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Origine du nom des villes de l’Abitibi

Origine du nom des villes de l’Abitibi

Quelles théories obscures sont à l’origine du nom de Val-d’Or ? Ou encore, d’où provient le nom de la ville d’Amos ? Disait-on des Rouynois ou des Rounyiens ?  On a creusé dans les actes de naissance de notre belle région et on a trouvé réponses à toutes ces questions sur l’origine et la signification du nom des grandes villes de l’Abitibi.

Val-d’Or

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Crédit photo : Christian Leduc

Plusieurs théories sont en compétition quant à l’origine du nom de notre ville minière où a été ouverte la première mine d’or en Abitibi. Apparemment, l’appellation Valléedor aurait été utilisée avant celle de Val-d’Or, pour laquelle l’apostrophe aurait été proposée un peu plus tard par un citoyen. Une théorie nous vient d’une petite île près de Cap-de-la-Madeleine, Île Valdor, dont les petites plages de sable fin et doré ont donné l’idée du nom. La ville aurait été nommée ainsi par la suite.  Selon une autre hypothèse, ce serait en raison d’une compagnie de tabac qui fabriquait et distribuait les cigarettes et le tabac Valdor. Il faut aussi savoir qu’en 1935, la région était déjà surnommée la Vallée de l’or, une appellation qui fut retenue pour identifier notre MRC.

L’explication la plus simple et la plus plausible demeure la forte présence de l’or dans le sous-sol valdorien (meuh ?!). À ce métal on aurait ajouté Val, appellation à l’honneur en ces temps-là. Fait intéressant, le nom qui était donné au territoire avant qu’il ne soit nommé ainsi est Kapikitapikak, qui veut dire « plateau avec une roche qui dépasse » dans la langue autochtone anicinabe.

Rouyn-Noranda

Rouyn-Noranda par Mathieu Dupuis

Crédit photo : Mathieu Dupuis

Notre capitale-nationale du cuivre doit son existence au mariage des municipalités de Rouyn et de Noranda en 1986. On la nomme ainsi en hommage à Jean-Baptiste de Rouyn, capitaine de Rouyn qui reçut la prestigieuse croix de Saint-Louis, médaille remise pour acte de bravoure. Noranda, pour sa part, avait d’abord été nommée Horne en l’honneur du prospecteur qui a ouvert la mine de l’autre côté du Lac Osisko. On changea ensuite son nom en s’inspirant de la contraction des mots Nord et Canada, qui, à l’origine, devait prendre la forme de Norcanda. Malheureusement, un verre de trop ou une dyslexie momentanée (l’histoire ne le dit pas) causa une distraction chez l’imprimeur qui oublia le «c» et Noranda fut finalement retenu.

Suite à la fusion, on adopte le gentilé Rouynorandiens, qui remplacera ceux de de Rouynois et de Norandiens.

La Sarre

La Sarre par Hugo Lacroix

Crédit photo : Hugo Lacroix

La ville d’Abitibi-Ouest fut nommée ainsi en l’honneur de l’un des régiments qui a servi sous Montcalm, arrivé en Nouvelle-France en 1756. Le régiment de la Sarre avait été formé en 1651 par Henri, duc de La Ferté de Saint-Nectaire, dit Senneterre, maréchal de France (ou Hern, pour les intimes). Le régiment a notamment participé à la bataille de Carillon et à la prise du fort Oswego.

Anciennement, l’endroit était appelé Wabakin, de wàba et akin, que l’on peut traduire de l’anicinabe par « une montagne de bois dur ». Cette appellation avait été suivie de celle de Poisson-Blanc, traduction du nom anicinabe de la rivière Adikameg Sibi.

Amos

Amos par Hugo Lacroix

Crédit photo : Hugo Lacroix

À l’époque de la construction du chemin de fer, le territoire où la ville fut fondée portait le nom algonquin de Koakikashi, qui signifie « portage des grands pins ». Par la suite, il fut nommé Harricana, autrefois orthographié Harricanaw. D’ailleurs, la rivière qui coule au cœur de la ville porte toujours ce nom anicinabe qui signifie « rivière aux biscuits ». On lui doit ce nom aux nombreux galets (ou, comme matante Guylaine les appelle, les pierres de fées) qui reposent tranquillement dans son lit. Lors de sa naissance, la ville pionnière répondait à l’appellation de Latulipe. C’est de monseigneur Élie-Anicet Latulipe, évêque du diocèse qui englobait cette portion de territoire, que nous vient ce nom. Puis, en 1914, la ville d’Amos reçut son nom en l’honneur de lady Alice Gouin, née Alice Amos. Elle était l’épouse de sir Lomer Gouin, premier ministre du Québec à l’époque de la fondation de la municipalité.

Puis qu’elle fut la première ville à naître en Abitibi, Amos est surnommée le Berceau de l’Abitibi et la Fille aînée de l’Abitibi.

Sources

Commission de toponymie du Québec : www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/

Photo | Andrew Neel sur Unsplash

Oui, on a l’électricité

Oui, on a l’électricité

Il arrive parfois qu’on reçoive des appels ou des courriels pour nous demander si on a l’électricité. Eh bien oui, Val-d’Or est muni d’un réseau électrique, internet et d’aqueduc; le gros kit de luxe! D’ailleurs, on a le réseau d’électricité et d’aqueduc depuis la création de Val-d’Or soit en 1935.

Plusieurs pensent que parce qu’on est dans une région éloignée des grands centres urbains du Québec, on est arriéré. Et bien, je leur répondrai : « t’as tout faux l’ami! ». Val-d’Or est une ville innovante et avant-gardiste dans bien des domaines, et ce, depuis ses tout débuts. Elle est peuplée de gens créatifs, dynamiques et débrouillards.

Novateurs depuis 1935

Si on pense au commencement de Val-d’Or, les gens qui sont venus s’installer étaient déjà novateurs. Par exemple, plutôt que de construire des maisons avec des matériaux en provenance de Toronto, on a utilisé les pins et épinettes qu’on venait de couper pour défricher. Personne ne faisait ça à l’époque. Pourtant, c’était beaucoup plus efficient et économique!

Les gens qui ont bâti Val-d’Or étaient débrouillards et créatifs. Ils ont travaillé très fort pour s’offrir une belle qualité de vie dès leur arrivée sur ce territoire totalement sauvage à l’époque.

