout est possible: canicule, pluie légère, orage, temps frais ou tout à la fois dans le même week-end!

Je me considère parmi les habituées du Festival d’humour de l’A-T et j’ai le goût de te raconter ma première expérience d’un spectacle sous la pluie. Ça remonte à 2004. Parmi les artistes, nous retrouvions Louis-José Houde, Les Denis Drolet et Christopher Williams avec une version revisitée de la blague « Pète pis répète s’en vont en bateau » en version show rock heavy metal. Bref, nous passions un superbe moment. Quand nous nous sommes préparés pour la soirée, j’ai dit à mon chum : “nous allons mettre nos manteaux de pluie avec un pantalon de nylon ça devrait faire la job s’il se met à pleuvoir”. Tu te dis pourquoi n’ont-ils pas apporter de parapluie? Et bien, c’est une règle non écrite au festival d’humour : on n’apporte pas de parapluie, car ça cache la vue des spectateurs qui sont derrière. Donc par respect pour eux et pour que tout le monde puisse apprécier les spectacles, on évite les parapluies. On apprend avec l’expérience, à la fin je vais te donner un truc pratique sans utiliser de parapluies (testé et approuvé!).

La soirée commence, nous sommes bien assis dans nos chaises de camping et les artistes défilent sur la scène tous plus hilarants les uns que les autres. Nous voyons des nuages sombres dans le ciel et nous nous disons : « Si ça tombe ce n’est pas notre petit manteau de pluie qui va faire la différence! » Pourtant, il est hors de question de quitter le spectacle… nous avons bien trop de fun! Et là le déluge commence, très peu de gens ont quitté les lieux. Tout le monde attendait que le show continue, car même les artistes sur scène avaient une hésitation à poursuivre tellement il pleuvait! Toutefois, lorsqu’ils ont vu que le public était sagement assis sous le déluge et qu’ils attendaient, ils ont compris que « the show must go on ». À la fin de la soirée, les chaises de camping se sont transformées en piscines (nous avions les fesses qui baignaient dans l’eau). Nos manteaux et nos pantalons de nylon avaient atteint leur limite d’imperméabilité.

programmation 2004 Festival d'humour de l'Abitibi-Témiscamingue

L’affiche du Festival d’humour en 2004. Sur les billets, il y avait une petite pastille où il était écrit “Grattez et sentez”. Une fois cette pastille grattée, elle sentait les cornichons! 

Arrivés à notre voiture, nous étions tellement mouillés que c’était comme si nous avions sauté à l’eau tout habillés. Nous n’avions pas de serviettes pour nous sécher ni pour protéger les sièges de la voiture. Alors il faut ce qu’il faut, nous nous sommes déshabillés dans le stationnement, cachés derrière la portière pour un peu d’intimité (nous ne sommes pas exhibitionnistes quand même!) pour finalement rentrer à la maison seulement vêtus de nos sous-vêtements! Soyez certains que ce jour-là j’ai prié le ciel pour que mon chum ne fasse pas d’excès de vitesse et qu’il respecte à la lettre la signalisation routière. Je nous voyais mal dire : « Bonsoir M. l’agent, nous ne sommes pas cinglés, nous revenons seulement du festival d’humour sous la pluie ».

Pour terminer, laisse-moi te dévoiler « LE truc » pour rester au sec en cas d’averse au Festival d’humour. Il faut t’acheter un de ces fameux ponchos que l’on trouve au Dollorama. Puis, tu l’enfiles et, une fois assis sur ta chaise, tu le passes par-dessus celle-ci pour faire une petite tente. 🙂

Festival d'humour de l'Abitibi-Témiscamingue Val-d'Or

Photo | William Nourry

Ne te méprends pas! Il y a des éditions du Festival d’humour et des soirées gala où le soleil brille et nous réchauffe!

Le Jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 2

Le Jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 2

par Kristel Aubé-Cloutier

Il y a trois jours, je me préparais pour ma première expérience en motoneige (Lire “Le jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – partie 1). Mon oncle Yves, sa fille et une de ses amies, un couple d’amis de mon oncle Marco et Danielle, ma sœur Kim et moi, avions prévu de se rendre à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet et revenir le lendemain. Au total, il s’agissait d’une randonnée de 440 km dans laquelle ma sœur et moi, qui n’avions jamais fait de motoneige, devions se relayer la conduite d’une d’entre-elles. Trois jours et 440 km plus tard, je peux maintenant vanter en toute connaissance de cause la pratique de la motoneige en Abitibi-Témiscamingue!

L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE; LE PARADIS DE LA MOTONEIGE… POUR LES NOVICES!

