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Tag Archive for: Photographie

À chaque photo son histoire : La traversée boréale de Catherine Rondeau

À chaque photo son histoire : La traversée boréale de Catherine Rondeau

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre du mois de la photographie à Val-d’Or, on vous présente l’histoire de photographes. 

 

Catherine Rondeau, une artiste de la Mauricie, présentera son œuvre La traversée boréale dans le cadre de l’exposition Les états liminaires qui regroupera le travail de trois artistes, dont Catherine Rondeau, Rosalie Gamache et Marilyne Bissonette au centre d’exposition VOART de Val-d’Or jusqu’au 22 novembre 2020.

 

L’œuvre de photomontages La traversée boréale expose l’avènement de la puberté féminine par des scènes insolites présentées dans des paysages hivernaux. Le décor froid met en relief le temps de latence pour la femme en devenir. Cela renforce aussi le contraste entre les jeunes filles peu vêtues et les décors glaciaux, rappelant les contradictions que vit une jeune fille à l’entrée dans l’adolescence.

 

En complémentarité de l’œuvre La traversée boréale, présentée dans la salle principale du centre d’exposition, les artistes Rosalie Gamache et Marilyne Bissonnette présenteront leurs œuvres. Toutes traitent d’une période de rituel de passage qui s’applique autant à un individu qu’à un groupe, d’un état d’entre-deux caractérisé par le passage entre la déconstruction d’une identité et la reconstruction d’une nouvelle. Les approches artistiques différentes – la photographie, la peinture et la sculpture – offrent différentes approches sur la façon de présenter le concept de liminarité, d’où le titre de l’exposition :Les états liminaires.

Artiste multidisciplinaire proche de son inspiration

Catherine Rondeau est une artiste, photographe, vidéaste et auteure. Elle est diplômée plusieurs fois, d’abord en en Lettres au Cégep, ensuite en beaux-arts à l’Université Concordia avec une majeure en photographie et, finalement, elle détient une maîtrise en communication de l’Université du Québec à Montréal. Comme première expérience professionnelle, Catherine a participé à la Course destination monde, qui lui a permis de créer plusieurs courts documentaires et de développer une expertise pour la réalisation de vidéo. C’est en faisant sa maîtrise que l’artiste décide de revenir à la photographie avec sa populaire série de photomontages De l’autre côté du miroir. En 2011, Catherine publie le livre Aux sources du merveilleux, une version remaniée de son mémoire en communication sur l’imaginaire de l’enfant.

 

La pratique artistique de Catherine Rondeau s’inspire de ce qui l’entoure. Ses filles, depuis leur naissance, inspirent l’artiste pour la création de ses œuvres. Pour la série De l’autre côté du miroir, elle s’est intéressée à leur imaginaire enfantin. C’est donc tout naturellement que pour son œuvre La traversée boréale, elle s’est inspirée de leur adolescence.

Intimité publique par catherine rondeau dans son exposition la traversée boréale

Photo | Intimité publique par Catherine Rondeau

Défi logistique

La traversée boréale présente des contrastes bien présents au moment de la séance photo entre le décor glacial et les jeunes filles en tenues légères. En entrevue, Catherine Rondeau souligne le grand défi logistique que représente le jeu avec ces contrastes. Pendant la séance photo, au Bas-Saint-Laurent, la température était extrêmement froide. Comme ses filles étaient peu vêtues, la température ressentie était une contrainte importante. Dans l’exposition, un segment est consacré aux coulissesde l’œuvre La traversée boréale.

 

Vous pouvez voir l’oeuvre « La traversée boréale » de Catherine Rondeau dans l’exposition « Les états liminaires » présentée en ce moment au centre d’exposition VOART de Val-d’Or.

 

Originalement publié dans l’Indice bohémien.

Oeuvre bricolage de Catherine Rondeau dans son exposition la traversée boréale

Photo | Bricolage par Catherine Rondeau

À chaque photo son histoire : un photographe autodidacte avec William B. Daigle

À chaque photo son histoire : un photographe autodidacte avec William B. Daigle

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre du mois de la photographie à Val-d’Or, on vous présente l’histoire de photographes. 

 

William Brière Daigle, 18 ans, est originaire de Macamic et se passionne pour la photographie et la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Sa passion pour la photographie a commencé par un cadeau de son père : une caméra. À la base, celle-ci était destinée à produire des vidéos, mais en apprivoisant son appareil, William a découvert, à sa grande surprise, que sa caméra prenait de très belles photos. C’est ainsi qu’il a fait ses débuts en photographie. De fil en aiguille, il a développé une vraie passion qui ne cesse de croître et a, par le fait même, développé son sens artistique.

 

Un autodidacte

William a développé son talent de photographe par lui-même. Étant de la génération où tout le savoir est accessible sur le Web, il a su utiliser ces ressources à son avantage. C’est par des vidéos sur YouTube que William a appris les bases de la photographie et a découvert différents styles. En pratiquant sa passion, William a pu rencontrer d’autres photographes de la région pour échanger et apprendre des plus expérimentés. Il souhaite plus tard se perfectionner au Collège Marsan. 

De la photographie sportive à la photographie de paysages

William se spécialise dans la photo sportive, le portrait, et les photos de paysages. S’il avait à choisir un seul type de photographie, son choix s’arrêterait sur la photo de paysages, plus particulièrement les paysages nocturnes. L’astrophotographie est pour William une façon de relaxer. Il lui est déjà arrivé d’aller jusqu’à la Centrale Rapide-7 très tard dans la nuit pour profiter de la beauté nocturne de cet endroit. 

