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Tag Archive for: Autochtone

À chaque photo son histoire – Réjean Biron et son enthousiasme pour la culture autochtone

À chaque photo son histoire – Réjean Biron et son enthousiasme pour la culture autochtone

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

La photo de la carte postale

Jerry Hunter danseur traditionnel autochtone

La photographie de la carte postale a été prise lors du pow-wow annuel de la réserve Kahnawake près de Châteauguay. On y voit le danseur professionnel Jerry Hunter en régalia (habit traditionnel) exécutant une danse typique de sa culture. Jerry Hunter est un danseur traditionnel anicinabe de la communauté Lac-Simon à 35 km de Val-d’Or.

Lorsque Jerry Hunter danse, c’est difficile de ne pas avoir de grands frissons!

Monsieur Biron fut grandement inspiré par cette culture, par les couleurs et les coutumes de la communauté Mook qui étaient présentées lors de cette fête. Il trouve parfois que l’on oublie cette culture et que les gens devraient la connaître davantage. C’est pour cela qu’il fut ravi de recevoir l’invitation de Jerry Hunter pour venir faire la promotion de ce pow-wow.

À propos de la culture autochtone

Il y a plusieurs façons de découvrir la culture autochtone à Val-d’Or. Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or organise chaque année une journée de célébration le 21 juin afin de souligner la Journée nationale des Autochtones. Cette journée met en lumière la culture autochtone et ses traditions notamment à travers des kiosques d’artisanat et de nourriture ainsi qu’une cérémonie officielle autochtone, des spectacles de danses et de chants traditionnels et d’artistes autochtones contemporains. On peut vivre l’expérience autochtone à Kinawit, un site récréotouristique offrant des ateliers culturels, de l’hébergement en tipi ou camps rustiques et des sentiers pédestres.

Puis, la communauté de Lac-Simon organise aussi chaque année un pow-wow, une célébration annuelle autochtone.

kinawit hébergement camping insolite tipi campement

Le site récréotouristique Kinawit.

Photo | Paul Brindamour

Portrait du photographe Réjean Biron

Réjean Biron est un photographe autodidacte habitant présentement à Saint-Hyacinthe. Il pratique cette passion depuis près de 40 ans et c’est autour des années 1970 qu’il l’a découverte. Il a commencé avec un petit appareil photo avec lequel il immortalisait des moments importants. Avec le temps, il s’est procuré des instruments plus technologiques. En 1982, il cofonde le Club des photographes amateurs de Saint-Hyacinthe qui s’appelle aujourd’hui Club photo Saint-Hyacinthe.

 

Avec les années, monsieur Biron a acquis beaucoup d’expérience. Selon lui, un éclairage adéquat pour une photo réussie se trouve avant 10h et après 15h. Il trouve que la «texture» de la lumière est idéale à ces moments de la journée. Entre ces deux intervalles de temps, la luminosité est trop « dure » et n’offre pas un résultat optimal. Il existe aujourd’hui des logiciels pour calculer le moment des couchers de soleil. C’est pratique pour mieux organiser sa photographie.

Bien que la culture autochtone soit bien présente à Val-d’Or, monsieur Biron n’y a jamais mis les pieds. C’est par contre dans ses projets de venir passer deux semaines de vacances dans la région aux alentours du mois d’août pour faire un peu de photographie. Selon lui, si l’Abitibi-Témiscamingue devait avoir un slogan, ce serait « Venez en Abitibi, nous avons des paysages en or ». Il trouve que la nature est la vraie richesse de notre région. Parfois, lorsque nous le voyons trop souvent, nous oublions la richesse des lieux qui nous entourent.

Histoires de peur

Histoires de peur

Qui dit octobre dit aussi Halloween, et qui dit Halloween dit aussi histoires de peur! Il y en a de toutes sortes et certaines mettent en doute notre rationalité. Il y en a des biens populaires partout dans le monde, mais saviez-vous qu’il y en a aussi ici même à Val-d’Or? Laisse-moi t’en raconter quelques-unes.

