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À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

La photographe que je te présente dans ce billet de blogue a pris de nombreuses photos pour Tourisme Val-d’Or dont six se sont retrouvées dans notre collection de cartes postales. Ses six photos représentent la Cité de l’Or. Il s’agit de Marie-Claude Robert, photographe de formation qui a un style qui inspire la pureté et le calme et dont la créativité est sans fin.

À propos de La Cité de l’Or

La Cité de l’Or  regroupe les sites historiques de l’Ancienne-mine-Lamaque et du Village-minier-de-Bourlamaque. Cet attrait touristique offre de nombreuses activités et expositions dont une visite à 300 pieds sous terre dans les galeries de l’ancienne mine d’or et une exposition dans une maison en bois rond sur le mode de vie des habitants du village dans les années ’40. Pour plus de détails, clique ici.

La photo de la carte postale

Les six photographies de Marie-Claude Robert se retrouvent sur trois de nos cartes postales. Bien que nous ayons spécifiquement demandé à Marie-Claude de photographier ces lieux à des fins promotionnelles et dans le but de faire des cartes postales, il était très intéressant de l’entendre nous parler de la signification de La Cité de l’Or et ses infrastructures selon ses yeux de photographe et d’artiste.

Village minier de bourlamaque photo carte postale québec

La première carte postale propose une photo du Village minier de Bourlamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or chevalement minier val d'or

La seconde carte postale illustre deux chevalements miniers de l’Ancienne-mine-Lamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or visite mine d'or abitibi-témiscamingue

La troisième carte postale propose un ensemble de photos reflétant la visite de la Cité de l’Or.

Photo | Marie-Claude Robert

Selon Marie-Claude, le Village minier de Bourlamaque et l’Ancienne-mine-Lamaque sont le noyau même de la création de Val-d’Or, un pan historique important. C’est un quartier de la ville dans lequel il est possible de replonger dans les débuts de Val-d’Or. « J’ai l’impression d’être dans un lieu encore vivant même si c’est fermé, que c’est transformé en musée. La façon que ça été fait, la façon que ça été aménagé et toutes les visites qu’on peut faire; ils ont été capables de garder ça tellement vivant qu’on est capable de se projeter dans le temps et d’avoir l’impression qu’on est là, dans les prémisses de notre histoire », m’a-t-elle expliqué. Elle a aussi soulevé l’unicité du chevalement minier jaune et caractéristique de Val-d’Or.

 

Petit pan d’histoire avant de poursuivre –

Le 3 mars 1995, alors que La Cité de l’Or venait d’ouvrir en tant qu’attrait touristique, un feu a ravagé l’un des chevalements miniers. Une fois le feu éteint, il ne restait plus que la structure de fer. Les gestionnaires du site ont alors décidé de faire de la limonade avec le citron que la vie leur envoyait et l’on peint en jaune afin d’en faire un symbole fort et unique!

 

Ayant photographié La Cité de l’Or dans différentes occasions, par exemple aussi comme photographe pour le Festival d’humour en Abitibi-Témiscamingue, Marie-Claude peut nous parler des défis de capturer des clichés de cet endroit. Pour elle, il est très important que les photographies puissent rendre justice à ces lieux et leur donner la grandeur qu’ils méritent. Elle me rappelait aussi le défi de photographier un site minier sous terre, notamment causé par le manque d’éclairage. Ce manque de lumière demande plus de technique et d’équipement. Néanmoins, bien réussie, une photo prise sous terre donne un aspect très intrigant et un contraste de couleurs très intéressant.

abitibi-témiscamingue val-d'or visite mine d'or sous-terre

L’une des photos de Marie-Claude prise sous terre et qui montre ce côté mystérieux et les couleurs vives dont elle parle.

