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Tag Archive for: Faits intéressants

Oui, on a l’électricité

Oui, on a l’électricité

Il arrive parfois qu’on reçoive des appels ou des courriels pour nous demander si on a l’électricité. Eh bien oui, Val-d’Or est muni d’un réseau électrique, internet et d’aqueduc; le gros kit de luxe! D’ailleurs, on a le réseau d’électricité et d’aqueduc depuis la création de Val-d’Or soit en 1935.

Plusieurs pensent que parce qu’on est dans une région éloignée des grands centres urbains du Québec, on est arriéré. Et bien, je leur répondrai : « t’as tout faux l’ami! ». Val-d’Or est une ville innovante et avant-gardiste dans bien des domaines, et ce, depuis ses tout débuts. Elle est peuplée de gens créatifs, dynamiques et débrouillards.

Novateurs depuis 1935

Si on pense au commencement de Val-d’Or, les gens qui sont venus s’installer étaient déjà novateurs. Par exemple, plutôt que de construire des maisons avec des matériaux en provenance de Toronto, on a utilisé les pins et épinettes qu’on venait de couper pour défricher. Personne ne faisait ça à l’époque. Pourtant, c’était beaucoup plus efficient et économique!

Les gens qui ont bâti Val-d’Or étaient débrouillards et créatifs. Ils ont travaillé très fort pour s’offrir une belle qualité de vie dès leur arrivée sur ce territoire totalement sauvage à l’époque.

Village minier de Bourlamaque Val-d'Or Cité de l'or site historique

Le Village minier de Bourlamaque en 1936 lors de sa construction. Il est maintenant l’un des seuls sites historiques encore habité au Québec.

Les entreprises innovent

Quand on parle d’innovation, il est impératif de souligner l’expertise minière en région. Des technologies de pointe, des outils efficients et novateurs, on en retrouve beaucoup ici. Nommons à titre d’exemple le nouveau convoyeur développé par la minière Agnico Eagle pour sa mine Goldex. Afin d’exploiter une zone difficilement atteignable et pour prolonger la durée de vie de la mine, Agnico Eagle a conçu le Rail-Veyor. Celui-ci ressemble à un petit train qui transportera le minerai de la zone Deep 1. Fonctionnant à l’électricité, il permet de réduire l’émission de gaz à effet de serre de la mine en plus de ne nécessiter aucun conducteur, ce qui réduit les risques d’accident. Dans le domaine minier, c’est du jamais-vu!

Une architecture avant-gardiste

Notre paysage architectural est aussi très avant-gardiste. Les premiers architectes sont venus s’établir ici en 1937, soit seulement trois ans après la fondation de la ville. Alors même si on vivait dans un milieu éloigné et sauvage, l’architecture était importante et avait sa place. C’est d’ailleurs à Val-d’Or, en 1960, qu’on a construit le premier hôtel de ville de style moderne en Abitibi-Témiscamingue.

L’audace des architectes a été souvent applaudie sur la scène nationale. La structure du pont Allard, construite en 1943, a d’ailleurs été applaudie dans la revue Canadian Art de 1945. Tu peux en apprendre davantage sur l’avant-gardiste de l’architecture sur le circuit numérique Val-d’Or moderne que tu peux télécharger en cliquant ici.

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Avec son architecture moderne et avant-gardiste l’hôtel de ville de Val-d’Or est toujours aussi élégante, et ce malgré ses 58 ans.

application voyage tourisme Val-d'Or architecture d'avant-garde

Plusieurs thèmes sont abordés dans le circuit numérique Val-d’Or Moderne: bâtiments institutionnels, bâtiments privés, bâtiments d’accueil, édifices religieux et lieux disparus.

T’es pas encore convaincu? Voici des premières, des inventions et des innovations qui ont vu le jour à Val-d’Or :

  • Val-d’Or est la première ville au Québec à avoir construit un carrefour giratoire.
  • La grippe à essouchement, un outil pour défricher, a été inventée par Paul-Émile Ayotte en 1948 réduisant de moitié le temps de passage de colon à cultivateur.
  • Un dispositif pour installer des pieux dans un sol rocailleux a été inventé par le Valodrien d’adoption Rodovan Preradovich (d’origine croate). Ce même dispositif a été approuvé et adopté par Hydro-Québec.
  • En 1984, Roger Massé a créé une aléseuse par percussion (technologie de forage) utilisée dans plusieurs pays.

En 1993, André Landry a écrit et publié le livre À LA BONNE HEURE. Unique au monde, ce livre explique comment construire une horloge faite uniquement de papier.

Bref, si tu te poses la question à savoir si on a l’électricité; c’est oui. On a aussi une belle route large et asphaltée qui se rend jusqu’ici en plus du réseau internet et cellulaire. C’est vrai que traverser une réserve faunique pendant environ deux heures ou 179 km sans voir de population peut paraître effrayant. Toutefois, je te suggère de voir cette traversée comme une introduction à la région; une région de 22 000 lacs et rivières où l’air est pur et la forêt omniprésente, générant un sentiment de calme très agréable. Ne te méprends pas! Il y a aussi des zones urbaines où l’effervescence pimp les chakras d’une façon différente. En somme, Val-d’Or est une ville où le côté épicurien et urbain se marie parfaitement avec sa nature qui nous entoure et apaise notre âme. Viens donc faire ton tour à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue pour découvrir un territoire à la culture éclatée habité par des gens ouverts, chaleureux, dynamiques et novateurs!