Le fantôme Oscar de la place Hammond

L’histoire du bâtiment de la place Hammond remonte à loin. Ce fût le centre administratif de la mine Siscoe au début des années 30 avant d’avoir été sectionné en trois et déménagé à Bourlamaque pour devenir l’hôtel de ville en 1954. Les locaux étaient également occupés par le bureau de poste ainsi que les services de police. C’est pourquoi une prison avait été installée au sous-sol de la bâtisse, prison qui y est toujours. Par contre, l’espace est converti en voûte pour y ranger des documents et des archives. Jusqu’à ce jour, différents ministères et organisations ont logé dans ces bureaux. À présent, ce sont les bureaux administratifs de la MRC de La Vallée-de-l’Or qui occupent la place Hammond.

hôtel de ville Bourlamaque archive

Déménagé de la mine Siscoe en 1954, ce bâtiment deviendra à compter de 1958, l’hôtel de ville et le bureau de poste de Bourlamaque. Fonds Armand Beaudoin

Depuis plusieurs années, les employés qui travaillent dans ce bâtiment sont témoins de bruits inquiétants et d’ombres. Après maintes manifestations hors de l’ordinaire, ceux-ci en sont venus à en déduire qu’un personnage occupe les lieux depuis bien longtemps. Il s’appellerait Oscar. Autrefois, il aurait été détenu dans la prison au sous-sol de la place Hammond et aurait fini par se pendre dans sa cellule. Cela pourrait sembler d’un fantôme effrayant, mais en dehors de faire peur et inquiéter de temps à autre, celui-ci n’a jamais fait de mal à personne, rassure-toi.

Il y a près de 25 ans, une employée du nom de Denise a été témoin du passage d’Oscar. Elle raconte que c’était lors d’un matin où elle était allée travailler très tôt. Elle était seule sur les lieux. Elle est entrée dans son bureau et à peine s’était-elle installée qu’elle a vu quelqu’un passer furtivement devant sa porte pour entrer dans le bureau juste à côté du sien. Elle s’est empressée d’aller voir qui avait bien pu passer si vite. Elle n’a trouvé personne aux alentours. Elle était toujours seule dans le bâtiment. Était-ce le fruit de son imagination encore endormie ou Oscar s’était bien montré ce jour-là?

Une autre situation semblable s’est produite le 9 décembre 2005 pour être exacte. C’était lors du party de Noël annuel du bureau. Tous les employés ainsi que leurs conjoints étaient réunis au sous-sol dans la salle du conseil de la MRC. Plus tard dans la soirée, ils ont commencé à jouer à des jeux de société. Alors que tout le monde avait bien du plaisir, ils ont tous entendu des pas dans l’escalier aussi fort que si quelqu’un courait. À ce moment, ils ont arrêté de jouer et leur réflexe fut de regarder si tout le monde était bien présent. C’était bien le cas. Quelqu’un d’autre ou quelque chose avait donc causé ce tel vacarme. Des employés sont remontés et ont commencé à faire le tour pour voir si une porte avait pu être déverrouillée pour que quelqu’un s’introduise par effraction. Après vérification, tout semblait dans l’ordre. Ils n’ont trouvé personne et aucun objet n’était tombé. Ce soir-là, y avait une belle couche de neige nouvellement tombée qui aurait certainement trahi l’introduction d’un dans le bâtiment. Mais il n’y avait absolument aucune trace de pas à l’extérieur. Peut-être que c’était Oscar alors qui regardait avec envie les employés avoir autant de plaisir…

Le lac du mauvais esprit

Connaissez-vous la légende du lac Matchi-Manitou?

Ce lac est situé dans la ville de Senneterre, dans la MRC de La Vallée-de-l’Or. Son nom signifie « mauvais esprit ». Une légende autochtone raconte qu’il y a bien longtemps, un grand chasseur d’orignaux chassait autour de ce lac. C’était le meilleur. Il arrivait à traquer les plus grosses bêtes et son territoire de chasse était immense. Plus il en tuait et plus il en vendait. À l’approche de la saison froide, tout le monde devint dépendant de son marché de viande. Rien ne pouvait l’arrêter. Il continuait à traquer et tuer partout autour du lac jusqu’à en prendre plaisir. L’égoïsme commençait à se faire sentir. Il hésitait même à vendre sa viande et la gaspillait à l’occasion.

lac matchi-manitou Abitibi-Témiscamingue

Le lac Matchi-Manitou est situé à 60 km de Val-d’Or.
Impression d’écran de Google Maps

Par un soir d’automne calme et un peu froid, de l’autre côté du lac, le chasseur débitait sa bête. La nuit commençait à tomber alors il se dépêcha à l’embarquer dans son canot pour la rapporter à son campement. Alors qui commençait à ramer, le vent se leva. Il soufflait de plus en plus fort et créait de grandes vagues. La panique commença à s’emparer du chasseur. L’eau se mit à embarquer dans le bateau. Des rafales de pluie tombaient. Son canot d’écorce naviguait dans la houle sans contrôle. C’est alors qu’il décida de balancer la carcasse de l’animal à l’eau, il causa un contrepoids et fit chavirer son embarcation.

