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L’Histoire par le chemin de fer Senneterre – Amos : voyage dans le passé

L’Histoire par le chemin de fer Senneterre – Amos : voyage dans le passé

La Corporation de développement économique de Senneterre a annoncé le 28 mai dernier trois départs pour les croisières ferroviaires « L’Histoire par le chemin de fer Senneterre – Amos ».

Alors qu’il s’agit de la deuxième année pour ce circuit, la Corporation de développement économique de Senneterre offre des croisières ferroviaires depuis cinq ans. En effet, les gens peuvent aussi se rendre jusqu’à une pourvoirie en train pour y bruncher et revenir en autobus plus tard dans l’après-midi.

Dates, prix et réservation des circuits en train

Les trois départs des circuits en train auront lieu les samedi 6 juillet 2019, samedi 24 août 2019 et samedi 28 septembre 2019. Déjà, 75% des places sont vendues suite au rappel des gens qui étaient sur une liste d’attente de l’année dernière.

L’activité coûte 75 $ pour les adultes et 55 $ pour les enfants.

Les gens peuvent réserver par téléphone au 819 737-2296 poste 233 en ayant leur carte de crédit en main.

Déroulement des circuits en train

Le départ de la croisière ferroviaire « L’Histoire par le chemin de fer Senneterre – Amos » se fait à la gare de Senneterre à 10h. À leur arrivée à Amos, les gens pourront dîner au restaurant Le Chat-Ô de l’Hôtel des Eskers. Ils visiteront ensuite la Cathédrale Sainte-Thérèse-d’Avila et la Maison Hector-Authier avant de retourner dans le train pour le retour à Senneterre qui se fait à 18h.

Pendant le trajet en train, les gens en apprendront davantage sur le développement du chemin de fer qui a entraîné celui des petites municipalités le long de celui-ci et l’établissement des colons. Pour se faire, le conteur témiscabitibien Guillaume Beaulieu montera à bord du train et animera le voyage.

Monarques Gold, présentateur du premier circuit en train

La petite compagnie minière de l’Abitibi-Témiscamingue Monarques Gold est partenaire de cette deuxième saison des circuits ferroviaires « L’Histoire par le chemin de fer Senneterre – Amos ». Lors de l’annonce de l’activité, M. Marc-André Lavergne représentant chez Monarques Gold, rappelait le lien entre l’industrie minière et le train. En effet, c’est en construisant le chemin de fer que des travailleurs ont découvert des gisements miniers en Ontario puis en Abitibi-Témiscamingue ce qui a conduit à la ruée vers l’or sur les deux territoires. Encore aujourd’hui, le lien entre le ferroviaire et l’industrie minière est présent puisque le train est le principal moyen de transport du minerai.

Victime de son succès, les billets de l’activité en train partent extrêmement rapidement. Si ce circuit t’intéresse, fais vite et réserve ta place! On te l’assure, tu ne le regretteras pas!

10 Livres qui racontent l’Abitibi-Témiscamingue

10 Livres qui racontent l’Abitibi-Témiscamingue

Je te propose 10 livres qui font le récit de Val-d’Or, de l’Abitibi-Témiscamingue et des gens qui ont vécu ce territoire, que ce soit de façon temporaire ou permanente. Des histoires qui ont eu lieu dans le début de la colonisation et d’autres qui prennent place dans notre époque; des contes folkloriques aux limites du fantastique et des récits inspirés de faits réels; de grandes aventures et de grands personnages pour le plus grand bonheur des lecteurs!

1. Sept jours dans la vie de Stanley Siscoe de Daniel Saint-Germain

1. Sept jours dans la vie de Stanley Siscoe de Daniel Saint-Germain

On a demandé à la présidente du Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue, Nicole Garceau, quel était son coup de cœur au niveau des livres racontant l’histoire sur Val-d’Or. Elle te suggère « Sept jours dans la vie de Stanley Siscoe » qui raconte les derniers jours de Stanley Siscoe. D’origine polonaise, Siscoe est le prospecteur qui a découvert une importante veine d’or qui a permis l’ouverture de la Siscoe Gold Mine. Le 19 mars 1935, l’avion qu’avait pris Siscoe pour revenir d’un voyage d’affaires a dû atterrir d’urgence sur le lac Matchi-Manitou à cause d’une tempête de neige. Après plusieurs jours à tenter de survivre, celui-ci est décédé. On a retrouvé son corps gelé sur le lac, gisant au milieu de billets d’argent.

2. Pardon My Parka de Joan Walker

2.Pardon My Parka de Joan Walker

Publié en 1954 et ayant comme trame de fond la même époque, ce livre est un réel voyage dans le temps! D’ailleurs, certains lecteurs plus féministes et intolérants au racisme pourraient parfois avoir quelques chocs lors de leur lecture. « Pardon My Parka » raconte l’histoire d’une femme britannique nouvellement mariée avec un Canadien qui vient s’établir à Val-d’Or puisque ce dernier s’y est trouvé un travail. Comme elle est une femme mondaine et très peu habituée à la vie de femme mariée – la pauvre ne sait même pas faire bouillir de l’eau! -, l’adaptation à son nouveau mode de vie et à la vie dans une ville minière au milieu de la nature sauvage sera difficile. « Pardon My Parka » est un livre écrit avec humour et finesse.

Ç’est arrivé à Val-d’Or, recueil collectif de nouvelles

3.Ç’est arrivé à Val-d’Or, recueil collectif de nouvelles

« C’est arrivé à Val-d’Or » est un recueil de dix nouvelles écrites par dix auteurs valdoriens. Parfois, l’histoire prend place dans les jeunes années de Val-d’Or, parfois dans une époque plus moderne. Bien que l’histoire de Val-d’Or soit rarement la trame principale des nouvelles, les détails sur ses lieux et son identité culturelle en font une très belle présentation. Malgré la différence des thèmes exploités, des styles d’écriture et des trames de fond, les dix nouvelles ont quelque chose en commun : le désir des auteurs de te présenter une parcelle de cette ville haute en couleur et leur amour pour celle-ci.

Spirit Lake de Sylvie Brien

4. Spirit Lake de Sylvie Brien

L’histoire racontée dans « Spirit Lake » est celle d’un jeune garçon de 14 ans, Peter Gaganovitch, qui vient de quitter son Autriche-Hongrie natale avec son frère et sa grand-mère pour fuir la guerre. Alors qu’ils débarquent tout juste à Montréal, ils sont emmenés à Spirit Lake – à Trécesson, près d’Amos- l’un des plus importants camps de prisonniers érigés par le Canada pendant la Première Guerre mondiale. En lisant ce livre, tu auras droit à de l’histoire, une légende autochtone et une belle leçon de vie sur le bonheur.

À l’ombre de la mine de France Lorrain

5. À l’ombre de la mine de France Lorrain

Présenté en deux tomes, « À l’ombre de la mine » prend place dans le Village minier de Bourlamaque dans les années 1940. On y raconte l’histoire de Jeanne et Kristoff Rudenko, deux jeunes mariés originaires d’Ukraine qui tentent de trouver le bonheur. Ce qui est intéressant dans ce livre, c’est qu’on y parle non seulement de la vie au Village minier de Bourlamaque dans les années 1940, mais aussi de la vie des colons et immigrants à cette époque en Abitibi-Témiscamingue en plus du camp de détention Spirit Lake. Suspense, romance et histoire s’entrelacent pour un coup de cœur assuré!