Les gens qui affirment que l’Abitibi-Témiscamingue est le paradis de la motoneige n’ont pas tort! De plus, de nombreux éléments ont fait que je me suis sentie totalement en sécurité et en contrôle, ce qui était parfait pour une première expérience. Bien sûr, je ne peux pas comparer avec d’autres régions, mais je peux vous assurer que j’ai été flabergastée par ce que j’ai vu et vécu! La végétation et le paysage changeaient constamment et étaient à couper le souffle! Parfois rythmés et sinueux, parfois droits et fiers les sentiers étaient toujours très larges. Étant novice en la matière, cette caractéristique me sécurisait beaucoup puisque je n’avais jamais peur d’accrocher un motoneigiste que je rencontrais. J’ai été aussi très impressionnée par la fréquence et la qualité de la signalisation.

Comme je roulais à mon rythme, qui n’était vraiment pas le même que celui de Yves et Marco qui pratiquent cette activité depuis une vingtaine d’années et que Danielle qui a sa propre motoneige depuis six ans, je les perdais parfois de vue. Pourtant, même si je ne voyais pas Danielle rebondir sur sa motoneige ou prendre un virage serré, je savais ce qui m’attendait au tournant d’un virage ou en bas d’une colline. Les petits panneaux jaunes étaient toujours là pour m’avertir! Aussi, les haltes et refuges étaient nombreux nous permettant de s’arrêter de façon sécuritaire souvent et de ne pas nous épuiser.

refuge sentiers motoneige Abitibi-Témiscamingue

L’une des nombreuses haltes sur les sentiers motoneige, à Rivière-Héva.

IL FAUT TOUJOURS UNE HISTOIRE À RACONTER

C’est un fait, les voyages où l’on a vécu une aventure inattendue ou dans lesquels on a une histoire cocasse à raconter sont ceux dont on se souvient le plus. Et bien, nous nous souviendrons certainement de celui-là! Kim et moi n’étions pas les seules à vivre une première expérience. La fille de mon oncle et son amie, toutes deux âgées de 9 ans, faisaient pour la première fois de la motoneige. Lorsque nous sommes parties, elles étaient très excitées de partir à l’aventure. Une vingtaine de minutes après le départ, nous nous sommes arrêtés pour vérifier que tout allait bien. Les deux visages que nous avons découverts dans la carriole n’étaient plus teintés d’amusement, mais plutôt verts ou blancs. Le mal des transports venait de s’inviter à notre randonnée. Après une pause de 15 minutes, nous sommes repartis pour nous arrêter de nouveau une vingtaine de minutes plus loin. Les deux fillettes avaient régurgité leur déjeuner sur la couverture qui les gardait au chaud! Ce fut le début de notre histoire à raconter. Toutes les vingt minutes, nous nous arrêtions pour nettoyer le vomit, consoler et encourager les filles. Nous nous sommes finalement arrêtés à Cadillac pour y faire une pause et diner, ce qui a été très bénéfique pour tout le monde. Les filles se sentaient beaucoup mieux. Elles se sont même endormies dans la carriole après le repas ce qui nous a permis de faire un long bout sans s’arrêter.

carriole randonnée motoneige

Vue de l’intérieur de la fameuse carriole.

Puis, est arrivé un autre lac à traverser qui a non seulement réveillé les filles, mais les a fait vomir de nouveau en plus de leur faire peur. C’est donc à Preissac, avec un peu plus de la moitié du trajet de fait, que nous avons décidé de nous relayer dans la carriole. Yves a donc embarqué dans la fameuse carriole avec l’amie de sa fille. Trente minutes plus tard, tout allait bien. La petite n’avait plus peur et se sentait bien. C’était le tour de la fille de mon oncle…et moi! C’était comme dans mes souvenirs d’enfance; petit et on n’y voyait rien, en plus de quelques éléments en bonus! L’odeur qui régnait dans la carriole était affreuse, le mal du transport de ma cousine était toujours bien présent et la suspension brisée (elle n’a pas toléré le poids de mon oncle qui est très grand et bien bâti). Bref, même adulte je DÉ-TES-TE les carrioles!

Nous sommes finalement arrivés à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet où les filles se sont amusées toute la soirée. Dimanche matin, les grands-parents de ma cousine ont délivré les deux enfants d’une autre journée de supplice en carriole et sont venus en voiture les chercher à Duparquet pour les ramener à Val-d’Or ainsi que la fameuse carriole. Le retour s’est donc fait avec cinq adultes seulement et quatre motoneiges.

Pourvoirie Duparquet forfait motoneige

La vue de notre chambre à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet. En plus de la vue magnifique, le repas était délicieux et le service impeccable!