Photo | Marie-Claude Robert

Portrait de la photographe Marie-Claude Robert

Valdorienne d’adoption, Marie-Claude Robert est venue s’établir à Val-d’Or par amour. Elle est originaire de Terrebonne où elle a fait une attestation d’études collégiales (AEC) au Collège de photographie Marsan. Depuis son arrivée à Val-d’Or, elle a su s’établir comme photographe professionnelle et graphiste. Cependant, alors qu’elle a suivi 14 mois de formation intensive pour la photographie, Marie-Claude a appris le graphisme de façon autodidacte grâce à son embauche dans une petite compagnie. Comme elle avait toutefois déjà l’œil aiguisé pour l’image, cet apprentissage s’est fait facilement. Maintenant, ses compétences dans les deux domaines s’influencent l’une et l’autre et font grandir son talent.

Spécialisée grâce à ses études dans la photographie commerciale, elle apporte toutefois sa signature dans tous ses contrats avec sa touche naturelle, vivante et le moins lissé possible. Selon la photographe, il est très important d’ajouter une touche de créativité dans un contrat commercial. « Oui, ça prend un côté technique qui est solide pour remettre des photos présentables, mais les gens viennent te chercher parce que, quelque part, il y a la touche que tu mets à l’intérieur de tes photos, ta signature ».

Flash sur la photographie

La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes.

Bien qu’elle ait terminé sa formation en 2010 et qu’elle vive de la photographie à temps plein depuis trois ans, Marie-Claude s’intéresse à la photographie depuis qu’elle est jeune. En fait, on peut lire dans son album de finissants de sixième année du primaire : « Que veux-tu faire plus tard : photographe » ! Après une petite période d’oubli (secondaire et Cégep), Marie-Claude a eu un flash (crédit jeu de mots: Marie-Claude Robert) : elle adorait cette forme d’art, que ça avait. Ça lui ait revenu comme une apparition alors qu’elle suivait un cours d’histoire de la photographie à l’université. – La vie est bien faite, tu ne trouves pas ?

Quand je lui ai demandé ce qu’elle aimait dans la photographie, elle m’a répondu que ça lui donnait l’impression d’avoir un très grand sentiment de liberté. La liberté d’arrêter le temps, d’immortaliser un moment selon sa vision, à sa façon. « La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes ».

De la photographie de portrait à la photographie architecturale

Quand il est question de style de photographie, Marie-Claude est comme un mini-wheats! D’un côté, elle accorde une immense importance à l’humain. Elle aime faire des portraits pour capter l’émotion, des sentiments et des moments clés d’une vie. Parallèlement à cet intérêt, elle apprécie aussi tout ce qui est géométrique et linéaire. Elle comble ce besoin en prenant des photos architecturales, de coins de mur ou de décor en y donnant pratiquement un air abstrait.

Peu importe le style de photos qu’elle fait, Marie-Claude cherche toutefois toujours à rester originale. Elle souhaite rester alerte pour ne pas stagner dans un style.

Photographe famille val d'or

L’un des portraits pris par la photographe Marie-Claude Robert.

Photo | Marie-Claude Robert

Photo architecture Marie-Claude Robert photographe

Le style architecturale de la photographe Marie-Claude Robert est bien représenté dans cette photographie.

Photo | Marie-Claude Robert

Marie-Claude est la preuve que la photographie commerciale peut avoir un côté créatif. Peu importe le style ou le cadre dans lequel elle prend un cliché, cette photographe sait intégrer le calme et la pureté à travers ses photos. On y voit toujours une histoire et une émotion. Tu peux admirer les photos de Marie-Claude sur sa page Facebook en cliquant ici ou encore sur sa page Instagram en cliquant ici.