Photographie nocturne de William Brière daigle un photographe de l'Abitibi-Témiscamingue

Il aime aussi particulièrement faire de la photo pour le sport de rue. Cela lui permet de combiner deux passions : la photographie et le BMX. Pour ce type de photo, il aime faire de la « séquence photo », ce qui permet de voir le sujet en mouvementajoutant un aspect intéressant à la photo. Le rêve de William est de vivre de sa passion en Abitibi-Témiscamingue. On le lui souhaite. 

Photgraphie sportive ar William Brière Daigle

Pour le mois de la photographie à Val-d’Or, l’exposition Les états liminaires, mettant en vedette les œuvres de Catherine Rondeau, Rosalie Gamache et Marilyne Bissonette sera proposée au centre d’exposition VOART de Val-d’Or et, tout au long de la 7e Rue, le photographe Nicolas St-Pierre affichera sa série de photos tirée du documentaire Par amour des grands animaux présenté dans La Presse en avril dernier. Un texte sur la photographe Catherine Rondeau est également disponible au indicebohemien.org

 

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire : Exprimer sa créativité avec Marina Fontaine

À chaque photo son histoire : Exprimer sa créativité avec Marina Fontaine

Dans le cadre de VD’CLIC – Les rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, découvrez le parcours de photographes de chez nous.

 

Marina Fontaine est une photographe native d’Abitibi-Ouest. Passionnée des arts et du voyage, Marina joint ses deux passions pour en faire un métier. On la connaît surtout pour ses photos de voyage, mais elle aime aussi beaucoup faire des portraits et des photos de mariage. Selon elle, ce qui dévoile la beauté d’une photo, c’est la lumière. Rien de moins. Artiste-née, la jeune femme pétillante ne cesse de développer de nouveaux moyens d’exprimer sa créativité.

Tombée dans la marmite de la photographie quand elle était petite

Marina Fontaine a toujours baigné dans la photo. Son père est photographe commercial; elle a donc pu voir les dessous du métier très jeune. Son intérêt pour la photographie a toujours été présent, mais elle ne pensait pas devenir photographe un jour. La piqûre pour ce métier lui est venue lors de ses études collégiales en arts au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Pour se perfectionner, elle a ensuite effectué une attestation d’études collégiales (AEC) en photographie commerciale dans un collège privé à Montréal. C’est par la suite qu’elle est revenue dans la région pour exercer le métier de photographe. Puisqu’il a été difficile de se tailler une place dans ce domaine, elle a dû jongler avec trois emplois en même temps pour subvenir à ses besoins. Mais elle a toujours gardé sa flamme pour la photographie et n’a jamais arrêté de se consacrer à son art. C’est maintenant son travail à temps plein.

Des photos créatives et émotionnelles

Marina Fontaine n’affectionne pas un type de photographie plus que les autres. Ce qu’elle aime vraiment, ce sont les photos où elle peut exprimer sa créativité et dans lesquelles on peut ressentir une émotion. Les photos de mariage sont ce genre de photo pour elle. Elle passe tous ses samedis d’été à prendre des photos de gens qui s’aiment. Certains croient qu’un jour, elle va se désintéresser de ce type de cliché, mais des gens qui s’aiment c’est toujours beau! C’est elle-même qui l’a dit! Marina nous confie aussi son amour pour les portraits. Selon elle, chaque personne est unique, chaque connexion est différente. Ce sont des photos où l’on peut laisser aller son côté créatif et émotionnel. Elle aime faire ressortir le plus beau dans chaque personne, la faire rayonner à sa juste valeur. Finalement, amoureuse des voyages comme elle est, Marina croit que si elle devait choisir qu’un seul type de photo pour le restant de sa vie, ce serait la photographie de voyage. Dans chaque pays visité, les vues la « jettent par terre ». Ce sont toujours de beaux moments qu’elle aime rendre avec son appareil photo.

portrait de la photographe marina fontaine de l'Abitibi-Témiscaminge

Le décor unique de l’Abitibi-Témiscamingue

L’Abitibi-Témiscamingue, selon Marina Fontaine, n’a rien à envier à d’autres régions. Notre territoire est unique, rempli de lacs, de rivières, de magnifiques forêts. Seulement dix minutes de route suffisent pour se rendre dans un décor naturel parfait pour une séance photo. La photographe remarque qu’on ne se rend pas toujours compte de la chance qu’on a d’avoir un si beau territoire. Elle avoue qu’elle n’a pas toujours apprécié sa région à sa juste valeur. Elle a dû la quitter et partir en voyage pour apprendre à voir l’Abitibi-Témiscamingue d’un nouvel œil. Elle a appris à observer ce territoire et à apprécier tous les petits détails qui font que ce décor est unique. Bref, aujourd’hui, elle aime son coin de pays.

 

Marina Fontaine a su mettre sa passion pour les arts au premier plan dans sa vie. Et dans la photographie, c’est la lumière qu’elle met de l’avant. Chacune de ses photos exploite une luminosité qui dévoile tout son potentiel. C’est de cette façon qu’elle peut nous transmettre son côté émotionnel et sa personnalité. Il ne faudrait pas se surprendre si, en contemplant ses photographies, une envie soudaine d’aimer et de partir en voyage se manifestait.

 

Marina fontaine photographe de voyage, portrait et de mariage de l'Abitibi-Témiscamingue

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire : La personnalité du photographe avec Jean Martin

À chaque photo son histoire : La personnalité du photographe avec Jean Martin

Dans le cadre de VD’CLIC – Les rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, découvrez le parcours de photographes de chez nous.