Contes, légendes et récits de l’Abitibi-Témiscamingue de Denis Cloutier

6. Contes, légendes et récits de l’Abitibi-Témiscamingue de Denis Cloutier

« Contes, légendes et récits de l’Abitibi-Témiscamingue » est un recueil de textes écrits par une quarantaine d’auteurs qui ont été marqués par le territoire. Dans une première partie, on y retrouve le texte « Où l’orignal broute les nymphéas » de Deny Chabot, un as de l’histoire du territoire – il a d’ailleurs écrit deux magnifiques livres sur l’histoire de Val-d’Or. Puis, en deuxième partie tu pourras te délecter de contes, mythes et légendes ayant eu lieu en Abitibi-Témiscamingue dans des mondes parfois réels et parfois inventés et folklorisés.

117 Nord de Virginie Blanchette-Doucet

7. 117 Nord de Virginie Blanchette-Doucet

La jeune auteure Virginie Blanchette-Doucet a choisi d’élaborer son histoire dans un pan de l’histoire beaucoup plus récente; le déménagement d’un quartier complet à Malartic pour permettre l’ouverture d’une mine d’or. « 117 Nord » raconte le récit de Maude, une ébéniste originaire de Val-d’Or habitant à Montréal et qui devra accumuler les allers-retours Montréal-Val-d’Or suite à l’annonce de l’ouverture de la mine. C’est un roman tout en émotions et tout en subtilité que tu as ici!

Racontages du Témis de Fernand Bellehumeur

8. Racontages du Témis de Fernand Bellehumeur

Dans « Racontages du Témis », l’auteur Fernand Bellehumeur propose un recueil de contes du Témiscamingue qu’on lui racontait lorsqu’il était enfant. On ressent dans les textes que l’auteur est un conteur né: fioritures, fabulations et exagérations colorent chaque histoire. On y découvre le Témiscamingue dans les années 1940 ainsi que des personnages pittoresques, des événements troublants qui ont marqué l’imaginaire collectif. À quel point la vérité est-elle présente dans ce recueil? Ceci reste un mystère…

Jeanne sur les routes de Jocelyne Saucier

9. Jeanne sur les routes de Jocelyne Saucier

Dans « Jeanne sur les routes », Jocelyne Saucier ficelle une histoire entre la marxiste Jeanne Corbin et un journaliste. Leur rencontre et la façon dont celle-ci changera la vie du journaliste ont lieu à Rouyn-Noranda dans les années 1930. À cette époque, les Russes, Finlandais, Ukrainiens, Chinois et Juifs y étaient nombreux à avoir choisi cette ville comme foyer. Un foyer aux couleurs marxistes où l’importante population ouvrière se battait pour des jours meilleurs.

Des Îles-de-la-Madeleine à l’Île Nepawa de Céline Lafrance et Sylvio Bénard

10. Des Îles-de-la-Madeleine à l’Île Nepawa de Céline Lafrance et Sylvio Bénard

Dans « Des Îles-de-la-Madeleine à l’Île Nepawa », Céline Lafrance et Sylvio Bénard racontent une histoire peu connue de l’Abitibi-Témiscamingue : l’émigration de 27 familles madeliniennes à l’Île Nepawa en 1941 et 1942. Ayant accepté l’offre du ministère de la Colonisation du Québec, les 30 personnages présentés dans le livre traversent le Québec d’est en ouest pour coloniser de nouvelles terres. À travers les pages de ce roman, tu découvriras la résilience et le courage dont ont du faire preuve ces Madelinots.

Des livres dont l’histoire se passe à Val-d’Or ou ailleurs en Abitibi-Témiscamingue, il y en a une tonne! J’espère que cette petite liste te donnera le coup de découvrir l’histoire et les personnages qui ont coloré le territoire et qui ont façonné notre identité culturelle. Bonne lecture!

 

Photo de couverture | Alice Hampson sur Unsplash

Le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue lance sa programmation 2019

Le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue lance sa programmation 2019

Le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue annonçait sa programmation 2019 le 27 mars dernier. Cette 16e édition aura lieu du 4 au 9 juin 2019 et portera le thème « De l’Acadie à l’Abitibi ». Pour l’occasion, l’artiste peintre Norbert Lemire a créé une aquarelle. Celle-ci se retrouve dans l’affiche officielle du festival dont le graphisme a été fait par Pauline Henry.

La Programmation du Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue

La 16e édition du Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue se déroulera sur six jours et proposera de nombreuses activités variées tant pour les grands que pour les petits. Ces activités se dérouleront à Val-d’Or et dans plusieurs autres villes de l’Abitibi-Témiscamingue telles que Sainte-Germaine-de-Boulé, Amos, Malartic et Rouyn-Noranda. En effet, le jeudi 6 juin aura lieu une soirée de contes dans ces différentes villes. Des contes pour les enfants seront racontés le samedi 8 juin au Refuge Pageau à Amos ainsi que dans les bibliothèques de Val-d’Or, Amos et Rouyn-Noranda.

Les grandes activités qui ont fait la renommée du festival seront encore de la programmation cette année. Le Concours de la grande menterie, où les participants doivent trancher si l’histoire des conteurs est vraie ou fausse est prévue pour le mardi 4 juin 2019.

Le Ciné-conté, où des conteurs refont l’histoire d’un film qui joue en sourdine, aura lieu le mercredi 5 juin 2019.

Le jeudi 6 juin 2019 sera, quant à lui, réservé à la Soirée Slam & musique qui accueillera cette année Les Grands Hurleurs.

Le Souper gastronomique, où les conteurs racontent des histoires pendant que les participants dégustent un souper gastronomique, se déroulera le samedi 8 juin 2019. D’ailleurs, cet événement aura encore lieu à l’Hôtel Forestel cette année proposant un menu du talentueux chef Yves Moreau. « On le refait encore cette année au Forestel parce que l’année dernière c’était trop magnifique! C’est vraiment le gala du conte », a souligné la présidente du Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue Nicole Garceau à propos du Souper gastronomique.

Puis, le Marathon du conte aura encore lieu cette année dans lequel 16 conteurs se relaient pendant 4 heures. Toutefois, un petit changement y a été apporté afin de mieux s’adapter aux festivaliers. Plutôt que d’avoir lieu le dimanche soir, il sera présenté sous forme de brunch le dimanche 9 juin 2019.

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L’affiche de la 16e édition du Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue ayant pour thème “De l’Abitibi à l’Acadie”, créée par Pauline Henry.

Les nouveautés

Malgré le fait que les organisateurs du Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue nous préparent encore des surprises, deux nouveautés ont été annoncées pour la programmation 2019. Le vendredi 7 juin 2019, « En Voyage vers Kitcisakik » est proposé. Les participants auront la chance de partir dans la communauté autochtone de Kitcisakik (transport fourni) et de vivre un voyage conté, un souper et des contes autour du feu.

Un parcours ecclésiastique est aussi prévu à l’église Saint-Sauveur au cours duquel les participants pourront entendre des histoires de curé, de diable et de Bon Dieu! Les détails de cette activité restent à confirmer.

Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue 2019

L’oeuvre de l’artiste Norbert Lemire créé pour l’édition 2019 du Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue.

Tourisme Val-d’Or et TVC9 s’allient pour faire découvrir Les Coulisses du tourisme dans la Vallée-de-l’Or

Tourisme Val-d’Or et TVC9 s’allient pour faire découvrir Les Coulisses du tourisme dans la Vallée-de-l’Or

C’est avec fébrilité que l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or (OTCVO) et TVC9 annoncent leur collaboration pour Les Coulisses du tourisme, une série de 17 épisodes sur le tourisme dans la Vallée-de-l’Or qui seront diffusées dans le cadre de la programmation hiver-printemps 2019 de TVC9. Alors que les épisodes sont pensés et animés par Étienne Lejeune et Kristel Aubé-Cloutier de l’OTCVO, le tournage et le montage ont été réalisés par Clara Fortin et Pier-Luc Létourneau de TVC9, utilisant l’expertise respective des deux organisations pour un résultat flamboyant.

