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La raquette – 15 faits intéressants à savoir sur ce loisir d’hiver

La raquette – 15 faits intéressants à savoir sur ce loisir d’hiver

Alors qu’au départ la raquette n’était qu’un moyen de transport hivernal pour ne pas rester pris jusqu’aux cuisses dans la neige, elle est maintenant un loisir, une façon de profiter de la nature et de l’air pur et de jouer dehors. Voici 15 faits intéressants sur ce sport de plein air qui a traversé le temps en évoluant avec lui.

1- Les raquettes ont fait leur apparition pendant la préhistoire. Toutefois, la date exacte de son invention est inconnue. La première forme de raquette consistait à des branches de sapin ou d’épinette attachées sous les pieds.

2- La plus vieille raquette au monde découverte à ce jour a été trouvée dans les Alpes italiennes en 2003. Les experts ont évalué la date de sa création entre 3 800 et 3 700 avant Jésus-Christ.

3- Les raquettes fabriquées par les Premières Nations d’Amérique s’inspirent principalement des traces d’animaux comme l’ours ou le castor.

4- Les raquettes traditionnelles autochtones, que l’on surnomme raquette de babiche, étaient faites de bois et, pour la plupart du temps, de lanières de cuir de caribou d’orignal ou de cerf de Virginie.

5- Les Européens qui ont débarqué en Nouvelle-France les ont vite adoptées afin d’être en mesure de se déplacer l’hiver. En Nouvelle-France au 18e siècle, la raquette était un incontournable! Elle a par contre perdu un peu de popularité à la fin de ce siècle avec la construction de chemins. On pouvait alors se déplacer en cheval et en carriole et la raquette n’était donc plus nécessaire pour tous.

6- Au début du 18e siècle, la raquette a permis aux troupes françaises de gagner plusieurs batailles contre les Britanniques. En les utilisant, les soldats français pouvaient atteindre les troupes britanniques à des moments et à des endroits auxquels leurs adversaires ne s’étaient pas prepares.

7- La raquette a perdu son caractère unique d’utilité en 1843 avec son premier club de raquetteurs, le Montreal Snowshoe Club.

8- Les différentes communautés des Premières Nations ont développé leur propre forme de raquette selon leurs activités, la topographie du terrain et le type de neige où ils vivaient. Ainsi, on pouvait reconnaître la Nation d’un Autochtone ou la région d’où venait un Allochtone par la forme de ses raquettes.

formes de raquettes d'origine autochtone

Alors que les Montagnais et Naskapi (communautés autochtones au Nord-Ouest du Québec) avaient des raquettes larges permettant de faire marcher dans une plus grande profondeur de neige, les Algonquin avaient des raquettes plus étroites permettant de faire de plus longues distances sans se fatiguer comme la plupart étaient nomades.

9- Les gardes des parcs nationaux et les observateurs de la faune et la flore préfèrent utiliser encore la vieille bonne raquette en bois puisque celle-ci est plus silencieuse dans la neige. Bien qu’il soit assez difficile d’adopter une démarche de ninja avec ces engins cloués aux pieds, elles nous permettent d’être très silencieux.

10- Dans les années 1990, la création de raquettes plus modernes dont celles fabriquées à partir de l’aluminium a relancé la popularité de ce sport.

11- La compagnie Raquettes GV, de Wendake près de Québec, est le fournisseur de raquettes des Forces armées canadiennes, comme quoi la tradition et le savoir-faire c’est important ! Dans les années 1990, ce fut d’ailleurs la première entreprise spécialisée au monde à proposer trois types de raquettes (en bois, en aluminium et en composite) grâce à ses projets de recherche et développement débuter à la fin des années 1980.

12- Des modèles de raquettes sont conçus spécialement pour la femme, celle-ci n’ayant pas la même physionomie que l’homme. En plus d’être généralement plus légère et plus étroite, la grosseur, l’angle et l’emplacement des crampons sont différents.

13- L’utilisation de nouveaux matériaux comme l’aluminium et le polymère pour fabriquer les raquettes ont permis de réduire leur dimension de 50% sans pour autant perdre l’efficacité de flottaison. Ce matériel étant plus léger que le bois utilisé pour le contour de la raquette, celle-ci n’a plus besoin d’être aussi large pour assurer une flottaison.

14- Pratiquée avec des bâtons, la raquette permet un entraînement nécessitant le mouvement de 90% des muscles de notre corps.

15- La raquette occasionne une dépense calorique trois fois plus grande que la marche.

