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10 artistes de l’Abitibi-Témiscamingue à ajouter dans ta playlist

10 artistes de l’Abitibi-Témiscamingue à ajouter dans ta playlist

Partout au Québec, on retrouve des chanteurs, des chanteuses et des groupes de musiques plus exceptionnels les uns que les autres. Ici, en Abitibi-Témiscamingue, on a la chance d’avoir certains des plus talentueux! Peut-importe le style de musique que tu préfères, tu trouveras définitivement quelque chose à ton goût parmi le grand répertoire de la musique témiscabitibienne. Puisqu’il se fait de la si belle musique par chez nous, on avait envie de te faire découvrir (ou redécouvrir) quelques artistes de la région. La liste aurait pu être bien plus longue, mais voici 10 artistes originaires de l’Abitibi-Témiscamingue à ajouter dans ta playlist.

Zach Zoya

Originaire de Rouyn-Noranda, Zach Zoya est un rappeur maintenant établit à Montréal. À l’âge de seulement 21 ans, certains le surnomment déjà le « Drake du Québec ». L’an dernier, tu l’as peut-être vu performer à Val-d’Or et à Rouyn-Noranda à l’occasion du FRIMAT et du FME. Se démarquant de plus en plus au niveau provincial, le jeune artiste a présentement plusieurs chansons à son actif, dont un mini-album avec le rappeur High Klassified. Sur YouTube et sur Spotify, ses morceaux ont des centaines de milliers d’écoutes.

Ma suggestion de chanson à écouter : Who Dat

Lubik

Composé d’Alexandre Picard, Jean-Sébastien Trudel, Christian Frenette, et Michael Neault, le groupe de musique Lubik a vu le jour en 2010. Tu as peut-être vu ce band de rock en spectacle au courant des dernières années, par exemple au festival Osisko en Lumières en 2016 ou au FRIMAT en 2017. Lubik s’est aussi fait connaître au niveau provincial : on peut penser à leur passage à l’émission Belle et Bum, ou encore aux trois prix qu’ils ont reçu en 2014 au Festival Dédé Fortin. Originaires de La Sarre, les quatre membres du groupe n’ont pas peur de montrer leur fierté abitibienne, ce que tu peux constater dans leur morceau intitulé Abitibi Power.

Ma suggestion de chanson à écouter : Laisse-toé aller

Vertige

Vertige, c’est un groupe de musique de style reggae, pop et alternatif composé de quatre membres. Originaires de Rouyn-Noranda, Marc-Olivier Gratton, Guillaume Laroche, Olivier Migneault et Shawnee Jacques-Godard ont fondé leur groupe il y a environ cinq ans. Très dynamiques lors de leurs performances sur scènes, les quatre gars aiment bien faire bouger leur public pendant leurs spectacles. Ayant participé au FRIMAT en 2017, leur dernier album Renaître est sorti en mars 2019.

Ma suggestion de chanson à écouter : Jeunes et cons

Saratoga

Fondé en 2015, le duo Saratoga est formé de la valdorienne Chantal Archambault et de son complice Michel-Olivier Gasse. Ayant débuté sa carrière en solo quelques années auparavant, Chantal Archambault est une auteure, compositrice et interprète qui a été nominée à l’ADISQ en 2011. Aujourd’hui, elle se consacre complètement à Saratoga, un duo de style folk qui compte à son actif un EP ainsi qu’un album complet.

Ma suggestion de chanson à écouter : On est pas du monde

Nanochrome

Grand gagnant du FRIMAT en 2014, le groupe Nanochrome est composé de cinq membres : Alex Poirier-Lemoine, Gabriel Poirier-Lemoine, François Lachapelle, Fred Plante et Michaël Neault. Leur album L’exutoire est sorti en 2015 et depuis, le groupe originaire de Val-d’Or s’est produit dans de nombreux festivals de la région, comme le festival Osisko en Lumières en 2016. Avec sa musique de style indie rock, le groupe a même eu la chance de performer à Montréal pour une première fois en 2017

Ma suggestion de chanson à écouter : Entre-temps

Phil Moreau

Phil Moreau est un Rouynorandien auteur-compositeur-interprète. Sa carrière a débuté aux alentours de 2010, année où il a pu se faire connaître en enregistrant son premier « démo ». Il a ensuite participé à plusieurs festivals, dont le FRIMAT, où il a remporté le prix Télé-Québec pour la qualité de ses textes en 2011 et où il a également performé en 2018. En 2017, il a sorti le mini album Gros temps, sur lequel figurent cinq chansons de style folk rock.