 

Jean Martin, au départ musicien, a vu son avenir se dessiner en 1995 lorsqu’il s’est procuré son premier appareil photo. C’est sur un coup de tête qu’il a commencé la photo. Il a remarqué un certain potentiel chez lui et a décidé de se perfectionner en allant suivre des cours. Depuis, il n’a jamais arrêté. Il est maintenant photographe, vidéaste, designer et chargé de cours au Collège Marsan. Quelle est son inspiration? Elle vient de partout.

Inclure sa personnalité dans la photographie commerciale

Jean Martin fait majoritairement de la photographie commerciale. Parfois, ce type de photographie peut limiter la créativité de l’artiste. Selon lui, si un client impose trop de contraintes, cela réduit le rôle du photographe à un simple exécutant. Jean Martin croit qu’il est important, voire obligatoire, d’ajouter sa touche personnelle. Il faut bien écouter le client pour savoir ce qu’il veut, pour ensuite lui proposer un concept qui peut l’amener encore plus loin que ce qu’il souhaite. Il s’estime chanceux d’avoir toujours eu des clients qui respectaient sa démarche artistique. Pour finir, le client achète la personnalité du photographe.

Un professeur qui apprend beaucoup de ses élèves

La passion de Jean Martin pour la photographie est contagieuse. On pourrait imaginer que communiquer sa passion est ce qu’il préfère dans son rôle de chargé de cours au Collège Marsan à Montréal. Mais il s’avère que c’est de constamment apprendre de ses étudiants. Selon lui, à 46 ans, ce serait facile de rester dans ses vieilles pantoufles. Mais en étant chargé de cours pour des jeunes dont la moyenne d’âge est de 20 à 24 ans, il est sans cesse influencé par les visions d’artistes qui cherchent une manière originale de se démarquer. Cela lui permet encore aujourd’hui de se remettre en question sur ses pratiques et d’acquérir de nouvelles façons de faire ou de concevoir son sujet. C’est une relation donnant-donnant qu’entretient l’enseignant avec ses étudiants.

Le son de l’Abitibi-Témiscamingue

Bien que Jean Martin ne soit venu qu’une fois dans la région, son court séjour l’a convaincu d’en apprendre davantage et d’y revenir. Pour lui, l’Abitibi-Témiscamingue est spéciale. Quand il est arrivé à Val-d’Or, il a eu une émotion. Il ne s’attendait pas à voir une telle lumière et à entendre un tel son. Un son qui n’en était finalement pas un. C’est le son du vent entre les arbres qui sont plus courts qu’ailleurs. Cela ne se compare pas au bruit métropolitain de Montréal; c’est simplement un son très différent que ce qu’on peut entendre ailleurs.

 

Il est clair que Jean Martin est un photographe et un artiste passionné. Il est généreux de sa personne et n’a pas peur de partager sa vision avec les autres. Il se laisse tout de même confronter et impressionner par le talent et la fougue de ses élèves du Collège Marsan et il aime ça. Ça lui permet de ne pas devenir le vieux grincheux qu’il s’est juré de ne pas être à 46 ans. Une discussion avec Jean Martin permet d’affirmer qu’il est loin d’en être un!

Portrait du photographe Jean Martin pour le mois de la photo à Val-d'Or

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire : L’amour du portrait avec Geneviève Lagrois

À chaque photo son histoire : L’amour du portrait avec Geneviève Lagrois

Dans le cadre de VD’CLIC – Les rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, découvrez le parcours de photographes de chez nous.

 

Geneviève Lagrois est une photographe valdorienne reconnue, notamment pour son talent à immortaliser les moments importants d’une vie. On la connaît pour ses photos de famille, de maternité, de mariage et pour ses portraits.

 

C’est d’ailleurs elle qui photographie les élèves de nombreuses écoles primaires à Val-d’Or et qui s’occupe des séances photo au Carrefour du Nord-Ouest à l’occasion de la visite du Père-Noël et de Pâques, par exemple. Les photographies de Geneviève Lagrois ont la particularité de toujours mettre de l’avant une douce lumière. En admirant ses œuvres, on a l’impression de vivre un moment calme, enroulé dans une grosse couverture blanche douce et molletonneuse! Si on la connaît aussi bien pour ce type de photographie, c’est qu’elle y met tout son cœur et sa créativité.

Le parcours photographique de Geneviève Lagrois

La photographe Geneviève Lagrois est de ceux qui, enfant, traînaient toujours un appareil photo sur eux. Jeune, elle aimait déjà capturer des souvenirs de sa famille et ses amis. Elle prenait plaisir à aller porter sa pellicule au magasin pour la faire développer et découvrir les moments qu’elle avait pu capturer à travers ses photos. C’est cet intérêt pour la photo qui a poussé Geneviève à travailler pour un imprimeur photo et ensuite un photographe. Ces deux emplois n’ont fait qu’intensifier son amour pour cet art, la décidant à suivre une formation au Collège de photographie Marsan pour en faire son métier. Encore maintenant, la photographe tente le plus souvent possible de participer à des activités telles que des ateliers, des formations ou des rencontres avec d’autres photographes qui lui permettent d’aiguiser ses connaissances et ses techniques en photographie.

Geneviève Lagrois photographe de Val-d'Or

Photo | Geneviève Lagrois

Faire des portraits, une histoire d’amour

Après une discussion avec Geneviève, cela ne fait aucun doute : cette photographe adore les gens! C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle s’est spécialisée dans les photographies de mariage, de famille et de maternité.