Ce qui est bien avec la raquette c’est qu’elle est très accessible. Elle est peu dispendieuse, les sentiers de raquette sont nombreux et l’activité peut être pratiquée selon différentes intensités donc accessible à tous les âges et toutes les conditions physiques. En montagne ou dans des terrains hors-pistes, elle peut devenir exigeante physiquement. Par contre, en sentiers sur un terrain plat, elle devient un sport plus doux. Bref, c’est une belle façon de profiter de l’hiver et de se tenir en forme. C’est une bonne chose que Val-d’Or dispose donc d’un si grand terrain de jeux pour pratiquer la raquette!

raquette sports d'hiver Abitibi-Témiscamingue Val-d'Or

La Forêt récréative de Val-d’Or, située à seulement quelques minutes du centre-ville propose plus de 40 km de sentiers de raquette.

15 faits intéressants sur la raquette
6 Raisons pour aimer l’hiver intense à Val-d’Or, ses grands froids et son abondance de neige

6 Raisons pour aimer l’hiver intense à Val-d’Or, ses grands froids et son abondance de neige

Expedia a récemment publié un article sur les villes au Canada ayant les pires hivers et Val-d’Or en fait partie.  Le classement se faisait selon quatre critères; les précipitations de neige, le froid, les moyens mis en place pour s’y réchauffer ainsi que les records nationaux. Et bien, Val-d’Or score fort dans tous ces critères! Mais, n’oublie pas que ce n’est pas parce que l’hiver est intense chez nous qu’il ne faut pas visiter Val-d’Or en hiver. En fait, je te propose fortement de la visiter. Voici donc 6 raisons pour aimer l’hiver intense à Val-d’Or, le froid et l’abondance de neige.

Un froid sec

Le froid à Val-d’Or est pour la plupart du temps très sec. Ceci étant, il est facile de se protéger de celui-ci en s’habillant chaudement. Bien vêtu, le froid ne te transpercera pas les os après 5 minutes à l’extérieur et tu pourras profiter de l’air pur et du plein air très longtemps.

Des paysages féériques

L’hiver à Val-d’Or est d’une très grande beauté. Avec tout l’espace qu’on a, pas besoin de retirer toute la neige pour la mettre dans des fosses à cet effet. On n’a qu’à la déplacer sur le côté des rues. Ainsi, même en ville on peut trouver de grands espaces tout blancs et admirer la blancheur de la neige qui brille. Le contraste des épinettes d’un vert foncé avec la blancheur de la neige est tout à fait magnifique. Et là, je ne te parle même pas des ciels à l’aube et au coucher du soleil qui ressemblent à de la barbe à papa ou un verre de Tequila Sunrise!

Village minier de Bourlamaque

Une multitude d’activités de plein air

Il n’y a pas à dire, on peut pratiquer à Val-d’Or une foule de sports d’hiver : raquette, patins à glace, ski de fond, fat bike et j’en passe. D’ailleurs, tu y trouveras la Forêt récréative : 50 km2 de terrain de jeux pour les amateurs de plein air. On y retrouve des sentiers pour la raquette, pour le ski de fond et le fat bike en plus d’une boucle de 2 km d’un sentier glacé pour faire du patin. Tous les équipements nécessaires à ces sports y sont en location à l’exception des Fat bikes qu’on peut néanmoins louer chez Cyclo Vélo Pro. Et pour agrémenter le tout, un foyer extérieur est entretenu pour réchauffer les utilisateurs des sentiers.

patin à glace sentier glacé val-d'or

Les sentiers de la Forêt récréative sont illuminés le soir jusqu’à 21h et 23h.

forêt récréative val-d'or foyer sentiers pédestres Val-d'or

Le foyer extérieur est situé à l’entrée centrale des différents sentiers.

Des sentiers motoneige de haute qualité

L’Abitibi-Témiscamingue est reconnue pour la qualité de ses sentiers motoneige et Val-d’Or n’y est pas pour rien. Les amateurs de motoneige pourront profiter de 3 700 km de sentiers larges et sécuritaires partout dans la région. Val-d’Or quant à elle, a ces sentiers urbains permettant aux motoneigistes d’avoir accès aux services comme les restaurants, hôtels, stations d’essence et concessionnaires de motoneiges. Puis, le froid et la neige que les gens redoutent généralement, et bien il nous permet de commencer généralement notre saison motoneige plus tôt et de la terminer plus tard!

motoneige-acces-restaurant

Rien de mieux que de déguster une bière ou un café après une journée de randonnée en motoneige. Mais pour avoir de beaux sentiers motoneige, ça prend de la neige et du froid!

motoneige snowmobile Valdor abitibi temiscamingue

Avec les nombreux panneaux indiquant les services à proximité et les directions, pas possible de se perdre dans les sentiers motoneige en Abitibi-Témiscamingue et à Val-d’Or.

