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À chaque photo son histoire : La traversée boréale de Catherine Rondeau

À chaque photo son histoire : La traversée boréale de Catherine Rondeau

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre du mois de la photographie à Val-d’Or, on vous présente l’histoire de photographes. 

 

Catherine Rondeau, une artiste de la Mauricie, présentera son œuvre La traversée boréale dans le cadre de l’exposition Les états liminaires qui regroupera le travail de trois artistes, dont Catherine Rondeau, Rosalie Gamache et Marilyne Bissonette au centre d’exposition VOART de Val-d’Or jusqu’au 22 novembre 2020.

 

L’œuvre de photomontages La traversée boréale expose l’avènement de la puberté féminine par des scènes insolites présentées dans des paysages hivernaux. Le décor froid met en relief le temps de latence pour la femme en devenir. Cela renforce aussi le contraste entre les jeunes filles peu vêtues et les décors glaciaux, rappelant les contradictions que vit une jeune fille à l’entrée dans l’adolescence.

 

En complémentarité de l’œuvre La traversée boréale, présentée dans la salle principale du centre d’exposition, les artistes Rosalie Gamache et Marilyne Bissonnette présenteront leurs œuvres. Toutes traitent d’une période de rituel de passage qui s’applique autant à un individu qu’à un groupe, d’un état d’entre-deux caractérisé par le passage entre la déconstruction d’une identité et la reconstruction d’une nouvelle. Les approches artistiques différentes – la photographie, la peinture et la sculpture – offrent différentes approches sur la façon de présenter le concept de liminarité, d’où le titre de l’exposition :Les états liminaires.

Artiste multidisciplinaire proche de son inspiration

Catherine Rondeau est une artiste, photographe, vidéaste et auteure. Elle est diplômée plusieurs fois, d’abord en en Lettres au Cégep, ensuite en beaux-arts à l’Université Concordia avec une majeure en photographie et, finalement, elle détient une maîtrise en communication de l’Université du Québec à Montréal. Comme première expérience professionnelle, Catherine a participé à la Course destination monde, qui lui a permis de créer plusieurs courts documentaires et de développer une expertise pour la réalisation de vidéo. C’est en faisant sa maîtrise que l’artiste décide de revenir à la photographie avec sa populaire série de photomontages De l’autre côté du miroir. En 2011, Catherine publie le livre Aux sources du merveilleux, une version remaniée de son mémoire en communication sur l’imaginaire de l’enfant.

 

La pratique artistique de Catherine Rondeau s’inspire de ce qui l’entoure. Ses filles, depuis leur naissance, inspirent l’artiste pour la création de ses œuvres. Pour la série De l’autre côté du miroir, elle s’est intéressée à leur imaginaire enfantin. C’est donc tout naturellement que pour son œuvre La traversée boréale, elle s’est inspirée de leur adolescence.

Intimité publique par catherine rondeau dans son exposition la traversée boréale

Photo | Intimité publique par Catherine Rondeau

Défi logistique

La traversée boréale présente des contrastes bien présents au moment de la séance photo entre le décor glacial et les jeunes filles en tenues légères. En entrevue, Catherine Rondeau souligne le grand défi logistique que représente le jeu avec ces contrastes. Pendant la séance photo, au Bas-Saint-Laurent, la température était extrêmement froide. Comme ses filles étaient peu vêtues, la température ressentie était une contrainte importante. Dans l’exposition, un segment est consacré aux coulissesde l’œuvre La traversée boréale.

 

Vous pouvez voir l’oeuvre « La traversée boréale » de Catherine Rondeau dans l’exposition « Les états liminaires » présentée en ce moment au centre d’exposition VOART de Val-d’Or.

 

Originalement publié dans l’Indice bohémien.

Oeuvre bricolage de Catherine Rondeau dans son exposition la traversée boréale

Photo | Bricolage par Catherine Rondeau

À chaque photo son histoire : un photographe autodidacte avec William B. Daigle

À chaque photo son histoire : un photographe autodidacte avec William B. Daigle

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre du mois de la photographie à Val-d’Or, on vous présente l’histoire de photographes. 

 

William Brière Daigle, 18 ans, est originaire de Macamic et se passionne pour la photographie et la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Sa passion pour la photographie a commencé par un cadeau de son père : une caméra. À la base, celle-ci était destinée à produire des vidéos, mais en apprivoisant son appareil, William a découvert, à sa grande surprise, que sa caméra prenait de très belles photos. C’est ainsi qu’il a fait ses débuts en photographie. De fil en aiguille, il a développé une vraie passion qui ne cesse de croître et a, par le fait même, développé son sens artistique.

 

Un autodidacte

William a développé son talent de photographe par lui-même. Étant de la génération où tout le savoir est accessible sur le Web, il a su utiliser ces ressources à son avantage. C’est par des vidéos sur YouTube que William a appris les bases de la photographie et a découvert différents styles. En pratiquant sa passion, William a pu rencontrer d’autres photographes de la région pour échanger et apprendre des plus expérimentés. Il souhaite plus tard se perfectionner au Collège Marsan. 

De la photographie sportive à la photographie de paysages

William se spécialise dans la photo sportive, le portrait, et les photos de paysages. S’il avait à choisir un seul type de photographie, son choix s’arrêterait sur la photo de paysages, plus particulièrement les paysages nocturnes. L’astrophotographie est pour William une façon de relaxer. Il lui est déjà arrivé d’aller jusqu’à la Centrale Rapide-7 très tard dans la nuit pour profiter de la beauté nocturne de cet endroit. 

Photographie nocturne de William Brière daigle un photographe de l'Abitibi-Témiscamingue

Il aime aussi particulièrement faire de la photo pour le sport de rue. Cela lui permet de combiner deux passions : la photographie et le BMX. Pour ce type de photo, il aime faire de la « séquence photo », ce qui permet de voir le sujet en mouvementajoutant un aspect intéressant à la photo. Le rêve de William est de vivre de sa passion en Abitibi-Témiscamingue. On le lui souhaite. 