Le lendemain, ceux qui l’avaient tant détesté ont retrouvé sur le lac un canot d’écorce à la renverse. Ils se sont dit qu’une justice avait peut-être été faite. Peut-être avait-il été puni pour son égoïsme; il avait attiré sur cette terre le mauvais esprit qui était venu le chercher. C’est pourquoi ce nom a été attribué à ce lac.

Une mort glaciale

Stanley Siscoe archive mine siscoe val-d'or

Stanley Siscoe
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or-Fonds Gilbert Tardif

J’imagine que tu n’es pas sans savoir que Stanley Siscoe, le fondateur de la mine Siscoe à Sullivan, est mort gelé sur ce même lac.

Stanley Siscoe était un Polonais qui s’appelait à l’origine Stanlaw Siskwo. Il a changé de nom en arrivant au Canada parce que c’était moins difficile à prononcer. Il est connu pour avoir découvert, en 1912, la mine Siscoe qui porte son nom. Celle-ci fût en exploitation de 1929 à 1949. Elle est située sur l’île Siscoe, un territoire qu’occupaient des Autochtones à son arrivée. Ceux-ci furent chassés de l’endroit en raison du développement de la mine et des infrastructures de l’île.

Mine Siscoe Val d'or archive

Un convoyeur achemine du haut des airs le minerai extrait de la mine Siscoe jusqu’au moulin, ici à droite.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Ben Sirois.

Malheureusement pour monsieur Siscoe, il n’a pas vécu suffisamment longtemps pour assister à la période complète de l’exploitation de la mine. Au mois de mars 1935, l’homme d’affaires revenait de Montréal en avion. La température extérieure était infernale : grandes bourrasques de vent, tempête de neige et froid glacial. Ces conditions météorologiques ont forcé le pilote à faire atterrir l’avion d’urgence et ils ont abouti sur un lac gelé près de Senneterre, le lac Matchi-Manitou. L’appareil pris dans la glace, ils attendirent du secours deux jours durant. Stanley Siscoe était frigorifié et affamé. Il décida de marcher en direction du sud. Il fût retrouvé mort gelé le lendemain, étendu sur la neige. Des clichés ont été pris à ce moment, deux différents. Un montrant l’homme sur le dos et l’autre très semblable, mais avec des billets de banque autour de lui. Un trucage photo? Quelqu’un est venu piller le mort? Aurait-il lancé son argent dans un dernier geste de désespoir en se disait que sa grande fortune ne l’aura pas sauvé de la mort? Certains aiment à croire que le mauvais esprit serait venu le chercher pour le punir d’avoir repoussé les Autochtones afin construire la mine Siscoe. Le mauvais esprit ne pardonne jamais…

Mort de Stanley Siscoe archive

La dite photo de Stanley Siscoe retrouvé mort gelé sur le lac Matchi-Manitou.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Gilbert Tardif.

Comme dirait Paul-Antoine Martel, un Valdorien passionné de l’histoire de la ville, Val-d’Or est un terreau fertile pour les histoires de peur et les rumeurs mystérieuses. Si tu veux connaître plus de rumeurs et d’histoires mystérieuses, tu peux regarder l’émission de TVC9 qu’il a coanimée, La Chasse aux rumeurs, en cliquant ici. Les histoires que je t’ai racontées viennent d’ailleurs de l’un de ces épisodes.

 

Photo de couverture | Jack Cain sur Unsplash

Nouvelle exposition au Centre d’exposition – Aki Odehi

Nouvelle exposition au Centre d’exposition – Aki Odehi

Le Centre d’exposition de Val-d’Or et le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or présentent, du 22 juin au 26 août 2018, l’exposition collective Aki odehi \ cicatrices de la Terre-Mère. Le vernissage en présence des artistes et de la commissaire Sonia Robertson aura lieu le vendredi 22 juin de 17h à 19h. Entrée libre.