Ma suggestion de chanson à écouter : La mauvaise herbe ne meurt jamais

Laurence Doire

Âgée de seulement 20 ans, Laurence Doire est une chanteuse country originaire de Beaucanton. Aujourd’hui établie à Montréal, la jeune femme a lancé son premier album Soirée du Nord en octobre 2018, sur lequel on retrouve six chansons en français. Depuis 2015, elle performe avec le Laurence Doire country band, un groupe composé de cinq musiciens dont elle est la chanteuse principale. Elle se produit maintenant dans de nombreuses soirées et événements.

Ma suggestion de chanson à écouter : Ek’ mon skidoo

Cleõphüzz

Originaire de Ville-Marie au Témiscamingue, Cleõphüzz est un band de rock psychédélique dont la musique est inspirée par la thématique du désert. Formé d’Alex Sabourin, Joseph Grenier, Joé Poitras, Xavier Nadeau Ouellet et Caroline Rondeau, le groupe s’est produit l’an dernier au FRIMAT, puis a sorti un EP intitulé Wizard of Phuzz en 2018. Le 20 mars dernier, leur nouveau titre Desperados est paru sur Spotify.

Ma suggestion de chanson à écouter : Sandstorm

Adam Brousseau

Adam Brousseau est un jeune musicien originaire de La Sarre, aujourd’hui établi à Drummondville. Âgé de seulement 18 ans, il a sorti son premier album intitulé Paradox en 2018. Il a participé au FRIMAT l’an dernier en tant que première partie du groupe Dead Obies, et tout semble indiquer un bel avenir musical devant lui. Auteur-compositeur-interprète et guitariste, sa musique peut être décrite comme étant de style rock progressif et psychédélique.

Ma suggestion de chanson à écouter : Incognito

Louis-Philippe Gingras

Louis-Philippe Gingras est un artiste originaire de Rouyn-Noranda, aujourd’hui établi à Montréal, dont le talent l’a amené à se produire un peu partout au Québec. Après des études universitaires en jazz, il a fait paraître deux albums complets en 2013 et en 2016, en plus de plusieurs autres morceaux. Ses chansons, parfois mélodieuses, parfois entraînantes, sont souvent teintées d’humour, tout en étant poétiques.

Ma suggestion de chanson à écouter : Parc à chiens

Photo de couverture

Le groupe Nanochrome au FRIMAT en 2014, photo de Marie-Claude Robert

 

Sources

Spotify

La fabrique culturelle

Bandcamp

FRIMAT

FME

Laurence Doire Country Band (site officiel)

Saratoga (site officiel)

Louis-Philippe Gingras (site officiel)

10 artistes de l'Abitibi-Témiscamingue à ajouter dans ta playlist
Les Marchés de Noël à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue – 2018

Les Marchés de Noël à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue – 2018

Marchés de Noël dans La Vallée-de-l’Or

Vente d’artisanat
Jardin des patrimoines – 1421, des Hauts-bois, Val-d’Or
9 et 10 novembre, 9h à 17h

L’expo cadeaux des artisans de Val-d’Or
Club de l’âge d’or – 165, rue Parent, Val-d’Or
17 et 18 novembre, 11h à 17h

Exposition TGC par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or
Kinawit – 255, chemin des Scouts, Val-d’Or
24 novembre, 14h à 16h

Marché de Noël de la Vallée-de-l’Or
Place Agnico Eagle – 1300, 8e Rue, Val-d’Or
25 novembre, 10h à 16h

Bazar Mundo
École secondaire La Concorde – 40, route 386, Senneterre
25 novembre, 10h à 17h

Expose ton art
Salle des Chevaliers de Colomb, 1, rue de La Vérendrye, Val-d’Or
1er décembre

Marché de Noël de la campagne
186, route des Explorateurs, Val-d’Or (Dubuisson)
1er décembre, 14h à 20h

Marché  de Noël autochtone
Place Agnico Eagle – 1300, 8e Rue, Val-d’Or
1er et 2 décembre