Photgraphie sportive ar William Brière Daigle

Pour le mois de la photographie à Val-d’Or, l’exposition Les états liminaires, mettant en vedette les œuvres de Catherine Rondeau, Rosalie Gamache et Marilyne Bissonette sera proposée au centre d’exposition VOART de Val-d’Or et, tout au long de la 7e Rue, le photographe Nicolas St-Pierre affichera sa série de photos tirée du documentaire Par amour des grands animaux présenté dans La Presse en avril dernier. Un texte sur la photographe Catherine Rondeau est également disponible au indicebohemien.org

 

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire : Exprimer sa créativité avec Marina Fontaine

À chaque photo son histoire : Exprimer sa créativité avec Marina Fontaine

Dans le cadre de VD’CLIC – Les rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, découvrez le parcours de photographes de chez nous.

 

Marina Fontaine est une photographe native d’Abitibi-Ouest. Passionnée des arts et du voyage, Marina joint ses deux passions pour en faire un métier. On la connaît surtout pour ses photos de voyage, mais elle aime aussi beaucoup faire des portraits et des photos de mariage. Selon elle, ce qui dévoile la beauté d’une photo, c’est la lumière. Rien de moins. Artiste-née, la jeune femme pétillante ne cesse de développer de nouveaux moyens d’exprimer sa créativité.

Tombée dans la marmite de la photographie quand elle était petite

Marina Fontaine a toujours baigné dans la photo. Son père est photographe commercial; elle a donc pu voir les dessous du métier très jeune. Son intérêt pour la photographie a toujours été présent, mais elle ne pensait pas devenir photographe un jour. La piqûre pour ce métier lui est venue lors de ses études collégiales en arts au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Pour se perfectionner, elle a ensuite effectué une attestation d’études collégiales (AEC) en photographie commerciale dans un collège privé à Montréal. C’est par la suite qu’elle est revenue dans la région pour exercer le métier de photographe. Puisqu’il a été difficile de se tailler une place dans ce domaine, elle a dû jongler avec trois emplois en même temps pour subvenir à ses besoins. Mais elle a toujours gardé sa flamme pour la photographie et n’a jamais arrêté de se consacrer à son art. C’est maintenant son travail à temps plein.

Des photos créatives et émotionnelles

Marina Fontaine n’affectionne pas un type de photographie plus que les autres. Ce qu’elle aime vraiment, ce sont les photos où elle peut exprimer sa créativité et dans lesquelles on peut ressentir une émotion. Les photos de mariage sont ce genre de photo pour elle. Elle passe tous ses samedis d’été à prendre des photos de gens qui s’aiment. Certains croient qu’un jour, elle va se désintéresser de ce type de cliché, mais des gens qui s’aiment c’est toujours beau! C’est elle-même qui l’a dit! Marina nous confie aussi son amour pour les portraits. Selon elle, chaque personne est unique, chaque connexion est différente. Ce sont des photos où l’on peut laisser aller son côté créatif et émotionnel. Elle aime faire ressortir le plus beau dans chaque personne, la faire rayonner à sa juste valeur. Finalement, amoureuse des voyages comme elle est, Marina croit que si elle devait choisir qu’un seul type de photo pour le restant de sa vie, ce serait la photographie de voyage. Dans chaque pays visité, les vues la « jettent par terre ». Ce sont toujours de beaux moments qu’elle aime rendre avec son appareil photo.

portrait de la photographe marina fontaine de l'Abitibi-Témiscaminge

Le décor unique de l’Abitibi-Témiscamingue

L’Abitibi-Témiscamingue, selon Marina Fontaine, n’a rien à envier à d’autres régions. Notre territoire est unique, rempli de lacs, de rivières, de magnifiques forêts. Seulement dix minutes de route suffisent pour se rendre dans un décor naturel parfait pour une séance photo. La photographe remarque qu’on ne se rend pas toujours compte de la chance qu’on a d’avoir un si beau territoire. Elle avoue qu’elle n’a pas toujours apprécié sa région à sa juste valeur. Elle a dû la quitter et partir en voyage pour apprendre à voir l’Abitibi-Témiscamingue d’un nouvel œil. Elle a appris à observer ce territoire et à apprécier tous les petits détails qui font que ce décor est unique. Bref, aujourd’hui, elle aime son coin de pays.

 

Marina Fontaine a su mettre sa passion pour les arts au premier plan dans sa vie. Et dans la photographie, c’est la lumière qu’elle met de l’avant. Chacune de ses photos exploite une luminosité qui dévoile tout son potentiel. C’est de cette façon qu’elle peut nous transmettre son côté émotionnel et sa personnalité. Il ne faudrait pas se surprendre si, en contemplant ses photographies, une envie soudaine d’aimer et de partir en voyage se manifestait.

 

Marina fontaine photographe de voyage, portrait et de mariage de l'Abitibi-Témiscamingue

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire : La personnalité du photographe avec Jean Martin

À chaque photo son histoire : La personnalité du photographe avec Jean Martin

Dans le cadre de VD’CLIC – Les rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, découvrez le parcours de photographes de chez nous.

 

Jean Martin, au départ musicien, a vu son avenir se dessiner en 1995 lorsqu’il s’est procuré son premier appareil photo. C’est sur un coup de tête qu’il a commencé la photo. Il a remarqué un certain potentiel chez lui et a décidé de se perfectionner en allant suivre des cours. Depuis, il n’a jamais arrêté. Il est maintenant photographe, vidéaste, designer et chargé de cours au Collège Marsan. Quelle est son inspiration? Elle vient de partout.