Aki odehi est un projet rassembleur, qui vise la réparation à travers un processus artistique individuel et collectif, à partir de lieux chargés de sens pour les Anicinabek. C’est un espace de guérison, de cicatrisation par l’art.

Se déroulant sur deux années, ce projet fut imaginé par Carmelle Adam, directrice du Centre d’exposition de Val-d’Or. Il fut inspiré du travail de Sonia Robertson, artiste ilnue et art-thérapeute et de Karl Chevrier, artiste anicinabe qui s’inspire des aînés dans son travail.

Quatre autres artistes professionnels du territoire anicinabe y participent : Virginia Pésémapéo Bordeleau, peintre et écrivaine de la nation Crie, Kevin Papatie cinéaste anicinabe, Jacques Baril, sculpteur et Véronique Doucet, peintre et performeuse, tous deux Québécois.

En 2017, les cinq artistes ont rencontré des aînés qui ont partagé des récits touchants et d’une grande intensité à propos de divers lieux signifiants pour eux. Ces lieux furent répertoriés et marqués sur une carte. Les artistes ont ensuite choisi chacun un lieu et ils ont élaboré des projets individuels, selon les critères établis par la commissaire qui sont : sensibiliser les publics aux problématiques vécues par les Anicinabek ; tenter de rapprocher les Algonquins des Québécois; être participatif et /ou rassembleur et mener à une transformation/guérison.  Les projets présentés au public durant l’été 2017 furent réfléchis en fonction de cette exposition qui devait rendre compte de l’œuvre, de son processus et de l’expérience vécue par l’artiste et les participants.

« …les artistes se sont mis en danger, ils se sont lancés sans filet dans des projets d’une grande puissance qui les ont dépassés, bouleversés, transformés, des œuvres fortes, douces poétiques qui ont touché et transformé les participants. Quelque chose de plus grand que nous. » Sonia Robertson

Cette exposition témoigne à travers des traces vidéographiques, sonores, matérielles et photographiques, de ces rencontres et créations éphémères mais puissantes, de ces moments de grande synchronicité, ces moments de présent, vivants et vrais, de cette reconnexion avec le territoire, de ce pas vers l’autre sans jugement et sans frein, de ce changement de perception qui permet enfin de voir l’autre comme ce qu’il est, un humain (ilnu).

Lors du finissage, le 24 août 2018 à 17 h, la population est conviée à une des rares projections du documentaire Askigwash en collaboration avec Télé-Québec.

Informations biographiques

Commissaire | Artiste : Sonia Robertson (Ilnu – Mashteuiatsh)

Née à Mashteuiatsh (Pointe-Bleue), au Québec, où elle réside actuellement, Sonia Robertson appartient à la nation innue. Elle a obtenu un baccalauréat interdisciplinaire en arts de l’Université du Québec à Chicoutimi en 1996 et une maîtrise en Art thérapie à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue en 2017. Ses œuvres, largement influencées par son identité autochtone, ont été présentées au Québec et ailleurs au Canada, à Haïti, en France, au Mexique et au Japon. Issue de la photographie, qui continue d’occuper une grande place dans son œuvre, sa pratique artistique a évolué vers les installations et la performance. Depuis une vingtaine d’années, elle a élaboré un concept d’installations artistiques in situ qui lui est propre, combinant la spécificité d’un lieu à la manifestation de la présence invisible, proposant l’interactivité avec le public.  La démarche artistique de la commissaire est la vision qui oriente la proposition artistique du projet Aki odehi | cicatrices de la Terre-Mère.  Chargée de projet, elle a réalisé l’exposition permanente du Musée de Mashteuiatsh durant la dernière décennie où plus d’une trentaine d’artistes ont participé. Elle est sollicitée pour des projets participatifs qui redonnent force et confiance aux participants. Elle perçoit l’art comme un moyen d’action, de transformation et de prise en charge.