 

Ce style photographique lui permet d’exploiter pleinement sa créativité grâce aux décors qu’elle construit elle-même. Pour ce faire, elle fait des recherches, achète des fonds et trouve des accessoires pour concevoir un décor intéressant et original. Elle aime aussi beaucoup photographier ses modèles à l’extérieur dans des endroits significatifs ou suggérés par ses clients. Contrairement aux séances en studio au cours desquelles changer d’angle signifie souvent déplacer des parties complètes du décor, la photographie extérieure permet un éventail de possibilités quant aux angles et champs de profondeur. Toutefois, il n’y a pas que le décor qui stimule Geneviève Lagrois. Les gens, l’interaction avec ceux-ci et leur satisfaction par rapport aux photos captées sont primordiaux pour elle.

Geneviève Lagrois photographe de Val-d'Or - portrait photographique

Lorsqu’on lui a demandé quels sont les défis de la photographie de portrait, Geneviève a répondu : « Les gens! » En fait, l’objectif est que ceux-ci aiment les photos de la séance qu’ils ont demandée. La photographe confie que plusieurs personnes ne sont pas à l’aise devant une caméra ou ne se trouvent pas photogéniques. Son défi est donc de les mettre à l’aise et d’offrir des photos sur lesquelles ces personnes auront l’air naturelles. « Je veux que les gens ne regardent pas la caméra, connectent ensemble, qu’ils vivent un beau moment et que ça ressorte dans les photos », explique Geneviève Lagrois.

Portrait de famille avec Geneviève lagrois photographe de Val-d'Or

Lorsqu’on lui a demandé quels sont les défis de la photographie de portrait, Geneviève a répondu : « Les gens! » En fait, l’objectif est que ceux-ci aiment les photos de la séance qu’ils ont demandée. La photographe confie que plusieurs personnes ne sont pas à l’aise devant une caméra ou ne se trouvent pas photogéniques. Son défi est donc de les mettre à l’aise et d’offrir des photos sur lesquelles ces personnes auront l’air naturelles. « Je veux que les gens ne regardent pas la caméra, connectent ensemble, qu’ils vivent un beau moment et que ça ressorte dans les photos », explique Geneviève Lagrois.

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire : L’inspiration du territoire avec Guillaume Rivest

À chaque photo son histoire : L’inspiration du territoire avec Guillaume Rivest

Dans le cadre de VD’CLIC – Les rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, découvrez le parcours de photographes de chez nous.

 

S’il fallait choisir un mot pour décrire Guillaume Rivest en tant que photographe, le mot « authenticité » s’imposerait. Peu importe l’étape du processus (installation et positionnement pour aller chercher le bon angle, postproduction, etc.), Guillaume se fait un devoir de rendre les photographies les plus authentiques possible. Montrer la beauté à l’état brut, une beauté sur laquelle on ne se serait pas attardé est l’une des missions que Guillaume s’est données.

Pourquoi faire de la photographie de plein air et d’aventure

Il n’y a aucun doute là-dessus; lorsqu’on entend Guillaume Rivest parler de photographie, on sait tout de suite que ce qui le fait vibrer c’est de pratiquer cet art dans un contexte de plein air et d’aventure. « Je suis un gars qui trouve tout beau. Je peux m’impressionner d’une épinette noire! Je veux rendre cette beauté-là en image, montrer la lumière comme on la voit et mettre en photo l’émotion qu’on a vécue », confie-t-il. Passionné par la nature, ce photographe se plaît à donner une impression de grandeur du territoire et à mettre les humains en perspective dans ses clichés. Toutefois, il préfère de loin prendre ses modèles sur le vif plutôt que de créer une mise en scène. L’important pour lui c’est que ses photos soient authentiques.

photographie d'aventure et de plein air par Guillaume Rivest en Abitibi-Témiscamingue

Photo | Guillaume Rivest pendant la Traversée du Lac Abitibi

Qu’est-ce qui distingue l’Abitibi-Témiscamingue dans son aspect photogénique?

En terminant, nous avons demandé à Guillaume Rivest ce qui, selon lui, distingue l’Abitibi-Témiscamingue quand il est temps de la photographier. Celui qui a parcouru une grande partie de ce territoire et qui lui voue un amour sans bornes a fourni une réponse complète et inspirante. « On n’a pas la mer, pas de montagnes, on n’a pas de paysages qui flashent à l’œil. Mais on a des espaces sauvages en quantité incroyable. Une terre qui t’apprend à apprécier le sentiment de solitude que la forêt peut te procurer. Ici, si tu fais un trek, ça se pourrait que tu ne croises personne alors qu’en Colombie-Britannique tu en croiseras 300 ».