Marché de Noël artisanal
École Golden Valley – 980, 7e Rue, Val-d’Or
1er et 2 décembre, 10h à 17h

Expo-Cadeau 2018
Sous-sol de l’église de Malartic – 581, rue Royale, Malartic
30 novembre, 1er et 2 décembre

Marché de Noël du Marché public de Malartic
Marché public Trem-Nor de Malartic, Malartic
1er décembre

Marché de Noël de Saint-Edmond
Centre communautaire – 579, chemin Saint-Edmond, Val-d’Or (secteur Vassan)
8 décembre, 10h à 16h
*Chorale Le Petit bonheur à partir de 14h

Marchés de Noël dans Amos-Harricana

Noël au terroir
La Motte
17 novembre, 10h à 16h
*service de brunch de 10h à 13h, 10$ par personne

Salon des artisans
Sous-sol de l’église Christ-roi – 721, 2e Avenue ouest, Amos
24 novembre, 10h à 17h

Marché du Père-Noël en folie
Polyvalente de La Forêt – 850, 1re Rue Est, Amos
24 novembre, 10h à 16h30

Marché de Pikogan
salle Minawasi – 170, rue Tom Rankin, Pikogan
30 novembre et 1er décembre, 9h à 18h

Marché de Noël d’Amos
Vieux-Palais – 101, 3e Avenue Est, Amos
1er décembre, 10h à 16h

Marché de Noël du Cercle des fermières
Salle multifonctionnelle de l’école Notre-Dame-du-Sacré-coeur – 430, 9e Avenue, Barraute
16 décembre, 10h à 17h

Marchés de Noël au Témiscamingue

Marché de Noël
Saint-Eugène de Guigues
25 novembre
*Dîner-spaghetti de 10h30 à 13h30, 10$ par personne

Marchés de Noël à Rouyn-Noranda

Marché de l’UQAT
Atrium de l’UQAT, campus Rouyn-Noranda – 445, boulevard de l’Université, Rouyn-Noranda
15 novembre, 10h à 16h

Marché de Noël
Salle communautaire de McWatters – 200, rue de McWatters
17 novembre, de 10h à 17h et 18 novembre, de 10h à 16h

Salon Artisan’Art
Salle du Cinquantenaire – 200, rue Leblanc, Évain
24 novembre, de 10h à 17h et 25 novembre de 10h à 16h

Expo Cadeaux de Cadillac
Aréna de Cadillac – 50, rue Gildor Roy, Cadillac
24 novembre, de 10h à 17h

Marché de Noël de Beaudry
Centre communautaire de Beaudry – 6884, boulevard Témiscamingue, Beaudry
25 novembre, 10h

Marché de Noël
Agora des arts – 170, avenue Murdoch, Rouyn-Noranda
2 décembre, 10h à 16h

Photo de couverture | Guillherme Stecanella sur Unsplash

À chaque photo son histoire – La tour Rotary vue par Christian Leduc

À chaque photo son histoire – La tour Rotary vue par Christian Leduc

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

Poète de l’image, Christian Leduc aime sortir des sentiers battus, offrir une nouvelle perspective et de la magie. Il est un passionné de la photographie depuis très longtemps et a l’opportunité d’en vivre maintenant variant son style et faisant profiter de son talent à une multitude de clientèles. L’un de ses clients fut d’ailleurs Tourisme Abitibi-Témiscamingue qui lui a demandé de faire quelques séances photo dont une durant laquelle il a photographié Val-d’Or du haut de la tour Rotary au parc Belvédère.

Sa photo qui fait partie de notre collection de cartes postales est un lieu très représentatif de Val-d’Or; la vue du haut de la tour Rotary.

À propos de la tour Rotary

tour d'observation val d'or abitibi-témiscamingue

La tour Rotary

Photo | Christian Leduc

Construite en 1988, la tour Rotary est située en haut du parc Belvédère à 1 210 pieds au-dessus du niveau de la mer. Il s’agit d’ailleurs du plus haut point à Val-d’Or. Du haut de ses 60 pieds (18 mètres), la tour offre une vue panoramique sur la ville entourée de lacs et de forêts ainsi que des couchers de soleil à couper le souffle. D’ailleurs, il est possible d’admirer ces couchers de soleil en se faisant bercer par la mélodie Aurores boréales d’Hugues Cloutier, et ce gratuitement. Pour en savoir plus sur cette activité, clique ici.