Village minier de Bourlamaque Val-d'Or Cité de l'or site historique

Le Village minier de Bourlamaque en 1936 lors de sa construction. Il est maintenant l’un des seuls sites historiques encore habité au Québec.

Les entreprises innovent

Quand on parle d’innovation, il est impératif de souligner l’expertise minière en région. Des technologies de pointe, des outils efficients et novateurs, on en retrouve beaucoup ici. Nommons à titre d’exemple le nouveau convoyeur développé par la minière Agnico Eagle pour sa mine Goldex. Afin d’exploiter une zone difficilement atteignable et pour prolonger la durée de vie de la mine, Agnico Eagle a conçu le Rail-Veyor. Celui-ci ressemble à un petit train qui transportera le minerai de la zone Deep 1. Fonctionnant à l’électricité, il permet de réduire l’émission de gaz à effet de serre de la mine en plus de ne nécessiter aucun conducteur, ce qui réduit les risques d’accident. Dans le domaine minier, c’est du jamais-vu!

Une architecture avant-gardiste

Notre paysage architectural est aussi très avant-gardiste. Les premiers architectes sont venus s’établir ici en 1937, soit seulement trois ans après la fondation de la ville. Alors même si on vivait dans un milieu éloigné et sauvage, l’architecture était importante et avait sa place. C’est d’ailleurs à Val-d’Or, en 1960, qu’on a construit le premier hôtel de ville de style moderne en Abitibi-Témiscamingue.

L’audace des architectes a été souvent applaudie sur la scène nationale. La structure du pont Allard, construite en 1943, a d’ailleurs été applaudie dans la revue Canadian Art de 1945. Tu peux en apprendre davantage sur l’avant-gardiste de l’architecture sur le circuit numérique Val-d’Or moderne que tu peux télécharger en cliquant ici.

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Avec son architecture moderne et avant-gardiste l’hôtel de ville de Val-d’Or est toujours aussi élégante, et ce malgré ses 58 ans.

application voyage tourisme Val-d'Or architecture d'avant-garde

Plusieurs thèmes sont abordés dans le circuit numérique Val-d’Or Moderne: bâtiments institutionnels, bâtiments privés, bâtiments d’accueil, édifices religieux et lieux disparus.

T’es pas encore convaincu? Voici des premières, des inventions et des innovations qui ont vu le jour à Val-d’Or :

  • Val-d’Or est la première ville au Québec à avoir construit un carrefour giratoire.
  • La grippe à essouchement, un outil pour défricher, a été inventée par Paul-Émile Ayotte en 1948 réduisant de moitié le temps de passage de colon à cultivateur.
  • Un dispositif pour installer des pieux dans un sol rocailleux a été inventé par le Valodrien d’adoption Rodovan Preradovich (d’origine croate). Ce même dispositif a été approuvé et adopté par Hydro-Québec.
  • En 1984, Roger Massé a créé une aléseuse par percussion (technologie de forage) utilisée dans plusieurs pays.

En 1993, André Landry a écrit et publié le livre À LA BONNE HEURE. Unique au monde, ce livre explique comment construire une horloge faite uniquement de papier.

Bref, si tu te poses la question à savoir si on a l’électricité; c’est oui. On a aussi une belle route large et asphaltée qui se rend jusqu’ici en plus du réseau internet et cellulaire. C’est vrai que traverser une réserve faunique pendant environ deux heures ou 179 km sans voir de population peut paraître effrayant. Toutefois, je te suggère de voir cette traversée comme une introduction à la région; une région de 22 000 lacs et rivières où l’air est pur et la forêt omniprésente, générant un sentiment de calme très agréable. Ne te méprends pas! Il y a aussi des zones urbaines où l’effervescence pimp les chakras d’une façon différente. En somme, Val-d’Or est une ville où le côté épicurien et urbain se marie parfaitement avec sa nature qui nous entoure et apaise notre âme. Viens donc faire ton tour à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue pour découvrir un territoire à la culture éclatée habité par des gens ouverts, chaleureux, dynamiques et novateurs!

Sources

Minière Agnico-Eagle 
Histoire de Val-d’Or; des origines à 1995 par la Société d’histoire de Val-d’Or
Application Val-d’Or Moderne 

Photo de couverture | Josh Boot sur Unsplash

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 2

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 2

Du 16 au 22 juillet se déroule la cinquantième édition du Tour de l’Abitibi à Val-d’Or. La semaine dernière, on a recueilli pour l’occasion plein d’anecdotes croustillantes racontées par des gens qui se sont impliqués dans le Tour. Tu peux d’ailleurs les lire ici : Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1.  On en voulait encore plus, alors voici la partie 2!

Des années légendaires

Léandre Normand fondateur Tour Abitibi

Léandre Normand, le fondateur du Tour de l’Abitibi.

Pour la deuxième partie de cet article, j’ai pu communiquer avec Léandre Normand, le fondateur du Tour de l’Abitibi. Tu peux t’en douter, il ne manquait pas d’anecdotes à me raconter. Il s’en est passé des moments marquants pendant les cinquante années d’existence du Tour! Il me racontait entre autres qu’en 2014, le titre de meilleur champion aux points a failli être donné au mauvais coureur. Chaque année, Léandre fait sa propre compilation des résultats du Tour de l’Abitibi et cette fois-là, son résultat ne correspondait pas avec celui des commissaires. Selon lui, c’était un autre coureur qui se méritait le titre avec seulement une seconde d’avance. Alors que la remise des maillots était sur le point de se faire, il est allé avertir les juges. Une autre vérification a été faite, et les commissaires lui ont finalement donné raison!

Léandre me parlait aussi de certaines éditions qui ont marqué l’histoire du Tour de l’Abitibi. Par exemple, c’est en 1977 qu’a eu lieu la première participation d’une cycliste féminine. À l’époque, Carole Vanier faisait partie d’une équipe masculine québécoise. Quelques années plus tard, en 1980, ce fut la première fois qu’une femme occupa la fonction de commissaire en chef. Puis, ce n’est qu’en 1990 que la première équipe entièrement féminine participa au Tour de l’Abitibi.

Il faut aussi savoir que l’événement a un grand impact au niveau international. C’est même la plus importante course par étapes au monde dans la catégorie Junior. Depuis ses tout débuts, ce sont 45 pays qui y ont participé. En 1981, ce fut la première fois qu’une équipe européenne participa au Tour de l’Abitibi. Comme me disait Léandre, les européens « ont tout balayé » cette année-là.