À chaque photo son histoire – Le ciel de nuit et sa magie avec Jonathan Levert

À chaque photo son histoire – Le ciel de nuit et sa magie avec Jonathan Levert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

Un photographe puriste et technique qui propose des images aux couleurs intenses, voici qui est Jonathan Levert. On le connaît beaucoup pour ses photos nocturnes qui sont tout simplement sublimes. C’est d’ailleurs l’une d’entre elles qui a fait chavirer notre cœur en présentant si bien la magie de nos cieux d’Abitibi-Témiscamingue. La photo de Jonathan Levert qui fait partie de notre collection de cartes postales a été prise de nuit et montre l’arche des aurores boréales et l’arche de la Voie lactée.

La photo de la carte postale

Aurore boréale et Voie lactée Abitibi témiscamingue Québec

La photo de Jonathan Levert dans notre collection de cartes postales montre très bien la grandeur de ce territoire naturel. Elle a été prise près du réservoir Dozois vers 1h du matin alors qu’il revenait de Montréal. On y voit la forêt, un plan d’eau, mais surtout l’arche de la Voie l’actée et l’arche des aurores boréales. Jonathan m’a confié qu’il voulait depuis longtemps capturer la Voie lactée et une aurore boréale sur le même cliché. Si tu es néophyte comme moi en ce qui concerne le ciel nocturne et sa magie, je t’explique. La Voie lactée bouge constamment selon la rotation de la Terre et son inclinaison ce qui fait qu’elle n’est pas toujours bien alignée avec les aurores boréales. Une photo comme celle-ci est donc très difficile à prendre et ne pas être faite au moment choisi par le photographe. Pour Jonathan, il s’agissait du bon soir, du bon moment. Bref, les étoiles étaient enfin alignées pour qu’il puisse prendre la photo dont il rêvait depuis longtemps!

À propos de la faunique La Vérendrye

C’est impératif; si tu souhaites venir en Abitibi-Témiscamingue en voiture et que tu pars du sud du Québec, tu devras traverser la réserve faunique La Vérendrye. Une belle introduction à la région, ses plans d’eau et ses forêts. Chevauchant les régions de l’Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue, ce territoire dispose de plus de 4 000 lacs, de majestueux versants rocheux et de longs ponts sinueux qui nous donnent l’impression de rouler sur l’eau l’espace d’un instant. On peut aussi y camper, loger dans des chalets, y pêcher et y chasser.

Portrait du photographe Jonathan Levert

Originaire de Val-d’Or, Jonathan Levert a quitté la région quelques années pour ses études. Après avoir fait une technique en tourisme et étudié la photographie, les arts visuels et la vidéo à travers un BAC par cumule en Art et communication Jonathan a fondé en 2009 sa compagnie de production audiovisuelle, d’infographie et de communications, Image nomade production. Puis en 2012, il est revenu en région où il a continué de développer son entreprise et accumuler contrats et projets personnels.

Bien que Jonathan fasse beaucoup de contrats corporatifs et événementiels, il aime varier ses styles de photographies et travaille souvent sur des projets personnels. L’un de ses plus récents projets personnels qu’il nous a présentés était l’exposition « Du chaos naissent les étoiles », une série de photographies nocturnes en région que l’on a pu admirer à  la Maison du tourisme à Amos. Cette exposition est d’ailleurs le résultat de beaucoup de recherches, de lectures et de partages avec des habitués qu’il a faits lorsqu’il a commencé à s’intéresser à la photographie de nuit à son retour en région. Si tu penses qu’un ciel, c’est un ciel, je t’arrête tout de suite! Quand j’entends Jonathan me parler de la photographie de nuit, je peux te jurer que c’est pas mal plus technique que l’on pense. Ce style photographique nécessite beaucoup de connaissances sur l’astronomie, une grande logistique et de la préparation. On ne peut pas décider de sortir n’importe quel soir et être assuré de voir des aurores boréales ou étoiles filantes en abondance. Il faut que les prévisions météorologiques et solaires soient de notre côté en plus de savoir où et dans quelle direction regarder.

Tempête Solaire /// Solar Storm (extrait)

Petit mashup des plus récents timelapses que j'ai réalisé durant la dernière année!!

