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À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

La photographe que je te présente dans ce billet de blogue a pris de nombreuses photos pour Tourisme Val-d’Or dont six se sont retrouvées dans notre collection de cartes postales. Ses six photos représentent la Cité de l’Or. Il s’agit de Marie-Claude Robert, photographe de formation qui a un style qui inspire la pureté et le calme et dont la créativité est sans fin.

À propos de La Cité de l’Or

La Cité de l’Or  regroupe les sites historiques de l’Ancienne-mine-Lamaque et du Village-minier-de-Bourlamaque. Cet attrait touristique offre de nombreuses activités et expositions dont une visite à 300 pieds sous terre dans les galeries de l’ancienne mine d’or et une exposition dans une maison en bois rond sur le mode de vie des habitants du village dans les années ’40. Pour plus de détails, clique ici.

La photo de la carte postale

Les six photographies de Marie-Claude Robert se retrouvent sur trois de nos cartes postales. Bien que nous ayons spécifiquement demandé à Marie-Claude de photographier ces lieux à des fins promotionnelles et dans le but de faire des cartes postales, il était très intéressant de l’entendre nous parler de la signification de La Cité de l’Or et ses infrastructures selon ses yeux de photographe et d’artiste.

Village minier de bourlamaque photo carte postale québec

La première carte postale propose une photo du Village minier de Bourlamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or chevalement minier val d'or

La seconde carte postale illustre deux chevalements miniers de l’Ancienne-mine-Lamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or visite mine d'or abitibi-témiscamingue

La troisième carte postale propose un ensemble de photos reflétant la visite de la Cité de l’Or.

Photo | Marie-Claude Robert

Selon Marie-Claude, le Village minier de Bourlamaque et l’Ancienne-mine-Lamaque sont le noyau même de la création de Val-d’Or, un pan historique important. C’est un quartier de la ville dans lequel il est possible de replonger dans les débuts de Val-d’Or. « J’ai l’impression d’être dans un lieu encore vivant même si c’est fermé, que c’est transformé en musée. La façon que ça été fait, la façon que ça été aménagé et toutes les visites qu’on peut faire; ils ont été capables de garder ça tellement vivant qu’on est capable de se projeter dans le temps et d’avoir l’impression qu’on est là, dans les prémisses de notre histoire », m’a-t-elle expliqué. Elle a aussi soulevé l’unicité du chevalement minier jaune et caractéristique de Val-d’Or.

 

Petit pan d’histoire avant de poursuivre –

Le 3 mars 1995, alors que La Cité de l’Or venait d’ouvrir en tant qu’attrait touristique, un feu a ravagé l’un des chevalements miniers. Une fois le feu éteint, il ne restait plus que la structure de fer. Les gestionnaires du site ont alors décidé de faire de la limonade avec le citron que la vie leur envoyait et l’on peint en jaune afin d’en faire un symbole fort et unique!

 

Ayant photographié La Cité de l’Or dans différentes occasions, par exemple aussi comme photographe pour le Festival d’humour en Abitibi-Témiscamingue, Marie-Claude peut nous parler des défis de capturer des clichés de cet endroit. Pour elle, il est très important que les photographies puissent rendre justice à ces lieux et leur donner la grandeur qu’ils méritent. Elle me rappelait aussi le défi de photographier un site minier sous terre, notamment causé par le manque d’éclairage. Ce manque de lumière demande plus de technique et d’équipement. Néanmoins, bien réussie, une photo prise sous terre donne un aspect très intrigant et un contraste de couleurs très intéressant.

abitibi-témiscamingue val-d'or visite mine d'or sous-terre

L’une des photos de Marie-Claude prise sous terre et qui montre ce côté mystérieux et les couleurs vives dont elle parle.

Photo | Marie-Claude Robert

Portrait de la photographe Marie-Claude Robert

Valdorienne d’adoption, Marie-Claude Robert est venue s’établir à Val-d’Or par amour. Elle est originaire de Terrebonne où elle a fait une attestation d’études collégiales (AEC) au Collège de photographie Marsan. Depuis son arrivée à Val-d’Or, elle a su s’établir comme photographe professionnelle et graphiste. Cependant, alors qu’elle a suivi 14 mois de formation intensive pour la photographie, Marie-Claude a appris le graphisme de façon autodidacte grâce à son embauche dans une petite compagnie. Comme elle avait toutefois déjà l’œil aiguisé pour l’image, cet apprentissage s’est fait facilement. Maintenant, ses compétences dans les deux domaines s’influencent l’une et l’autre et font grandir son talent.

Spécialisée grâce à ses études dans la photographie commerciale, elle apporte toutefois sa signature dans tous ses contrats avec sa touche naturelle, vivante et le moins lissé possible. Selon la photographe, il est très important d’ajouter une touche de créativité dans un contrat commercial. « Oui, ça prend un côté technique qui est solide pour remettre des photos présentables, mais les gens viennent te chercher parce que, quelque part, il y a la touche que tu mets à l’intérieur de tes photos, ta signature ».

Flash sur la photographie

La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes.

Bien qu’elle ait terminé sa formation en 2010 et qu’elle vive de la photographie à temps plein depuis trois ans, Marie-Claude s’intéresse à la photographie depuis qu’elle est jeune. En fait, on peut lire dans son album de finissants de sixième année du primaire : « Que veux-tu faire plus tard : photographe » ! Après une petite période d’oubli (secondaire et Cégep), Marie-Claude a eu un flash (crédit jeu de mots: Marie-Claude Robert) : elle adorait cette forme d’art, que ça avait. Ça lui ait revenu comme une apparition alors qu’elle suivait un cours d’histoire de la photographie à l’université. – La vie est bien faite, tu ne trouves pas ?

Quand je lui ai demandé ce qu’elle aimait dans la photographie, elle m’a répondu que ça lui donnait l’impression d’avoir un très grand sentiment de liberté. La liberté d’arrêter le temps, d’immortaliser un moment selon sa vision, à sa façon. « La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes ».

De la photographie de portrait à la photographie architecturale

Quand il est question de style de photographie, Marie-Claude est comme un mini-wheats! D’un côté, elle accorde une immense importance à l’humain. Elle aime faire des portraits pour capter l’émotion, des sentiments et des moments clés d’une vie. Parallèlement à cet intérêt, elle apprécie aussi tout ce qui est géométrique et linéaire. Elle comble ce besoin en prenant des photos architecturales, de coins de mur ou de décor en y donnant pratiquement un air abstrait.

Peu importe le style de photos qu’elle fait, Marie-Claude cherche toutefois toujours à rester originale. Elle souhaite rester alerte pour ne pas stagner dans un style.

Photographe famille val d'or

L’un des portraits pris par la photographe Marie-Claude Robert.

Photo | Marie-Claude Robert

Photo architecture Marie-Claude Robert photographe

Le style architecturale de la photographe Marie-Claude Robert est bien représenté dans cette photographie.

Photo | Marie-Claude Robert

Marie-Claude est la preuve que la photographie commerciale peut avoir un côté créatif. Peu importe le style ou le cadre dans lequel elle prend un cliché, cette photographe sait intégrer le calme et la pureté à travers ses photos. On y voit toujours une histoire et une émotion. Tu peux admirer les photos de Marie-Claude sur sa page Facebook en cliquant ici ou encore sur sa page Instagram en cliquant ici.

Histoires de peur

Histoires de peur

Qui dit octobre dit aussi Halloween, et qui dit Halloween dit aussi histoires de peur! Il y en a de toutes sortes et certaines mettent en doute notre rationalité. Il y en a des biens populaires partout dans le monde, mais saviez-vous qu’il y en a aussi ici même à Val-d’Or? Laisse-moi t’en raconter quelques-unes.