Des restaurants et cafés pour bien se réchauffer

Val-d’Or a une foule de restaurants et petits cafés qui sauront te réchauffer bien convenablement après une journée passée en plein air. Tu auras amplement le choix entre les établissements offrant des cafés et thés tout à fait délicieux – si tu veux en savoir plus, clique ici -, les restaurants à l’ambiance chaleureuse comme la microbrasserie Le Prospecteur ou le Bar à poutine chez Morasse, ou encore qui offrent une cuisine réconfortante comme le Windsor ou Chez Vic.

windsor restaurants cuisine francaise

Le Windsor offre une cuisine des plus réconfortante dans une ambiance chaleureuse et confortable.

Des activités pour célébrer l’hiver

L’hiver à Val-d’Or n’est pas perçu comme misérable, mais plutôt comme une belle saison pour jouer dehors et s’amuser! D’ailleurs, elle n’arrête pas les gens d’y organiser des événements ou festivals. Par exemple, au début février a lieu l’Hiver en fête. On y propose spectacles musicaux, cinéma en plein air, feux d’artifice et une foule d’activités pour toute la famille comme la pêche sur la glace, des promenades en traineau à chien, en poney ou en calèche, de la tire d’érable sur neige, des jeux gonflables, de la Tyrolienne, de la sculpture sur neige, une géante glissade, de l’escalade et plus encore! Il y a aussi Nuit[s] polaire[s] qui se tient sur deux jours et qui propose des spectacles de musique dans un igloo géant en plus d’activités éclatées et de feux pour faire griller guimauves et saucisses.

Hiver en fête programmation

L’Hiver en fête a lieu sur le magnifique lieu de la Cité de l’Or.

Nuit Polaire Misteur Valaire

Lors de la Nuit Polaire en 2017, Valaire était venu réchauffer la foule.
Photo | Geneviève Lagrois

L’hiver à Val-d’Or peut être froid et la neige peut y être abondante, mais lorsqu’on sait s’habiller et que l’on a trouvé une activité qui nous plaît alors ce froid et cette neige deviennent attendus et appréciés. On voit alors les paysages sous un autre œil remarquant leur beauté et leur côté magique. Viens donc nous voir et l’essayer!

Le Jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 2

Le Jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 2

par Kristel Aubé-Cloutier

Il y a trois jours, je me préparais pour ma première expérience en motoneige (Lire “Le jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – partie 1). Mon oncle Yves, sa fille et une de ses amies, un couple d’amis de mon oncle Marco et Danielle, ma sœur Kim et moi, avions prévu de se rendre à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet et revenir le lendemain. Au total, il s’agissait d’une randonnée de 440 km dans laquelle ma sœur et moi, qui n’avions jamais fait de motoneige, devions se relayer la conduite d’une d’entre-elles. Trois jours et 440 km plus tard, je peux maintenant vanter en toute connaissance de cause la pratique de la motoneige en Abitibi-Témiscamingue!

L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE; LE PARADIS DE LA MOTONEIGE… POUR LES NOVICES!

Les gens qui affirment que l’Abitibi-Témiscamingue est le paradis de la motoneige n’ont pas tort! De plus, de nombreux éléments ont fait que je me suis sentie totalement en sécurité et en contrôle, ce qui était parfait pour une première expérience. Bien sûr, je ne peux pas comparer avec d’autres régions, mais je peux vous assurer que j’ai été flabergastée par ce que j’ai vu et vécu! La végétation et le paysage changeaient constamment et étaient à couper le souffle! Parfois rythmés et sinueux, parfois droits et fiers les sentiers étaient toujours très larges. Étant novice en la matière, cette caractéristique me sécurisait beaucoup puisque je n’avais jamais peur d’accrocher un motoneigiste que je rencontrais. J’ai été aussi très impressionnée par la fréquence et la qualité de la signalisation.

Comme je roulais à mon rythme, qui n’était vraiment pas le même que celui de Yves et Marco qui pratiquent cette activité depuis une vingtaine d’années et que Danielle qui a sa propre motoneige depuis six ans, je les perdais parfois de vue. Pourtant, même si je ne voyais pas Danielle rebondir sur sa motoneige ou prendre un virage serré, je savais ce qui m’attendait au tournant d’un virage ou en bas d’une colline. Les petits panneaux jaunes étaient toujours là pour m’avertir! Aussi, les haltes et refuges étaient nombreux nous permettant de s’arrêter de façon sécuritaire souvent et de ne pas nous épuiser.

refuge sentiers motoneige Abitibi-Témiscamingue

L’une des nombreuses haltes sur les sentiers motoneige, à Rivière-Héva.