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L’une des premières équipes féminines à avoir participé au Tour de l’Abitibi.

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L’un des cyclistes de l’équipe de France en 1981. C’est la première équipe européenne à avoir participé au Tour de l’Abitibi.

Des courses hors du commun

Lorsqu’on parle du Tour de l’Abitibi, on ne peut pas passer à côté de Marc Lemay, qui a été coureur pendant trois années consécutives ainsi que directeur technique pendant cinq ans. Lui aussi avait donc beaucoup de choses à me raconter.

Il m’a d’abord parlé de la course des serveurs, qui a eu lieu il y a quelques années de cela. Comme son nom l’indique, les participants de cette activité étaient des serveurs qui devaient se rendre d’un point à un autre avec un cabaret sur lequel ils transportaient des bières. L’objectif était de ne pas en échapper par terre. Le trajet se faisait au même endroit où les cyclistes devaient passer peu de temps après. Le seul problème : les bières étaient dans des bouteilles de verre. Lorsque quelqu’un en échappait, le verre se cassait et ce n’était pas facile à ramasser. Tu peux imaginer la suite… Quand les coureurs arrivaient à toute vitesse, plusieurs d’entre eux faisaient des crevaisons. On peut supposer que les organisateurs de la course des serveurs ont regretté le choix des bouteilles en verre!

Marc m’a aussi parlé d’une ancienne étape qui faisait anciennement partie du Tour de l’Abitibi, le trajet La Sarre – Amos. Sur cette route, les cyclistes croisaient plusieurs voies ferrées, dont une qui était en diagonale. C’était l’un des endroits où il y avait le plus de chutes. La décision de recouvrir la voie ferrée d’un tapis a donc été prise, pour la sécurité des coureurs. Toutefois, le tapis a été oublié sur le chemin de fer après la course… Lorsqu’un train est ensuite passé par là, il a dû réagir rapidement pour freiner à temps! Heureusement, il a réussi à s’arrêter et aucun déraillement n’a eu lieu. Ce fut tout de même la dernière fois qu’un tapis fut placé sur une voie ferrée pendant une course.

Marc Lemay tour de l'abitibi

Marc Lemay, du temps où il était cycliste au Tour de l’Abitibi.

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Une participante à la course des serveurs.

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Des cyclistes passant sur un chemin de fer lors d’une course.

Crédits photos | Société d’histoire d’Amos – Fonds Tour de l’Abitibi

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1

Du 16 au 22 juillet 2018 se déroulera la cinquantième édition du Tour de l’Abitibi, et c’est Val-d’Or qui en est la ville hôtesse. Pour l’occasion, on a voulu en savoir un peu plus sur l’envers du décor : trois personnes impliquées dans le Tour de l’Abitibi m’ont raconté des anecdotes ou encore des moments marquants qu’ils ont vécus au cours des éditions passées. Prépare-toi, tu ne manqueras pas d’être surpris!

L’équipe médicale, adeptes d’adrénaline et joueurs de tours

Équipe médicale Tour de l'Abitibi

L’équipe médicale du Tour de l’Abitibi. Marie-Ève est la deuxième personne en partant de la gauche.

À la recherche d’anecdotes, j’ai d’abord discuté avec Marie-Ève Dionne. Elle est infirmière dans l’équipe médicale du Tour de l’Abitibi depuis quelques années.

On ne s’en doute pas, être dans cette équipe là, ça veut souvent dire être sur l’adrénaline. Et quand il est question d’adrénaline, on pourrait prendre en exemple chacun des accidents pris en charge par l’équipe au fil des années. Il paraîtrait qu’un cycliste en pleine course est déjà rentré dans une fenêtre de pare-brise… Plus de cent points de suture dans le visage s’en sont suivi. Marie-Ève m’expliquait aussi que puisqu’elle doit toujours être prête à intervenir, la voiture de l’équipe médicale se tient toujours près du peloton de cyclistes. Après qu’un accident se soit produit, l’auto doit réussir à retourner se positionner derrière le peloton. Tu parles d’adrénaline!

L’équipe médicale a aussi sa petite tradition : la « Course Kentucky ». À chaque course de Preissac à Val-d’Or, les membres de l’équipe s’arrêtent au PFK avant de se rendre à Preissac. Arrivés à destination, ils s’installent sur une civière comme ils le feraient sur une table pour déguster leur festin. C’est reconnu, le poulet Kentucky est au menu à chaque course Preissac – Val-d’Or, et l’équipe médicale fait toujours des jaloux!

Marie-Ève s’est aussi tout de suite mise à rire en me racontant les tours que son équipe avait l’habitude de jouer à l’ancien président du Tour de l’Abitibi. Après avoir donné le coup de départ, celui-ci devait se dépêcher à rejoindre la voiture du président, qu’il conduit à la suite des cyclistes. Histoire de lui compliquer la tâche, l’équipe a déjà mis de l’eau sur le siège conducteur. Pas le choix, le président devait continuer sa route avec les deux fesses mouillées!

Des années marquantes pour le Tour de l’Abitibi

Directeur technique du Tour de l’Abitibi depuis de nombreuses années, Bruno Gauthier ne manquait pas d’histoires surprenantes à me raconter. L’une des éditions qui l’a le plus marqué est celle de 2008, qu’il appelle « l’année marathon ».

Il y a dix ans, la décision de faire du Tour de l’Abitibi l’une des étapes de la Coupe des Nations a été prise avec l’Union Cycliste Internationale (UCI). Cela ne pouvait malheureusement pas permettre aux équipes régionales de participer, comme l’équipe du Québec ou celle d’IAMGOLD.  On ne voulait pas les mettre de côté, car le Tour de l’Abitibi représente depuis toujours une belle opportunité pour ces équipes. L’événement s’est donc fait en deux parties : la Coupe des Nations a eu lieu, sans les équipes régionales, puis le Tour de l’Abitibi s’est produit dans sa formule habituelle. Les courses se sont étirées sur dix jours! Un gros défi pour Bruno, qui en était à sa première année comme directeur technique.

Par ailleurs, puisqu’il s’occupe entres autres de la préparation des courses et des tracés, Bruno travaille beaucoup avec les équipes. Il a donc plusieurs instructions à leur donner, mais comme il l’a appris, la communication n’est pas toujours facile.