Les Coulisses du tourisme présentent des organisations touristiques de La Vallée-de-l’Or selon différentes thématiques telles que la gastronomie, l’hébergement, le développement touristique ou encore la culture. « Le concept des Coulisses du tourisme va bien au-delà de faire la promotion de l’offre touristique. Il s’agit de faire découvrir le travail de gens passionnés dans l’industrie, leurs défis, leurs enjeux et leurs réussites », souligne le président de l’OTCVO M. Gérard Paquin.

« C’est une fierté de collaborer avec des organismes bien établis pour faire rayonner notre milieu de vie et les gens qui le façonnent. Les émissions produites témoignent à la fois du dynamisme de notre communauté et du savoir-faire des gens d’ici », ajoute pour sa part Marc-André Sévigny, gestionnaire principal de Cablevision.

Les épisodes des Coulisses du tourisme seront diffusés tous les mercredis à 18 h 30 et 21 h, du 16 janvier au 9 mai, sur les ondes de TVC9 (109/419) pour les abonnés de Cablevision, ou en direct sur le Web au www.tvc9.cablevision.qc.ca/en-direct . Une semaine après la diffusion, les épisodes seront également disponibles au https://vimeo.com/tvc9.

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Source et information

Kristel Aubé-Cloutier
Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or
819 824-9646, poste 6228
kristel.aube-cloutier@ville.valdor.qc.ca

Isabelle Luneau
TVC9, chaîne exclusive à Cablevision
819 825-9977, poste 7900
iluneau@cablevision.ca

Les épisodes des Coulisses du tourisme

ÉPISODE 1 – L’information touristique

Invités : Nancy Arpin, Charline Béland, Caroline Gélinas et Marie-Ève Desrosiers du bureau d’information touristique de Val-d’Or

Dates et heures de diffusion : Mercredi 16 janvier, 18h; Mercredi 16 janvier, 21h; Jeudi 17 janvier, 9h; Vendredi 18 janvier, 14h30; Samedi 19 janvier, 19h; Dimanche 20 janvier, 9h30

 

ÉPISODE 2 – La motoneige

Invités : Nelson Laflamme du Club motoneige Val-d’Or et Alexandra Trahan de l’Escale Hôtel Suites

Dates et heures de diffusion : Mercredi 23 janvier, 18h; Mercredi 23 janvier, 21h; Jeudi 24 janvier, 9h; Vendredi 125 janvier, 14h30; Samedi 26 janvier, 19h; Dimanche 27 janvier, 9h30

 

ÉPISODE 3 – La gastronomie

Invités : Ghislain Trudel de Promotion Agro et Jonathan Deschamps de la microbrasserie Le Prospecteur

Dates et heures de diffusion : Mercredi 30 janvier, 18h; Mercredi 30 janvier, 21h; Jeudi 31 janvier, 9h; Vendredi 1er février, 14h30; Samedi 2 février, 19h; Dimanche 3 février, 9h30

 

ÉPISODE 4 – L’hébergement touristique

Invités : Christel Lachance et Serge Paradis de l’Auberge de l’Orpailleur, Suzanne Lejeune de la Vieille auberge et Suzanne Leduc et Kathy Belleau de l’Hôtel Continental

Dates et heures de diffusion : Mercredi 6 février, 18h; Mercredi 6 février, 21h; Jeudi 7 février, 9h; Vendredi 8 février, 14h30; Samedi 9 février, 19h; Dimanche 10 février, 9h30

 

ÉPISODE 5 – Les sentiers récréatifs et le plein air

Invités : Nathalie Perrault et Sabrina Goyette de la Forêt récréative et Michel Lavoie d’Accro-Vélo

Dates et heures de diffusion : Mercredi 13 février, 18h; Mercredi 13 février, 21h; Jeudi 14 février, 9h; Vendredi 15 février, 14h30; Samedi 16 février, 19h; Dimanche 17 février, 9h30

 

ÉPISODE 6 – L’art et l’architecture

Invités : Carmelle Adam et Serge Larocque du Centre d’exposition de Val-d’Or et Martine Beauchamp, artiste multidisciplinaire

Dates et heures de diffusion : Mercredi 20 février, 18h; Mercredi 20 février, 21h; Jeudi 21 février, 9h; Vendredi 22 février, 14h30; Samedi 23 février, 19h; Dimanche 24 février, 9h30

 

ÉPISODE 7 – Les pourvoiries

Invités : Violaine Audet de la Pourvoirie du lac Faillon et Johanne Vienneau de la Réserve faunique La Vérendrye

Dates et heures de diffusion : Mercredi 27 février, 18h; Mercredi 27 février, 21h; Jeudi 28 février, 9h; Vendredi 1er mars, 14h30; Samedi 2 mars, 19h; Dimanche 3 mars, 9h30

 

ÉPISODE 8 – La Cité de l’Or

Invités : Daniel Massé, membre fondateur de la Cité de l’Or et Guy Édouard Bouchard et Maxime Dupuis de la Cité de l’Or

Dates et heures de diffusion : Mercredi 6 mars, 18h; Mercredi 6 mars, 21h; Jeudi 7 mars, 9h; Vendredi 8 mars, 14h30; Samedi 9 mars, 19h; Dimanche 10 mars, 9h30

 

ÉPISODE 9 – La restauration

Invités : Olga Coronado Mijangos de Choco-Mango, Yves Moreau du Monti à l’Hôtel & Suites Forestel et Renaud Alexandre de Habaneros Grill Mexicain

Dates et heures de diffusion : Mercredi 13 mars, 18h; Mercredi 13 mars, 21h; Jeudi 14 mars, 9h; Vendredi 15 mars, 14h30; Samedi 16 mars, 19h; Dimanche 17 mars, 9h30

 

ÉPISODE 10 – La culture

Invités : Geneviève Béland du service culturel de la Ville de Val-d’Or, Louiselle Blais du Bistro Bar l’Entracte et Robert Migué initiateur des Couchers de soleil musicaux

Dates et heures de diffusion : Mercredi 20 mars, 18h; Mercredi 20 mars, 21h; Jeudi 21 mars, 9h; Vendredi 22 mars, 14h30; Samedi 23 mars, 19h; Dimanche 24 mars, 9h30

 

ÉPISODE 11 – Kinawit

Invités : Oscar Kistabish, Tom Bulowski et Fabienne Théonet de Kinawit et Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or

Dates et heures de diffusion : Mercredi 27 mars, 18h; Mercredi 27 mars, 21h; Jeudi 28 mars, 9h; Vendredi 29 mars, 14h30; Samedi 30 mars, 19h; Dimanche 31 mars, 9h30

 

ÉPISODE 12 – L’Histoire de Senneterre par le chemin de fer

Invités : Jean-Maurice Matte, Maire de la Ville de Senneterre, Marie-Pier Bordeleau-Genest de la Corporation de développement économique de Senneterre, Violaine Audet de la Pourvoirie du lac Faillon et Claude Chartrand de L’Histoire de Senneterre par le chemin de fer

Dates et heures de diffusion : Mercredi 3 avril, 18h; Mercredi 3 avril, 21h; Jeudi 4 avril, 9h; Vendredi 5 avril, 14h30; Samedi 6 avril, 19h; Dimanche 7 avril, 9h30

 

ÉPISODE 13 – Les festivals

Invités : Camille Trudel et Cassandra Pleau du Festival d’humour en Abitibi-Témiscamingue, Lilianne et Guy Pilotte, festivaliers, Lynda Perrault du Festival western de Malartic et Mélissa Drainville du FRIMAT