Inclure sa personnalité dans la photographie commerciale

Jean Martin fait majoritairement de la photographie commerciale. Parfois, ce type de photographie peut limiter la créativité de l’artiste. Selon lui, si un client impose trop de contraintes, cela réduit le rôle du photographe à un simple exécutant. Jean Martin croit qu’il est important, voire obligatoire, d’ajouter sa touche personnelle. Il faut bien écouter le client pour savoir ce qu’il veut, pour ensuite lui proposer un concept qui peut l’amener encore plus loin que ce qu’il souhaite. Il s’estime chanceux d’avoir toujours eu des clients qui respectaient sa démarche artistique. Pour finir, le client achète la personnalité du photographe.

Un professeur qui apprend beaucoup de ses élèves

La passion de Jean Martin pour la photographie est contagieuse. On pourrait imaginer que communiquer sa passion est ce qu’il préfère dans son rôle de chargé de cours au Collège Marsan à Montréal. Mais il s’avère que c’est de constamment apprendre de ses étudiants. Selon lui, à 46 ans, ce serait facile de rester dans ses vieilles pantoufles. Mais en étant chargé de cours pour des jeunes dont la moyenne d’âge est de 20 à 24 ans, il est sans cesse influencé par les visions d’artistes qui cherchent une manière originale de se démarquer. Cela lui permet encore aujourd’hui de se remettre en question sur ses pratiques et d’acquérir de nouvelles façons de faire ou de concevoir son sujet. C’est une relation donnant-donnant qu’entretient l’enseignant avec ses étudiants.

Le son de l’Abitibi-Témiscamingue

Bien que Jean Martin ne soit venu qu’une fois dans la région, son court séjour l’a convaincu d’en apprendre davantage et d’y revenir. Pour lui, l’Abitibi-Témiscamingue est spéciale. Quand il est arrivé à Val-d’Or, il a eu une émotion. Il ne s’attendait pas à voir une telle lumière et à entendre un tel son. Un son qui n’en était finalement pas un. C’est le son du vent entre les arbres qui sont plus courts qu’ailleurs. Cela ne se compare pas au bruit métropolitain de Montréal; c’est simplement un son très différent que ce qu’on peut entendre ailleurs.

 

Il est clair que Jean Martin est un photographe et un artiste passionné. Il est généreux de sa personne et n’a pas peur de partager sa vision avec les autres. Il se laisse tout de même confronter et impressionner par le talent et la fougue de ses élèves du Collège Marsan et il aime ça. Ça lui permet de ne pas devenir le vieux grincheux qu’il s’est juré de ne pas être à 46 ans. Une discussion avec Jean Martin permet d’affirmer qu’il est loin d’en être un!

Portrait du photographe Jean Martin pour le mois de la photo à Val-d'Or

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire : L’amour du portrait avec Geneviève Lagrois

À chaque photo son histoire : L’amour du portrait avec Geneviève Lagrois

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Geneviève Lagrois est une photographe valdorienne reconnue, notamment pour son talent à immortaliser les moments importants d’une vie. On la connaît pour ses photos de famille, de maternité, de mariage et pour ses portraits.

 

C’est d’ailleurs elle qui photographie les élèves de nombreuses écoles primaires à Val-d’Or et qui s’occupe des séances photo au Carrefour du Nord-Ouest à l’occasion de la visite du Père-Noël et de Pâques, par exemple. Les photographies de Geneviève Lagrois ont la particularité de toujours mettre de l’avant une douce lumière. En admirant ses œuvres, on a l’impression de vivre un moment calme, enroulé dans une grosse couverture blanche douce et molletonneuse! Si on la connaît aussi bien pour ce type de photographie, c’est qu’elle y met tout son cœur et sa créativité.

Le parcours photographique de Geneviève Lagrois

La photographe Geneviève Lagrois est de ceux qui, enfant, traînaient toujours un appareil photo sur eux. Jeune, elle aimait déjà capturer des souvenirs de sa famille et ses amis. Elle prenait plaisir à aller porter sa pellicule au magasin pour la faire développer et découvrir les moments qu’elle avait pu capturer à travers ses photos. C’est cet intérêt pour la photo qui a poussé Geneviève à travailler pour un imprimeur photo et ensuite un photographe. Ces deux emplois n’ont fait qu’intensifier son amour pour cet art, la décidant à suivre une formation au Collège de photographie Marsan pour en faire son métier. Encore maintenant, la photographe tente le plus souvent possible de participer à des activités telles que des ateliers, des formations ou des rencontres avec d’autres photographes qui lui permettent d’aiguiser ses connaissances et ses techniques en photographie.

Geneviève Lagrois photographe de Val-d'Or

Photo | Geneviève Lagrois

Faire des portraits, une histoire d’amour

Après une discussion avec Geneviève, cela ne fait aucun doute : cette photographe adore les gens! C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle s’est spécialisée dans les photographies de mariage, de famille et de maternité.

 

Ce style photographique lui permet d’exploiter pleinement sa créativité grâce aux décors qu’elle construit elle-même. Pour ce faire, elle fait des recherches, achète des fonds et trouve des accessoires pour concevoir un décor intéressant et original. Elle aime aussi beaucoup photographier ses modèles à l’extérieur dans des endroits significatifs ou suggérés par ses clients. Contrairement aux séances en studio au cours desquelles changer d’angle signifie souvent déplacer des parties complètes du décor, la photographie extérieure permet un éventail de possibilités quant aux angles et champs de profondeur. Toutefois, il n’y a pas que le décor qui stimule Geneviève Lagrois. Les gens, l’interaction avec ceux-ci et leur satisfaction par rapport aux photos captées sont primordiaux pour elle.