Posted by Jonathan Levert - Photographe on Thursday, March 23, 2017

Une vidéo présentant l’exposition « Du chaos naissent les étoiles » de Jonathan Levert

Image nomade production

Malgré tout le travail que cela lui a demandé, Jonathan adore photographier le ciel et la nuit. En fait, il adore tout simplement la nature, ce qui transparait grandement dans ses photos. «Il y en a qui font du yoga ou de la méditation. Pour moi, aller faire de la photo de nuit c’est calme, c’est paisible, c’est beau », m’a-t-il expliqué. En plus de lui permettre de sortir de son quotidien, de prendre le temps d’être dans la nature et d’admirer le ciel, la photographie lui procure la possibilité de découvrir de nouveaux lieux ou encore de redécouvrir et faire redécouvrir de nouveaux lieux. Il aime changer d’angle et apporter une nouvelle perspective d’un endroit à travers ses clichés. Pourtant, malgré son besoin de se renouveler constamment, Jonathan conserve dans chaque photo quelque chose de bien précis : sa signature. Sa signature, c’est de garder une photo pure, c’est-à-dire ne pas la découper ou la retoucher trop profondément. Seulement la calibrer et mettre en valeur les couleurs pour garder l’intégrité de sa photo.

Isle-aux-coudres Jonathan Levert ciel étoilé

Cette photo du populaire moulin de L’Isle-aux-Coudres dans la région de Charlevoix est totalement différente de ce que nous avions vu auparavant. C’est sûrement ce nouvel angle qui a charmé Tourisme Québec qui lui a acheté cette photo. Jonathan a d’ailleurs vendu de nombreuses photos à cette organisation qui fait la promotion du Québec à travers le monde entier

Photo | Jonathan Levert

Tirer une leçon d’une discussion

En discutant avec Jonathan Levert, j’ai réalisé encore plus l’importance de reconnaître chaque photographie comme une œuvre d’art. Capturer une image de la même façon qu’un photographe l’a déjà fait, avec le même angle, la même lentille, au même moment de la journée, avec le même traitement visuel en post-production, c’est plagier. Plagier au même titre que de prendre un bout de texte dans sa composition et de s’en attribuer le mérite.

Les téléphones intelligents proposant des appareils photo assez performants ont rendu la photographie très accessible, et selon moi, c’est tant mieux! Pourtant, cela ne veut pas dire qu’il faut recopier les photographies qui ont déjà été faites, que ce soit via une photo, une peinture ou un dessin ou encore utiliser une photo que l’on a trouvée sur le web comme bon nous semble. Chaque photographie nécessite de créer, d’observer et de réfléchir et il est important de respecter ce travail.

D’ailleurs, cette discussion avec Jonathan nous a tellement inspiré chez Tourisme Val-d’Or que nous avons décidé d’offrir des ateliers-conférences à ce sujet; « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » et « Vos droits et obligations en photo au Québec » par Francis Vachon. Elles s’adressent principalement aux professionnels de l’image et aux gens d’affaires qui utilisent du visuel à des fins professionnelles, mais elles sont offertes à tous. Clique ici pour plus de détails.

Les Marchés de Noël à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue – 2018

Les Marchés de Noël à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue – 2018

Marchés de Noël dans La Vallée-de-l’Or

Vente d’artisanat
Jardin des patrimoines – 1421, des Hauts-bois, Val-d’Or
9 et 10 novembre, 9h à 17h

L’expo cadeaux des artisans de Val-d’Or
Club de l’âge d’or – 165, rue Parent, Val-d’Or
17 et 18 novembre, 11h à 17h

Exposition TGC par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or
Kinawit – 255, chemin des Scouts, Val-d’Or
24 novembre, 14h à 16h

Marché de Noël de la Vallée-de-l’Or
Place Agnico Eagle – 1300, 8e Rue, Val-d’Or
25 novembre, 10h à 16h