Dates et heures de diffusion : Mercredi 10 avril, 18h; Mercredi 10 avril, 21h; Jeudi 11 avril, 9h; Vendredi 12 avril, 14h30; Samedi 13 avril, 19h; Dimanche 14 avril, 9h30

 

ÉPISODE 14 – L’histoire de Val-d’Or

Invités : Paul-Antoine Martel de la Ville de Val-d’Or, Bruno Turcotte, Véronique Filion et acteurs de Val-d’Or vous raconte son histoire

Dates et heures de diffusion : Mercredi 17 avril, 18h; Mercredi 17 avril, 21h; Jeudi 18 avril, 9h; Vendredi 19 avril, 14h30; Samedi 20 avril, 19h; Dimanche 21 avril, 9h30

 

ÉPISODE 15 – La Bell en Kayak

Invités : Stéphanie St-Pierre, initiatrice de La Bell en kayak, Gabrielle Marchand et Marie-Pier Bordeleau Genest de la Corporation de développement économique de Senneterre, Conseillers en séjours du bureau d’information touristique de Senneterre et Cédric de Marneffe de l’École de pagaie Eau vive expérience

Dates et heures de diffusion : Mercredi 24 avril, 18h; Mercredi 24 avril, 21h; Jeudi 25 avril, 9h; Vendredi 26 avril, 14h30; Samedi 27 avril, 19h; Dimanche 28 avril, 9h30

 

ÉPISODE 16 – Les Jardins à fleur de peau

Invités : Jacques Pelletier et Francyne Plante des Jardins à fleur de peau

Dates et heures de diffusion : Mercredi 1er mai, 18h; Mercredi 1er mai, 21h; Jeudi 2 mai, 9h; Vendredi 3 mai, 14h30; Samedi 4 mai, 19h; Dimanche 5 mai, 9h30

 

ÉPISODE 17 – Le développement touristique

Invités : Nancy Arpin de l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or, Philippe Lord de la Microbrasserie Le Prospecteur et Aksel Nielson-Kolding et Alex Duchainy d’Entre Lemoine et l’arbre

Dates et heures de diffusion : Mercredi 8 mai, 18h; Mercredi 8 mai, 21h; Jeudi 9 mai, 9h; Vendredi 10 mai, 14h30; Samedi 11 mai, 19h; Dimanche 12 mai, 9h30

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

La photographe que je te présente dans ce billet de blogue a pris de nombreuses photos pour Tourisme Val-d’Or dont six se sont retrouvées dans notre collection de cartes postales. Ses six photos représentent la Cité de l’Or. Il s’agit de Marie-Claude Robert, photographe de formation qui a un style qui inspire la pureté et le calme et dont la créativité est sans fin.

À propos de La Cité de l’Or

La Cité de l’Or  regroupe les sites historiques de l’Ancienne-mine-Lamaque et du Village-minier-de-Bourlamaque. Cet attrait touristique offre de nombreuses activités et expositions dont une visite à 300 pieds sous terre dans les galeries de l’ancienne mine d’or et une exposition dans une maison en bois rond sur le mode de vie des habitants du village dans les années ’40. Pour plus de détails, clique ici.

La photo de la carte postale

Les six photographies de Marie-Claude Robert se retrouvent sur trois de nos cartes postales. Bien que nous ayons spécifiquement demandé à Marie-Claude de photographier ces lieux à des fins promotionnelles et dans le but de faire des cartes postales, il était très intéressant de l’entendre nous parler de la signification de La Cité de l’Or et ses infrastructures selon ses yeux de photographe et d’artiste.

Village minier de bourlamaque photo carte postale québec

La première carte postale propose une photo du Village minier de Bourlamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or chevalement minier val d'or

La seconde carte postale illustre deux chevalements miniers de l’Ancienne-mine-Lamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or visite mine d'or abitibi-témiscamingue

La troisième carte postale propose un ensemble de photos reflétant la visite de la Cité de l’Or.

Photo | Marie-Claude Robert

Selon Marie-Claude, le Village minier de Bourlamaque et l’Ancienne-mine-Lamaque sont le noyau même de la création de Val-d’Or, un pan historique important. C’est un quartier de la ville dans lequel il est possible de replonger dans les débuts de Val-d’Or. « J’ai l’impression d’être dans un lieu encore vivant même si c’est fermé, que c’est transformé en musée. La façon que ça été fait, la façon que ça été aménagé et toutes les visites qu’on peut faire; ils ont été capables de garder ça tellement vivant qu’on est capable de se projeter dans le temps et d’avoir l’impression qu’on est là, dans les prémisses de notre histoire », m’a-t-elle expliqué. Elle a aussi soulevé l’unicité du chevalement minier jaune et caractéristique de Val-d’Or.

 

Petit pan d’histoire avant de poursuivre –

Le 3 mars 1995, alors que La Cité de l’Or venait d’ouvrir en tant qu’attrait touristique, un feu a ravagé l’un des chevalements miniers. Une fois le feu éteint, il ne restait plus que la structure de fer. Les gestionnaires du site ont alors décidé de faire de la limonade avec le citron que la vie leur envoyait et l’on peint en jaune afin d’en faire un symbole fort et unique!

 

Ayant photographié La Cité de l’Or dans différentes occasions, par exemple aussi comme photographe pour le Festival d’humour en Abitibi-Témiscamingue, Marie-Claude peut nous parler des défis de capturer des clichés de cet endroit. Pour elle, il est très important que les photographies puissent rendre justice à ces lieux et leur donner la grandeur qu’ils méritent. Elle me rappelait aussi le défi de photographier un site minier sous terre, notamment causé par le manque d’éclairage. Ce manque de lumière demande plus de technique et d’équipement. Néanmoins, bien réussie, une photo prise sous terre donne un aspect très intrigant et un contraste de couleurs très intéressant.

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L’une des photos de Marie-Claude prise sous terre et qui montre ce côté mystérieux et les couleurs vives dont elle parle.

Photo | Marie-Claude Robert

Portrait de la photographe Marie-Claude Robert

Valdorienne d’adoption, Marie-Claude Robert est venue s’établir à Val-d’Or par amour. Elle est originaire de Terrebonne où elle a fait une attestation d’études collégiales (AEC) au Collège de photographie Marsan. Depuis son arrivée à Val-d’Or, elle a su s’établir comme photographe professionnelle et graphiste. Cependant, alors qu’elle a suivi 14 mois de formation intensive pour la photographie, Marie-Claude a appris le graphisme de façon autodidacte grâce à son embauche dans une petite compagnie. Comme elle avait toutefois déjà l’œil aiguisé pour l’image, cet apprentissage s’est fait facilement. Maintenant, ses compétences dans les deux domaines s’influencent l’une et l’autre et font grandir son talent.

Spécialisée grâce à ses études dans la photographie commerciale, elle apporte toutefois sa signature dans tous ses contrats avec sa touche naturelle, vivante et le moins lissé possible. Selon la photographe, il est très important d’ajouter une touche de créativité dans un contrat commercial. « Oui, ça prend un côté technique qui est solide pour remettre des photos présentables, mais les gens viennent te chercher parce que, quelque part, il y a la touche que tu mets à l’intérieur de tes photos, ta signature ».

Flash sur la photographie

La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes.

Bien qu’elle ait terminé sa formation en 2010 et qu’elle vive de la photographie à temps plein depuis trois ans, Marie-Claude s’intéresse à la photographie depuis qu’elle est jeune. En fait, on peut lire dans son album de finissants de sixième année du primaire : « Que veux-tu faire plus tard : photographe » ! Après une petite période d’oubli (secondaire et Cégep), Marie-Claude a eu un flash (crédit jeu de mots: Marie-Claude Robert) : elle adorait cette forme d’art, que ça avait. Ça lui ait revenu comme une apparition alors qu’elle suivait un cours d’histoire de la photographie à l’université. – La vie est bien faite, tu ne trouves pas ?