Le fantôme Oscar de la place Hammond

L’histoire du bâtiment de la place Hammond remonte à loin. Ce fût le centre administratif de la mine Siscoe au début des années 30 avant d’avoir été sectionné en trois et déménagé à Bourlamaque pour devenir l’hôtel de ville en 1954. Les locaux étaient également occupés par le bureau de poste ainsi que les services de police. C’est pourquoi une prison avait été installée au sous-sol de la bâtisse, prison qui y est toujours. Par contre, l’espace est converti en voûte pour y ranger des documents et des archives. Jusqu’à ce jour, différents ministères et organisations ont logé dans ces bureaux. À présent, ce sont les bureaux administratifs de la MRC de La Vallée-de-l’Or qui occupent la place Hammond.

hôtel de ville Bourlamaque archive

Déménagé de la mine Siscoe en 1954, ce bâtiment deviendra à compter de 1958, l’hôtel de ville et le bureau de poste de Bourlamaque. Fonds Armand Beaudoin

Depuis plusieurs années, les employés qui travaillent dans ce bâtiment sont témoins de bruits inquiétants et d’ombres. Après maintes manifestations hors de l’ordinaire, ceux-ci en sont venus à en déduire qu’un personnage occupe les lieux depuis bien longtemps. Il s’appellerait Oscar. Autrefois, il aurait été détenu dans la prison au sous-sol de la place Hammond et aurait fini par se pendre dans sa cellule. Cela pourrait sembler d’un fantôme effrayant, mais en dehors de faire peur et inquiéter de temps à autre, celui-ci n’a jamais fait de mal à personne, rassure-toi.

Il y a près de 25 ans, une employée du nom de Denise a été témoin du passage d’Oscar. Elle raconte que c’était lors d’un matin où elle était allée travailler très tôt. Elle était seule sur les lieux. Elle est entrée dans son bureau et à peine s’était-elle installée qu’elle a vu quelqu’un passer furtivement devant sa porte pour entrer dans le bureau juste à côté du sien. Elle s’est empressée d’aller voir qui avait bien pu passer si vite. Elle n’a trouvé personne aux alentours. Elle était toujours seule dans le bâtiment. Était-ce le fruit de son imagination encore endormie ou Oscar s’était bien montré ce jour-là?

Une autre situation semblable s’est produite le 9 décembre 2005 pour être exacte. C’était lors du party de Noël annuel du bureau. Tous les employés ainsi que leurs conjoints étaient réunis au sous-sol dans la salle du conseil de la MRC. Plus tard dans la soirée, ils ont commencé à jouer à des jeux de société. Alors que tout le monde avait bien du plaisir, ils ont tous entendu des pas dans l’escalier aussi fort que si quelqu’un courait. À ce moment, ils ont arrêté de jouer et leur réflexe fut de regarder si tout le monde était bien présent. C’était bien le cas. Quelqu’un d’autre ou quelque chose avait donc causé ce tel vacarme. Des employés sont remontés et ont commencé à faire le tour pour voir si une porte avait pu être déverrouillée pour que quelqu’un s’introduise par effraction. Après vérification, tout semblait dans l’ordre. Ils n’ont trouvé personne et aucun objet n’était tombé. Ce soir-là, y avait une belle couche de neige nouvellement tombée qui aurait certainement trahi l’introduction d’un dans le bâtiment. Mais il n’y avait absolument aucune trace de pas à l’extérieur. Peut-être que c’était Oscar alors qui regardait avec envie les employés avoir autant de plaisir…

Le lac du mauvais esprit

Connaissez-vous la légende du lac Matchi-Manitou?

Ce lac est situé dans la ville de Senneterre, dans la MRC de La Vallée-de-l’Or. Son nom signifie « mauvais esprit ». Une légende autochtone raconte qu’il y a bien longtemps, un grand chasseur d’orignaux chassait autour de ce lac. C’était le meilleur. Il arrivait à traquer les plus grosses bêtes et son territoire de chasse était immense. Plus il en tuait et plus il en vendait. À l’approche de la saison froide, tout le monde devint dépendant de son marché de viande. Rien ne pouvait l’arrêter. Il continuait à traquer et tuer partout autour du lac jusqu’à en prendre plaisir. L’égoïsme commençait à se faire sentir. Il hésitait même à vendre sa viande et la gaspillait à l’occasion.

lac matchi-manitou Abitibi-Témiscamingue

Le lac Matchi-Manitou est situé à 60 km de Val-d’Or.
Impression d’écran de Google Maps

Par un soir d’automne calme et un peu froid, de l’autre côté du lac, le chasseur débitait sa bête. La nuit commençait à tomber alors il se dépêcha à l’embarquer dans son canot pour la rapporter à son campement. Alors qui commençait à ramer, le vent se leva. Il soufflait de plus en plus fort et créait de grandes vagues. La panique commença à s’emparer du chasseur. L’eau se mit à embarquer dans le bateau. Des rafales de pluie tombaient. Son canot d’écorce naviguait dans la houle sans contrôle. C’est alors qu’il décida de balancer la carcasse de l’animal à l’eau, il causa un contrepoids et fit chavirer son embarcation.

Le lendemain, ceux qui l’avaient tant détesté ont retrouvé sur le lac un canot d’écorce à la renverse. Ils se sont dit qu’une justice avait peut-être été faite. Peut-être avait-il été puni pour son égoïsme; il avait attiré sur cette terre le mauvais esprit qui était venu le chercher. C’est pourquoi ce nom a été attribué à ce lac.

Une mort glaciale

Stanley Siscoe archive mine siscoe val-d'or

Stanley Siscoe
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or-Fonds Gilbert Tardif

J’imagine que tu n’es pas sans savoir que Stanley Siscoe, le fondateur de la mine Siscoe à Sullivan, est mort gelé sur ce même lac.

Stanley Siscoe était un Polonais qui s’appelait à l’origine Stanlaw Siskwo. Il a changé de nom en arrivant au Canada parce que c’était moins difficile à prononcer. Il est connu pour avoir découvert, en 1912, la mine Siscoe qui porte son nom. Celle-ci fût en exploitation de 1929 à 1949. Elle est située sur l’île Siscoe, un territoire qu’occupaient des Autochtones à son arrivée. Ceux-ci furent chassés de l’endroit en raison du développement de la mine et des infrastructures de l’île.

Mine Siscoe Val d'or archive

Un convoyeur achemine du haut des airs le minerai extrait de la mine Siscoe jusqu’au moulin, ici à droite.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Ben Sirois.

Malheureusement pour monsieur Siscoe, il n’a pas vécu suffisamment longtemps pour assister à la période complète de l’exploitation de la mine. Au mois de mars 1935, l’homme d’affaires revenait de Montréal en avion. La température extérieure était infernale : grandes bourrasques de vent, tempête de neige et froid glacial. Ces conditions météorologiques ont forcé le pilote à faire atterrir l’avion d’urgence et ils ont abouti sur un lac gelé près de Senneterre, le lac Matchi-Manitou. L’appareil pris dans la glace, ils attendirent du secours deux jours durant. Stanley Siscoe était frigorifié et affamé. Il décida de marcher en direction du sud. Il fût retrouvé mort gelé le lendemain, étendu sur la neige. Des clichés ont été pris à ce moment, deux différents. Un montrant l’homme sur le dos et l’autre très semblable, mais avec des billets de banque autour de lui. Un trucage photo? Quelqu’un est venu piller le mort? Aurait-il lancé son argent dans un dernier geste de désespoir en se disait que sa grande fortune ne l’aura pas sauvé de la mort? Certains aiment à croire que le mauvais esprit serait venu le chercher pour le punir d’avoir repoussé les Autochtones afin construire la mine Siscoe. Le mauvais esprit ne pardonne jamais…

Mort de Stanley Siscoe archive

La dite photo de Stanley Siscoe retrouvé mort gelé sur le lac Matchi-Manitou.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Gilbert Tardif.