Artiste-gardien | Sculpteur : Karl Chevrier (Anicinabe – Timiskaming First Nation)

Karl Chevrier est un artiste Anicinabe de la Timiskaming First Nation impliqué dans sa communauté. Il a commencé en 1992 à créer des œuvres d’art et gradué en arts au White Mountain Academy of Arts, en 2002. Artiste pluridisciplinaire, il utilise plusieurs mediums avec une prédilection pour la sculpture et l’installation en art contemporain. En tant qu’artiste Anicinabe, ses œuvres s’inspirent de sa culture et du respect pour Mère Nature. Il crée ses œuvres d’art en utilisant la matière recyclée, ce que les gens rejettent ou n’utilisent pas. Les aînés et sa famille sont ses inspirations. Sa démarche artistique prend comme point de départ l’écoute des ainés lorsqu’ils racontent leurs histoires et le respect des valeurs et des terres. Il utilise sa pratique artistique pour transmettre son art et enseigner sa culture traditionnelle. Telle une empreinte dans le projet Aki odehi | cicatrices de la Terre-Mère, la démarche artistique de l’artiste gardien a veillé au respect des valeurs transmises des aînés par la tradition orale.

Artiste | Écrivaine | Conteuse : Virginia Pésémapéo-Bordeleau (Crie – Rouyn-Noranda)

Née aux Rapides-des-Cèdres, Virginia Pésémapéo Bordeleau est peintre et écrivaine. Bachelière en arts plastiques, elle poursuit une œuvre sensible dans laquelle famille et territoire, animaux mythiques, plantes et rochers forment un monde organique, chargé d’une énergie sans cesse renouvelée. Son parcours professionnel inclut d’innombrables expositions en Abitibi-Témiscamingue, à Magog, à Montréal, à Québec, en France et au Danemark. Elle a reçu plusieurs prix pour ses œuvres et a réalisé de nombreux projets d’intégration à l’architecture. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections dont celle de Loto-Québec. Elle a publié Ourse bleue (roman, La Pleine lune, 2007), De rouge et de blanc (poésie, Mémoire d’encrier, 2012), L’amant du lac (roman érotique, Mémoire d’encrier, 2013), L’enfant hiver (roman, Mémoire d’encrier, 2014), Je te veux vivant (poésie, Éditions du Quartz, 2016).  En 2015, Virginia Pésémapéo Bordeleau a co-commissionné une exposition au MA Musée d’art (i.e. Centre d’exposition de Rouyn-Noranda), intitulée Dialogue II mettant en duo des artistes autochtones|allochtones.

Artiste | Vidéaste : Kevin Papatie (Anicinabe – Kitcisakik)

Kevin Papatie est originaire de Kitcisakik, une communauté Anicinabe située en Abitibi. Il a réalisé une douzaine de courts métrages.  Ses films sont concis, poétiques, engagés et militants, plaçant la transmission identitaire au cœur de sa démarche artistique. Son film Wabak (2006) a remporté le prix du meilleur film expérimental au Winnipeg Aboriginal Film Festival 2007 et le prix Jeune espoir «Main film» au Festival Présence autochtone (2007). L’Amendement (2008) a été présenté en première partie du film L’âge des ténèbres, de Denys Arcand, distribué dans 120 salles au Québec et a remporté le Prix du meilleur film en langue autochtone au Festival Imagine Native (2008). Nous sommes (2009), quant à lui, a été sélectionné dans de multiples festivals nationaux et internationaux et de nombreux événements de diffusion. Il a notamment remporté le prix « Découverte » au festival de films de Portneuf sur l’environnement. Il a été invité à participer à la Carte Blanche du Festival du nouveau cinéma en 2012, ce qui lui a permis de réaliser Sakitakwin – Liberté. Son dernier court métrage, Kokom,  fut réalisé dans le cadre de l’atelier 2014 du Wapikoni à Kitcisakik. Il fut invité a participé à des expositions en art contemporain dont Dialogue I et II et tout récemment, Pendant ce temps il y a… à Chicoutimi.