La photo de la carte postale

Val d'Or abitibi témiscamingue photo

La carte postale présentant la photo de Christian Leduc

Photo | Christian Leduc

Prise dans le cadre d’une séance photo organisée par Tourisme Abitibi-Témiscamingue, cette photographie a toutefois une grande signification pour le photographe Christian Leduc puisqu’elle lui rappelle de beaux souvenirs. Celui-ci ayant une tante résidant près du parc Belvédère, il a vu la tour être construite et en était très enthousiasmé à l’époque. Il faut dire qu’à l’époque c’était un grand usager du parc Belvèdère, passant beaucoup de temps à cet endroit.

Selon lui, cette photo représente bien la région par la vue du lac Blouin, mais aussi les vastes étendues de forêts. Il apprécie tout particulièrement la lumière et les couleurs sur la photographie. Je lui ai alors demandé s’il avait attendu longtemps pour avoir une si belle lumière. Il a ri, puis m’a répondu : « je suis rarement quelqu’un qui attend la lumière! Je suis un gars qui photographie ce que je vois dans l’instant présent».  Cette confidence représente d’ailleurs bien le photographe qui un portfolio très varié, passant du portrait au paysage en faisant un détour par la macrophotographie!

Portrait du photographe Christian Leduc

Originaire de La Sarre, Christian Leduc est maintenant installé à Rouyn-Noranda où il gagne sa vie comme photographe après avoir complété une technique en photographie au Cégep du Vieux-Montréal. En plus de ses projets et expositions personnels, il fait des contrats commerciaux, des photos de mariage, de famille et d’école. Bref, il a plus d’une corde à son arc.

D’ailleurs, l’équilibre entre son côté artistique et la photographie commerciale – il faut bien se nourrir diantre!- est assez facile à atteindre. Pourquoi cette facilité? Parce que la photographie est une réelle passion pour lui. Ayant toujours un appareil sur lui, ça devient naturel, un réflexe. Un homme tellement passionné, qu’en sortant d’un contrat il garde son appareil sur lui et afin de continuer de photographier ce qu’il voit sur le chemin du retour!

Comment a-t-il découvert sa passion pour la photographie

J’ai toujours rêvé d’être capable de dessiner, mais je ne suis pas super bon! Je cherchais un médium pour m’exprimer.

« J’ai toujours rêvé d’être capable de dessiner, mais je ne suis pas super bon! Je cherchais un médium pour m’exprimer. »

À 9 ans, Christian a demandé un appareil photo pour son anniversaire qu’il a reçu de son parrain et sa marraine. Un appareil photo avec pellicule 110. C’est à ce moment qu’il a commencé à photographier ses amis, sa famille et son environnement. Il me racontait que sa mère, qui allait développer ses photos à l’époque, jetait toujours un coup d’œil à son travail. Parfois, les photos qu’il avait prises étaient si étranges qu’elle lui demandait ce qu’il avait voulu faire ! Bien que sa technique se soit améliorée grâce à ses études et son expérience, Christian Leduc est toujours resté très instinctif et artistique dans son approche.

Ce qu’il aime par-dessus tout photographier

Christian m’a confié qu’il adore les endroits bizarres, se perdre hors des sentiers battus. Quand je lui ai demandé ce qu’il trouvait le plus photogénique en Abitibi-Témiscamingue, il n’a pas été capable de me nommer un seul lieu ! Il m’expliquait qu’il est « un photographe de l’endroit où je me trouve ». Lorsqu’il est en ville, il adore photographier les gens qui investissent les rues, les festivals, l’urbanité et la forêt ne lui manque pas. Lorsqu’il est en forêt, il aime photographier les arbres, les vastes étendues des paysages et la ville ne lui manque pas. Selon lui, l’Abitibi-Témiscamingue est une région très photogénique qui propose ses défis bien uniques. Comme le terrain ici est généralement plat partout, le défi est de trouver une manière de photographier les vastes étendues plates (dans le sens géographique du terme – ne te méprends pas!) avec beaucoup de ciel et de grands plans d’eau. Le défi, c’est de faire ressortir l’immensité du territoire.