Comme dirait Paul-Antoine Martel, un Valdorien passionné de l’histoire de la ville, Val-d’Or est un terreau fertile pour les histoires de peur et les rumeurs mystérieuses. Si tu veux connaître plus de rumeurs et d’histoires mystérieuses, tu peux regarder l’émission de TVC9 qu’il a coanimée, La Chasse aux rumeurs, en cliquant ici. Les histoires que je t’ai racontées viennent d’ailleurs de l’un de ces épisodes.

 

Photo de couverture | Jack Cain sur Unsplash

Une semaine des personnes aînées – programmation 2018

Une semaine des personnes aînées – programmation 2018

Du 22 au 28 octobre prochain aura lieu la première édition de la Semaine des personnes aînées sous le thème « Luttes, espoirs et victoires ». Pour l’occasion, une foule d’activités variées sont offertes à tous et ce, gratuitement. Ce nouvel événement a pour but de réfléchir sur l’apport et l’implication des personnes aînées dans notre société, de faire valoir le patrimoine bâti, de présenter certains services ou activités et de réunir les personnes aînées dans un esprit ludique.

La programmation

Pour une première édition, les participants ne seront pas en reste puisque les activités proposées sont nombreuses et très variés. Alors que des ateliers, des tables rondes et des conférences sont prévues afin d’informer et de réfléchir, des activités plus sportives sont aussi au programme afin de faire bouger les gens et leur faire découvrir les infrastructures à Val-d’Or. La culture sera aussi au programme proposant par exemple un hommage à Gilles Vigneault et un tour de ville sur le patrimoine bâti et humain.

Lundi 22 octobre 2018

Entraînement à la Forêt récréative – 10h – 179, chemin de l’aéroport
Entraînement extérieur ou intérieur avec équipement. Visite des installations et présentation des services offerts.

Table ronde – 14h à 16h – Complexe culturel Marcel-Monette, salle Les Insolents, 600 7e Rue
Thèmes : Luttes, espoirs et victoires

Mardi 23 octobre 2018

Centre de bénévolat – 10h à 11h30 – 300 chemin de la gare
Visite guidée et explication des services. Réservez votre place auprès de Karine Fréchette au 819 825-0154 poste 23

Résidence funéraire de l’A-T – 14h – 1746, 3e Avenue
Présentation du procédé d’aquamation et des arrangements funéraires préalables par Patrick Blais, directeur général

Mercredi 24 octobre 2018

Déjeuner-conférence « L’aide médicale à mourir » – 9h30 à 12h – 1072, 2e Avenue
Présentation légale et témoignages. Invitées : Marianne Bourget Gagnon et Suzane Filion

Programme « P.I.E.D. » – 13h à 14h – 1300 chemin Sullivan
Autogestion des soins : présentation et démonstration des programmes.

Géniesages – 14h à 15h – 1300, chemin Sullivan
Jeu-questionnaire de culture générale, venez participer et partager votre savoir.

Hommage à Vigneault – 19h30 – Salle Félix-Leclerc, 600, 7e Rue
Venez fêter les 90 ans de Gilles Vigneault avec Daniel Saint-Germain, Jacques Aubé et Valéry Saint-Germain. – GRATUIT – Billets disponibles à la bibliothèque de Val-d’Or ou en ligne sur ticketacces.net

Jeudi 25 octobre 2018

Caravane du service d’entraide familiale – toute la journée
Visite des résidences de personnes aînées. 10h : Le Boréal. 13h30 : Le domaine des pionniers

Chorale et chansons – 13h30 à 15h – 111, rue Sylvestre
Chorale « Les voix du cœur ». Madeleine Boudreay, chansons françaises à la résidence Le Boréal

Film «  Le viel âge et le rire » – 15h30 à 17h – Cinéma Capitol, 143, avenue Perrault
Selon Fernand Dansereau, réalisateur « C’est le rire du vieillard qui exprime la plus grande sagesse ».

Vendredi 26 octobre 2018

Yoga sur chaise – 10h30 à 11h30 – 1301, rue Delorimier
Venez découvrir les bienfaits du yoga avec Audrey Dufour, professeure de yoga. Réservez votre place au 819 825-8280 poste 6 avant le 24 octobre, 16h.

Match d’impro – 13h30 à 15h30 – 1301, rue Delorimier
Improvisation présentée par le groupe de personnes aînées. Venez voir ou participer en grand nombre.

Samedi 27 octobre 2018

Visite du patrimoine bâti – 10h30 – Complexe culturel Marcel-Monette,  600, 7e Rue

Tourisme Val-d’Or vous fait découvrir la ville; son histoire, sa culture, son économie, son patrimoine et plus encore. Circuit autobus. Départ au Complexe culturel Marcel-Monette

Conférence avec Bruno Bégin – 13h30 – 675, 1re Avenue

« Créez l’effet VR » et passez en mode Vitalité Retraite. Présentée à la salle la SUM de l’UQAT. Billets gratuits auprès de Karmen Ayotte au 819 355-5050.

L’importance des aînés

Lors de la conférence de presse annonçant cette première Semaine des personnes aînées, le comité organisateur a donné de nombreuses statistiques démontrant l’apport des aînés dans notre communauté. « Selon les données de Statistique Canada 2016, 9 065 personnes sont âgées de 65 ans et plus dans la MRC de La Vallée-de-l’Or. Près d’une personne sur quatre de cette catégorie consacre de son temps pour faire du bénévolat. En moyenne, les personnes âgées de 65 ans ou plus ont consacré environ 190 heures annuellement à des activités bénévoles, ce qui est de loin le nombre le plus élevé observé pour un groupe d’âge », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Origine du nom des villes de l’Abitibi

Origine du nom des villes de l’Abitibi

Quelles théories obscures sont à l’origine du nom de Val-d’Or ? Ou encore, d’où provient le nom de la ville d’Amos ? Disait-on des Rouynois ou des Rounyiens ?  On a creusé dans les actes de naissance de notre belle région et on a trouvé réponses à toutes ces questions sur l’origine et la signification du nom des grandes villes de l’Abitibi.

Val-d’Or

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Crédit photo : Christian Leduc

Plusieurs théories sont en compétition quant à l’origine du nom de notre ville minière où a été ouverte la première mine d’or en Abitibi. Apparemment, l’appellation Valléedor aurait été utilisée avant celle de Val-d’Or, pour laquelle l’apostrophe aurait été proposée un peu plus tard par un citoyen. Une théorie nous vient d’une petite île près de Cap-de-la-Madeleine, Île Valdor, dont les petites plages de sable fin et doré ont donné l’idée du nom. La ville aurait été nommée ainsi par la suite.  Selon une autre hypothèse, ce serait en raison d’une compagnie de tabac qui fabriquait et distribuait les cigarettes et le tabac Valdor. Il faut aussi savoir qu’en 1935, la région était déjà surnommée la Vallée de l’or, une appellation qui fut retenue pour identifier notre MRC.

L’explication la plus simple et la plus plausible demeure la forte présence de l’or dans le sous-sol valdorien (meuh ?!). À ce métal on aurait ajouté Val, appellation à l’honneur en ces temps-là. Fait intéressant, le nom qui était donné au territoire avant qu’il ne soit nommé ainsi est Kapikitapikak, qui veut dire « plateau avec une roche qui dépasse » dans la langue autochtone anicinabe.

Rouyn-Noranda

Rouyn-Noranda par Mathieu Dupuis

Crédit photo : Mathieu Dupuis

Notre capitale-nationale du cuivre doit son existence au mariage des municipalités de Rouyn et de Noranda en 1986. On la nomme ainsi en hommage à Jean-Baptiste de Rouyn, capitaine de Rouyn qui reçut la prestigieuse croix de Saint-Louis, médaille remise pour acte de bravoure. Noranda, pour sa part, avait d’abord été nommée Horne en l’honneur du prospecteur qui a ouvert la mine de l’autre côté du Lac Osisko. On changea ensuite son nom en s’inspirant de la contraction des mots Nord et Canada, qui, à l’origine, devait prendre la forme de Norcanda. Malheureusement, un verre de trop ou une dyslexie momentanée (l’histoire ne le dit pas) causa une distraction chez l’imprimeur qui oublia le «c» et Noranda fut finalement retenu.