 

Ce qu’il aime par-dessus tout de l’Abitibi-Témiscamingue, c’est sa boréalité. Le climat rigoureux qui ne pardonne pas facilement, le contraste des plans d’eau avec les épinettes noires, le côté exotique de cette nordicité. Ce paysage lui permet d’atteindre l’un des objectifs qu’il s’est fixés : trouver de la beauté où les gens n’en verront peut-être pas au premier abord.

photographie de l'Abitibi-Témiscamingue par Guillaume Rivest

Photo | Guillaume Rivest

Guillaume Rivest a réussi à jumeler ses deux passions; la nature et la photographie. Il s’agit d’un photographe qui s’engage à 100 % dans les projets auxquels il participe, que ce soit en faisant des détours incroyables pour trouver le bon angle pour sa photo en encore dans sa volonté d’offrir un portrait authentique de la beauté brute de la nature. Il le fait d’ailleurs avec brio et passion. Tellement, qu’on peut pratiquement sentir la fraîcheur et la pureté de l’air en admirant ses œuvres! Attention! Il se pourrait que l’envie vous prenne de sortir vos bottes d’excursion et de partir à l’aventure en regardant ses photographies…

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

5 lieux à photographier à Val-d’Or en hiver

5 lieux à photographier à Val-d’Or en hiver

Ah les joies de l’hiver! La neige, les journées ensoleillées, les promenades en forêt et les magnifiques paysages qui nous font oublier le froid. L’hiver est la saison parfaite pour profiter du décor de la nature et photographier la beauté qui nous entoure.  Voici cinq lieux idéals à Val-d’Or pour faire une séance photo de vous et vos proches ou encore du paysage.

Le parc des Marais

Situé sur le boulevard Dennison, le parc des Marais offre un décor splendide à photographier. Avec son imposante sculpture de roches, ses arbres et ses deux passerelles, cet espace vert (ou blanc devrais-je dire) saura agrémenter vos photos et représenter la beauté de la nature hivernale abitibienne.

Le parc Belvédère

Parc Belvédère tour rotary hiver
La tour Rotary, lors d’un crépuscule d’hiver.
Photo | Élodie Doua

Situé sur le boulevard Sabourin, le parc Belvédère est un incontournable de la ville en toutes saisons. En plus d’être entouré d’une magnifique forêt et d’une pente qui se descend en luge, la tour d’observation Rotary sur le sommet de la colline est le clou de la place. Cette infrastructure de 18 mètres de haut offre une superbe belle vue d’ensemble sur la ville. On y distingue aussi les chevalements miniers et les nombreux lacs gelés de l’hiver. Vous ne serez certainement pas déçu par la vue et vos photographies seront immanquablement magnifiques.

La Forêt récréative de Val-d’Or

La Forêt récréative est un lieu pour bouger, se divertir, passer du bon temps en famille, mais surtout magnifique! Le sentier glacé est un endroit idéal pour prendre des photos d’une activité hivernale très populaire à Val-d’Or. Ce parcours de deux kilomètres à réaliser en patin fait 2 km et est en plein cœur de la forêt. Le paysage est sublime et même éclairé le soir. Un feu de bois est également toujours présent à l’entrée du sentier pour se réchauffer. Nul besoin de mentionner que les prises de vues sont multiples pour vous photographier sur vos patins. La forêt Récréative est située tout près de l’aéroport.

raquette sports d'hiver Abitibi-Témiscamingue Val-d'Or
En plus de son sentier glacé Agnico-Eagle, la forêt récréative propose des sentiers de raquette, de ski de fond et de fat bike.

Photo | Marie-Claude Robert

Le lac Blouin

Le lac Blouin est l’un des lacs les plus connus à Val-d’Or compte tenu de la facilité pour y accéder – il s’agit d’un quai municipal. La beauté de l’hiver ne peut être mieux représentée que par un grand étendu blanc entouré de forêt.  Il est également possible d’y pratiquer la pêche sur la glace, une activité très appréciée des Valdoriens.

Le Village minier de Bourlamaque

Assurément une des parties les plus importantes du patrimoine de la ville, le Village minier de Bourlamaque offre de ravissantes images. En fait, quand le village est enveloppé de son manteau blanc et qu’il neige, le décor est si féérique qu’on se croirait dans une boule de neige!  Ce fût le premier village des environs de Val-d’Or et les maisons en bois sont de la même allure que celles de l’époque. C’est un décor très rustique en cette saison hivernale et une belle représentation de la culture abitibienne. L’ancienne mine Lamaque, maintenant la Cité de l’Or, meuble le ciel par un grand chevalement de mine jaune citron.

Village minier de Bourlamaque
Lorsqu’on se trouve dans le Village minier alors qu’il neige de gros flocons, on a l’impression que le temps s’arrête.

Que ce soit dans un décor urbain, pittoresque ou naturel, l’hiver est à coup sûr très photogénique, et surtout à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue. Pourquoi plus particulièrement ici? Parce qu’avec ses grands espaces, la pureté du blanc de la neige et ces ciels particuliers aux couleurs de barbe à papa à l’aube et l’aurore, on réussit bon nombre de conditions gagnantes pour de belles photos! Il ne vous reste plus qu’à choisir votre lieu pour capturer sa beauté.

5 Lieux à photographier l'hiver à Val-d'Or
À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

La photographe que je te présente dans ce billet de blogue a pris de nombreuses photos pour Tourisme Val-d’Or dont six se sont retrouvées dans notre collection de cartes postales. Ses six photos représentent la Cité de l’Or. Il s’agit de Marie-Claude Robert, photographe de formation qui a un style qui inspire la pureté et le calme et dont la créativité est sans fin.

À propos de La Cité de l’Or

La Cité de l’Or  regroupe les sites historiques de l’Ancienne-mine-Lamaque et du Village-minier-de-Bourlamaque. Cet attrait touristique offre de nombreuses activités et expositions dont une visite à 300 pieds sous terre dans les galeries de l’ancienne mine d’or et une exposition dans une maison en bois rond sur le mode de vie des habitants du village dans les années ’40. Pour plus de détails, clique ici.

La photo de la carte postale

Les six photographies de Marie-Claude Robert se retrouvent sur trois de nos cartes postales. Bien que nous ayons spécifiquement demandé à Marie-Claude de photographier ces lieux à des fins promotionnelles et dans le but de faire des cartes postales, il était très intéressant de l’entendre nous parler de la signification de La Cité de l’Or et ses infrastructures selon ses yeux de photographe et d’artiste.