Photographe Christian Leduc Show de boucane

Une nouvelle façon de voir la nature, avec une petite touche de magie à la Christian Leduc!

Photo | Christian Leduc

Selon Christian Leduc, le numérique a permis d’enlever le stress de savoir si la photo est bonne, surtout dans le cadre d’une séance photo commerciale. Par contre, pour les gens qui n’ont pas connu la pellicule le côté technique est parfois alors plus ignoré. Ces photographes réfléchissent moins au cadrage et à la lumière puisqu’ils pourront par la suite retoucher la photo sur ordinateur. Dans un autre ordre d’idées, le numérique a aussi apporté l’internet et avec lui beaucoup d’inspiration.

Où contempler les œuvres du photographe Christian Leduc

Tu peux voir son projet Arts créatifs qui est exposé au campus de Val-d’Or du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue qu’il a fait en collaboration avec le Carrefour Jeunesse-Emploi d’Abitibi-Est. Tu trouveras tous les détails de cette exposition en cliquant ici.

collage phtographe Christian Leduc

L’une des œuvres de Christian Leduc. Celui-ci fait des collages qu’il photographie par la suite. Il a donné un atelier à ce sujet à des jeunes de Carrefour Jeunesse-Emploi d’Abitibi-Est dont l’exposition Arts Créatifs a découlée.

Photo | Christian Leduc

Surveille aussi sa page Facebook pour découvrir les projets sur lesquels il travaille présentement. Sans vouloir brûler de punchs, il va bientôt y avoir une histoire de 101 portraits différents de gens nés entre 1918 et 2018 et de mariage de poésie avec des photographies de la région. Je ne t’en dis pas plus; il faut bien que tu aies des surprises de temps à autre! Néanmoins, si tu t’intéresses au photographe Christian Leduc, tu ne t’embêteras jamais parce que c’est un grand artiste qui explore toujours de nouveaux thèmes avec de nouvelles façons de les aborder. Tu peux aussi suivre Christian sur Instagram et Tumblr.

À chaque photo son histoire - découvrez le photographe Christian Leduc
Nouvelle exposition au Centre d’exposition – Aki Odehi

Nouvelle exposition au Centre d’exposition – Aki Odehi

Le Centre d’exposition de Val-d’Or et le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or présentent, du 22 juin au 26 août 2018, l’exposition collective Aki odehi \ cicatrices de la Terre-Mère. Le vernissage en présence des artistes et de la commissaire Sonia Robertson aura lieu le vendredi 22 juin de 17h à 19h. Entrée libre.

Aki odehi est un projet rassembleur, qui vise la réparation à travers un processus artistique individuel et collectif, à partir de lieux chargés de sens pour les Anicinabek. C’est un espace de guérison, de cicatrisation par l’art.

Se déroulant sur deux années, ce projet fut imaginé par Carmelle Adam, directrice du Centre d’exposition de Val-d’Or. Il fut inspiré du travail de Sonia Robertson, artiste ilnue et art-thérapeute et de Karl Chevrier, artiste anicinabe qui s’inspire des aînés dans son travail.

Quatre autres artistes professionnels du territoire anicinabe y participent : Virginia Pésémapéo Bordeleau, peintre et écrivaine de la nation Crie, Kevin Papatie cinéaste anicinabe, Jacques Baril, sculpteur et Véronique Doucet, peintre et performeuse, tous deux Québécois.

En 2017, les cinq artistes ont rencontré des aînés qui ont partagé des récits touchants et d’une grande intensité à propos de divers lieux signifiants pour eux. Ces lieux furent répertoriés et marqués sur une carte. Les artistes ont ensuite choisi chacun un lieu et ils ont élaboré des projets individuels, selon les critères établis par la commissaire qui sont : sensibiliser les publics aux problématiques vécues par les Anicinabek ; tenter de rapprocher les Algonquins des Québécois; être participatif et /ou rassembleur et mener à une transformation/guérison.  Les projets présentés au public durant l’été 2017 furent réfléchis en fonction de cette exposition qui devait rendre compte de l’œuvre, de son processus et de l’expérience vécue par l’artiste et les participants.