Artiste sculpteur : Jacques Baril (Québécois – Gallichan)

Depuis le début de sa carrière, Jacques Baril est fasciné par les notions d’éphémère en art, l’associant souvent à la nature propre de l’homme et à son environnement, ainsi qu’à la symbiose qui s’y crée. C’est pourquoi, il privilégie la sculpture sur neige et les installations conçues à partir d’éléments naturels. L’impact des changements environnementaux et humains dans l’univers qui l’entoure l’interpelle : les forêts qui s’épuisent et les travailleurs aussi, les fermes qui meurent et les fermiers aussi. Une carrière artistique tant au Canada (Winnipeg, Whitehorse ) qu’ailleurs ( Japon, Suisse, Italie, etc.), il a réalisé de nombreux projets dans le cadre de la politique du 1% qui intègre l’art a des lieux publics. Il a participé à des expositions et symposiums et est récipiendaire de plusieurs bourses et de récompenses.  Il a réalisé des sculptures monumentales en acier intempérique et en aluminium. Il a œuvré en duo de création autochtone|allochtone avec l’artiste Karl Chevrier dans le cadre de l’exposition Dialogue II.

Artiste | Performance : Véronique Doucet (Québécoise – Rouyn-Noranda)

Véronique Doucet vit présentement en Abitibi. Détentrice d’un Baccalauréat ès art (Majeur en arts plastiques) à l’Université de Montréal, elle est maintes fois boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Questionner l’environnement l’amène à se positionner en tant qu’artiste engagée et environnementaliste réfléchissant l’importance de la nature par rapport à l’humain. C’est à l’aide de deux langages, le brut et l’esthétique, la matière et la couleur qu’émerge le désir de confronter l’existence vers une quête de vérités. Artiste multidisciplinaire en peinture, photographie, installation hors les murs et aussi, militante performative dont les performances saccadées tissent une trame de paradoxe. Son projet Aldermac plantation minière, initiateur d’une grande victoire environnementale a mené à la restauration d’un site minier abandonné. Ses œuvres ont été diffusées dans les centres d’exposition, centres d’artistes du Québec et en Ontario. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections dont celle de Loto-Québec.

Source | Centre d’exposition de Val-d’Or

De la nouveauté et variété au Centre d’exposition de Val-d’Or

De la nouveauté et variété au Centre d’exposition de Val-d’Or

Art et patrimoine au Centre d’exposition

Le Centre d’exposition de Val-d’Or présente, du 2 au 18 février 2018, l’exposition Collection Art & Patrimoine de la Ville de Val-d’Or.

Le Centre d’exposition de Val-d’Or et le Service Culturel de la Ville de Val-d’Or collaborent depuis quelques années à l’élaboration d’une politique de développement et de gestion de la collection municipale : la Collection Art & Patrimoine.

La Ville de Val-d’Or possède effectivement une collection d’œuvres d’art et un travail d’inventaire a été réalisé afin de mieux la documenter.  Ce travail permet aussi d’élaborer des moyens pour faire connaitre la collection municipale auprès des citoyens de Val-d’Or.  La Collection Art & Patrimoine de la Ville de Val‑d’Or est composée d’œuvres diversifiées et de qualité, qui attestent des traces originales de l’histoire municipale, et ces œuvres méritent une mise en valeur publique.

En date du 1er décembre 2017, l’inventaire a permis de répertorier 180 objets et œuvres créés par 53 artistes, constituant ainsi la Collection Art & Patrimoine. Certaines œuvres sont visibles dans l’espace public, pensons à l’œuvre de Jacques Pelletier, « Vers l’avenir », dans le parc du 75e anniversaire, à l’angle de la 3e Avenue et du Chemin Sullivan.

Cette exposition inédite permettra une mise en lumière de plus de 80 œuvres municipales et invitera toute la communauté à (re)découvrir la richesse de la Collection.  Les citoyennes et citoyens pourront partager leurs connaissances afin d’aider à mieux documenter les œuvres répertoriées, puisqu’elles font partie de notre histoire.

Piano public artistes

Les deux pianos publics, l’un situé au parc Lévesque et l’autre à la Place Agnico Eagle, font partie de la collection d’oeuvres d’art de la Ville de Val-d’Or. Celui situé au parc Lévesque (sur la photo) a été peint par l’artiste Christian Ponton.

Coexistence

Le Centre d’exposition de Val-d’Or présente, du 23 février au 29 avril 2018, deux expositions regroupées sous le thème Coexistence sous le commissariat de Mme Anne-Laure Bourdaleix-Manin.

La coexistence correspond à une idée de relation pacifique mais limitée : non-agression, respect, non-ingérence.