Suite à la fusion, on adopte le gentilé Rouynorandiens, qui remplacera ceux de de Rouynois et de Norandiens.

La Sarre

La Sarre par Hugo Lacroix

Crédit photo : Hugo Lacroix

La ville d’Abitibi-Ouest fut nommée ainsi en l’honneur de l’un des régiments qui a servi sous Montcalm, arrivé en Nouvelle-France en 1756. Le régiment de la Sarre avait été formé en 1651 par Henri, duc de La Ferté de Saint-Nectaire, dit Senneterre, maréchal de France (ou Hern, pour les intimes). Le régiment a notamment participé à la bataille de Carillon et à la prise du fort Oswego.

Anciennement, l’endroit était appelé Wabakin, de wàba et akin, que l’on peut traduire de l’anicinabe par « une montagne de bois dur ». Cette appellation avait été suivie de celle de Poisson-Blanc, traduction du nom anicinabe de la rivière Adikameg Sibi.

Amos

Amos par Hugo Lacroix

Crédit photo : Hugo Lacroix

À l’époque de la construction du chemin de fer, le territoire où la ville fut fondée portait le nom algonquin de Koakikashi, qui signifie « portage des grands pins ». Par la suite, il fut nommé Harricana, autrefois orthographié Harricanaw. D’ailleurs, la rivière qui coule au cœur de la ville porte toujours ce nom anicinabe qui signifie « rivière aux biscuits ». On lui doit ce nom aux nombreux galets (ou, comme matante Guylaine les appelle, les pierres de fées) qui reposent tranquillement dans son lit. Lors de sa naissance, la ville pionnière répondait à l’appellation de Latulipe. C’est de monseigneur Élie-Anicet Latulipe, évêque du diocèse qui englobait cette portion de territoire, que nous vient ce nom. Puis, en 1914, la ville d’Amos reçut son nom en l’honneur de lady Alice Gouin, née Alice Amos. Elle était l’épouse de sir Lomer Gouin, premier ministre du Québec à l’époque de la fondation de la municipalité.

Puis qu’elle fut la première ville à naître en Abitibi, Amos est surnommée le Berceau de l’Abitibi et la Fille aînée de l’Abitibi.

Sources

Commission de toponymie du Québec : www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/

Photo | Andrew Neel sur Unsplash

Oui, on a l’électricité

Oui, on a l’électricité

Il arrive parfois qu’on reçoive des appels ou des courriels pour nous demander si on a l’électricité. Eh bien oui, Val-d’Or est muni d’un réseau électrique, internet et d’aqueduc; le gros kit de luxe! D’ailleurs, on a le réseau d’électricité et d’aqueduc depuis la création de Val-d’Or soit en 1935.

Plusieurs pensent que parce qu’on est dans une région éloignée des grands centres urbains du Québec, on est arriéré. Et bien, je leur répondrai : « t’as tout faux l’ami! ». Val-d’Or est une ville innovante et avant-gardiste dans bien des domaines, et ce, depuis ses tout débuts. Elle est peuplée de gens créatifs, dynamiques et débrouillards.

Novateurs depuis 1935

Si on pense au commencement de Val-d’Or, les gens qui sont venus s’installer étaient déjà novateurs. Par exemple, plutôt que de construire des maisons avec des matériaux en provenance de Toronto, on a utilisé les pins et épinettes qu’on venait de couper pour défricher. Personne ne faisait ça à l’époque. Pourtant, c’était beaucoup plus efficient et économique!

Les gens qui ont bâti Val-d’Or étaient débrouillards et créatifs. Ils ont travaillé très fort pour s’offrir une belle qualité de vie dès leur arrivée sur ce territoire totalement sauvage à l’époque.

Village minier de Bourlamaque Val-d'Or Cité de l'or site historique

Le Village minier de Bourlamaque en 1936 lors de sa construction. Il est maintenant l’un des seuls sites historiques encore habité au Québec.

Les entreprises innovent

Quand on parle d’innovation, il est impératif de souligner l’expertise minière en région. Des technologies de pointe, des outils efficients et novateurs, on en retrouve beaucoup ici. Nommons à titre d’exemple le nouveau convoyeur développé par la minière Agnico Eagle pour sa mine Goldex. Afin d’exploiter une zone difficilement atteignable et pour prolonger la durée de vie de la mine, Agnico Eagle a conçu le Rail-Veyor. Celui-ci ressemble à un petit train qui transportera le minerai de la zone Deep 1. Fonctionnant à l’électricité, il permet de réduire l’émission de gaz à effet de serre de la mine en plus de ne nécessiter aucun conducteur, ce qui réduit les risques d’accident. Dans le domaine minier, c’est du jamais-vu!

Une architecture avant-gardiste

Notre paysage architectural est aussi très avant-gardiste. Les premiers architectes sont venus s’établir ici en 1937, soit seulement trois ans après la fondation de la ville. Alors même si on vivait dans un milieu éloigné et sauvage, l’architecture était importante et avait sa place. C’est d’ailleurs à Val-d’Or, en 1960, qu’on a construit le premier hôtel de ville de style moderne en Abitibi-Témiscamingue.

L’audace des architectes a été souvent applaudie sur la scène nationale. La structure du pont Allard, construite en 1943, a d’ailleurs été applaudie dans la revue Canadian Art de 1945. Tu peux en apprendre davantage sur l’avant-gardiste de l’architecture sur le circuit numérique Val-d’Or moderne que tu peux télécharger en cliquant ici.

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Avec son architecture moderne et avant-gardiste l’hôtel de ville de Val-d’Or est toujours aussi élégante, et ce malgré ses 58 ans.

application voyage tourisme Val-d'Or architecture d'avant-garde

Plusieurs thèmes sont abordés dans le circuit numérique Val-d’Or Moderne: bâtiments institutionnels, bâtiments privés, bâtiments d’accueil, édifices religieux et lieux disparus.

T’es pas encore convaincu? Voici des premières, des inventions et des innovations qui ont vu le jour à Val-d’Or :

  • Val-d’Or est la première ville au Québec à avoir construit un carrefour giratoire.
  • La grippe à essouchement, un outil pour défricher, a été inventée par Paul-Émile Ayotte en 1948 réduisant de moitié le temps de passage de colon à cultivateur.
  • Un dispositif pour installer des pieux dans un sol rocailleux a été inventé par le Valodrien d’adoption Rodovan Preradovich (d’origine croate). Ce même dispositif a été approuvé et adopté par Hydro-Québec.
  • En 1984, Roger Massé a créé une aléseuse par percussion (technologie de forage) utilisée dans plusieurs pays.

En 1993, André Landry a écrit et publié le livre À LA BONNE HEURE. Unique au monde, ce livre explique comment construire une horloge faite uniquement de papier.

Bref, si tu te poses la question à savoir si on a l’électricité; c’est oui. On a aussi une belle route large et asphaltée qui se rend jusqu’ici en plus du réseau internet et cellulaire. C’est vrai que traverser une réserve faunique pendant environ deux heures ou 179 km sans voir de population peut paraître effrayant. Toutefois, je te suggère de voir cette traversée comme une introduction à la région; une région de 22 000 lacs et rivières où l’air est pur et la forêt omniprésente, générant un sentiment de calme très agréable. Ne te méprends pas! Il y a aussi des zones urbaines où l’effervescence pimp les chakras d’une façon différente. En somme, Val-d’Or est une ville où le côté épicurien et urbain se marie parfaitement avec sa nature qui nous entoure et apaise notre âme. Viens donc faire ton tour à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue pour découvrir un territoire à la culture éclatée habité par des gens ouverts, chaleureux, dynamiques et novateurs!