« …les artistes se sont mis en danger, ils se sont lancés sans filet dans des projets d’une grande puissance qui les ont dépassés, bouleversés, transformés, des œuvres fortes, douces poétiques qui ont touché et transformé les participants. Quelque chose de plus grand que nous. » Sonia Robertson

Cette exposition témoigne à travers des traces vidéographiques, sonores, matérielles et photographiques, de ces rencontres et créations éphémères mais puissantes, de ces moments de grande synchronicité, ces moments de présent, vivants et vrais, de cette reconnexion avec le territoire, de ce pas vers l’autre sans jugement et sans frein, de ce changement de perception qui permet enfin de voir l’autre comme ce qu’il est, un humain (ilnu).

Lors du finissage, le 24 août 2018 à 17 h, la population est conviée à une des rares projections du documentaire Askigwash en collaboration avec Télé-Québec.

Informations biographiques

Commissaire | Artiste : Sonia Robertson (Ilnu – Mashteuiatsh)

Née à Mashteuiatsh (Pointe-Bleue), au Québec, où elle réside actuellement, Sonia Robertson appartient à la nation innue. Elle a obtenu un baccalauréat interdisciplinaire en arts de l’Université du Québec à Chicoutimi en 1996 et une maîtrise en Art thérapie à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue en 2017. Ses œuvres, largement influencées par son identité autochtone, ont été présentées au Québec et ailleurs au Canada, à Haïti, en France, au Mexique et au Japon. Issue de la photographie, qui continue d’occuper une grande place dans son œuvre, sa pratique artistique a évolué vers les installations et la performance. Depuis une vingtaine d’années, elle a élaboré un concept d’installations artistiques in situ qui lui est propre, combinant la spécificité d’un lieu à la manifestation de la présence invisible, proposant l’interactivité avec le public.  La démarche artistique de la commissaire est la vision qui oriente la proposition artistique du projet Aki odehi | cicatrices de la Terre-Mère.  Chargée de projet, elle a réalisé l’exposition permanente du Musée de Mashteuiatsh durant la dernière décennie où plus d’une trentaine d’artistes ont participé. Elle est sollicitée pour des projets participatifs qui redonnent force et confiance aux participants. Elle perçoit l’art comme un moyen d’action, de transformation et de prise en charge.

Artiste-gardien | Sculpteur : Karl Chevrier (Anicinabe – Timiskaming First Nation)

Karl Chevrier est un artiste Anicinabe de la Timiskaming First Nation impliqué dans sa communauté. Il a commencé en 1992 à créer des œuvres d’art et gradué en arts au White Mountain Academy of Arts, en 2002. Artiste pluridisciplinaire, il utilise plusieurs mediums avec une prédilection pour la sculpture et l’installation en art contemporain. En tant qu’artiste Anicinabe, ses œuvres s’inspirent de sa culture et du respect pour Mère Nature. Il crée ses œuvres d’art en utilisant la matière recyclée, ce que les gens rejettent ou n’utilisent pas. Les aînés et sa famille sont ses inspirations. Sa démarche artistique prend comme point de départ l’écoute des ainés lorsqu’ils racontent leurs histoires et le respect des valeurs et des terres. Il utilise sa pratique artistique pour transmettre son art et enseigner sa culture traditionnelle. Telle une empreinte dans le projet Aki odehi | cicatrices de la Terre-Mère, la démarche artistique de l’artiste gardien a veillé au respect des valeurs transmises des aînés par la tradition orale.

Artiste | Écrivaine | Conteuse : Virginia Pésémapéo-Bordeleau (Crie – Rouyn-Noranda)

Née aux Rapides-des-Cèdres, Virginia Pésémapéo Bordeleau est peintre et écrivaine. Bachelière en arts plastiques, elle poursuit une œuvre sensible dans laquelle famille et territoire, animaux mythiques, plantes et rochers forment un monde organique, chargé d’une énergie sans cesse renouvelée. Son parcours professionnel inclut d’innombrables expositions en Abitibi-Témiscamingue, à Magog, à Montréal, à Québec, en France et au Danemark. Elle a reçu plusieurs prix pour ses œuvres et a réalisé de nombreux projets d’intégration à l’architecture. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections dont celle de Loto-Québec. Elle a publié Ourse bleue (roman, La Pleine lune, 2007), De rouge et de blanc (poésie, Mémoire d’encrier, 2012), L’amant du lac (roman érotique, Mémoire d’encrier, 2013), L’enfant hiver (roman, Mémoire d’encrier, 2014), Je te veux vivant (poésie, Éditions du Quartz, 2016).  En 2015, Virginia Pésémapéo Bordeleau a co-commissionné une exposition au MA Musée d’art (i.e. Centre d’exposition de Rouyn-Noranda), intitulée Dialogue II mettant en duo des artistes autochtones|allochtones.