Geneviève Lagrois photographe de Val-d'Or - portrait photographique

Lorsqu’on lui a demandé quels sont les défis de la photographie de portrait, Geneviève a répondu : « Les gens! » En fait, l’objectif est que ceux-ci aiment les photos de la séance qu’ils ont demandée. La photographe confie que plusieurs personnes ne sont pas à l’aise devant une caméra ou ne se trouvent pas photogéniques. Son défi est donc de les mettre à l’aise et d’offrir des photos sur lesquelles ces personnes auront l’air naturelles. « Je veux que les gens ne regardent pas la caméra, connectent ensemble, qu’ils vivent un beau moment et que ça ressorte dans les photos », explique Geneviève Lagrois.

Portrait de famille avec Geneviève lagrois photographe de Val-d'Or

Lorsqu’on lui a demandé quels sont les défis de la photographie de portrait, Geneviève a répondu : « Les gens! » En fait, l’objectif est que ceux-ci aiment les photos de la séance qu’ils ont demandée. La photographe confie que plusieurs personnes ne sont pas à l’aise devant une caméra ou ne se trouvent pas photogéniques. Son défi est donc de les mettre à l’aise et d’offrir des photos sur lesquelles ces personnes auront l’air naturelles. « Je veux que les gens ne regardent pas la caméra, connectent ensemble, qu’ils vivent un beau moment et que ça ressorte dans les photos », explique Geneviève Lagrois.

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire : L’inspiration du territoire avec Guillaume Rivest

À chaque photo son histoire : L’inspiration du territoire avec Guillaume Rivest

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S’il fallait choisir un mot pour décrire Guillaume Rivest en tant que photographe, le mot « authenticité » s’imposerait. Peu importe l’étape du processus (installation et positionnement pour aller chercher le bon angle, postproduction, etc.), Guillaume se fait un devoir de rendre les photographies les plus authentiques possible. Montrer la beauté à l’état brut, une beauté sur laquelle on ne se serait pas attardé est l’une des missions que Guillaume s’est données.

Pourquoi faire de la photographie de plein air et d’aventure

Il n’y a aucun doute là-dessus; lorsqu’on entend Guillaume Rivest parler de photographie, on sait tout de suite que ce qui le fait vibrer c’est de pratiquer cet art dans un contexte de plein air et d’aventure. « Je suis un gars qui trouve tout beau. Je peux m’impressionner d’une épinette noire! Je veux rendre cette beauté-là en image, montrer la lumière comme on la voit et mettre en photo l’émotion qu’on a vécue », confie-t-il. Passionné par la nature, ce photographe se plaît à donner une impression de grandeur du territoire et à mettre les humains en perspective dans ses clichés. Toutefois, il préfère de loin prendre ses modèles sur le vif plutôt que de créer une mise en scène. L’important pour lui c’est que ses photos soient authentiques.

photographie d'aventure et de plein air par Guillaume Rivest en Abitibi-Témiscamingue

Photo | Guillaume Rivest pendant la Traversée du Lac Abitibi

Qu’est-ce qui distingue l’Abitibi-Témiscamingue dans son aspect photogénique?

En terminant, nous avons demandé à Guillaume Rivest ce qui, selon lui, distingue l’Abitibi-Témiscamingue quand il est temps de la photographier. Celui qui a parcouru une grande partie de ce territoire et qui lui voue un amour sans bornes a fourni une réponse complète et inspirante. « On n’a pas la mer, pas de montagnes, on n’a pas de paysages qui flashent à l’œil. Mais on a des espaces sauvages en quantité incroyable. Une terre qui t’apprend à apprécier le sentiment de solitude que la forêt peut te procurer. Ici, si tu fais un trek, ça se pourrait que tu ne croises personne alors qu’en Colombie-Britannique tu en croiseras 300 ».

 

Ce qu’il aime par-dessus tout de l’Abitibi-Témiscamingue, c’est sa boréalité. Le climat rigoureux qui ne pardonne pas facilement, le contraste des plans d’eau avec les épinettes noires, le côté exotique de cette nordicité. Ce paysage lui permet d’atteindre l’un des objectifs qu’il s’est fixés : trouver de la beauté où les gens n’en verront peut-être pas au premier abord.

photographie de l'Abitibi-Témiscamingue par Guillaume Rivest

Photo | Guillaume Rivest

Guillaume Rivest a réussi à jumeler ses deux passions; la nature et la photographie. Il s’agit d’un photographe qui s’engage à 100 % dans les projets auxquels il participe, que ce soit en faisant des détours incroyables pour trouver le bon angle pour sa photo en encore dans sa volonté d’offrir un portrait authentique de la beauté brute de la nature. Il le fait d’ailleurs avec brio et passion. Tellement, qu’on peut pratiquement sentir la fraîcheur et la pureté de l’air en admirant ses œuvres! Attention! Il se pourrait que l’envie vous prenne de sortir vos bottes d’excursion et de partir à l’aventure en regardant ses photographies…

Originalement publié dans l‘Indice Bohémien

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

La photographe que je te présente dans ce billet de blogue a pris de nombreuses photos pour Tourisme Val-d’Or dont six se sont retrouvées dans notre collection de cartes postales. Ses six photos représentent la Cité de l’Or. Il s’agit de Marie-Claude Robert, photographe de formation qui a un style qui inspire la pureté et le calme et dont la créativité est sans fin.

À propos de La Cité de l’Or

La Cité de l’Or  regroupe les sites historiques de l’Ancienne-mine-Lamaque et du Village-minier-de-Bourlamaque. Cet attrait touristique offre de nombreuses activités et expositions dont une visite à 300 pieds sous terre dans les galeries de l’ancienne mine d’or et une exposition dans une maison en bois rond sur le mode de vie des habitants du village dans les années ’40. Pour plus de détails, clique ici.

La photo de la carte postale

Les six photographies de Marie-Claude Robert se retrouvent sur trois de nos cartes postales. Bien que nous ayons spécifiquement demandé à Marie-Claude de photographier ces lieux à des fins promotionnelles et dans le but de faire des cartes postales, il était très intéressant de l’entendre nous parler de la signification de La Cité de l’Or et ses infrastructures selon ses yeux de photographe et d’artiste.