Sources

Minière Agnico-Eagle 
Histoire de Val-d’Or; des origines à 1995 par la Société d’histoire de Val-d’Or
Application Val-d’Or Moderne 

Photo de couverture | Josh Boot sur Unsplash

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 2

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 2

Du 16 au 22 juillet se déroule la cinquantième édition du Tour de l’Abitibi à Val-d’Or. La semaine dernière, on a recueilli pour l’occasion plein d’anecdotes croustillantes racontées par des gens qui se sont impliqués dans le Tour. Tu peux d’ailleurs les lire ici : Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1.  On en voulait encore plus, alors voici la partie 2!

Des années légendaires

Léandre Normand fondateur Tour Abitibi

Léandre Normand, le fondateur du Tour de l’Abitibi.

Pour la deuxième partie de cet article, j’ai pu communiquer avec Léandre Normand, le fondateur du Tour de l’Abitibi. Tu peux t’en douter, il ne manquait pas d’anecdotes à me raconter. Il s’en est passé des moments marquants pendant les cinquante années d’existence du Tour! Il me racontait entre autres qu’en 2014, le titre de meilleur champion aux points a failli être donné au mauvais coureur. Chaque année, Léandre fait sa propre compilation des résultats du Tour de l’Abitibi et cette fois-là, son résultat ne correspondait pas avec celui des commissaires. Selon lui, c’était un autre coureur qui se méritait le titre avec seulement une seconde d’avance. Alors que la remise des maillots était sur le point de se faire, il est allé avertir les juges. Une autre vérification a été faite, et les commissaires lui ont finalement donné raison!

Léandre me parlait aussi de certaines éditions qui ont marqué l’histoire du Tour de l’Abitibi. Par exemple, c’est en 1977 qu’a eu lieu la première participation d’une cycliste féminine. À l’époque, Carole Vanier faisait partie d’une équipe masculine québécoise. Quelques années plus tard, en 1980, ce fut la première fois qu’une femme occupa la fonction de commissaire en chef. Puis, ce n’est qu’en 1990 que la première équipe entièrement féminine participa au Tour de l’Abitibi.

Il faut aussi savoir que l’événement a un grand impact au niveau international. C’est même la plus importante course par étapes au monde dans la catégorie Junior. Depuis ses tout débuts, ce sont 45 pays qui y ont participé. En 1981, ce fut la première fois qu’une équipe européenne participa au Tour de l’Abitibi. Comme me disait Léandre, les européens « ont tout balayé » cette année-là.

Équipe féminine tour de l'abitibi

L’une des premières équipes féminines à avoir participé au Tour de l’Abitibi.

équipe France tour de l'abitibi

L’un des cyclistes de l’équipe de France en 1981. C’est la première équipe européenne à avoir participé au Tour de l’Abitibi.

Des courses hors du commun

Lorsqu’on parle du Tour de l’Abitibi, on ne peut pas passer à côté de Marc Lemay, qui a été coureur pendant trois années consécutives ainsi que directeur technique pendant cinq ans. Lui aussi avait donc beaucoup de choses à me raconter.

Il m’a d’abord parlé de la course des serveurs, qui a eu lieu il y a quelques années de cela. Comme son nom l’indique, les participants de cette activité étaient des serveurs qui devaient se rendre d’un point à un autre avec un cabaret sur lequel ils transportaient des bières. L’objectif était de ne pas en échapper par terre. Le trajet se faisait au même endroit où les cyclistes devaient passer peu de temps après. Le seul problème : les bières étaient dans des bouteilles de verre. Lorsque quelqu’un en échappait, le verre se cassait et ce n’était pas facile à ramasser. Tu peux imaginer la suite… Quand les coureurs arrivaient à toute vitesse, plusieurs d’entre eux faisaient des crevaisons. On peut supposer que les organisateurs de la course des serveurs ont regretté le choix des bouteilles en verre!

Marc m’a aussi parlé d’une ancienne étape qui faisait anciennement partie du Tour de l’Abitibi, le trajet La Sarre – Amos. Sur cette route, les cyclistes croisaient plusieurs voies ferrées, dont une qui était en diagonale. C’était l’un des endroits où il y avait le plus de chutes. La décision de recouvrir la voie ferrée d’un tapis a donc été prise, pour la sécurité des coureurs. Toutefois, le tapis a été oublié sur le chemin de fer après la course… Lorsqu’un train est ensuite passé par là, il a dû réagir rapidement pour freiner à temps! Heureusement, il a réussi à s’arrêter et aucun déraillement n’a eu lieu. Ce fut tout de même la dernière fois qu’un tapis fut placé sur une voie ferrée pendant une course.

Marc Lemay tour de l'abitibi

Marc Lemay, du temps où il était cycliste au Tour de l’Abitibi.

course des serveurs tour de l'abitibi

Une participante à la course des serveurs.

course tour de l'abitibi chemin de fer

Des cyclistes passant sur un chemin de fer lors d’une course.

Crédits photos | Société d’histoire d’Amos – Fonds Tour de l’Abitibi

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1

Du 16 au 22 juillet 2018 se déroulera la cinquantième édition du Tour de l’Abitibi, et c’est Val-d’Or qui en est la ville hôtesse. Pour l’occasion, on a voulu en savoir un peu plus sur l’envers du décor : trois personnes impliquées dans le Tour de l’Abitibi m’ont raconté des anecdotes ou encore des moments marquants qu’ils ont vécus au cours des éditions passées. Prépare-toi, tu ne manqueras pas d’être surpris!

L’équipe médicale, adeptes d’adrénaline et joueurs de tours

Équipe médicale Tour de l'Abitibi

L’équipe médicale du Tour de l’Abitibi. Marie-Ève est la deuxième personne en partant de la gauche.

À la recherche d’anecdotes, j’ai d’abord discuté avec Marie-Ève Dionne. Elle est infirmière dans l’équipe médicale du Tour de l’Abitibi depuis quelques années.

On ne s’en doute pas, être dans cette équipe là, ça veut souvent dire être sur l’adrénaline. Et quand il est question d’adrénaline, on pourrait prendre en exemple chacun des accidents pris en charge par l’équipe au fil des années. Il paraîtrait qu’un cycliste en pleine course est déjà rentré dans une fenêtre de pare-brise… Plus de cent points de suture dans le visage s’en sont suivi. Marie-Ève m’expliquait aussi que puisqu’elle doit toujours être prête à intervenir, la voiture de l’équipe médicale se tient toujours près du peloton de cyclistes. Après qu’un accident se soit produit, l’auto doit réussir à retourner se positionner derrière le peloton. Tu parles d’adrénaline!

L’équipe médicale a aussi sa petite tradition : la « Course Kentucky ». À chaque course de Preissac à Val-d’Or, les membres de l’équipe s’arrêtent au PFK avant de se rendre à Preissac. Arrivés à destination, ils s’installent sur une civière comme ils le feraient sur une table pour déguster leur festin. C’est reconnu, le poulet Kentucky est au menu à chaque course Preissac – Val-d’Or, et l’équipe médicale fait toujours des jaloux!

Marie-Ève s’est aussi tout de suite mise à rire en me racontant les tours que son équipe avait l’habitude de jouer à l’ancien président du Tour de l’Abitibi. Après avoir donné le coup de départ, celui-ci devait se dépêcher à rejoindre la voiture du président, qu’il conduit à la suite des cyclistes. Histoire de lui compliquer la tâche, l’équipe a déjà mis de l’eau sur le siège conducteur. Pas le choix, le président devait continuer sa route avec les deux fesses mouillées!

Des années marquantes pour le Tour de l’Abitibi

Directeur technique du Tour de l’Abitibi depuis de nombreuses années, Bruno Gauthier ne manquait pas d’histoires surprenantes à me raconter. L’une des éditions qui l’a le plus marqué est celle de 2008, qu’il appelle « l’année marathon ».