Village minier de bourlamaque photo carte postale québec

La première carte postale propose une photo du Village minier de Bourlamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or chevalement minier val d'or

La seconde carte postale illustre deux chevalements miniers de l’Ancienne-mine-Lamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or visite mine d'or abitibi-témiscamingue

La troisième carte postale propose un ensemble de photos reflétant la visite de la Cité de l’Or.

Photo | Marie-Claude Robert

Selon Marie-Claude, le Village minier de Bourlamaque et l’Ancienne-mine-Lamaque sont le noyau même de la création de Val-d’Or, un pan historique important. C’est un quartier de la ville dans lequel il est possible de replonger dans les débuts de Val-d’Or. « J’ai l’impression d’être dans un lieu encore vivant même si c’est fermé, que c’est transformé en musée. La façon que ça été fait, la façon que ça été aménagé et toutes les visites qu’on peut faire; ils ont été capables de garder ça tellement vivant qu’on est capable de se projeter dans le temps et d’avoir l’impression qu’on est là, dans les prémisses de notre histoire », m’a-t-elle expliqué. Elle a aussi soulevé l’unicité du chevalement minier jaune et caractéristique de Val-d’Or.

 

Petit pan d’histoire avant de poursuivre –

Le 3 mars 1995, alors que La Cité de l’Or venait d’ouvrir en tant qu’attrait touristique, un feu a ravagé l’un des chevalements miniers. Une fois le feu éteint, il ne restait plus que la structure de fer. Les gestionnaires du site ont alors décidé de faire de la limonade avec le citron que la vie leur envoyait et l’on peint en jaune afin d’en faire un symbole fort et unique!

 

Ayant photographié La Cité de l’Or dans différentes occasions, par exemple aussi comme photographe pour le Festival d’humour en Abitibi-Témiscamingue, Marie-Claude peut nous parler des défis de capturer des clichés de cet endroit. Pour elle, il est très important que les photographies puissent rendre justice à ces lieux et leur donner la grandeur qu’ils méritent. Elle me rappelait aussi le défi de photographier un site minier sous terre, notamment causé par le manque d’éclairage. Ce manque de lumière demande plus de technique et d’équipement. Néanmoins, bien réussie, une photo prise sous terre donne un aspect très intrigant et un contraste de couleurs très intéressant.

abitibi-témiscamingue val-d'or visite mine d'or sous-terre

L’une des photos de Marie-Claude prise sous terre et qui montre ce côté mystérieux et les couleurs vives dont elle parle.

Photo | Marie-Claude Robert

Portrait de la photographe Marie-Claude Robert

Valdorienne d’adoption, Marie-Claude Robert est venue s’établir à Val-d’Or par amour. Elle est originaire de Terrebonne où elle a fait une attestation d’études collégiales (AEC) au Collège de photographie Marsan. Depuis son arrivée à Val-d’Or, elle a su s’établir comme photographe professionnelle et graphiste. Cependant, alors qu’elle a suivi 14 mois de formation intensive pour la photographie, Marie-Claude a appris le graphisme de façon autodidacte grâce à son embauche dans une petite compagnie. Comme elle avait toutefois déjà l’œil aiguisé pour l’image, cet apprentissage s’est fait facilement. Maintenant, ses compétences dans les deux domaines s’influencent l’une et l’autre et font grandir son talent.

Spécialisée grâce à ses études dans la photographie commerciale, elle apporte toutefois sa signature dans tous ses contrats avec sa touche naturelle, vivante et le moins lissé possible. Selon la photographe, il est très important d’ajouter une touche de créativité dans un contrat commercial. « Oui, ça prend un côté technique qui est solide pour remettre des photos présentables, mais les gens viennent te chercher parce que, quelque part, il y a la touche que tu mets à l’intérieur de tes photos, ta signature ».

Flash sur la photographie

La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes.

Bien qu’elle ait terminé sa formation en 2010 et qu’elle vive de la photographie à temps plein depuis trois ans, Marie-Claude s’intéresse à la photographie depuis qu’elle est jeune. En fait, on peut lire dans son album de finissants de sixième année du primaire : « Que veux-tu faire plus tard : photographe » ! Après une petite période d’oubli (secondaire et Cégep), Marie-Claude a eu un flash (crédit jeu de mots: Marie-Claude Robert) : elle adorait cette forme d’art, que ça avait. Ça lui ait revenu comme une apparition alors qu’elle suivait un cours d’histoire de la photographie à l’université. – La vie est bien faite, tu ne trouves pas ?

Quand je lui ai demandé ce qu’elle aimait dans la photographie, elle m’a répondu que ça lui donnait l’impression d’avoir un très grand sentiment de liberté. La liberté d’arrêter le temps, d’immortaliser un moment selon sa vision, à sa façon. « La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes ».

De la photographie de portrait à la photographie architecturale

Quand il est question de style de photographie, Marie-Claude est comme un mini-wheats! D’un côté, elle accorde une immense importance à l’humain. Elle aime faire des portraits pour capter l’émotion, des sentiments et des moments clés d’une vie. Parallèlement à cet intérêt, elle apprécie aussi tout ce qui est géométrique et linéaire. Elle comble ce besoin en prenant des photos architecturales, de coins de mur ou de décor en y donnant pratiquement un air abstrait.