Artiste | Vidéaste : Kevin Papatie (Anicinabe – Kitcisakik)

Kevin Papatie est originaire de Kitcisakik, une communauté Anicinabe située en Abitibi. Il a réalisé une douzaine de courts métrages.  Ses films sont concis, poétiques, engagés et militants, plaçant la transmission identitaire au cœur de sa démarche artistique. Son film Wabak (2006) a remporté le prix du meilleur film expérimental au Winnipeg Aboriginal Film Festival 2007 et le prix Jeune espoir «Main film» au Festival Présence autochtone (2007). L’Amendement (2008) a été présenté en première partie du film L’âge des ténèbres, de Denys Arcand, distribué dans 120 salles au Québec et a remporté le Prix du meilleur film en langue autochtone au Festival Imagine Native (2008). Nous sommes (2009), quant à lui, a été sélectionné dans de multiples festivals nationaux et internationaux et de nombreux événements de diffusion. Il a notamment remporté le prix « Découverte » au festival de films de Portneuf sur l’environnement. Il a été invité à participer à la Carte Blanche du Festival du nouveau cinéma en 2012, ce qui lui a permis de réaliser Sakitakwin – Liberté. Son dernier court métrage, Kokom,  fut réalisé dans le cadre de l’atelier 2014 du Wapikoni à Kitcisakik. Il fut invité a participé à des expositions en art contemporain dont Dialogue I et II et tout récemment, Pendant ce temps il y a… à Chicoutimi.

Artiste sculpteur : Jacques Baril (Québécois – Gallichan)

Depuis le début de sa carrière, Jacques Baril est fasciné par les notions d’éphémère en art, l’associant souvent à la nature propre de l’homme et à son environnement, ainsi qu’à la symbiose qui s’y crée. C’est pourquoi, il privilégie la sculpture sur neige et les installations conçues à partir d’éléments naturels. L’impact des changements environnementaux et humains dans l’univers qui l’entoure l’interpelle : les forêts qui s’épuisent et les travailleurs aussi, les fermes qui meurent et les fermiers aussi. Une carrière artistique tant au Canada (Winnipeg, Whitehorse ) qu’ailleurs ( Japon, Suisse, Italie, etc.), il a réalisé de nombreux projets dans le cadre de la politique du 1% qui intègre l’art a des lieux publics. Il a participé à des expositions et symposiums et est récipiendaire de plusieurs bourses et de récompenses.  Il a réalisé des sculptures monumentales en acier intempérique et en aluminium. Il a œuvré en duo de création autochtone|allochtone avec l’artiste Karl Chevrier dans le cadre de l’exposition Dialogue II.

Artiste | Performance : Véronique Doucet (Québécoise – Rouyn-Noranda)

Véronique Doucet vit présentement en Abitibi. Détentrice d’un Baccalauréat ès art (Majeur en arts plastiques) à l’Université de Montréal, elle est maintes fois boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Questionner l’environnement l’amène à se positionner en tant qu’artiste engagée et environnementaliste réfléchissant l’importance de la nature par rapport à l’humain. C’est à l’aide de deux langages, le brut et l’esthétique, la matière et la couleur qu’émerge le désir de confronter l’existence vers une quête de vérités. Artiste multidisciplinaire en peinture, photographie, installation hors les murs et aussi, militante performative dont les performances saccadées tissent une trame de paradoxe. Son projet Aldermac plantation minière, initiateur d’une grande victoire environnementale a mené à la restauration d’un site minier abandonné. Ses œuvres ont été diffusées dans les centres d’exposition, centres d’artistes du Québec et en Ontario. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections dont celle de Loto-Québec.

Source | Centre d’exposition de Val-d’Or