En 2007, l’une des étapes du Tour consistait à une course contre la montre individuel avec un départ dans les galeries souterraines de l’Ancienne-mine-Lamaque à la Cité de l’Or. Oui, oui, sous terre! Toutes les équipes étaient bien occupées à s’assurer que leurs vélos allaient être descendus au bon endroit… sauf une. Alors que tout le monde s’était mis à la tâche, les membres de l’équipe de l’Ouzbékistan étaient introuvables. Imagine la surprise de Bruno en trouvant finalement l’entraîneur de l’équipe en train de relaxer, une bière à la main. Impossible de lui expliquer qu’il faut descendre les vélos de son équipe sous terre : il ne parlait ni français, ni anglais. Même après avoir essayé de lui expliquer la situation avec des dessins, l’entraîneur ouzbek était toujours confus. Il a fallu que Bruno et ses collègues le fasse monter dans leur voiture jusqu’à la Cité de l’Or pour réussir à lui faire comprendre qu’il devait préparer les vélos de son équipe sous terre. Surmonter la barrière du langage, c’est parfois plus difficile que l’on croit!

Tour de l'Abitibi CLMI épreuve

L’épreuve du contre-la-montre-individuel du Tour de l’Abitibi s’est faite de nombreuses fois avec un départ à 300 pieds sous-terre.

Tour de l'Abitibi départ sous terre

Le Tour de l’Abitibi a eu longtemps une épreuve dont le départ se faisait à la Cité de l’Or dans les galeries souterraines d’une ancienne mine d’or.

Tour de l'Abitibi Val-d'Or Cité de l'Or

Pour de nombreux cyclistes, le départ du contre-la-montre-individuel à 300 pieds sous terre représentait leur première expérience dans une mine.

Tour de l'Abitibi compétition cycliste UCI

Suzanne Fortin, présidente du Tour de l’Abitibi accompagnée de Bruno Gauthier, vice-président et directeur technique lors du Gala Mérite cycliste québécois 2015 au cours duquel Bruno a remporté le Mérite cycliste québécois de bénévole de l’année dans la section route et piste.

Une première expérience hors du commun

Caravane Tour de l'Abitibi

La caravane est le nom utilisé pour désigner l’ensemble des voitures qui suivent les cyclistes lors du Tour de l’Abitibi : voiture du président, juge, équipes, etc.

J’ai finalement parlé avec Suzanne Fortin, présidente du conseil d’administration du Tour de l’Abitibi depuis 2011. Elle avait toute une mésaventure à me raconter, et elle s’est produite lors de sa première année en tant que présidente.

À chaque année, la voiture du président ou de la présidente est la première en avant du peloton. On y amène certains des partenaires financiers importants du Tour dans l’objectif de leur faire vivre la course. Suzanne Fortin m’expliquait que c’est une façon de leur donner un accès spécial à la course. C’est très impressionnant d’être si près des cyclistes en action. Lors de sa première année, la présidente voulait donc à tout prix que les partenaires financiers soient contents de leur expérience. Malheureusement pour elle, la voiture a fait une crevaison pendant la course. On peut imaginer son stress augmenter… Elle m’a confié qu’à ce moment-là, elle s’est même dit qu’elle était en train de vivre le pire moment de sa vie!

Suzanne et ses passagers n’ont pas eu le choix de s’arrêter sur le bord de la route. Le découragement se faisait sentir. Par chance, il y avait des résidents du coin qui s’étaient installés pour regarder la course et qui avaient remarqué la crevaison. Un homme avait même tout ce qu’il fallait dans son garage pour remédier au problème. En dix minutes, le pneu était réparé et la voiture repartait! Il fallait maintenant passer à travers le peloton pour retourner à l’avant.

Au final, les commanditaires ont dit avoir vécu cette journée-là la meilleure course à laquelle ils avaient assisté. Ce n’est pas à tous les jours qu’on a l’occasion de passer en voiture à travers un peloton de cyclistes pendant une course! Le pire moment de Suzanne est donc rapidement devenu l’un de ses meilleurs souvenirs. Tout est bien qui finit bien!

Photo de couverture | Société d’histoire d’Amos – Fonds Tour de l’Abitibi

Nouveau circuit historique théâtral et déambulatoire à Val-d’Or

Nouveau circuit historique théâtral et déambulatoire à Val-d’Or

Dynamisation et bonification de l’offre touristique au centre-ville par la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine de Val-d’Or

Nouveau circuit historique à Val-d’Or

La Ville de Val-d’Or et l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or (OTCVO) sont heureux de se joindre aux Productions du Raccourci, une entreprise qui se spécialise dans la production d’événements et d’activités artistiques à caractère culturel, éducatif, touristique ou social ainsi que dans la réalisation d’événements artistiques professionnels d’envergure, dans l’annonce du nouveau circuit théâtral déambulatoire « Val-d’Or vous raconte son histoire ». C’est d’ailleurs avec enthousiasme que ceux-ci ont collaboré au projet et apporté leur expertise respective.

« Ce nouveau circuit viendra bonifier l’offre touristique en plus d’être complémentaire aux autres produits touristiques déjà offerts. Ce sera l’occasion de mieux comprendre la dynamique de l’époque entre les villes voisines, Val-d’Or et Bourlamaque, grâce à des personnages colorés qui sauront capter l’attention du public à chaque instant », mentionne le président de l’OTCVO M. Gérard Paquin. Le tourisme culturel est capital pour l’attractivité de Val-d’Or comme destination touristique considérant que, parmi les visiteurs accueillis au bureau d’information touristique de Val-d’Or chaque été (près de 8 000), environ 25% d’entre eux questionnent les conseilleurs en séjours sur ce type d’activité. En plus d’assurer la promotion de ce produit dans ses différentes plateformes promotionnelles, l’OTCVO sera le point de chute pour la billetterie et les réservations via son bureau d’information touristique. Les informations sur cette nouvelle activité sont aussi disponibles via le site internet valdorvousraconte.com.

« Le circuit théâtral est aussi une volonté de la Ville de Val-d’Or de voir son histoire et son patrimoine mis de l’avant à travers une production culturelle et artistique. Initié par le Service culturel, ce projet se veut l’occasion de mieux connaitre certains personnages ayant marqué le développement de Val-d’Or à travers une douzaine de scènes, écrites et jouées par des artistes d’ici. L’aspect théâtral et déambulatoire du circuit permettront aux spectateurs de vivre l’expérience de façon immersive, dans les rues de notre centre-ville », ajoute M. Pierre Corbeil, maire de la Ville de Val-d’Or.