Bazar Mundo
École secondaire La Concorde – 40, route 386, Senneterre
25 novembre, 10h à 17h

Expose ton art
Salle des Chevaliers de Colomb, 1, rue de La Vérendrye, Val-d’Or
1er décembre

Marché de Noël de la campagne
186, route des Explorateurs, Val-d’Or (Dubuisson)
1er décembre, 14h à 20h

Marché  de Noël autochtone
Place Agnico Eagle – 1300, 8e Rue, Val-d’Or
1er et 2 décembre

Marché de Noël artisanal
École Golden Valley – 980, 7e Rue, Val-d’Or
1er et 2 décembre, 10h à 17h

Expo-Cadeau 2018
Sous-sol de l’église de Malartic – 581, rue Royale, Malartic
30 novembre, 1er et 2 décembre

Marché de Noël du Marché public de Malartic
Marché public Trem-Nor de Malartic, Malartic
1er décembre

Marché de Noël de Saint-Edmond
Centre communautaire – 579, chemin Saint-Edmond, Val-d’Or (secteur Vassan)
8 décembre, 10h à 16h
*Chorale Le Petit bonheur à partir de 14h

Marchés de Noël dans Amos-Harricana

Noël au terroir
La Motte
17 novembre, 10h à 16h
*service de brunch de 10h à 13h, 10$ par personne

Salon des artisans
Sous-sol de l’église Christ-roi – 721, 2e Avenue ouest, Amos
24 novembre, 10h à 17h

Marché du Père-Noël en folie
Polyvalente de La Forêt – 850, 1re Rue Est, Amos
24 novembre, 10h à 16h30

Marché de Pikogan
salle Minawasi – 170, rue Tom Rankin, Pikogan
30 novembre et 1er décembre, 9h à 18h

Marché de Noël d’Amos
Vieux-Palais – 101, 3e Avenue Est, Amos
1er décembre, 10h à 16h

Marché de Noël du Cercle des fermières
Salle multifonctionnelle de l’école Notre-Dame-du-Sacré-coeur – 430, 9e Avenue, Barraute
16 décembre, 10h à 17h

Marchés de Noël au Témiscamingue

Marché de Noël
Saint-Eugène de Guigues
25 novembre
*Dîner-spaghetti de 10h30 à 13h30, 10$ par personne

Marchés de Noël à Rouyn-Noranda

Marché de l’UQAT
Atrium de l’UQAT, campus Rouyn-Noranda – 445, boulevard de l’Université, Rouyn-Noranda
15 novembre, 10h à 16h

Marché de Noël
Salle communautaire de McWatters – 200, rue de McWatters
17 novembre, de 10h à 17h et 18 novembre, de 10h à 16h

Salon Artisan’Art
Salle du Cinquantenaire – 200, rue Leblanc, Évain
24 novembre, de 10h à 17h et 25 novembre de 10h à 16h

Expo Cadeaux de Cadillac
Aréna de Cadillac – 50, rue Gildor Roy, Cadillac
24 novembre, de 10h à 17h

Marché de Noël de Beaudry
Centre communautaire de Beaudry – 6884, boulevard Témiscamingue, Beaudry
25 novembre, 10h

Marché de Noël
Agora des arts – 170, avenue Murdoch, Rouyn-Noranda
2 décembre, 10h à 16h

Photo de couverture | Guillherme Stecanella sur Unsplash

Des ateliers-conférences sur le droit à l’image

Des ateliers-conférences sur le droit à l’image

VAL-D’OR, 05 novembre 2018 – Dans le cadre de la deuxième édition de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or (OTCVO) est heureux d’offrir deux ateliers-conférences sur le droit d’utilisation d’images et les droits d’auteur le mercredi 28 novembre 2018.

« Dans un monde des affaires où l’image est devenue un incontournable pour faire la promotion d’une entreprise, de services et de produits, il va sans dire que ces deux formations sont très pertinentes et d’actualité», soulignait M. Gérard Paquin, président de l’OTCVO.