Village minier de bourlamaque photo carte postale québec

La première carte postale propose une photo du Village minier de Bourlamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or chevalement minier val d'or

La seconde carte postale illustre deux chevalements miniers de l’Ancienne-mine-Lamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or visite mine d'or abitibi-témiscamingue

La troisième carte postale propose un ensemble de photos reflétant la visite de la Cité de l’Or.

Photo | Marie-Claude Robert

Selon Marie-Claude, le Village minier de Bourlamaque et l’Ancienne-mine-Lamaque sont le noyau même de la création de Val-d’Or, un pan historique important. C’est un quartier de la ville dans lequel il est possible de replonger dans les débuts de Val-d’Or. « J’ai l’impression d’être dans un lieu encore vivant même si c’est fermé, que c’est transformé en musée. La façon que ça été fait, la façon que ça été aménagé et toutes les visites qu’on peut faire; ils ont été capables de garder ça tellement vivant qu’on est capable de se projeter dans le temps et d’avoir l’impression qu’on est là, dans les prémisses de notre histoire », m’a-t-elle expliqué. Elle a aussi soulevé l’unicité du chevalement minier jaune et caractéristique de Val-d’Or.

 

Petit pan d’histoire avant de poursuivre –

Le 3 mars 1995, alors que La Cité de l’Or venait d’ouvrir en tant qu’attrait touristique, un feu a ravagé l’un des chevalements miniers. Une fois le feu éteint, il ne restait plus que la structure de fer. Les gestionnaires du site ont alors décidé de faire de la limonade avec le citron que la vie leur envoyait et l’on peint en jaune afin d’en faire un symbole fort et unique!

 

Ayant photographié La Cité de l’Or dans différentes occasions, par exemple aussi comme photographe pour le Festival d’humour en Abitibi-Témiscamingue, Marie-Claude peut nous parler des défis de capturer des clichés de cet endroit. Pour elle, il est très important que les photographies puissent rendre justice à ces lieux et leur donner la grandeur qu’ils méritent. Elle me rappelait aussi le défi de photographier un site minier sous terre, notamment causé par le manque d’éclairage. Ce manque de lumière demande plus de technique et d’équipement. Néanmoins, bien réussie, une photo prise sous terre donne un aspect très intrigant et un contraste de couleurs très intéressant.

abitibi-témiscamingue val-d'or visite mine d'or sous-terre

L’une des photos de Marie-Claude prise sous terre et qui montre ce côté mystérieux et les couleurs vives dont elle parle.

Photo | Marie-Claude Robert

Portrait de la photographe Marie-Claude Robert

Valdorienne d’adoption, Marie-Claude Robert est venue s’établir à Val-d’Or par amour. Elle est originaire de Terrebonne où elle a fait une attestation d’études collégiales (AEC) au Collège de photographie Marsan. Depuis son arrivée à Val-d’Or, elle a su s’établir comme photographe professionnelle et graphiste. Cependant, alors qu’elle a suivi 14 mois de formation intensive pour la photographie, Marie-Claude a appris le graphisme de façon autodidacte grâce à son embauche dans une petite compagnie. Comme elle avait toutefois déjà l’œil aiguisé pour l’image, cet apprentissage s’est fait facilement. Maintenant, ses compétences dans les deux domaines s’influencent l’une et l’autre et font grandir son talent.

Spécialisée grâce à ses études dans la photographie commerciale, elle apporte toutefois sa signature dans tous ses contrats avec sa touche naturelle, vivante et le moins lissé possible. Selon la photographe, il est très important d’ajouter une touche de créativité dans un contrat commercial. « Oui, ça prend un côté technique qui est solide pour remettre des photos présentables, mais les gens viennent te chercher parce que, quelque part, il y a la touche que tu mets à l’intérieur de tes photos, ta signature ».

Flash sur la photographie

La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes.

Bien qu’elle ait terminé sa formation en 2010 et qu’elle vive de la photographie à temps plein depuis trois ans, Marie-Claude s’intéresse à la photographie depuis qu’elle est jeune. En fait, on peut lire dans son album de finissants de sixième année du primaire : « Que veux-tu faire plus tard : photographe » ! Après une petite période d’oubli (secondaire et Cégep), Marie-Claude a eu un flash (crédit jeu de mots: Marie-Claude Robert) : elle adorait cette forme d’art, que ça avait. Ça lui ait revenu comme une apparition alors qu’elle suivait un cours d’histoire de la photographie à l’université. – La vie est bien faite, tu ne trouves pas ?

Quand je lui ai demandé ce qu’elle aimait dans la photographie, elle m’a répondu que ça lui donnait l’impression d’avoir un très grand sentiment de liberté. La liberté d’arrêter le temps, d’immortaliser un moment selon sa vision, à sa façon. « La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes ».

De la photographie de portrait à la photographie architecturale

Quand il est question de style de photographie, Marie-Claude est comme un mini-wheats! D’un côté, elle accorde une immense importance à l’humain. Elle aime faire des portraits pour capter l’émotion, des sentiments et des moments clés d’une vie. Parallèlement à cet intérêt, elle apprécie aussi tout ce qui est géométrique et linéaire. Elle comble ce besoin en prenant des photos architecturales, de coins de mur ou de décor en y donnant pratiquement un air abstrait.

Peu importe le style de photos qu’elle fait, Marie-Claude cherche toutefois toujours à rester originale. Elle souhaite rester alerte pour ne pas stagner dans un style.

Photographe famille val d'or

L’un des portraits pris par la photographe Marie-Claude Robert.

Photo | Marie-Claude Robert

Photo architecture Marie-Claude Robert photographe

Le style architecturale de la photographe Marie-Claude Robert est bien représenté dans cette photographie.