Quand je lui ai demandé ce qu’elle aimait dans la photographie, elle m’a répondu que ça lui donnait l’impression d’avoir un très grand sentiment de liberté. La liberté d’arrêter le temps, d’immortaliser un moment selon sa vision, à sa façon. « La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes ».

De la photographie de portrait à la photographie architecturale

Quand il est question de style de photographie, Marie-Claude est comme un mini-wheats! D’un côté, elle accorde une immense importance à l’humain. Elle aime faire des portraits pour capter l’émotion, des sentiments et des moments clés d’une vie. Parallèlement à cet intérêt, elle apprécie aussi tout ce qui est géométrique et linéaire. Elle comble ce besoin en prenant des photos architecturales, de coins de mur ou de décor en y donnant pratiquement un air abstrait.

Peu importe le style de photos qu’elle fait, Marie-Claude cherche toutefois toujours à rester originale. Elle souhaite rester alerte pour ne pas stagner dans un style.

Photographe famille val d'or

L’un des portraits pris par la photographe Marie-Claude Robert.

Photo | Marie-Claude Robert

Photo architecture Marie-Claude Robert photographe

Le style architecturale de la photographe Marie-Claude Robert est bien représenté dans cette photographie.

Photo | Marie-Claude Robert

Marie-Claude est la preuve que la photographie commerciale peut avoir un côté créatif. Peu importe le style ou le cadre dans lequel elle prend un cliché, cette photographe sait intégrer le calme et la pureté à travers ses photos. On y voit toujours une histoire et une émotion. Tu peux admirer les photos de Marie-Claude sur sa page Facebook en cliquant ici ou encore sur sa page Instagram en cliquant ici.

Histoires de peur

Histoires de peur

Qui dit octobre dit aussi Halloween, et qui dit Halloween dit aussi histoires de peur! Il y en a de toutes sortes et certaines mettent en doute notre rationalité. Il y en a des biens populaires partout dans le monde, mais saviez-vous qu’il y en a aussi ici même à Val-d’Or? Laisse-moi t’en raconter quelques-unes.

Le fantôme Oscar de la place Hammond

L’histoire du bâtiment de la place Hammond remonte à loin. Ce fût le centre administratif de la mine Siscoe au début des années 30 avant d’avoir été sectionné en trois et déménagé à Bourlamaque pour devenir l’hôtel de ville en 1954. Les locaux étaient également occupés par le bureau de poste ainsi que les services de police. C’est pourquoi une prison avait été installée au sous-sol de la bâtisse, prison qui y est toujours. Par contre, l’espace est converti en voûte pour y ranger des documents et des archives. Jusqu’à ce jour, différents ministères et organisations ont logé dans ces bureaux. À présent, ce sont les bureaux administratifs de la MRC de La Vallée-de-l’Or qui occupent la place Hammond.

hôtel de ville Bourlamaque archive

Déménagé de la mine Siscoe en 1954, ce bâtiment deviendra à compter de 1958, l’hôtel de ville et le bureau de poste de Bourlamaque. Fonds Armand Beaudoin

Depuis plusieurs années, les employés qui travaillent dans ce bâtiment sont témoins de bruits inquiétants et d’ombres. Après maintes manifestations hors de l’ordinaire, ceux-ci en sont venus à en déduire qu’un personnage occupe les lieux depuis bien longtemps. Il s’appellerait Oscar. Autrefois, il aurait été détenu dans la prison au sous-sol de la place Hammond et aurait fini par se pendre dans sa cellule. Cela pourrait sembler d’un fantôme effrayant, mais en dehors de faire peur et inquiéter de temps à autre, celui-ci n’a jamais fait de mal à personne, rassure-toi.

Il y a près de 25 ans, une employée du nom de Denise a été témoin du passage d’Oscar. Elle raconte que c’était lors d’un matin où elle était allée travailler très tôt. Elle était seule sur les lieux. Elle est entrée dans son bureau et à peine s’était-elle installée qu’elle a vu quelqu’un passer furtivement devant sa porte pour entrer dans le bureau juste à côté du sien. Elle s’est empressée d’aller voir qui avait bien pu passer si vite. Elle n’a trouvé personne aux alentours. Elle était toujours seule dans le bâtiment. Était-ce le fruit de son imagination encore endormie ou Oscar s’était bien montré ce jour-là?

Une autre situation semblable s’est produite le 9 décembre 2005 pour être exacte. C’était lors du party de Noël annuel du bureau. Tous les employés ainsi que leurs conjoints étaient réunis au sous-sol dans la salle du conseil de la MRC. Plus tard dans la soirée, ils ont commencé à jouer à des jeux de société. Alors que tout le monde avait bien du plaisir, ils ont tous entendu des pas dans l’escalier aussi fort que si quelqu’un courait. À ce moment, ils ont arrêté de jouer et leur réflexe fut de regarder si tout le monde était bien présent. C’était bien le cas. Quelqu’un d’autre ou quelque chose avait donc causé ce tel vacarme. Des employés sont remontés et ont commencé à faire le tour pour voir si une porte avait pu être déverrouillée pour que quelqu’un s’introduise par effraction. Après vérification, tout semblait dans l’ordre. Ils n’ont trouvé personne et aucun objet n’était tombé. Ce soir-là, y avait une belle couche de neige nouvellement tombée qui aurait certainement trahi l’introduction d’un dans le bâtiment. Mais il n’y avait absolument aucune trace de pas à l’extérieur. Peut-être que c’était Oscar alors qui regardait avec envie les employés avoir autant de plaisir…

Le lac du mauvais esprit

Connaissez-vous la légende du lac Matchi-Manitou?

Ce lac est situé dans la ville de Senneterre, dans la MRC de La Vallée-de-l’Or. Son nom signifie « mauvais esprit ». Une légende autochtone raconte qu’il y a bien longtemps, un grand chasseur d’orignaux chassait autour de ce lac. C’était le meilleur. Il arrivait à traquer les plus grosses bêtes et son territoire de chasse était immense. Plus il en tuait et plus il en vendait. À l’approche de la saison froide, tout le monde devint dépendant de son marché de viande. Rien ne pouvait l’arrêter. Il continuait à traquer et tuer partout autour du lac jusqu’à en prendre plaisir. L’égoïsme commençait à se faire sentir. Il hésitait même à vendre sa viande et la gaspillait à l’occasion.

lac matchi-manitou Abitibi-Témiscamingue

Le lac Matchi-Manitou est situé à 60 km de Val-d’Or.
Impression d’écran de Google Maps

Par un soir d’automne calme et un peu froid, de l’autre côté du lac, le chasseur débitait sa bête. La nuit commençait à tomber alors il se dépêcha à l’embarquer dans son canot pour la rapporter à son campement. Alors qui commençait à ramer, le vent se leva. Il soufflait de plus en plus fort et créait de grandes vagues. La panique commença à s’emparer du chasseur. L’eau se mit à embarquer dans le bateau. Des rafales de pluie tombaient. Son canot d’écorce naviguait dans la houle sans contrôle. C’est alors qu’il décida de balancer la carcasse de l’animal à l’eau, il causa un contrepoids et fit chavirer son embarcation.

Le lendemain, ceux qui l’avaient tant détesté ont retrouvé sur le lac un canot d’écorce à la renverse. Ils se sont dit qu’une justice avait peut-être été faite. Peut-être avait-il été puni pour son égoïsme; il avait attiré sur cette terre le mauvais esprit qui était venu le chercher. C’est pourquoi ce nom a été attribué à ce lac.