Il y a dix ans, la décision de faire du Tour de l’Abitibi l’une des étapes de la Coupe des Nations a été prise avec l’Union Cycliste Internationale (UCI). Cela ne pouvait malheureusement pas permettre aux équipes régionales de participer, comme l’équipe du Québec ou celle d’IAMGOLD.  On ne voulait pas les mettre de côté, car le Tour de l’Abitibi représente depuis toujours une belle opportunité pour ces équipes. L’événement s’est donc fait en deux parties : la Coupe des Nations a eu lieu, sans les équipes régionales, puis le Tour de l’Abitibi s’est produit dans sa formule habituelle. Les courses se sont étirées sur dix jours! Un gros défi pour Bruno, qui en était à sa première année comme directeur technique.

Par ailleurs, puisqu’il s’occupe entres autres de la préparation des courses et des tracés, Bruno travaille beaucoup avec les équipes. Il a donc plusieurs instructions à leur donner, mais comme il l’a appris, la communication n’est pas toujours facile.

En 2007, l’une des étapes du Tour consistait à une course contre la montre individuel avec un départ dans les galeries souterraines de l’Ancienne-mine-Lamaque à la Cité de l’Or. Oui, oui, sous terre! Toutes les équipes étaient bien occupées à s’assurer que leurs vélos allaient être descendus au bon endroit… sauf une. Alors que tout le monde s’était mis à la tâche, les membres de l’équipe de l’Ouzbékistan étaient introuvables. Imagine la surprise de Bruno en trouvant finalement l’entraîneur de l’équipe en train de relaxer, une bière à la main. Impossible de lui expliquer qu’il faut descendre les vélos de son équipe sous terre : il ne parlait ni français, ni anglais. Même après avoir essayé de lui expliquer la situation avec des dessins, l’entraîneur ouzbek était toujours confus. Il a fallu que Bruno et ses collègues le fasse monter dans leur voiture jusqu’à la Cité de l’Or pour réussir à lui faire comprendre qu’il devait préparer les vélos de son équipe sous terre. Surmonter la barrière du langage, c’est parfois plus difficile que l’on croit!

Tour de l'Abitibi CLMI épreuve

L’épreuve du contre-la-montre-individuel du Tour de l’Abitibi s’est faite de nombreuses fois avec un départ à 300 pieds sous-terre.

Tour de l'Abitibi départ sous terre

Le Tour de l’Abitibi a eu longtemps une épreuve dont le départ se faisait à la Cité de l’Or dans les galeries souterraines d’une ancienne mine d’or.

Tour de l'Abitibi Val-d'Or Cité de l'Or

Pour de nombreux cyclistes, le départ du contre-la-montre-individuel à 300 pieds sous terre représentait leur première expérience dans une mine.

Tour de l'Abitibi compétition cycliste UCI

Suzanne Fortin, présidente du Tour de l’Abitibi accompagnée de Bruno Gauthier, vice-président et directeur technique lors du Gala Mérite cycliste québécois 2015 au cours duquel Bruno a remporté le Mérite cycliste québécois de bénévole de l’année dans la section route et piste.

Une première expérience hors du commun

Caravane Tour de l'Abitibi

La caravane est le nom utilisé pour désigner l’ensemble des voitures qui suivent les cyclistes lors du Tour de l’Abitibi : voiture du président, juge, équipes, etc.

J’ai finalement parlé avec Suzanne Fortin, présidente du conseil d’administration du Tour de l’Abitibi depuis 2011. Elle avait toute une mésaventure à me raconter, et elle s’est produite lors de sa première année en tant que présidente.

À chaque année, la voiture du président ou de la présidente est la première en avant du peloton. On y amène certains des partenaires financiers importants du Tour dans l’objectif de leur faire vivre la course. Suzanne Fortin m’expliquait que c’est une façon de leur donner un accès spécial à la course. C’est très impressionnant d’être si près des cyclistes en action. Lors de sa première année, la présidente voulait donc à tout prix que les partenaires financiers soient contents de leur expérience. Malheureusement pour elle, la voiture a fait une crevaison pendant la course. On peut imaginer son stress augmenter… Elle m’a confié qu’à ce moment-là, elle s’est même dit qu’elle était en train de vivre le pire moment de sa vie!

Suzanne et ses passagers n’ont pas eu le choix de s’arrêter sur le bord de la route. Le découragement se faisait sentir. Par chance, il y avait des résidents du coin qui s’étaient installés pour regarder la course et qui avaient remarqué la crevaison. Un homme avait même tout ce qu’il fallait dans son garage pour remédier au problème. En dix minutes, le pneu était réparé et la voiture repartait! Il fallait maintenant passer à travers le peloton pour retourner à l’avant.

Au final, les commanditaires ont dit avoir vécu cette journée-là la meilleure course à laquelle ils avaient assisté. Ce n’est pas à tous les jours qu’on a l’occasion de passer en voiture à travers un peloton de cyclistes pendant une course! Le pire moment de Suzanne est donc rapidement devenu l’un de ses meilleurs souvenirs. Tout est bien qui finit bien!

Photo de couverture | Société d’histoire d’Amos – Fonds Tour de l’Abitibi

Nouveau circuit historique théâtral et déambulatoire à Val-d’Or

Nouveau circuit historique théâtral et déambulatoire à Val-d’Or

Dynamisation et bonification de l’offre touristique au centre-ville par la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine de Val-d’Or

Nouveau circuit historique à Val-d’Or

La Ville de Val-d’Or et l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or (OTCVO) sont heureux de se joindre aux Productions du Raccourci, une entreprise qui se spécialise dans la production d’événements et d’activités artistiques à caractère culturel, éducatif, touristique ou social ainsi que dans la réalisation d’événements artistiques professionnels d’envergure, dans l’annonce du nouveau circuit théâtral déambulatoire « Val-d’Or vous raconte son histoire ». C’est d’ailleurs avec enthousiasme que ceux-ci ont collaboré au projet et apporté leur expertise respective.

« Ce nouveau circuit viendra bonifier l’offre touristique en plus d’être complémentaire aux autres produits touristiques déjà offerts. Ce sera l’occasion de mieux comprendre la dynamique de l’époque entre les villes voisines, Val-d’Or et Bourlamaque, grâce à des personnages colorés qui sauront capter l’attention du public à chaque instant », mentionne le président de l’OTCVO M. Gérard Paquin. Le tourisme culturel est capital pour l’attractivité de Val-d’Or comme destination touristique considérant que, parmi les visiteurs accueillis au bureau d’information touristique de Val-d’Or chaque été (près de 8 000), environ 25% d’entre eux questionnent les conseilleurs en séjours sur ce type d’activité. En plus d’assurer la promotion de ce produit dans ses différentes plateformes promotionnelles, l’OTCVO sera le point de chute pour la billetterie et les réservations via son bureau d’information touristique. Les informations sur cette nouvelle activité sont aussi disponibles via le site internet valdorvousraconte.com.

« Le circuit théâtral est aussi une volonté de la Ville de Val-d’Or de voir son histoire et son patrimoine mis de l’avant à travers une production culturelle et artistique. Initié par le Service culturel, ce projet se veut l’occasion de mieux connaitre certains personnages ayant marqué le développement de Val-d’Or à travers une douzaine de scènes, écrites et jouées par des artistes d’ici. L’aspect théâtral et déambulatoire du circuit permettront aux spectateurs de vivre l’expérience de façon immersive, dans les rues de notre centre-ville », ajoute M. Pierre Corbeil, maire de la Ville de Val-d’Or.

La Ville de Val-d’Or se réjouit de cette offre culturelle et touristique qui dynamisera son centre-ville.

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Source et information

Nancy Arpin
Directrice générale, Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or
819 824.9646 poste 6224
nancy.arpin@ville.valdor.qc.ca

Brigitte Richard, Directrice Service culturel, Ville de Val-d’Or
819 825.3060 poste 4222
brigitte.richard@ville.valdor.qc.ca

Val-d'Or vous raconte son histoire circuit historique théâtral déambulatoire

VAL-D’OR VOUS RACONTE SON HISTOIRE

Un circuit théâtral historique dès l’été 2018 dans les rues de Val-d’Or !