Toujours avec des étoiles dans les yeux, de nombreux motoneigistes m’avaient parlé du sentiment de liberté, de l’esprit de camaraderie et de la beauté des paysages dont on avait droit en pratiquant cette activité. Je n’ai pas été déçue. Sur ma motoneige, j’avais l’impression de flotter sur la neige, de voler à travers les arbres. Seule avec moi-même et entourée d’une nature magnifiquement belle et forte, j’étais effectivement libre. J’ai aussi fait des rencontres formidables : Marco et Danielle. Ce sont deux personnes merveilleuses, simples, drôles, attentionnées et passionnées avec qui il fut extrêmement agréable de voyager. Je pourrai maintenant, en toute connaissance de cause et avec moi aussi des étoiles dans les yeux, décrire les sentiers motoneige en Abitibi-Témiscamingue, expliquer pourquoi il est si agréable d’y circuler, parler de la beauté des paysages ainsi que l’esprit de camaraderie qu’on y retrouve et, croyez-moi, ce serait fait avec passion!

histoire de motoneige aventure

Parce que ça nous prenait aussi une histoire à raconter le dimanche, mon oncle a fait une petite sortie de piste ce jour-là!

Un Immense terrain de jeux pour la chasse

Un Immense terrain de jeux pour la chasse

Dans les environs de Val-d’Or, il est possible de chasser le petit gibier dans des paysages enchanteurs. En parcourant les chemins forestiers et les nombreux sentiers qui sillonnent notre secteur, on se rend compte que le petit gibier est abondant et diversifié. De plus, les amateurs de chasse sportive seront conquis par nos territoires car ils sont facilement accessibles et offrent des habitats parfaits pour le petit gibier.

Ceux qui pratiquent la chasse vous le diront, ce sport devient rapidement une passion! La fierté de revenir à la maison avec sa proie dépasse certainement les désagréments comme endurer le froid de l’automne et les horaires matinaux. Bien préparé, le chasseur doit aussi s’armer d’une belle patience et être silencieux s’il veut revenir avec un trophée. D’ailleurs, pour les adeptes de viandes sauvages, aucune viande d’élevage ne surpasse la viande de gibier qui est souvent moins grasse et plus goûteuse.

Au Québec, ce sont près de 400 000 adeptes de ce loisir qui profitent ainsi de la nature sauvage. Que ce soit pour le défi, la nature, la quiétude du milieu, le goût pour la viande sauvage ou le plaisir de se retrouver entre amis ou en famille, chacun y trouve son compte.  Bien sûr, afin de profiter pleinement de ce sport, il est important d’adopter une attitude sécuritaire. De plus, afin que les générations futures aient, elles aussi, le plaisir de chasser il est important que les chasseurs gardent un environnement propre.

chasse hunting perdrix Val-d'Or Abitibi-Témiscmaingue petit gibier small game

Gélinotte huppée

small game chasse trappe Abitibi-Témiscamingue lièvre petit gibier

Lièvre d’Amérique

Près de chez nous, la réserve faunique La Vérendrye jouit d’un grand territoire propice pour la chasse aux petits gibiers. Selon Johanne Vienneau, directrice de la réserve, il y a deux types de chasseurs qui fréquentent la réserve soit ceux qui viennent en hébergement et ceux provenant de plus près qui viennent pour une chasse quotidienne. Les principaux petits gibiers qui y sont chassés sont le tétras, la gélinotte huppée et le lièvre. Dans les sentiers, les chasseurs se promènent en véhicule, en vtt, à pied et certains même avec leur chien de chasse. Le taux de succès y est important surtout que la chasse dans la réserve commence à la mi-octobre quand il n’y a plus de feuilles dans les arbres et que le climat est encore clément. Madame Vienneau nous rappelle que l’on peut se procurer des droits d’accès pour la chasse au petit gibier dans la réserve faunique La Vérendrye sur le site web de la Sépaq 24 heures à l’avance ou au bureau d’information touristique.

La chasse au petit gibier est une activité qui est de plus en plus familiale. Marie-Claude et son conjoint sont parents de fillettes de 4 mois et 7 ans et elle raconte que, pour eux, la chasse c’est une activité en famille! Elle prépare le lunch le matin et le sac à couches puis ils partent tous ensemble chasser la perdrix. À moins d’une heure de leur domicile se trouve des sentiers favorables à la chasse au petit gibier. C’est à pied et en auto qu’ils patrouillent les sentiers en famille. Pour Marie-Claude, comme pour bien d’autres, passer du temps dans les bois permet d’en retirer une grande tranquillité et d’évacuer le stress de la semaine. De plus, pour la petite famille, il est très important de prendre soin de la nature et de ne pas y laisser de déchets. À la fin de la journée, quand c’est le temps d’arranger les perdrix, même la petite de 7 ans met la main à la pâte. C’est ainsi le fruit d’une expérience ancestrale qui est transmise à travers les générations.

C’est donc dans l’immensité de nos forêts que la chasse se pratique à l’automne quand le sol est recouvert d’un tapis de feuilles. Si vous n’êtes pas encore un chasseur, sachez qu’il est assez simple de s’initier à la chasse au petit gibier! Que ce soit en famille ou entre amis, nous vous souhaitons bonne chasse!