Une mort glaciale

Stanley Siscoe archive mine siscoe val-d'or

Stanley Siscoe
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or-Fonds Gilbert Tardif

J’imagine que tu n’es pas sans savoir que Stanley Siscoe, le fondateur de la mine Siscoe à Sullivan, est mort gelé sur ce même lac.

Stanley Siscoe était un Polonais qui s’appelait à l’origine Stanlaw Siskwo. Il a changé de nom en arrivant au Canada parce que c’était moins difficile à prononcer. Il est connu pour avoir découvert, en 1912, la mine Siscoe qui porte son nom. Celle-ci fût en exploitation de 1929 à 1949. Elle est située sur l’île Siscoe, un territoire qu’occupaient des Autochtones à son arrivée. Ceux-ci furent chassés de l’endroit en raison du développement de la mine et des infrastructures de l’île.

Mine Siscoe Val d'or archive

Un convoyeur achemine du haut des airs le minerai extrait de la mine Siscoe jusqu’au moulin, ici à droite.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Ben Sirois.

Malheureusement pour monsieur Siscoe, il n’a pas vécu suffisamment longtemps pour assister à la période complète de l’exploitation de la mine. Au mois de mars 1935, l’homme d’affaires revenait de Montréal en avion. La température extérieure était infernale : grandes bourrasques de vent, tempête de neige et froid glacial. Ces conditions météorologiques ont forcé le pilote à faire atterrir l’avion d’urgence et ils ont abouti sur un lac gelé près de Senneterre, le lac Matchi-Manitou. L’appareil pris dans la glace, ils attendirent du secours deux jours durant. Stanley Siscoe était frigorifié et affamé. Il décida de marcher en direction du sud. Il fût retrouvé mort gelé le lendemain, étendu sur la neige. Des clichés ont été pris à ce moment, deux différents. Un montrant l’homme sur le dos et l’autre très semblable, mais avec des billets de banque autour de lui. Un trucage photo? Quelqu’un est venu piller le mort? Aurait-il lancé son argent dans un dernier geste de désespoir en se disait que sa grande fortune ne l’aura pas sauvé de la mort? Certains aiment à croire que le mauvais esprit serait venu le chercher pour le punir d’avoir repoussé les Autochtones afin construire la mine Siscoe. Le mauvais esprit ne pardonne jamais…

Mort de Stanley Siscoe archive

La dite photo de Stanley Siscoe retrouvé mort gelé sur le lac Matchi-Manitou.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Gilbert Tardif.

Comme dirait Paul-Antoine Martel, un Valdorien passionné de l’histoire de la ville, Val-d’Or est un terreau fertile pour les histoires de peur et les rumeurs mystérieuses. Si tu veux connaître plus de rumeurs et d’histoires mystérieuses, tu peux regarder l’émission de TVC9 qu’il a coanimée, La Chasse aux rumeurs, en cliquant ici. Les histoires que je t’ai racontées viennent d’ailleurs de l’un de ces épisodes.

 

Photo de couverture | Jack Cain sur Unsplash

Une semaine des personnes aînées – programmation 2018

Une semaine des personnes aînées – programmation 2018

Du 22 au 28 octobre prochain aura lieu la première édition de la Semaine des personnes aînées sous le thème « Luttes, espoirs et victoires ». Pour l’occasion, une foule d’activités variées sont offertes à tous et ce, gratuitement. Ce nouvel événement a pour but de réfléchir sur l’apport et l’implication des personnes aînées dans notre société, de faire valoir le patrimoine bâti, de présenter certains services ou activités et de réunir les personnes aînées dans un esprit ludique.

La programmation

Pour une première édition, les participants ne seront pas en reste puisque les activités proposées sont nombreuses et très variés. Alors que des ateliers, des tables rondes et des conférences sont prévues afin d’informer et de réfléchir, des activités plus sportives sont aussi au programme afin de faire bouger les gens et leur faire découvrir les infrastructures à Val-d’Or. La culture sera aussi au programme proposant par exemple un hommage à Gilles Vigneault et un tour de ville sur le patrimoine bâti et humain.

Lundi 22 octobre 2018

Entraînement à la Forêt récréative – 10h – 179, chemin de l’aéroport
Entraînement extérieur ou intérieur avec équipement. Visite des installations et présentation des services offerts.

Table ronde – 14h à 16h – Complexe culturel Marcel-Monette, salle Les Insolents, 600 7e Rue
Thèmes : Luttes, espoirs et victoires

Mardi 23 octobre 2018

Centre de bénévolat – 10h à 11h30 – 300 chemin de la gare
Visite guidée et explication des services. Réservez votre place auprès de Karine Fréchette au 819 825-0154 poste 23

Résidence funéraire de l’A-T – 14h – 1746, 3e Avenue
Présentation du procédé d’aquamation et des arrangements funéraires préalables par Patrick Blais, directeur général

Mercredi 24 octobre 2018

Déjeuner-conférence « L’aide médicale à mourir » – 9h30 à 12h – 1072, 2e Avenue
Présentation légale et témoignages. Invitées : Marianne Bourget Gagnon et Suzane Filion

Programme « P.I.E.D. » – 13h à 14h – 1300 chemin Sullivan
Autogestion des soins : présentation et démonstration des programmes.

Géniesages – 14h à 15h – 1300, chemin Sullivan
Jeu-questionnaire de culture générale, venez participer et partager votre savoir.

Hommage à Vigneault – 19h30 – Salle Félix-Leclerc, 600, 7e Rue
Venez fêter les 90 ans de Gilles Vigneault avec Daniel Saint-Germain, Jacques Aubé et Valéry Saint-Germain. – GRATUIT – Billets disponibles à la bibliothèque de Val-d’Or ou en ligne sur ticketacces.net

Jeudi 25 octobre 2018

Caravane du service d’entraide familiale – toute la journée
Visite des résidences de personnes aînées. 10h : Le Boréal. 13h30 : Le domaine des pionniers

Chorale et chansons – 13h30 à 15h – 111, rue Sylvestre
Chorale « Les voix du cœur ». Madeleine Boudreay, chansons françaises à la résidence Le Boréal

Film «  Le viel âge et le rire » – 15h30 à 17h – Cinéma Capitol, 143, avenue Perrault
Selon Fernand Dansereau, réalisateur « C’est le rire du vieillard qui exprime la plus grande sagesse ».

Vendredi 26 octobre 2018

Yoga sur chaise – 10h30 à 11h30 – 1301, rue Delorimier
Venez découvrir les bienfaits du yoga avec Audrey Dufour, professeure de yoga. Réservez votre place au 819 825-8280 poste 6 avant le 24 octobre, 16h.

Match d’impro – 13h30 à 15h30 – 1301, rue Delorimier
Improvisation présentée par le groupe de personnes aînées. Venez voir ou participer en grand nombre.

Samedi 27 octobre 2018

Visite du patrimoine bâti – 10h30 – Complexe culturel Marcel-Monette,  600, 7e Rue

Tourisme Val-d’Or vous fait découvrir la ville; son histoire, sa culture, son économie, son patrimoine et plus encore. Circuit autobus. Départ au Complexe culturel Marcel-Monette

Conférence avec Bruno Bégin – 13h30 – 675, 1re Avenue

« Créez l’effet VR » et passez en mode Vitalité Retraite. Présentée à la salle la SUM de l’UQAT. Billets gratuits auprès de Karmen Ayotte au 819 355-5050.