Fortes du succès sans précédent que leur a valu le circuit historique théâtral Amos vous raconte son histoire, créé en 2012 et présenté devant public depuis maintenant six ans, Les Productions du Raccourci, en collaboration avec la Ville de Val-d’Or et ses instances, sont heureuses de présenter le tout nouveau circuit historique théâtral Val-d’Or vous raconte son histoire ! Dès l’été prochain et pour les trois années à venir, les habitants de la ville et les visiteurs de passage auront le plaisir d’en apprendre davantage sur la fondation et les premières années de la ville minière, grâce à un spectacle déambulatoire conçu par Véronique Filion et Bruno Turcotte, artistes-fondateurs des Productions du Raccourci.

L’Histoire unique de Val-d’Or

Le parcours théâtral amènera les participants à explorer le centre-ville historique de Val-d’Or, le long de sa mythique 3e avenue et de ses alentours, pour découvrir les histoires qui ont marqué les débuts de cette ville minière hors du commun. Les personnages et les événements de cette époque prendront vie devant le public, grâce aux nombreux tableaux mis en scène tout au long du parcours.

Accompagné de musiciens et d’une troupe de comédiens et de figurants, un guide partagera des anecdotes étonnantes sur la ville et sa fondation, telles que l’histoire derrière l’apostrophe du nom Val-d’Or, le recrutement des immigrants européens lors de la fondation de la ville, les nombreuses fraudes et contrebandes des débuts, ainsi que l’histoire de personnalités inspirantes de la ville, tout en mettant en lumière la richesse de son patrimoine minier, politique, religieux, commercial et multiculturel !

Une équipe de professionnels impliqués

Parmi les collaborateurs de ce projet, on retrouvera bien entendu Bruno Turcotte, concepteur, directeur de production et producteur délégué et Véronique Filion, conceptrice, directrice artistique, auteure et metteur en scène, mais également le chef d’orchestre, enseignant et tromboniste Neal Bennett, à titre de concepteur musical; l’artiste multidisciplinaire Mélanie Roberge, collaboratrice théâtrale; Julie Jackson, propriétaire de l’entreprise My Lady Couture, à titre de conceptrice visuelle – décors et costumes; Dévy Bédard, responsable des installations techniques; Ann-Julie Charbonneau, responsable de production; Paul-Antoine Martel, conseiller au contenu et Serge Bordeleau de Nadagam Film, concepteur multimédia. D’autres collaborateurs se joindront au projet d’ici l’été prochain.

Un projet mis en place dès l’été 2018

Les représentations de Val-d’Or vous raconte son histoire débuteront dès l’été prochain, du 29 juillet au 15 août 2018 les dimanches après-midi, et les lundis, mardis et mercredis soir. Plus de détails seront dévoilés dans les mois à venir.

Appel à la participation

Les Productions du Raccourci profitent de l’occasion pour inviter les intéressés à participer à titre d’acteurs ou de figurants à ce projet formateur et enrichissant. Nul besoin d’avoir de l’expérience, seulement de la motivation et de la disponibilité ! Des rôles sont disponibles pour tous les âges et tous les niveaux d’expérience, et des formations seront offertes aux participants. Peu importe l’âge, la langue parlée ou l’occupation, les curieux et les dégourdis sont invités à faire partie de la troupe !

Deux soirées d’informations sont offertes pour les intéressés : le mercredi 29 novembre à 18h et le dimanche 3 décembre à 10h30.

Pour plus d’informations et pour s’inscrire : valdorvousraconte.com.

Productions du Raccourci

Productions du Raccourci inc. se spécialise dans la production d’événements et d’activités artistiques à caractère culturel, éducatif, touristique ou social ainsi que dans la réalisation d’événements artistiques professionnels d’envergure. Les projets phares des dernières années sont La folle odyssée de Bernadette, Ballade théâtrale sur la rivière, la bande dessinée Michel et le Loup, La virée légendaire Accent Plein-Air, le circuit historique théâtral Amos vous raconte son histoire, l’école de théâtre La Rallonge.

Pour suivre l’aventure sur Facebook, c’est ici !

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Pour plus d’information ou pour toute demande média

Alexandra Turgeon
514 475.2655
alexandra@turgeoncom.ca

Source

Les Productions du Raccourci
productionduraccourci.com

Val-d'Or vous raconte son histoire circuit théâtral historique
L’architecture de Val-d’Or: surprenante et avant-gardiste

L’architecture de Val-d’Or: surprenante et avant-gardiste

Il y a deux ans, je recevais un appel d’une étudiante à la maîtrise en architecture à l’Université de Montréal me demandant des détails sur les tours de ville que nous offrons. Les étudiants de sa cohorte et elle planifiaient un séjour en Abitibi-Témiscamingue pour en apprendre davantage sur l’architecture de la région. J’ai donc créé un tour de ville sur mesure pour lui faire découvrir l’architecture de Val-d’Or. Pour ce faire, j’ai eu la chance de recevoir la précieuse aide de la directrice du Centre d’exposition de Val-d’Or, Carmelle Adam. Le Centre d’exposition avait monté une exposition à ce sujet en 2010 alors beaucoup de matériel était disponible, dont le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde ».

En construisant le tour de ville, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une histoire riche, surprenante, remplie de modernisme et d’avant-garde! Le mot de Carmelle dans le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde » décrit d’ailleurs merveilleusement bien cette découverte sur cette portion de Val-d’Or :

« Traiter d’un sujet tel que l’architecture moderne dans un contexte hors métropole et de surcroît en région éloignée n’est pas un projet gagné d’avance. Cependant, il suffit de parcourir les rues de la Ville de Val-d’Or pour y constater l’affirmation de son architecture moderne; ses institutions publiques constituent un véritable héritage d’un patrimoine bâti représentatif de cette période charnière dans l’identité contemporaine de la collectivité. »

-Carmelle Adam

Lorsqu’on ne connaît pas l’histoire architecturale de la ville et son contexte historique, on ne s’attarde pas vraiment aux bâtiments. Ce ne sont que des blocs ou des immeubles qui abritent des organisations ou des gens. Mais lorsqu’on prend la peine de lire le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde » ou « Vivre à Bourlamaque » (publication de la Cité de l’Or éditée en 2015) ou encore de télécharger l’application Val-d’Or Moderne et de se balader dans la ville, « sweet cheezy muffin », je te jure qu’on ne voit plus du tout que des constructions! On voit la créativité, la débrouillardise, l’Audace avec un grand « A » et la fierté d’une poignée d’architectes, de bâtisseurs et de Valdoriens.

Je ne peux pas te raconter l’histoire de l’architecture de Val-d’Or; il y aurait bien trop de choses à te dire. Par contre, je peux piquer ta curiosité pour que tu fasses le pas et achète un des livres sur son histoire ou télécharge gratuitement l’application Val-d’Or Moderne pour la découvrir.

Savais-tu que? Faits et anecdotes sur l’architecture à Val-d’Or

Les premiers architectes sont débarqués à Val-d’Or à la fin de l’année 1936 et au début de 1937.

Ils étaient trois : Auguste Martineau, Albert S. Macduff et Camille Chevalier. Camille Chevalier a d’ailleurs conçu plus d’une dizaine de bâtiments dont plusieurs représentent l’avant-gardisme caractérisant Val-d’Or (la stèle à l’entrée est de la Ville, l’entrepôt de la brasserie Dow qui est maintenant le restaurant L’Amadéus ou encore la tour commémorative du 10e anniversaire de la ville) et fut le premier architecte à travailler pour Hydro-Québec.

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L’immeuble abritant le restaurant l’Amadeus a été construit en 1940 et conçu par l’architecte Camille Chevalier. À cette époque, il s’agissait d’un entrepôt pour la brasserie Dow.

L’hôtel de ville de Val-d’Or, construit en 1964, est le premier hôtel de ville contemporaine qui a été construit en Abitibi-Témiscamingue.