Photo | Marie-Claude Robert

Marie-Claude est la preuve que la photographie commerciale peut avoir un côté créatif. Peu importe le style ou le cadre dans lequel elle prend un cliché, cette photographe sait intégrer le calme et la pureté à travers ses photos. On y voit toujours une histoire et une émotion. Tu peux admirer les photos de Marie-Claude sur sa page Facebook en cliquant ici ou encore sur sa page Instagram en cliquant ici.

Arrêter le temps avec la photographe Marie-Claude Robert
Des ateliers-conférences sur le droit à l’image

Des ateliers-conférences sur le droit à l’image

VAL-D’OR, 05 novembre 2018 – Dans le cadre de la deuxième édition de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or (OTCVO) est heureux d’offrir deux ateliers-conférences sur le droit d’utilisation d’images et les droits d’auteur le mercredi 28 novembre 2018.

« Dans un monde des affaires où l’image est devenue un incontournable pour faire la promotion d’une entreprise, de services et de produits, il va sans dire que ces deux formations sont très pertinentes et d’actualité», soulignait M. Gérard Paquin, président de l’OTCVO.

Alors que l’atelier-conférence « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » s’adressant davantage aux organisations aura lieu en avant-midi, l’atelier-conférence « Vos droits et obligations en photo au Québec » sera donné en après-midi et concernera davantage les professionnels de l’image comme les photographes et les vidéastes. « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » permettra de comprendre qu’est-ce que le droit d’auteur; dix mauvaises raisons d’utiliser une photo trouvée sur Internet sans demander la permission au photographe; quelles sont les conséquences de se faire prendre; comment être légal; le droit à l’image; comment préparer ses employés/fournisseurs pour éviter une poursuite. « Vos droits et obligations en photo au Québec » permettra de comprendre le droit de prendre une photo par rapport au lieu où l’on se trouve; l’utilisation commercial vs éditorial; le droit à l’image au Québec dans un cadre commercial; le droit à l’image des individus dans un cadre éditorial; le droit à l’image des propriétés au Québec; la cessation de droit.

Ces deux formations seront données par monsieur Francis Vachon. « Photographe de formation, celui-ci s’est spécialisé dans le droit à l’image. En plus d’animer un blogue et d’avoir écrit deux livres à ce sujet, il est formateur dans des écoles, conférencier dans des clubs photo ou des associations. Son expérience à expliquer et vulgariser est vaste », peut-on lire sur le site internet officiel du conférencier.

Ces deux ateliers-conférences sont ouverts à tous les organisations, les agents de communications et professionnels de l’image de l’Abitibi-Témiscamingue, et ce peu importe leur domaine d’activités. Le coût de chaque formation est fixé à 30$ et les gens peuvent s’inscrire par courriel à [email protected].

L’OTCVO souhaite remercier chaleureusement ses partenaires sans qui elle n’aura pu offrir ces formations de grande qualité à prix si modique; la SADC de la Vallée-de-l’Or et les Centre locaux d’emploi de Val-d’Or et Senneterre.

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Source

Kristel Aubé-Cloutier
Responsable aux communications et marketing
819 824-9646, poste 6228
[email protected]

Pour information

Nancy Arpin
Directrice générale
819 824-9646, poste 6224
[email protected]

Merci à nos partenaires!

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Photo de couverture | Jordan Whitfield

À chaque photo son histoire – La tour Rotary vue par Christian Leduc

À chaque photo son histoire – La tour Rotary vue par Christian Leduc

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

Poète de l’image, Christian Leduc aime sortir des sentiers battus, offrir une nouvelle perspective et de la magie. Il est un passionné de la photographie depuis très longtemps et a l’opportunité d’en vivre maintenant variant son style et faisant profiter de son talent à une multitude de clientèles. L’un de ses clients fut d’ailleurs Tourisme Abitibi-Témiscamingue qui lui a demandé de faire quelques séances photo dont une durant laquelle il a photographié Val-d’Or du haut de la tour Rotary au parc Belvédère.

Sa photo qui fait partie de notre collection de cartes postales est un lieu très représentatif de Val-d’Or; la vue du haut de la tour Rotary.

À propos de la tour Rotary

tour d'observation val d'or abitibi-témiscamingue

La tour Rotary

Photo | Christian Leduc

Construite en 1988, la tour Rotary est située en haut du parc Belvédère à 1 210 pieds au-dessus du niveau de la mer. Il s’agit d’ailleurs du plus haut point à Val-d’Or. Du haut de ses 60 pieds (18 mètres), la tour offre une vue panoramique sur la ville entourée de lacs et de forêts ainsi que des couchers de soleil à couper le souffle. D’ailleurs, il est possible d’admirer ces couchers de soleil en se faisant bercer par la mélodie Aurores boréales d’Hugues Cloutier, et ce gratuitement. Pour en savoir plus sur cette activité, clique ici.

La photo de la carte postale

Val d'Or abitibi témiscamingue photo

La carte postale présentant la photo de Christian Leduc

Photo | Christian Leduc

Prise dans le cadre d’une séance photo organisée par Tourisme Abitibi-Témiscamingue, cette photographie a toutefois une grande signification pour le photographe Christian Leduc puisqu’elle lui rappelle de beaux souvenirs. Celui-ci ayant une tante résidant près du parc Belvédère, il a vu la tour être construite et en était très enthousiasmé à l’époque. Il faut dire qu’à l’époque c’était un grand usager du parc Belvèdère, passant beaucoup de temps à cet endroit.

Selon lui, cette photo représente bien la région par la vue du lac Blouin, mais aussi les vastes étendues de forêts. Il apprécie tout particulièrement la lumière et les couleurs sur la photographie. Je lui ai alors demandé s’il avait attendu longtemps pour avoir une si belle lumière. Il a ri, puis m’a répondu : « je suis rarement quelqu’un qui attend la lumière! Je suis un gars qui photographie ce que je vois dans l’instant présent».  Cette confidence représente d’ailleurs bien le photographe qui un portfolio très varié, passant du portrait au paysage en faisant un détour par la macrophotographie!