L’importance des aînés

Lors de la conférence de presse annonçant cette première Semaine des personnes aînées, le comité organisateur a donné de nombreuses statistiques démontrant l’apport des aînés dans notre communauté. « Selon les données de Statistique Canada 2016, 9 065 personnes sont âgées de 65 ans et plus dans la MRC de La Vallée-de-l’Or. Près d’une personne sur quatre de cette catégorie consacre de son temps pour faire du bénévolat. En moyenne, les personnes âgées de 65 ans ou plus ont consacré environ 190 heures annuellement à des activités bénévoles, ce qui est de loin le nombre le plus élevé observé pour un groupe d’âge », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Origine du nom des villes de l’Abitibi

Origine du nom des villes de l’Abitibi

Quelles théories obscures sont à l’origine du nom de Val-d’Or ? Ou encore, d’où provient le nom de la ville d’Amos ? Disait-on des Rouynois ou des Rounyiens ?  On a creusé dans les actes de naissance de notre belle région et on a trouvé réponses à toutes ces questions sur l’origine et la signification du nom des grandes villes de l’Abitibi.

Val-d’Or

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Crédit photo : Christian Leduc

Plusieurs théories sont en compétition quant à l’origine du nom de notre ville minière où a été ouverte la première mine d’or en Abitibi. Apparemment, l’appellation Valléedor aurait été utilisée avant celle de Val-d’Or, pour laquelle l’apostrophe aurait été proposée un peu plus tard par un citoyen. Une théorie nous vient d’une petite île près de Cap-de-la-Madeleine, Île Valdor, dont les petites plages de sable fin et doré ont donné l’idée du nom. La ville aurait été nommée ainsi par la suite.  Selon une autre hypothèse, ce serait en raison d’une compagnie de tabac qui fabriquait et distribuait les cigarettes et le tabac Valdor. Il faut aussi savoir qu’en 1935, la région était déjà surnommée la Vallée de l’or, une appellation qui fut retenue pour identifier notre MRC.

L’explication la plus simple et la plus plausible demeure la forte présence de l’or dans le sous-sol valdorien (meuh ?!). À ce métal on aurait ajouté Val, appellation à l’honneur en ces temps-là. Fait intéressant, le nom qui était donné au territoire avant qu’il ne soit nommé ainsi est Kapikitapikak, qui veut dire « plateau avec une roche qui dépasse » dans la langue autochtone anicinabe.

Rouyn-Noranda

Rouyn-Noranda par Mathieu Dupuis

Crédit photo : Mathieu Dupuis

Notre capitale-nationale du cuivre doit son existence au mariage des municipalités de Rouyn et de Noranda en 1986. On la nomme ainsi en hommage à Jean-Baptiste de Rouyn, capitaine de Rouyn qui reçut la prestigieuse croix de Saint-Louis, médaille remise pour acte de bravoure. Noranda, pour sa part, avait d’abord été nommée Horne en l’honneur du prospecteur qui a ouvert la mine de l’autre côté du Lac Osisko. On changea ensuite son nom en s’inspirant de la contraction des mots Nord et Canada, qui, à l’origine, devait prendre la forme de Norcanda. Malheureusement, un verre de trop ou une dyslexie momentanée (l’histoire ne le dit pas) causa une distraction chez l’imprimeur qui oublia le «c» et Noranda fut finalement retenu.

Suite à la fusion, on adopte le gentilé Rouynorandiens, qui remplacera ceux de de Rouynois et de Norandiens.

La Sarre

La Sarre par Hugo Lacroix

Crédit photo : Hugo Lacroix

La ville d’Abitibi-Ouest fut nommée ainsi en l’honneur de l’un des régiments qui a servi sous Montcalm, arrivé en Nouvelle-France en 1756. Le régiment de la Sarre avait été formé en 1651 par Henri, duc de La Ferté de Saint-Nectaire, dit Senneterre, maréchal de France (ou Hern, pour les intimes). Le régiment a notamment participé à la bataille de Carillon et à la prise du fort Oswego.

Anciennement, l’endroit était appelé Wabakin, de wàba et akin, que l’on peut traduire de l’anicinabe par « une montagne de bois dur ». Cette appellation avait été suivie de celle de Poisson-Blanc, traduction du nom anicinabe de la rivière Adikameg Sibi.

Amos

Amos par Hugo Lacroix

Crédit photo : Hugo Lacroix

À l’époque de la construction du chemin de fer, le territoire où la ville fut fondée portait le nom algonquin de Koakikashi, qui signifie « portage des grands pins ». Par la suite, il fut nommé Harricana, autrefois orthographié Harricanaw. D’ailleurs, la rivière qui coule au cœur de la ville porte toujours ce nom anicinabe qui signifie « rivière aux biscuits ». On lui doit ce nom aux nombreux galets (ou, comme matante Guylaine les appelle, les pierres de fées) qui reposent tranquillement dans son lit. Lors de sa naissance, la ville pionnière répondait à l’appellation de Latulipe. C’est de monseigneur Élie-Anicet Latulipe, évêque du diocèse qui englobait cette portion de territoire, que nous vient ce nom. Puis, en 1914, la ville d’Amos reçut son nom en l’honneur de lady Alice Gouin, née Alice Amos. Elle était l’épouse de sir Lomer Gouin, premier ministre du Québec à l’époque de la fondation de la municipalité.

Puis qu’elle fut la première ville à naître en Abitibi, Amos est surnommée le Berceau de l’Abitibi et la Fille aînée de l’Abitibi.

Sources

Commission de toponymie du Québec : www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/

Photo | Andrew Neel sur Unsplash

Oui, on a l’électricité

Oui, on a l’électricité

Il arrive parfois qu’on reçoive des appels ou des courriels pour nous demander si on a l’électricité. Eh bien oui, Val-d’Or est muni d’un réseau électrique, internet et d’aqueduc; le gros kit de luxe! D’ailleurs, on a le réseau d’électricité et d’aqueduc depuis la création de Val-d’Or soit en 1935.

Plusieurs pensent que parce qu’on est dans une région éloignée des grands centres urbains du Québec, on est arriéré. Et bien, je leur répondrai : « t’as tout faux l’ami! ». Val-d’Or est une ville innovante et avant-gardiste dans bien des domaines, et ce, depuis ses tout débuts. Elle est peuplée de gens créatifs, dynamiques et débrouillards.

Novateurs depuis 1935

Si on pense au commencement de Val-d’Or, les gens qui sont venus s’installer étaient déjà novateurs. Par exemple, plutôt que de construire des maisons avec des matériaux en provenance de Toronto, on a utilisé les pins et épinettes qu’on venait de couper pour défricher. Personne ne faisait ça à l’époque. Pourtant, c’était beaucoup plus efficient et économique!

Les gens qui ont bâti Val-d’Or étaient débrouillards et créatifs. Ils ont travaillé très fort pour s’offrir une belle qualité de vie dès leur arrivée sur ce territoire totalement sauvage à l’époque.

Village minier de Bourlamaque Val-d'Or Cité de l'or site historique

Le Village minier de Bourlamaque en 1936 lors de sa construction. Il est maintenant l’un des seuls sites historiques encore habité au Québec.

Les entreprises innovent

Quand on parle d’innovation, il est impératif de souligner l’expertise minière en région. Des technologies de pointe, des outils efficients et novateurs, on en retrouve beaucoup ici. Nommons à titre d’exemple le nouveau convoyeur développé par la minière Agnico Eagle pour sa mine Goldex. Afin d’exploiter une zone difficilement atteignable et pour prolonger la durée de vie de la mine, Agnico Eagle a conçu le Rail-Veyor. Celui-ci ressemble à un petit train qui transportera le minerai de la zone Deep 1. Fonctionnant à l’électricité, il permet de réduire l’émission de gaz à effet de serre de la mine en plus de ne nécessiter aucun conducteur, ce qui réduit les risques d’accident. Dans le domaine minier, c’est du jamais-vu!