D’une symétrie parfaite, presque entièrement vitrée, avec ses murs revêtus de carreaux de pierre sciée d’un des plus beaux granits du Québec, le Rouge Diamant, et son imposante marquise qui flotte dans les airs, ce bâtiment est un joyau de l’architecture à Val-d’Or. D’ailleurs, les entrepreneurs qui ont bâti l’hôtel de ville croyaient que cette marquise ne tiendrait jamais et qu’il faudrait y ajouter des poutres.

Circuit historique Val-d'Or attrait touristique

L’hôtel de ville de Val-d’Or, construite en 1964 et conçue par les architectes Monette et St-Denis.

Le grand céramiste québécois Claude Vermette a participé à l’art urbain de Val-d’Or

De réputation internationale, l’artiste peintre et céramiste est un pionnier de l’art intégré à l’architecture. Il est l’auteur d’œuvres dans les métros de Montréal de Place-des-Arts, Saint-Laurent, Jean-Talon et McGill. À Val-d’Or, on lui doit la murale dans le hall de l’hôtel de ville et du mur extérieur à l’école secondaire Le Transit.

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À gauche la murale de briques émaillées que l’on retrouve à l’école secondaire Le Transit et à droite celle que l’on peut observer dans le hall de l’hôtel de ville de Val-d’Or.

L’architecture pour tout le monde

Plus récemment, j’ai eu la chance de participé au tour de ville La Grande virée valdorienne avec Paul-Antoine Martel et Serge Larocque. Présenté dans le cadre des Journées de la culture par le Centre d’exposition, on y faisait le tour de Val-d’Or pour y découvrir une partie de son histoire architecturale. Moi qui croyais en savoir une très bonne partie, j’ai encore été flabbergastée! Quelque chose m’a marquée dans ce tour de ville : la mixité architecturale. Les maisons sont toutes différentes l’une de l’autre, que ce soit par les matériaux utilisés, leur style ou encore leur grandeur. D’ailleurs, on voit une grande mixité sociale partout dans la ville. Il y a peu de quartiers qui sont totalement nantis ou plutôt modestes. On peut voir une très grosse maison qui sent le succès financier à plein nez située juste à côté d’une petite maison simple. Peu importe dans quel quartier de la ville tu te promènes, tu pourras te rincer l’œil et l’intérêt architectural.

Je te suggère fortement de télécharger l’application Val-d’Or Moderne sur ton téléphone. Cette application te propose des textes, les enregistrements des textes, des cartes interactives, des vidéos et un quiz pour tester tes connaissances. Il y a aussi six parcours déambulatoires sur des thèmes différents pour découvrir la ville.

Mon conseil (en plus de celui de télécharger l’application Val-d’Or Moderne) : promène-toi, regarde, observe, sois curieux et attentif. Tu découvriras un aspect souvent méconnu de la ville et de son histoire, mais tellement intéressant! Bonnes découvertes!

Livre architecture de Val-d'Or 75 ans d'avant-garde Centre d'exposition de Val-d'Or

 Le livre L’architecture de Val-d’Or; 75 ans d’avant-garde est en vente au coût de 30$ au Centre d’exposition de Val-d’Or.

Vivre à Bourlamaque histoire et architecture

L’ouvrage Vivre à Bourlamaque traite d’une petite ville industrielle modèle: Bourlamaque. Le lecteur y découvrira la ville dans son ensemble, au-delà des limites de ses sites et bâtiments patrimoniaux, à travers des facettes de son histoire jusqu’à présent peu étudiées.

application voyage tourisme Val-d'Or architecture d'avant-garde

L’application Val-d’Or Moderne est facile et agréable à utiliser. L’utilisateur y aura accès à des textes, photos, enregistrements, vidéos, quix et carte intéractive.

Les Journées de la culture 2017 à Val-d’Or

Les Journées de la culture 2017 à Val-d’Or

Sous le thème du patrimoine culturel, les Journées de la culture 2017 auront lieu du 29 septembre au 1er octobre. Durant trois jours, près de 10 activités seront offertes gratuitement à tous favorisant un plus grand accès aux arts et à la culture. L’histoire et le patrimoine, l’architecture, la musique, la littérature, la photographie et l’art numérique seront autant de formes d’art qui seront explorées durant les 21e Journées de la culture.

Programmation de Val-d’Or des Journées de la culture 2017

Vendredi, 29 septembre 2017

Aux écoles primaires École St-Isidore, École Saint-Philippe, École des Explorateurs, École Ste-Marie, École St-Sauveur, École Notre-Dame-de-Fatima et École alternative Papillon-d’Or,

Des centaines d’élèves des écoles primaires de Val-d’Or donneront le coup d’envoi aux Journées de la culture en participant au projet « Une chanson à l’école »

 

17 h – Centre d’exposition de Val-d’Or

Vernissage de l’exposition extérieure « Vingt fois Val-d’Or » : 20 citoyens valdoriens, sous la supervision de l’auteur Bruno Crépeault, racontent 20 trésors culturels valdoriens illustrés par l’artiste, Caroline Trudel.

Les auteurs sont : Benjamin Turcotte, Dominic Ruel, Geneviève Pelletier, Caroline Rondeau, Yan Bienvenue, Jonathan Grignon, Alex White, Mélanie Roberge, Justine Lalonde, Patricia Grignon, Sabrina Piché, Hélène Dallaire, Josée Lafleur, Serge Bordeleau, Karine Murphy, Michelle Bourque, Pierre Van Eeckhout, Francis Murphy, Paul-Antoine Martel et Bruno Crépeault.

Samedi, 30 septembre 2017

10 h – Pirouette et Girouette

« FRIMAT surprend-moi » avec Théâtre Régal

 

10 h à 15 h – Cité de l’Or

Visites gratuites des expositions « De l’or plein les veines » et « Chez nous à Bourlamaque »

 

10 h 30 – Bibliothèque de Val-d’Or

Heure du conte pour les 3 à 6 ans

 

13 h – « La Vraie virée valdorienne : Val-d’Or Moderne », Départ au Complexe culturel Marcel-Monette

Un circuit patrimonial avec Paul-Antoine Martel et Serge Larocque basé sur l’application numérique du Centre d’exposition de Val-d’Or, « Val-d’Or moderne » traitant de l’histoire architecturale de la ville.

Réservations obligatoires au Centre d’exposition dès le mardi, 5 septembre.

Dimanche, 1e octobre 2017

10 h à 15 h – Cité de l’Or

Visites gratuites des expositions « De l’or plein les veines » et « Chez nous à Bourlamaque »

 

11 h 30 – Place Agnico Eagle

Pendant le Marché public de la Vallée-de-l’Or, “FRIMAT surprend-moi” avec Théâtre Régal

 

13 h 30 – Centre d’exposition de Val-d’Or

Visite guidée de l’exposition « L’Abitibi-Témiscamingue sur vinyle » avec Félix B. Desfossés, commissaire et surprises!

 

19h – Cinéma Capitol

Projection gratuite du Ciné-Club Promovues

Centre d'exposition de Val-d'Or exposition extérieure photographies

L’exposition extérieure du Centre d’exposition de Val-d’Or est située, au long de la piste cyclable, sur le Sentier J-P Roland Fortin, devant le Complexe Marcel-Monette et dans le quartier industriel sur le boulevard Jean-Jacques Cossette.

De l'or plein les veines exposition permanente Cité de l'or Val-d'Or

Située dans le bâtiment principal (la sécherie), l’exposition “De l’or plein les veines” évoque l’histoire des travailleurs miniers de 1920 à aujourd’hui et expose le rôle important qu’a joué la mine Lamaque aux plans, économique, social et culturel.

L’exposition interactive « Chez nous à Bourlamaque », de la Maison historique du Village minier de Bourlamaque, au 123 avenue Perrault, vous fera découvrir le mode de vie des familles d’antan sous différentes thématiques.