Portrait du photographe Christian Leduc

Originaire de La Sarre, Christian Leduc est maintenant installé à Rouyn-Noranda où il gagne sa vie comme photographe après avoir complété une technique en photographie au Cégep du Vieux-Montréal. En plus de ses projets et expositions personnels, il fait des contrats commerciaux, des photos de mariage, de famille et d’école. Bref, il a plus d’une corde à son arc.

D’ailleurs, l’équilibre entre son côté artistique et la photographie commerciale – il faut bien se nourrir diantre!- est assez facile à atteindre. Pourquoi cette facilité? Parce que la photographie est une réelle passion pour lui. Ayant toujours un appareil sur lui, ça devient naturel, un réflexe. Un homme tellement passionné, qu’en sortant d’un contrat il garde son appareil sur lui et afin de continuer de photographier ce qu’il voit sur le chemin du retour!

Comment a-t-il découvert sa passion pour la photographie

J’ai toujours rêvé d’être capable de dessiner, mais je ne suis pas super bon! Je cherchais un médium pour m’exprimer.

« J’ai toujours rêvé d’être capable de dessiner, mais je ne suis pas super bon! Je cherchais un médium pour m’exprimer. »

À 9 ans, Christian a demandé un appareil photo pour son anniversaire qu’il a reçu de son parrain et sa marraine. Un appareil photo avec pellicule 110. C’est à ce moment qu’il a commencé à photographier ses amis, sa famille et son environnement. Il me racontait que sa mère, qui allait développer ses photos à l’époque, jetait toujours un coup d’œil à son travail. Parfois, les photos qu’il avait prises étaient si étranges qu’elle lui demandait ce qu’il avait voulu faire ! Bien que sa technique se soit améliorée grâce à ses études et son expérience, Christian Leduc est toujours resté très instinctif et artistique dans son approche.

Ce qu’il aime par-dessus tout photographier

Christian m’a confié qu’il adore les endroits bizarres, se perdre hors des sentiers battus. Quand je lui ai demandé ce qu’il trouvait le plus photogénique en Abitibi-Témiscamingue, il n’a pas été capable de me nommer un seul lieu ! Il m’expliquait qu’il est « un photographe de l’endroit où je me trouve ». Lorsqu’il est en ville, il adore photographier les gens qui investissent les rues, les festivals, l’urbanité et la forêt ne lui manque pas. Lorsqu’il est en forêt, il aime photographier les arbres, les vastes étendues des paysages et la ville ne lui manque pas. Selon lui, l’Abitibi-Témiscamingue est une région très photogénique qui propose ses défis bien uniques. Comme le terrain ici est généralement plat partout, le défi est de trouver une manière de photographier les vastes étendues plates (dans le sens géographique du terme – ne te méprends pas!) avec beaucoup de ciel et de grands plans d’eau. Le défi, c’est de faire ressortir l’immensité du territoire.

Photographe Christian Leduc Show de boucane

Une nouvelle façon de voir la nature, avec une petite touche de magie à la Christian Leduc!

Photo | Christian Leduc

Selon Christian Leduc, le numérique a permis d’enlever le stress de savoir si la photo est bonne, surtout dans le cadre d’une séance photo commerciale. Par contre, pour les gens qui n’ont pas connu la pellicule le côté technique est parfois alors plus ignoré. Ces photographes réfléchissent moins au cadrage et à la lumière puisqu’ils pourront par la suite retoucher la photo sur ordinateur. Dans un autre ordre d’idées, le numérique a aussi apporté l’internet et avec lui beaucoup d’inspiration.

Où contempler les œuvres du photographe Christian Leduc

Tu peux voir son projet Arts créatifs qui est exposé au campus de Val-d’Or du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue qu’il a fait en collaboration avec le Carrefour Jeunesse-Emploi d’Abitibi-Est. Tu trouveras tous les détails de cette exposition en cliquant ici.

collage phtographe Christian Leduc

L’une des œuvres de Christian Leduc. Celui-ci fait des collages qu’il photographie par la suite. Il a donné un atelier à ce sujet à des jeunes de Carrefour Jeunesse-Emploi d’Abitibi-Est dont l’exposition Arts Créatifs a découlée.

Photo | Christian Leduc

Surveille aussi sa page Facebook pour découvrir les projets sur lesquels il travaille présentement. Sans vouloir brûler de punchs, il va bientôt y avoir une histoire de 101 portraits différents de gens nés entre 1918 et 2018 et de mariage de poésie avec des photographies de la région. Je ne t’en dis pas plus; il faut bien que tu aies des surprises de temps à autre! Néanmoins, si tu t’intéresses au photographe Christian Leduc, tu ne t’embêteras jamais parce que c’est un grand artiste qui explore toujours de nouveaux thèmes avec de nouvelles façons de les aborder. Tu peux aussi suivre Christian sur Instagram et Tumblr.

À chaque photo son histoire - découvrez le photographe Christian Leduc
À chaque photo son histoire – Le lac des Sœurs à la Jacques Fortier

À chaque photo son histoire – Le lac des Sœurs à la Jacques Fortier

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

Amoureux du territoire, Jacques Fortier a joint ses deux passions ensemble : la nature et la photographie. À travers de magnifiques photos, il présente à ceux qui veulent bien s’arrêter l’espace d’un instant, la beauté des paysages de l’Abitibi-Témiscamingue ainsi que la nature sauvage dans toute sa splendeur et son calme.

Lors du Concours de photographies valdoriennes Zone Image 2017, il a reçu le prix Tourisme Val-d’Or pour sa photo au clair de lune au lac des Sœurs. Sa photo a donc intégré notre collection de cartes postales.