La Ville de Val-d’Or se réjouit de cette offre culturelle et touristique qui dynamisera son centre-ville.

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Source et information

Nancy Arpin
Directrice générale, Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or
819 824.9646 poste 6224
nancy.arpin@ville.valdor.qc.ca

Brigitte Richard, Directrice Service culturel, Ville de Val-d’Or
819 825.3060 poste 4222
brigitte.richard@ville.valdor.qc.ca

Val-d'Or vous raconte son histoire circuit historique théâtral déambulatoire

VAL-D’OR VOUS RACONTE SON HISTOIRE

Un circuit théâtral historique dès l’été 2018 dans les rues de Val-d’Or !

Fortes du succès sans précédent que leur a valu le circuit historique théâtral Amos vous raconte son histoire, créé en 2012 et présenté devant public depuis maintenant six ans, Les Productions du Raccourci, en collaboration avec la Ville de Val-d’Or et ses instances, sont heureuses de présenter le tout nouveau circuit historique théâtral Val-d’Or vous raconte son histoire ! Dès l’été prochain et pour les trois années à venir, les habitants de la ville et les visiteurs de passage auront le plaisir d’en apprendre davantage sur la fondation et les premières années de la ville minière, grâce à un spectacle déambulatoire conçu par Véronique Filion et Bruno Turcotte, artistes-fondateurs des Productions du Raccourci.

L’Histoire unique de Val-d’Or

Le parcours théâtral amènera les participants à explorer le centre-ville historique de Val-d’Or, le long de sa mythique 3e avenue et de ses alentours, pour découvrir les histoires qui ont marqué les débuts de cette ville minière hors du commun. Les personnages et les événements de cette époque prendront vie devant le public, grâce aux nombreux tableaux mis en scène tout au long du parcours.

Accompagné de musiciens et d’une troupe de comédiens et de figurants, un guide partagera des anecdotes étonnantes sur la ville et sa fondation, telles que l’histoire derrière l’apostrophe du nom Val-d’Or, le recrutement des immigrants européens lors de la fondation de la ville, les nombreuses fraudes et contrebandes des débuts, ainsi que l’histoire de personnalités inspirantes de la ville, tout en mettant en lumière la richesse de son patrimoine minier, politique, religieux, commercial et multiculturel !

Une équipe de professionnels impliqués

Parmi les collaborateurs de ce projet, on retrouvera bien entendu Bruno Turcotte, concepteur, directeur de production et producteur délégué et Véronique Filion, conceptrice, directrice artistique, auteure et metteur en scène, mais également le chef d’orchestre, enseignant et tromboniste Neal Bennett, à titre de concepteur musical; l’artiste multidisciplinaire Mélanie Roberge, collaboratrice théâtrale; Julie Jackson, propriétaire de l’entreprise My Lady Couture, à titre de conceptrice visuelle – décors et costumes; Dévy Bédard, responsable des installations techniques; Ann-Julie Charbonneau, responsable de production; Paul-Antoine Martel, conseiller au contenu et Serge Bordeleau de Nadagam Film, concepteur multimédia. D’autres collaborateurs se joindront au projet d’ici l’été prochain.

Un projet mis en place dès l’été 2018

Les représentations de Val-d’Or vous raconte son histoire débuteront dès l’été prochain, du 29 juillet au 15 août 2018 les dimanches après-midi, et les lundis, mardis et mercredis soir. Plus de détails seront dévoilés dans les mois à venir.

Appel à la participation

Les Productions du Raccourci profitent de l’occasion pour inviter les intéressés à participer à titre d’acteurs ou de figurants à ce projet formateur et enrichissant. Nul besoin d’avoir de l’expérience, seulement de la motivation et de la disponibilité ! Des rôles sont disponibles pour tous les âges et tous les niveaux d’expérience, et des formations seront offertes aux participants. Peu importe l’âge, la langue parlée ou l’occupation, les curieux et les dégourdis sont invités à faire partie de la troupe !

Deux soirées d’informations sont offertes pour les intéressés : le mercredi 29 novembre à 18h et le dimanche 3 décembre à 10h30.

Pour plus d’informations et pour s’inscrire : valdorvousraconte.com.

Productions du Raccourci

Productions du Raccourci inc. se spécialise dans la production d’événements et d’activités artistiques à caractère culturel, éducatif, touristique ou social ainsi que dans la réalisation d’événements artistiques professionnels d’envergure. Les projets phares des dernières années sont La folle odyssée de Bernadette, Ballade théâtrale sur la rivière, la bande dessinée Michel et le Loup, La virée légendaire Accent Plein-Air, le circuit historique théâtral Amos vous raconte son histoire, l’école de théâtre La Rallonge.

Pour suivre l’aventure sur Facebook, c’est ici !

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Pour plus d’information ou pour toute demande média

Alexandra Turgeon
514 475.2655
alexandra@turgeoncom.ca

Source

Les Productions du Raccourci
productionduraccourci.com

Val-d'Or vous raconte son histoire circuit théâtral historique
L’architecture de Val-d’Or: surprenante et avant-gardiste

L’architecture de Val-d’Or: surprenante et avant-gardiste

Il y a deux ans, je recevais un appel d’une étudiante à la maîtrise en architecture à l’Université de Montréal me demandant des détails sur les tours de ville que nous offrons. Les étudiants de sa cohorte et elle planifiaient un séjour en Abitibi-Témiscamingue pour en apprendre davantage sur l’architecture de la région. J’ai donc créé un tour de ville sur mesure pour lui faire découvrir l’architecture de Val-d’Or. Pour ce faire, j’ai eu la chance de recevoir la précieuse aide de la directrice du Centre d’exposition de Val-d’Or, Carmelle Adam. Le Centre d’exposition avait monté une exposition à ce sujet en 2010 alors beaucoup de matériel était disponible, dont le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde ».