IL FAUT TOUJOURS UNE HISTOIRE À RACONTER

C’est un fait, les voyages où l’on a vécu une aventure inattendue ou dans lesquels on a une histoire cocasse à raconter sont ceux dont on se souvient le plus. Et bien, nous nous souviendrons certainement de celui-là! Kim et moi n’étions pas les seules à vivre une première expérience. La fille de mon oncle et son amie, toutes deux âgées de 9 ans, faisaient pour la première fois de la motoneige. Lorsque nous sommes parties, elles étaient très excitées de partir à l’aventure. Une vingtaine de minutes après le départ, nous nous sommes arrêtés pour vérifier que tout allait bien. Les deux visages que nous avons découverts dans la carriole n’étaient plus teintés d’amusement, mais plutôt verts ou blancs. Le mal des transports venait de s’inviter à notre randonnée. Après une pause de 15 minutes, nous sommes repartis pour nous arrêter de nouveau une vingtaine de minutes plus loin. Les deux fillettes avaient régurgité leur déjeuner sur la couverture qui les gardait au chaud! Ce fut le début de notre histoire à raconter. Toutes les vingt minutes, nous nous arrêtions pour nettoyer le vomit, consoler et encourager les filles. Nous nous sommes finalement arrêtés à Cadillac pour y faire une pause et diner, ce qui a été très bénéfique pour tout le monde. Les filles se sentaient beaucoup mieux. Elles se sont même endormies dans la carriole après le repas ce qui nous a permis de faire un long bout sans s’arrêter.

carriole randonnée motoneige

Vue de l’intérieur de la fameuse carriole.

Puis, est arrivé un autre lac à traverser qui a non seulement réveillé les filles, mais les a fait vomir de nouveau en plus de leur faire peur. C’est donc à Preissac, avec un peu plus de la moitié du trajet de fait, que nous avons décidé de nous relayer dans la carriole. Yves a donc embarqué dans la fameuse carriole avec l’amie de sa fille. Trente minutes plus tard, tout allait bien. La petite n’avait plus peur et se sentait bien. C’était le tour de la fille de mon oncle…et moi! C’était comme dans mes souvenirs d’enfance; petit et on n’y voyait rien, en plus de quelques éléments en bonus! L’odeur qui régnait dans la carriole était affreuse, le mal du transport de ma cousine était toujours bien présent et la suspension brisée (elle n’a pas toléré le poids de mon oncle qui est très grand et bien bâti). Bref, même adulte je DÉ-TES-TE les carrioles!

Nous sommes finalement arrivés à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet où les filles se sont amusées toute la soirée. Dimanche matin, les grands-parents de ma cousine ont délivré les deux enfants d’une autre journée de supplice en carriole et sont venus en voiture les chercher à Duparquet pour les ramener à Val-d’Or ainsi que la fameuse carriole. Le retour s’est donc fait avec cinq adultes seulement et quatre motoneiges.

Pourvoirie Duparquet forfait motoneige

La vue de notre chambre à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet. En plus de la vue magnifique, le repas était délicieux et le service impeccable!

Toujours avec des étoiles dans les yeux, de nombreux motoneigistes m’avaient parlé du sentiment de liberté, de l’esprit de camaraderie et de la beauté des paysages dont on avait droit en pratiquant cette activité. Je n’ai pas été déçue. Sur ma motoneige, j’avais l’impression de flotter sur la neige, de voler à travers les arbres. Seule avec moi-même et entourée d’une nature magnifiquement belle et forte, j’étais effectivement libre. J’ai aussi fait des rencontres formidables : Marco et Danielle. Ce sont deux personnes merveilleuses, simples, drôles, attentionnées et passionnées avec qui il fut extrêmement agréable de voyager. Je pourrai maintenant, en toute connaissance de cause et avec moi aussi des étoiles dans les yeux, décrire les sentiers motoneige en Abitibi-Témiscamingue, expliquer pourquoi il est si agréable d’y circuler, parler de la beauté des paysages ainsi que l’esprit de camaraderie qu’on y retrouve et, croyez-moi, ce serait fait avec passion!

histoire de motoneige aventure

Parce que ça nous prenait aussi une histoire à raconter le dimanche, mon oncle a fait une petite sortie de piste ce jour-là!