En partant de ce concept, le Collectif ITWÉ et l’artiste Jean-Ambroise Vesac présentent leurs créations respectives par le biais d’installations interactives ou immersives faisant valoir la coexistence d’identités distinctes et de territoires partagés, via les couleurs, les sons, la lumière, et la coexistence de l’humain et de la robotique et l’humain et son environnement.

ScnVir-coexistence

Par son projet original ScnVir-coexistence, l’artiste et professeur-chercheur Jean-Ambroise Vesac, en collaboration avec Lise Kniebihler, Jean-Michel Laliberté, Kevin Papatie, Valentin Foch et suite à des discussions avec le collectif ITWÉ, souhaite provoquer chez les interacteurs, une expérience esthétique collective et multiculturelle basée sur une création numérique en réalité mixte dans l’espace du Centre d’exposition. La création d’un espace hybride, à la fois réel et virtuel, investi par les individus grâce à l’utilisation des nouvelles technologies, bouleverse les rôles habituels conférés à l’espace d’exposition et au visiteur. Il propose ainsi à chaque participant de s’insérer et d’exister dans cet être-ensemble numérique, ce nouvel univers social.

Lors d’un atelier de médiation qui aura lieu le 22 février de 18h30 à 21h, les participants seront invités à constituer des peaux virtuelles que revêtiront les personnages évoluant dans cette autre réalité.

Présentation de l’artiste Jean-Ambroise Vesac

Jean-Ambroise Vesac est un artiste des arts numériques. Son travail explore les réalités mixtes et les interactions Homme-machine. Ses œuvres abordent l’hybridation, la coexistence et l’être-ensemble numérique. Un autre aspect pratique artistique porte sur la performance audiovisuelle interactive. Vesac est impliqué dans le développement et la reconnaissance des arts numériques au Québec. Il est administrateur de Perte-de-Signal à Montréal, de La Chambre Blanche à Québec, du Musée d’Art (MA) et du Petit théâtre du vieux-Noranda. Il est responsable de l’Espace Lab (Laboratoire communautaire de recherche et de recherche-création) de l’UQAT.

programmation février 2018 Centre d'exposition val dor

Une des oeuvres de l’artiste Jean-Ambroise présentée lors de l’exposition

SCNVir-coexistence, 2018

3 / 3 x 3

Dans leur œuvre hautement symbolique, les membres du Collectif ITWÉ explorent l’idée de leur présence en tant qu’étrangers sur le territoire de Val-d’Or. Ils font ainsi un parallèle avec leur appartenance au territoire au sens large. L’installation 3 / 3 x 3 est composée de trois éléments distincts (sculpture, vidéo et drapeaux) représentant les trois individus qui forment le collectif, ainsi que chacune de leurs voix uniques qui composent le dialogue d’ITWÉ. ITWÉ explore ainsi les thèmes liés à la coexistence et à la communication, nous rappelant que les traités n’ont jamais considéré́ donner le territoire, mais ont plutôt suggéré́ partager l’espace en vue d’une cohabitation entre les différentes nations.

Présentation du collectif ITWÉ

Le collectif artistique autochtone ITWÉ (en cri, ITWÉ se traduit par « exprime-toi ») est composé de Sébastien Aubin (Cri-Métis), de Kevin Lee Burton (Cri-Swampy) et de Caroline Monnet (Anishinaabe-Française). Établis entre Montréal et Winnipeg, le trio transdisciplinaire promeut la création, la production et l’éducation de la culture numérique auprès des Autochtones. La collaboration est une pierre fondamentale de leur pratique, que ce soit entre les disciplines, les communautés, l’industrie et les établissements d’enseignement.  Sébastien Aubin exerce principalement une pratique en design graphique et possède un baccalauréat ès arts de l’Université du Québec en Outaouais. Caroline Monnet est, quant à elle, cinéaste et artiste multidisciplinaire. Elle détient un baccalauréat en sociologie et communication de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Grenade (Espagne). Kevin Lee Burton a étudié le cinéma à l’Indigenous Independent Digital Filmmaking Program à Vancouver. Il développe des projets en théâtre, cinéma et nouveaux médias.

programmation février 2018 Centre d'exposition de Val-d'Or

ITWÉ, 2017

Source | Textes et images
Centre d’exposition de Val-d’Or