En construisant le tour de ville, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une histoire riche, surprenante, remplie de modernisme et d’avant-garde! Le mot de Carmelle dans le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde » décrit d’ailleurs merveilleusement bien cette découverte sur cette portion de Val-d’Or :

« Traiter d’un sujet tel que l’architecture moderne dans un contexte hors métropole et de surcroît en région éloignée n’est pas un projet gagné d’avance. Cependant, il suffit de parcourir les rues de la Ville de Val-d’Or pour y constater l’affirmation de son architecture moderne; ses institutions publiques constituent un véritable héritage d’un patrimoine bâti représentatif de cette période charnière dans l’identité contemporaine de la collectivité. »

-Carmelle Adam

Lorsqu’on ne connaît pas l’histoire architecturale de la ville et son contexte historique, on ne s’attarde pas vraiment aux bâtiments. Ce ne sont que des blocs ou des immeubles qui abritent des organisations ou des gens. Mais lorsqu’on prend la peine de lire le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde » ou « Vivre à Bourlamaque » (publication de la Cité de l’Or éditée en 2015) ou encore de télécharger l’application Val-d’Or Moderne et de se balader dans la ville, « sweet cheezy muffin », je te jure qu’on ne voit plus du tout que des constructions! On voit la créativité, la débrouillardise, l’Audace avec un grand « A » et la fierté d’une poignée d’architectes, de bâtisseurs et de Valdoriens.

Je ne peux pas te raconter l’histoire de l’architecture de Val-d’Or; il y aurait bien trop de choses à te dire. Par contre, je peux piquer ta curiosité pour que tu fasses le pas et achète un des livres sur son histoire ou télécharge gratuitement l’application Val-d’Or Moderne pour la découvrir.

Savais-tu que? Faits et anecdotes sur l’architecture à Val-d’Or

Les premiers architectes sont débarqués à Val-d’Or à la fin de l’année 1936 et au début de 1937.

Ils étaient trois : Auguste Martineau, Albert S. Macduff et Camille Chevalier. Camille Chevalier a d’ailleurs conçu plus d’une dizaine de bâtiments dont plusieurs représentent l’avant-gardisme caractérisant Val-d’Or (la stèle à l’entrée est de la Ville, l’entrepôt de la brasserie Dow qui est maintenant le restaurant L’Amadéus ou encore la tour commémorative du 10e anniversaire de la ville) et fut le premier architecte à travailler pour Hydro-Québec.

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L’immeuble abritant le restaurant l’Amadeus a été construit en 1940 et conçu par l’architecte Camille Chevalier. À cette époque, il s’agissait d’un entrepôt pour la brasserie Dow.

L’hôtel de ville de Val-d’Or, construit en 1964, est le premier hôtel de ville contemporaine qui a été construit en Abitibi-Témiscamingue.

D’une symétrie parfaite, presque entièrement vitrée, avec ses murs revêtus de carreaux de pierre sciée d’un des plus beaux granits du Québec, le Rouge Diamant, et son imposante marquise qui flotte dans les airs, ce bâtiment est un joyau de l’architecture à Val-d’Or. D’ailleurs, les entrepreneurs qui ont bâti l’hôtel de ville croyaient que cette marquise ne tiendrait jamais et qu’il faudrait y ajouter des poutres.

Circuit historique Val-d'Or attrait touristique

L’hôtel de ville de Val-d’Or, construite en 1964 et conçue par les architectes Monette et St-Denis.

Le grand céramiste québécois Claude Vermette a participé à l’art urbain de Val-d’Or

De réputation internationale, l’artiste peintre et céramiste est un pionnier de l’art intégré à l’architecture. Il est l’auteur d’œuvres dans les métros de Montréal de Place-des-Arts, Saint-Laurent, Jean-Talon et McGill. À Val-d’Or, on lui doit la murale dans le hall de l’hôtel de ville et du mur extérieur à l’école secondaire Le Transit.

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À gauche la murale de briques émaillées que l’on retrouve à l’école secondaire Le Transit et à droite celle que l’on peut observer dans le hall de l’hôtel de ville de Val-d’Or.

L’architecture pour tout le monde

Plus récemment, j’ai eu la chance de participé au tour de ville La Grande virée valdorienne avec Paul-Antoine Martel et Serge Larocque. Présenté dans le cadre des Journées de la culture par le Centre d’exposition, on y faisait le tour de Val-d’Or pour y découvrir une partie de son histoire architecturale. Moi qui croyais en savoir une très bonne partie, j’ai encore été flabbergastée! Quelque chose m’a marquée dans ce tour de ville : la mixité architecturale. Les maisons sont toutes différentes l’une de l’autre, que ce soit par les matériaux utilisés, leur style ou encore leur grandeur. D’ailleurs, on voit une grande mixité sociale partout dans la ville. Il y a peu de quartiers qui sont totalement nantis ou plutôt modestes. On peut voir une très grosse maison qui sent le succès financier à plein nez située juste à côté d’une petite maison simple. Peu importe dans quel quartier de la ville tu te promènes, tu pourras te rincer l’œil et l’intérêt architectural.

Je te suggère fortement de télécharger l’application Val-d’Or Moderne sur ton téléphone. Cette application te propose des textes, les enregistrements des textes, des cartes interactives, des vidéos et un quiz pour tester tes connaissances. Il y a aussi six parcours déambulatoires sur des thèmes différents pour découvrir la ville.

Mon conseil (en plus de celui de télécharger l’application Val-d’Or Moderne) : promène-toi, regarde, observe, sois curieux et attentif. Tu découvriras un aspect souvent méconnu de la ville et de son histoire, mais tellement intéressant! Bonnes découvertes!

Livre architecture de Val-d'Or 75 ans d'avant-garde Centre d'exposition de Val-d'Or

 Le livre L’architecture de Val-d’Or; 75 ans d’avant-garde est en vente au coût de 30$ au Centre d’exposition de Val-d’Or.

Vivre à Bourlamaque histoire et architecture

L’ouvrage Vivre à Bourlamaque traite d’une petite ville industrielle modèle: Bourlamaque. Le lecteur y découvrira la ville dans son ensemble, au-delà des limites de ses sites et bâtiments patrimoniaux, à travers des facettes de son histoire jusqu’à présent peu étudiées.

application voyage tourisme Val-d'Or architecture d'avant-garde

L’application Val-d’Or Moderne est facile et agréable à utiliser. L’utilisateur y aura accès à des textes, photos, enregistrements, vidéos, quix et carte intéractive.

Les Journées de la culture 2017 à Val-d’Or

Les Journées de la culture 2017 à Val-d’Or

Sous le thème du patrimoine culturel, les Journées de la culture 2017 auront lieu du 29 septembre au 1er octobre. Durant trois jours, près de 10 activités seront offertes gratuitement à tous favorisant un plus grand accès aux arts et à la culture. L’histoire et le patrimoine, l’architecture, la musique, la littérature, la photographie et l’art numérique seront autant de formes d’art qui seront explorées durant les 21e Journées de la culture.