Peu importe le style de photos qu’elle fait, Marie-Claude cherche toutefois toujours à rester originale. Elle souhaite rester alerte pour ne pas stagner dans un style.

Photographe famille val d'or

L’un des portraits pris par la photographe Marie-Claude Robert.

Photo | Marie-Claude Robert

Photo architecture Marie-Claude Robert photographe

Le style architecturale de la photographe Marie-Claude Robert est bien représenté dans cette photographie.

Photo | Marie-Claude Robert

Marie-Claude est la preuve que la photographie commerciale peut avoir un côté créatif. Peu importe le style ou le cadre dans lequel elle prend un cliché, cette photographe sait intégrer le calme et la pureté à travers ses photos. On y voit toujours une histoire et une émotion. Tu peux admirer les photos de Marie-Claude sur sa page Facebook en cliquant ici ou encore sur sa page Instagram en cliquant ici.

Arrêter le temps avec la photographe Marie-Claude Robert
À chaque photo son histoire – Le ciel de nuit et sa magie avec Jonathan Levert

À chaque photo son histoire – Le ciel de nuit et sa magie avec Jonathan Levert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

Un photographe puriste et technique qui propose des images aux couleurs intenses, voici qui est Jonathan Levert. On le connaît beaucoup pour ses photos nocturnes qui sont tout simplement sublimes. C’est d’ailleurs l’une d’entre elles qui a fait chavirer notre cœur en présentant si bien la magie de nos cieux d’Abitibi-Témiscamingue. La photo de Jonathan Levert qui fait partie de notre collection de cartes postales a été prise de nuit et montre l’arche des aurores boréales et l’arche de la Voie lactée.

La photo de la carte postale

Aurore boréale et Voie lactée Abitibi témiscamingue Québec

La photo de Jonathan Levert dans notre collection de cartes postales montre très bien la grandeur de ce territoire naturel. Elle a été prise près du réservoir Dozois vers 1h du matin alors qu’il revenait de Montréal. On y voit la forêt, un plan d’eau, mais surtout l’arche de la Voie l’actée et l’arche des aurores boréales. Jonathan m’a confié qu’il voulait depuis longtemps capturer la Voie lactée et une aurore boréale sur le même cliché. Si tu es néophyte comme moi en ce qui concerne le ciel nocturne et sa magie, je t’explique. La Voie lactée bouge constamment selon la rotation de la Terre et son inclinaison ce qui fait qu’elle n’est pas toujours bien alignée avec les aurores boréales. Une photo comme celle-ci est donc très difficile à prendre et ne pas être faite au moment choisi par le photographe. Pour Jonathan, il s’agissait du bon soir, du bon moment. Bref, les étoiles étaient enfin alignées pour qu’il puisse prendre la photo dont il rêvait depuis longtemps!

À propos de la faunique La Vérendrye

C’est impératif; si tu souhaites venir en Abitibi-Témiscamingue en voiture et que tu pars du sud du Québec, tu devras traverser la réserve faunique La Vérendrye. Une belle introduction à la région, ses plans d’eau et ses forêts. Chevauchant les régions de l’Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue, ce territoire dispose de plus de 4 000 lacs, de majestueux versants rocheux et de longs ponts sinueux qui nous donnent l’impression de rouler sur l’eau l’espace d’un instant. On peut aussi y camper, loger dans des chalets, y pêcher et y chasser.

Portrait du photographe Jonathan Levert

Originaire de Val-d’Or, Jonathan Levert a quitté la région quelques années pour ses études. Après avoir fait une technique en tourisme et étudié la photographie, les arts visuels et la vidéo à travers un BAC par cumule en Art et communication Jonathan a fondé en 2009 sa compagnie de production audiovisuelle, d’infographie et de communications, Image nomade production. Puis en 2012, il est revenu en région où il a continué de développer son entreprise et accumuler contrats et projets personnels.

Bien que Jonathan fasse beaucoup de contrats corporatifs et événementiels, il aime varier ses styles de photographies et travaille souvent sur des projets personnels. L’un de ses plus récents projets personnels qu’il nous a présentés était l’exposition « Du chaos naissent les étoiles », une série de photographies nocturnes en région que l’on a pu admirer à  la Maison du tourisme à Amos. Cette exposition est d’ailleurs le résultat de beaucoup de recherches, de lectures et de partages avec des habitués qu’il a faits lorsqu’il a commencé à s’intéresser à la photographie de nuit à son retour en région. Si tu penses qu’un ciel, c’est un ciel, je t’arrête tout de suite! Quand j’entends Jonathan me parler de la photographie de nuit, je peux te jurer que c’est pas mal plus technique que l’on pense. Ce style photographique nécessite beaucoup de connaissances sur l’astronomie, une grande logistique et de la préparation. On ne peut pas décider de sortir n’importe quel soir et être assuré de voir des aurores boréales ou étoiles filantes en abondance. Il faut que les prévisions météorologiques et solaires soient de notre côté en plus de savoir où et dans quelle direction regarder.

Tempête Solaire /// Solar Storm (extrait)

Petit mashup des plus récents timelapses que j'ai réalisé durant la dernière année!!