Sources

Minière Agnico-Eagle 
Histoire de Val-d’Or; des origines à 1995 par la Société d’histoire de Val-d’Or
Application Val-d’Or Moderne 

Photo de couverture | Josh Boot sur Unsplash

La raquette – 15 faits intéressants à savoir sur ce loisir d’hiver

La raquette – 15 faits intéressants à savoir sur ce loisir d’hiver

Alors qu’au départ la raquette n’était qu’un moyen de transport hivernal pour ne pas rester pris jusqu’aux cuisses dans la neige, elle est maintenant un loisir, une façon de profiter de la nature et de l’air pur et de jouer dehors. Voici 15 faits intéressants sur ce sport de plein air qui a traversé le temps en évoluant avec lui.

1- Les raquettes ont fait leur apparition pendant la préhistoire. Toutefois, la date exacte de son invention est inconnue. La première forme de raquette consistait à des branches de sapin ou d’épinette attachées sous les pieds.

2- La plus vieille raquette au monde découverte à ce jour a été trouvée dans les Alpes italiennes en 2003. Les experts ont évalué la date de sa création entre 3 800 et 3 700 avant Jésus-Christ.

3- Les raquettes fabriquées par les Premières Nations d’Amérique s’inspirent principalement des traces d’animaux comme l’ours ou le castor.

4- Les raquettes traditionnelles autochtones, que l’on surnomme raquette de babiche, étaient faites de bois et, pour la plupart du temps, de lanières de cuir de caribou d’orignal ou de cerf de Virginie.

5- Les Européens qui ont débarqué en Nouvelle-France les ont vite adoptées afin d’être en mesure de se déplacer l’hiver. En Nouvelle-France au 18e siècle, la raquette était un incontournable! Elle a par contre perdu un peu de popularité à la fin de ce siècle avec la construction de chemins. On pouvait alors se déplacer en cheval et en carriole et la raquette n’était donc plus nécessaire pour tous.

6- Au début du 18e siècle, la raquette a permis aux troupes françaises de gagner plusieurs batailles contre les Britanniques. En les utilisant, les soldats français pouvaient atteindre les troupes britanniques à des moments et à des endroits auxquels leurs adversaires ne s’étaient pas prepares.

7- La raquette a perdu son caractère unique d’utilité en 1843 avec son premier club de raquetteurs, le Montreal Snowshoe Club.

8- Les différentes communautés des Premières Nations ont développé leur propre forme de raquette selon leurs activités, la topographie du terrain et le type de neige où ils vivaient. Ainsi, on pouvait reconnaître la Nation d’un Autochtone ou la région d’où venait un Allochtone par la forme de ses raquettes.

formes de raquettes d'origine autochtone

Alors que les Montagnais et Naskapi (communautés autochtones au Nord-Ouest du Québec) avaient des raquettes larges permettant de faire marcher dans une plus grande profondeur de neige, les Algonquin avaient des raquettes plus étroites permettant de faire de plus longues distances sans se fatiguer comme la plupart étaient nomades.

9- Les gardes des parcs nationaux et les observateurs de la faune et la flore préfèrent utiliser encore la vieille bonne raquette en bois puisque celle-ci est plus silencieuse dans la neige. Bien qu’il soit assez difficile d’adopter une démarche de ninja avec ces engins cloués aux pieds, elles nous permettent d’être très silencieux.

10- Dans les années 1990, la création de raquettes plus modernes dont celles fabriquées à partir de l’aluminium a relancé la popularité de ce sport.

11- La compagnie Raquettes GV, de Wendake près de Québec, est le fournisseur de raquettes des Forces armées canadiennes, comme quoi la tradition et le savoir-faire c’est important ! Dans les années 1990, ce fut d’ailleurs la première entreprise spécialisée au monde à proposer trois types de raquettes (en bois, en aluminium et en composite) grâce à ses projets de recherche et développement débuter à la fin des années 1980.

12- Des modèles de raquettes sont conçus spécialement pour la femme, celle-ci n’ayant pas la même physionomie que l’homme. En plus d’être généralement plus légère et plus étroite, la grosseur, l’angle et l’emplacement des crampons sont différents.

13- L’utilisation de nouveaux matériaux comme l’aluminium et le polymère pour fabriquer les raquettes ont permis de réduire leur dimension de 50% sans pour autant perdre l’efficacité de flottaison. Ce matériel étant plus léger que le bois utilisé pour le contour de la raquette, celle-ci n’a plus besoin d’être aussi large pour assurer une flottaison.

14- Pratiquée avec des bâtons, la raquette permet un entraînement nécessitant le mouvement de 90% des muscles de notre corps.

15- La raquette occasionne une dépense calorique trois fois plus grande que la marche.

Ce qui est bien avec la raquette c’est qu’elle est très accessible. Elle est peu dispendieuse, les sentiers de raquette sont nombreux et l’activité peut être pratiquée selon différentes intensités donc accessible à tous les âges et toutes les conditions physiques. En montagne ou dans des terrains hors-pistes, elle peut devenir exigeante physiquement. Par contre, en sentiers sur un terrain plat, elle devient un sport plus doux. Bref, c’est une belle façon de profiter de l’hiver et de se tenir en forme. C’est une bonne chose que Val-d’Or dispose donc d’un si grand terrain de jeux pour pratiquer la raquette!

raquette sports d'hiver Abitibi-Témiscamingue Val-d'Or

La Forêt récréative de Val-d’Or, située à seulement quelques minutes du centre-ville propose plus de 40 km de sentiers de raquette.

15 faits intéressants sur la raquette