Programmation de Val-d’Or des Journées de la culture 2017

Vendredi, 29 septembre 2017

Aux écoles primaires École St-Isidore, École Saint-Philippe, École des Explorateurs, École Ste-Marie, École St-Sauveur, École Notre-Dame-de-Fatima et École alternative Papillon-d’Or,

Des centaines d’élèves des écoles primaires de Val-d’Or donneront le coup d’envoi aux Journées de la culture en participant au projet « Une chanson à l’école »

 

17 h – Centre d’exposition de Val-d’Or

Vernissage de l’exposition extérieure « Vingt fois Val-d’Or » : 20 citoyens valdoriens, sous la supervision de l’auteur Bruno Crépeault, racontent 20 trésors culturels valdoriens illustrés par l’artiste, Caroline Trudel.

Les auteurs sont : Benjamin Turcotte, Dominic Ruel, Geneviève Pelletier, Caroline Rondeau, Yan Bienvenue, Jonathan Grignon, Alex White, Mélanie Roberge, Justine Lalonde, Patricia Grignon, Sabrina Piché, Hélène Dallaire, Josée Lafleur, Serge Bordeleau, Karine Murphy, Michelle Bourque, Pierre Van Eeckhout, Francis Murphy, Paul-Antoine Martel et Bruno Crépeault.

Samedi, 30 septembre 2017

10 h – Pirouette et Girouette

« FRIMAT surprend-moi » avec Théâtre Régal

 

10 h à 15 h – Cité de l’Or

Visites gratuites des expositions « De l’or plein les veines » et « Chez nous à Bourlamaque »

 

10 h 30 – Bibliothèque de Val-d’Or

Heure du conte pour les 3 à 6 ans

 

13 h – « La Vraie virée valdorienne : Val-d’Or Moderne », Départ au Complexe culturel Marcel-Monette

Un circuit patrimonial avec Paul-Antoine Martel et Serge Larocque basé sur l’application numérique du Centre d’exposition de Val-d’Or, « Val-d’Or moderne » traitant de l’histoire architecturale de la ville.

Réservations obligatoires au Centre d’exposition dès le mardi, 5 septembre.

Dimanche, 1e octobre 2017

10 h à 15 h – Cité de l’Or

Visites gratuites des expositions « De l’or plein les veines » et « Chez nous à Bourlamaque »

 

11 h 30 – Place Agnico Eagle

Pendant le Marché public de la Vallée-de-l’Or, “FRIMAT surprend-moi” avec Théâtre Régal

 

13 h 30 – Centre d’exposition de Val-d’Or

Visite guidée de l’exposition « L’Abitibi-Témiscamingue sur vinyle » avec Félix B. Desfossés, commissaire et surprises!

 

19h – Cinéma Capitol

Projection gratuite du Ciné-Club Promovues

Centre d'exposition de Val-d'Or exposition extérieure photographies

L’exposition extérieure du Centre d’exposition de Val-d’Or est située, au long de la piste cyclable, sur le Sentier J-P Roland Fortin, devant le Complexe Marcel-Monette et dans le quartier industriel sur le boulevard Jean-Jacques Cossette.

De l'or plein les veines exposition permanente Cité de l'or Val-d'Or

Située dans le bâtiment principal (la sécherie), l’exposition “De l’or plein les veines” évoque l’histoire des travailleurs miniers de 1920 à aujourd’hui et expose le rôle important qu’a joué la mine Lamaque aux plans, économique, social et culturel.

L’exposition interactive « Chez nous à Bourlamaque », de la Maison historique du Village minier de Bourlamaque, au 123 avenue Perrault, vous fera découvrir le mode de vie des familles d’antan sous différentes thématiques.

Voyager à travers les gens

Voyager à travers les gens

Je travaille à l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or depuis de nombreuses années et je suis encore très passionnée par mon travail, car chaque journée ne se ressemble pas. Au fil du temps, j’ai eu le privilège de rencontrer des visiteurs provenant des quatre coins de la planète. Autant nous pouvons avoir un impact sur l’expérience des visiteurs et leur découverte de notre destination, autant ils ont un impact sur nous dans ces rencontres où l’être humain est au centre des souvenirs de chacun. Je me permets de te raconter quelques souvenirs et anecdotes de voyageurs qui m’ont marquée au fil du temps.

De l’Allemagne au Canada

Au milieu des années 90, je faisais beaucoup d’accueil au bureau d’information. Notre destination était encore moins connue qu’aujourd’hui et le simple fait de s’aventurer au-delà de la Réserve faunique La Vérendrye était un exploit en soi pour de nombreux visiteurs. Mais certains touristes étrangers l’ont fait. Je me souviendrai toujours d’un jeune couple d’Allemands dont la dame était enceinte de quelques mois. Ils traversaient le Canada en motorisé et ne parlaient ni le français ni l’anglais. De mon côté, je me limitais au français, à l’anglais et quelques mots d’espagnol (como esta? cerveza por favor et vino tinto!). Nous étions loin de pouvoir communiquer ensemble aisément. Après avoir laissé tomber la gêne de la barrière de la langue, nous avons fini avec imagination et persévérance à nous comprendre. Le jeune couple cherchait de l’information sur les campings le long de leur itinéraire. Ils sont même revenus au bureau plus tard dans la journée pour m’offrir une fleur afin de me remercier. Dans ce cas-ci, un geste vaut mille mots.

La traversée de l’océan avec un motorisé

Grâce à notre travail, nous avons la chance de voyager à travers les visiteurs qui partagent leurs récits de voyage avec tellement d’enthousiasme. Il n’y a pas si longtemps, nous avons reçu un homme originaire de France d’un certain âge. Il avait déjà parcouru les deux côtes américaines longeant ainsi l’océan Atlantique d’un côté et le Pacifique de l’autre et une partie du Canada en solitaire. Dans son récit de voyage, il nous expliquait les ennuis mécaniques qu’il avait eu avec son motorisé. De plus, il lui était presque impossible de réparer son motorisé ici, car c’était un modèle européen qu’il avait traversé en bateau. Il devait le rapporter en Europe afin de le réparer, mais il promettait de revenir avec seulement son sac à dos pour terminer son voyage de plus d’une année.