Posted by Jonathan Levert - Photographe on Thursday, March 23, 2017

Une vidéo présentant l’exposition « Du chaos naissent les étoiles » de Jonathan Levert

Image nomade production

Malgré tout le travail que cela lui a demandé, Jonathan adore photographier le ciel et la nuit. En fait, il adore tout simplement la nature, ce qui transparait grandement dans ses photos. «Il y en a qui font du yoga ou de la méditation. Pour moi, aller faire de la photo de nuit c’est calme, c’est paisible, c’est beau », m’a-t-il expliqué. En plus de lui permettre de sortir de son quotidien, de prendre le temps d’être dans la nature et d’admirer le ciel, la photographie lui procure la possibilité de découvrir de nouveaux lieux ou encore de redécouvrir et faire redécouvrir de nouveaux lieux. Il aime changer d’angle et apporter une nouvelle perspective d’un endroit à travers ses clichés. Pourtant, malgré son besoin de se renouveler constamment, Jonathan conserve dans chaque photo quelque chose de bien précis : sa signature. Sa signature, c’est de garder une photo pure, c’est-à-dire ne pas la découper ou la retoucher trop profondément. Seulement la calibrer et mettre en valeur les couleurs pour garder l’intégrité de sa photo.

Isle-aux-coudres Jonathan Levert ciel étoilé

Cette photo du populaire moulin de L’Isle-aux-Coudres dans la région de Charlevoix est totalement différente de ce que nous avions vu auparavant. C’est sûrement ce nouvel angle qui a charmé Tourisme Québec qui lui a acheté cette photo. Jonathan a d’ailleurs vendu de nombreuses photos à cette organisation qui fait la promotion du Québec à travers le monde entier

Photo | Jonathan Levert

Tirer une leçon d’une discussion

En discutant avec Jonathan Levert, j’ai réalisé encore plus l’importance de reconnaître chaque photographie comme une œuvre d’art. Capturer une image de la même façon qu’un photographe l’a déjà fait, avec le même angle, la même lentille, au même moment de la journée, avec le même traitement visuel en post-production, c’est plagier. Plagier au même titre que de prendre un bout de texte dans sa composition et de s’en attribuer le mérite.

Les téléphones intelligents proposant des appareils photo assez performants ont rendu la photographie très accessible, et selon moi, c’est tant mieux! Pourtant, cela ne veut pas dire qu’il faut recopier les photographies qui ont déjà été faites, que ce soit via une photo, une peinture ou un dessin ou encore utiliser une photo que l’on a trouvée sur le web comme bon nous semble. Chaque photographie nécessite de créer, d’observer et de réfléchir et il est important de respecter ce travail.

D’ailleurs, cette discussion avec Jonathan nous a tellement inspiré chez Tourisme Val-d’Or que nous avons décidé d’offrir des ateliers-conférences à ce sujet; « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » et « Vos droits et obligations en photo au Québec » par Francis Vachon. Elles s’adressent principalement aux professionnels de l’image et aux gens d’affaires qui utilisent du visuel à des fins professionnelles, mais elles sont offertes à tous. Clique ici pour plus de détails.

Découvrir le photographe Jonathan Levert
Des ateliers-conférences sur le droit à l’image

Des ateliers-conférences sur le droit à l’image

VAL-D’OR, 05 novembre 2018 – Dans le cadre de la deuxième édition de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or (OTCVO) est heureux d’offrir deux ateliers-conférences sur le droit d’utilisation d’images et les droits d’auteur le mercredi 28 novembre 2018.

« Dans un monde des affaires où l’image est devenue un incontournable pour faire la promotion d’une entreprise, de services et de produits, il va sans dire que ces deux formations sont très pertinentes et d’actualité», soulignait M. Gérard Paquin, président de l’OTCVO.

Alors que l’atelier-conférence « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » s’adressant davantage aux organisations aura lieu en avant-midi, l’atelier-conférence « Vos droits et obligations en photo au Québec » sera donné en après-midi et concernera davantage les professionnels de l’image comme les photographes et les vidéastes. « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » permettra de comprendre qu’est-ce que le droit d’auteur; dix mauvaises raisons d’utiliser une photo trouvée sur Internet sans demander la permission au photographe; quelles sont les conséquences de se faire prendre; comment être légal; le droit à l’image; comment préparer ses employés/fournisseurs pour éviter une poursuite. « Vos droits et obligations en photo au Québec » permettra de comprendre le droit de prendre une photo par rapport au lieu où l’on se trouve; l’utilisation commercial vs éditorial; le droit à l’image au Québec dans un cadre commercial; le droit à l’image des individus dans un cadre éditorial; le droit à l’image des propriétés au Québec; la cessation de droit.

Ces deux formations seront données par monsieur Francis Vachon. « Photographe de formation, celui-ci s’est spécialisé dans le droit à l’image. En plus d’animer un blogue et d’avoir écrit deux livres à ce sujet, il est formateur dans des écoles, conférencier dans des clubs photo ou des associations. Son expérience à expliquer et vulgariser est vaste », peut-on lire sur le site internet officiel du conférencier.

Ces deux ateliers-conférences sont ouverts à tous les organisations, les agents de communications et professionnels de l’image de l’Abitibi-Témiscamingue, et ce peu importe leur domaine d’activités. Le coût de chaque formation est fixé à 30$ et les gens peuvent s’inscrire par courriel à [email protected].

L’OTCVO souhaite remercier chaleureusement ses partenaires sans qui elle n’aura pu offrir ces formations de grande qualité à prix si modique; la SADC de la Vallée-de-l’Or et les Centre locaux d’emploi de Val-d’Or et Senneterre.

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Source

Kristel Aubé-Cloutier
Responsable aux communications et marketing
819 824-9646, poste 6228
[email protected]

Pour information

Nancy Arpin
Directrice générale
819 824-9646, poste 6224
[email protected]ldor.qc.ca

Merci à nos partenaires!

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Photo de couverture | Jordan Whitfield