Une architecture avant-gardiste

Notre paysage architectural est aussi très avant-gardiste. Les premiers architectes sont venus s’établir ici en 1937, soit seulement trois ans après la fondation de la ville. Alors même si on vivait dans un milieu éloigné et sauvage, l’architecture était importante et avait sa place. C’est d’ailleurs à Val-d’Or, en 1960, qu’on a construit le premier hôtel de ville de style moderne en Abitibi-Témiscamingue.

L’audace des architectes a été souvent applaudie sur la scène nationale. La structure du pont Allard, construite en 1943, a d’ailleurs été applaudie dans la revue Canadian Art de 1945. Tu peux en apprendre davantage sur l’avant-gardiste de l’architecture sur le circuit numérique Val-d’Or moderne que tu peux télécharger en cliquant ici.

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Avec son architecture moderne et avant-gardiste l’hôtel de ville de Val-d’Or est toujours aussi élégante, et ce malgré ses 58 ans.

application voyage tourisme Val-d'Or architecture d'avant-garde

Plusieurs thèmes sont abordés dans le circuit numérique Val-d’Or Moderne: bâtiments institutionnels, bâtiments privés, bâtiments d’accueil, édifices religieux et lieux disparus.

T’es pas encore convaincu? Voici des premières, des inventions et des innovations qui ont vu le jour à Val-d’Or :

  • Val-d’Or est la première ville au Québec à avoir construit un carrefour giratoire.
  • La grippe à essouchement, un outil pour défricher, a été inventée par Paul-Émile Ayotte en 1948 réduisant de moitié le temps de passage de colon à cultivateur.
  • Un dispositif pour installer des pieux dans un sol rocailleux a été inventé par le Valodrien d’adoption Rodovan Preradovich (d’origine croate). Ce même dispositif a été approuvé et adopté par Hydro-Québec.
  • En 1984, Roger Massé a créé une aléseuse par percussion (technologie de forage) utilisée dans plusieurs pays.

En 1993, André Landry a écrit et publié le livre À LA BONNE HEURE. Unique au monde, ce livre explique comment construire une horloge faite uniquement de papier.

Bref, si tu te poses la question à savoir si on a l’électricité; c’est oui. On a aussi une belle route large et asphaltée qui se rend jusqu’ici en plus du réseau internet et cellulaire. C’est vrai que traverser une réserve faunique pendant environ deux heures ou 179 km sans voir de population peut paraître effrayant. Toutefois, je te suggère de voir cette traversée comme une introduction à la région; une région de 22 000 lacs et rivières où l’air est pur et la forêt omniprésente, générant un sentiment de calme très agréable. Ne te méprends pas! Il y a aussi des zones urbaines où l’effervescence pimp les chakras d’une façon différente. En somme, Val-d’Or est une ville où le côté épicurien et urbain se marie parfaitement avec sa nature qui nous entoure et apaise notre âme. Viens donc faire ton tour à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue pour découvrir un territoire à la culture éclatée habité par des gens ouverts, chaleureux, dynamiques et novateurs!

Sources

Minière Agnico-Eagle 
Histoire de Val-d’Or; des origines à 1995 par la Société d’histoire de Val-d’Or
Application Val-d’Or Moderne 

Photo de couverture | Josh Boot sur Unsplash

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 2

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 2

Du 16 au 22 juillet se déroule la cinquantième édition du Tour de l’Abitibi à Val-d’Or. La semaine dernière, on a recueilli pour l’occasion plein d’anecdotes croustillantes racontées par des gens qui se sont impliqués dans le Tour. Tu peux d’ailleurs les lire ici : Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1.  On en voulait encore plus, alors voici la partie 2!

Des années légendaires

Léandre Normand fondateur Tour Abitibi

Léandre Normand, le fondateur du Tour de l’Abitibi.

Pour la deuxième partie de cet article, j’ai pu communiquer avec Léandre Normand, le fondateur du Tour de l’Abitibi. Tu peux t’en douter, il ne manquait pas d’anecdotes à me raconter. Il s’en est passé des moments marquants pendant les cinquante années d’existence du Tour! Il me racontait entre autres qu’en 2014, le titre de meilleur champion aux points a failli être donné au mauvais coureur. Chaque année, Léandre fait sa propre compilation des résultats du Tour de l’Abitibi et cette fois-là, son résultat ne correspondait pas avec celui des commissaires. Selon lui, c’était un autre coureur qui se méritait le titre avec seulement une seconde d’avance. Alors que la remise des maillots était sur le point de se faire, il est allé avertir les juges. Une autre vérification a été faite, et les commissaires lui ont finalement donné raison!

Léandre me parlait aussi de certaines éditions qui ont marqué l’histoire du Tour de l’Abitibi. Par exemple, c’est en 1977 qu’a eu lieu la première participation d’une cycliste féminine. À l’époque, Carole Vanier faisait partie d’une équipe masculine québécoise. Quelques années plus tard, en 1980, ce fut la première fois qu’une femme occupa la fonction de commissaire en chef. Puis, ce n’est qu’en 1990 que la première équipe entièrement féminine participa au Tour de l’Abitibi.

Il faut aussi savoir que l’événement a un grand impact au niveau international. C’est même la plus importante course par étapes au monde dans la catégorie Junior. Depuis ses tout débuts, ce sont 45 pays qui y ont participé. En 1981, ce fut la première fois qu’une équipe européenne participa au Tour de l’Abitibi. Comme me disait Léandre, les européens « ont tout balayé » cette année-là.

Équipe féminine tour de l'abitibi

L’une des premières équipes féminines à avoir participé au Tour de l’Abitibi.

équipe France tour de l'abitibi

L’un des cyclistes de l’équipe de France en 1981. C’est la première équipe européenne à avoir participé au Tour de l’Abitibi.

Des courses hors du commun

Lorsqu’on parle du Tour de l’Abitibi, on ne peut pas passer à côté de Marc Lemay, qui a été coureur pendant trois années consécutives ainsi que directeur technique pendant cinq ans. Lui aussi avait donc beaucoup de choses à me raconter.

Il m’a d’abord parlé de la course des serveurs, qui a eu lieu il y a quelques années de cela. Comme son nom l’indique, les participants de cette activité étaient des serveurs qui devaient se rendre d’un point à un autre avec un cabaret sur lequel ils transportaient des bières. L’objectif était de ne pas en échapper par terre. Le trajet se faisait au même endroit où les cyclistes devaient passer peu de temps après. Le seul problème : les bières étaient dans des bouteilles de verre. Lorsque quelqu’un en échappait, le verre se cassait et ce n’était pas facile à ramasser. Tu peux imaginer la suite… Quand les coureurs arrivaient à toute vitesse, plusieurs d’entre eux faisaient des crevaisons. On peut supposer que les organisateurs de la course des serveurs ont regretté le choix des bouteilles en verre!

Marc m’a aussi parlé d’une ancienne étape qui faisait anciennement partie du Tour de l’Abitibi, le trajet La Sarre – Amos. Sur cette route, les cyclistes croisaient plusieurs voies ferrées, dont une qui était en diagonale. C’était l’un des endroits où il y avait le plus de chutes. La décision de recouvrir la voie ferrée d’un tapis a donc été prise, pour la sécurité des coureurs. Toutefois, le tapis a été oublié sur le chemin de fer après la course… Lorsqu’un train est ensuite passé par là, il a dû réagir rapidement pour freiner à temps! Heureusement, il a réussi à s’arrêter et aucun déraillement n’a eu lieu. Ce fut tout de même la dernière fois qu’un tapis fut placé sur une voie ferrée pendant une course.

Marc Lemay tour de l'abitibi

Marc Lemay, du temps où il était cycliste au Tour de l’Abitibi.

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Une participante à la course des serveurs.

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Des cyclistes passant sur un chemin de fer lors d’une course.

Crédits photos | Société d’histoire d’Amos – Fonds Tour de l’Abitibi