De la plongée sous-marine à la motoneige

Un couple de la Guadeloupe préparait un voyage de motoneige au Québec. Pour ce faire, ils ont contacté, entre autres, le bureau d’information touristique de Val-d’Or. Pendant plusieurs semaines j’ai échangé avec eux afin de répondre à toutes leurs questions et de m’assurer que tout serait bien organisé à leur arrivée pour un séjour mémorable. Nos échanges sont devenus de plus en plus fréquents et de plus en plus amicaux. Nous échangions sur le temps qu’il faisait (pendant qu’on gelait au Québec avec nos -30 degrés, eux faisaient de la plongée sous-marine pratiquement tous les jours!). Lors de leur séjour, je suis allée les rencontrer le temps d’un déjeuner. Ils avaient même eu l’attention de m’offrir en cadeau une boisson typique des Antilles.

La foire aux questions loufoques

Voici le genre de questions que les visiteurs nous posaient avant que Google ne fasse partie intégrante de nos vies :

Est-ce qu’il y a des pirates de la route dans le parc?

La vaste étendue du territoire de la réserve faunique La Vérendrye a toujours influencé l’imaginaire des gens.

Est-ce que vous avez de l’électricité?

Eh oui, c’est une question qui nous a été posée à quelques reprises. Pourtant, le Village minier de Bourlamaque constitué de maisons en bois rond a été érigé en 1934 et 1935 dans le cadre d’un plan d’urbanisme moderne incluant les égouts et l’électricité.

Est-ce que je risque de me faire attaquer par un ours?

Le risque est faible, en Abitibi-Témiscamingue nous avons des ours noirs et non des grizzlis. Généralement, ils sont dix fois plus effrayés que nous et se sauvent dès qu’ils entendent des humains.

Ce qu’il y a de si extraordinaire dans le fait de travailler dans une région comme la nôtre (qui n’est pas pour le tourisme de masse) c’est que nous pouvons offrir un accueil personnalisé à l’échelle humaine. Je crois que c’est ce qui nous distingue, qui rend notre travail si stimulant et qui nous enrichit personnellement.

Rire sous la pluie au Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue

Rire sous la pluie au Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue

J’adore la chanson de King Melrose dont je cite les paroles : “la vie ça se danse sous la pluie même le dimanche ». Quand j’entends ces paroles, ça me rappelle que l’été au Québec est court et qu’il faut profiter de chaque instant. Au fil des ans, les fidèles spectateurs du Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue l’ont compris et se préparent chaque année à tous les risques qu’implique la météo au cœur de l’été. Tout est possible: canicule, pluie légère, orage, temps frais ou tout à la fois dans le même week-end!

Je me considère parmi les habituées du Festival d’humour de l’A-T et j’ai le goût de te raconter ma première expérience d’un spectacle sous la pluie. Ça remonte à 2004. Parmi les artistes, nous retrouvions Louis-José Houde, Les Denis Drolet et Christopher Williams avec une version revisitée de la blague « Pète pis répète s’en vont en bateau » en version show rock heavy metal. Bref, nous passions un superbe moment. Quand nous nous sommes préparés pour la soirée, j’ai dit à mon chum : “nous allons mettre nos manteaux de pluie avec un pantalon de nylon ça devrait faire la job s’il se met à pleuvoir”. Tu te dis pourquoi n’ont-ils pas apporter de parapluie? Et bien, c’est une règle non écrite au festival d’humour : on n’apporte pas de parapluie, car ça cache la vue des spectateurs qui sont derrière. Donc par respect pour eux et pour que tout le monde puisse apprécier les spectacles, on évite les parapluies. On apprend avec l’expérience, à la fin je vais te donner un truc pratique sans utiliser de parapluies (testé et approuvé!).

La soirée commence, nous sommes bien assis dans nos chaises de camping et les artistes défilent sur la scène tous plus hilarants les uns que les autres. Nous voyons des nuages sombres dans le ciel et nous nous disons : « Si ça tombe ce n’est pas notre petit manteau de pluie qui va faire la différence! » Pourtant, il est hors de question de quitter le spectacle… nous avons bien trop de fun! Et là le déluge commence, très peu de gens ont quitté les lieux. Tout le monde attendait que le show continue, car même les artistes sur scène avaient une hésitation à poursuivre tellement il pleuvait! Toutefois, lorsqu’ils ont vu que le public était sagement assis sous le déluge et qu’ils attendaient, ils ont compris que « the show must go on ». À la fin de la soirée, les chaises de camping se sont transformées en piscines (nous avions les fesses qui baignaient dans l’eau). Nos manteaux et nos pantalons de nylon avaient atteint leur limite d’imperméabilité.

programmation 2004 Festival d'humour de l'Abitibi-Témiscamingue

L’affiche du Festival d’humour en 2004. Sur les billets, il y avait une petite pastille où il était écrit “Grattez et sentez”. Une fois cette pastille grattée, elle sentait les cornichons! 

Arrivés à notre voiture, nous étions tellement mouillés que c’était comme si nous avions sauté à l’eau tout habillés. Nous n’avions pas de serviettes pour nous sécher ni pour protéger les sièges de la voiture. Alors il faut ce qu’il faut, nous nous sommes déshabillés dans le stationnement, cachés derrière la portière pour un peu d’intimité (nous ne sommes pas exhibitionnistes quand même!) pour finalement rentrer à la maison seulement vêtus de nos sous-vêtements! Soyez certains que ce jour-là j’ai prié le ciel pour que mon chum ne fasse pas d’excès de vitesse et qu’il respecte à la lettre la signalisation routière. Je nous voyais mal dire : « Bonsoir M. l’agent, nous ne sommes pas cinglés, nous revenons seulement du festival d’humour sous la pluie ».

Pour terminer, laisse-moi te dévoiler « LE truc » pour rester au sec en cas d’averse au Festival d’humour. Il faut t’acheter un de ces fameux ponchos que l’on trouve au Dollorama. Puis, tu l’enfiles et, une fois assis sur ta chaise, tu le passes par-dessus celle-ci pour faire une petite tente. 🙂

Festival d'humour de l'Abitibi-Témiscamingue Val-d'Or

Photo | William Nourry

Ne te méprends pas! Il y a des éditions du Festival d’humour et des soirées gala où le soleil brille et nous réchauffe!