À propos de du lac des Sœurs

Le lac des Sœurs est un petit lac situé au nord-est de Val-d’Or, près du lac Blouin. Il y est interdit de s’y promener en bateau à moteur ce qui y fait un paradis pour les baigneurs, les canoteurs ainsi que les gens à la recherche de tranquillité! De plus, on y trouve une magnifique petite plage sablonneuse, et un sentier en poussière de gravier qui fait le tour du lac. Ce sentier fait 14 kilomètres de distance et on peut y faire du vélo ou encore de la marche.

La photo de la carte postale

Lac des soeurs pleine lune

La photo du photographe Jacques Fortier qui fait partie de notre collection de cartes postales montre le lac des Sœurs lors de la pleine lune. La nuit où cette photo a été prise, Jacques Fortier savait très bien ce qu’il faisait! Il s’était même déplacé quelques jours avant pour faire de la reconnaissance. Il a choisi d’y retourner ce soir-là parce qu’il savait que c’était un soir de pleine lune. Il cherchait d’ailleurs à faire une photo d’une réflexion de lune avec un éclairage qui traversait les arbres. La table qu’on retrouve sur la photo n’était par contre pas là lors de sa visite de reconnaissance. Pourtant, le photographe était très content qu’elle s’y trouve puisqu’elle symbolise bien ce que le lac des Sœurs représente pour lui; un magnifique endroit pour les fins de soirées et les rencontres amicales et familiales! En effet, nombreux y sont allés le temps d’une soirée pour rire entre amis, sortir la guitare et chanter.

Autre petite surprise de la vie ce soir-là (les étoiles étaient alignées pour s’acheter un billet de loterie) : la Grande Ourse apparaissait. Pour les néophytes de la photographie, il est très difficile de photographier en même temps les étoiles et la lune comme cette dernière éclaire tout et masque généralement les étoiles. Il est donc très impressionnant que Jacques Fortier ait réussi ce coup de chapeau!

Lorsque nous discutions de cette photo, je pouvais sentir toute la fierté de M. Fortier – avec raison. L’éclairage qui traverse les branches d’arbre et apporte une luminosité sur le sol; le cachet et la dimension humaine que la table rajoute à la photo et le duo pleine lune et Grande Ourse font de cette photo un chef-d’œuvre!

Portrait du photographe Jacques Fortier

Originaire de Val-d’Or, Jacques Fortier a toujours eu un intérêt pour la photographie. Toutefois, il s’y est mis de façon active il y a de cela une quarantaine d’années par un concours de circonstances (attends de voir à quel point c’est un beau jeu de mots tout ça). Le fait que son beau-frère commence à faire de la photographie a motivé Jacques Fortier à s’y mettre lui aussi. Un jour, il a donc pris en photo une fleur qu’il a ensuite envoyée au Magazine canadien PhotoLife dans le cadre d’un concours. Il a alors remporté le premier prix dans la catégorie « Plus grand que nature ». « C’est à ce moment-là que je me suis dit que j’avais peut-être le talent pour la photo », m’a-t-il confié en toute humilité. Il a alors commencé à en faire de plus en plus et à proposer ses services à des mariages afin de pouvoir se payer du matériel de qualité. Maintenant, M. Fortier ne fait plus de mariages se concentrant seulement sur ce qu’il a envie de photographier.

Qu’est-ce que la photographie lui apporte

Pour Jacques Fortier, la photographie permet de cerner la beauté des paysages de l’Abitibi-Témiscamingue sous différents angles, des tout petits éléments au plus grands. « C’est une forme de méditation la photo dans la nature. Un genre de yoga mental qui me force à prêter plus attention aux petites choses de la vie ». Faire de la photographie lui permet donc de se ressourcer, d’apprécier les choses simples de la vie et de vivre le moment présent.

Jacques Fortier

Cette photo a été prise dans la Réserve faunique la Vérendrye.

Photo | Jacques Fortier

Bien que ce soit principalement pour l’état d’esprit que lui apporte la photographie, Jacques Fortier espère toutefois aussi toucher les gens par ses clichés. Toucher les gens, mais dans un sens bien précis. En se promenant dans la nature pour la photographier, M. Fortier remarque qu’il y a encore énormément de pollution. Il espère qu’en montrant la beauté des paysages, il pourra conscientiser quelques âmes à prendre soin de notre terre. « Ça commence avec chacun de nous individuellement. On dirait que les gens pensent que quelqu’un d’autre va le faire à leur place. Mais ça commence par ne pas jeter son sac de plastique par terre ou un enveloppe de sandwich qui va rester là, par terre dans la forêt », a-t-il lancé avec passion et conviction. C’est d’ailleurs, selon lui, l’un des grands défis de faire de la photographie de paysages; la pollution!

Les défis de la photographie de paysage

En plus de la saleté à éviter ou ramasser avant de photographier un paysage, les éléments de la nature – le froid, la chaleur, les orages, les vents violents; name it! – sont un autre défi dans ce style. Bien qu’il puisse parfois être désagréable d’être sous la pluie ou dans le vent froid pour prendre une photo, c’est un excellent moment pour capter l’après-orage ou l’après-pluie. À cet instant, la lumière y est souvent magnifique. Il y règne souvent aussi une belle atmosphère, par exemple, avec l’apparition d’une brume.

Photographe Jacques Fortier paysage val d'or

Cette photo est un excellent exemple de l’atmosphère créé par la brume.

Photo | Jacques Fortier

En observant les photos de Jacques Fortier, on peut voir son amour pour le territoire. Non seulement à cause de sa beauté, mais aussi à travers l’importance qu’il accorde à le garder propre. Je terminerai donc sur cette note, en toute complicité avec lui (et parce que je suis totalement d’accord); garde ta planète propre!

photo du lac des Soeurs de Jacques Fortier