Alors que l’atelier-conférence « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » s’adressant davantage aux organisations aura lieu en avant-midi, l’atelier-conférence « Vos droits et obligations en photo au Québec » sera donné en après-midi et concernera davantage les professionnels de l’image comme les photographes et les vidéastes. « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » permettra de comprendre qu’est-ce que le droit d’auteur; dix mauvaises raisons d’utiliser une photo trouvée sur Internet sans demander la permission au photographe; quelles sont les conséquences de se faire prendre; comment être légal; le droit à l’image; comment préparer ses employés/fournisseurs pour éviter une poursuite. « Vos droits et obligations en photo au Québec » permettra de comprendre le droit de prendre une photo par rapport au lieu où l’on se trouve; l’utilisation commercial vs éditorial; le droit à l’image au Québec dans un cadre commercial; le droit à l’image des individus dans un cadre éditorial; le droit à l’image des propriétés au Québec; la cessation de droit.

Ces deux formations seront données par monsieur Francis Vachon. « Photographe de formation, celui-ci s’est spécialisé dans le droit à l’image. En plus d’animer un blogue et d’avoir écrit deux livres à ce sujet, il est formateur dans des écoles, conférencier dans des clubs photo ou des associations. Son expérience à expliquer et vulgariser est vaste », peut-on lire sur le site internet officiel du conférencier.

Ces deux ateliers-conférences sont ouverts à tous les organisations, les agents de communications et professionnels de l’image de l’Abitibi-Témiscamingue, et ce peu importe leur domaine d’activités. Le coût de chaque formation est fixé à 30$ et les gens peuvent s’inscrire par courriel à kristel.aube-cloutier@ville.valdor.qc.ca.

L’OTCVO souhaite remercier chaleureusement ses partenaires sans qui elle n’aura pu offrir ces formations de grande qualité à prix si modique; la SADC de la Vallée-de-l’Or et les Centre locaux d’emploi de Val-d’Or et Senneterre.

– 30 –

Source

Kristel Aubé-Cloutier
Responsable aux communications et marketing
819 824-9646, poste 6228
kristel.aube-cloutier@ville.valdor.qc.ca

Pour information

Nancy Arpin
Directrice générale
819 824-9646, poste 6224
nancy.arpin@ville.valdor.qc.ca

Merci à nos partenaires!

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Photo de couverture | Jordan Whitfield

À chaque photo son histoire – La tour Rotary vue par Christian Leduc

À chaque photo son histoire – La tour Rotary vue par Christian Leduc

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

Poète de l’image, Christian Leduc aime sortir des sentiers battus, offrir une nouvelle perspective et de la magie. Il est un passionné de la photographie depuis très longtemps et a l’opportunité d’en vivre maintenant variant son style et faisant profiter de son talent à une multitude de clientèles. L’un de ses clients fut d’ailleurs Tourisme Abitibi-Témiscamingue qui lui a demandé de faire quelques séances photo dont une durant laquelle il a photographié Val-d’Or du haut de la tour Rotary au parc Belvédère.

Sa photo qui fait partie de notre collection de cartes postales est un lieu très représentatif de Val-d’Or; la vue du haut de la tour Rotary.

À propos de la tour Rotary

tour d'observation val d'or abitibi-témiscamingue

La tour Rotary

Photo | Christian Leduc

Construite en 1988, la tour Rotary est située en haut du parc Belvédère à 1 210 pieds au-dessus du niveau de la mer. Il s’agit d’ailleurs du plus haut point à Val-d’Or. Du haut de ses 60 pieds (18 mètres), la tour offre une vue panoramique sur la ville entourée de lacs et de forêts ainsi que des couchers de soleil à couper le souffle. D’ailleurs, il est possible d’admirer ces couchers de soleil en se faisant bercer par la mélodie Aurores boréales d’Hugues Cloutier, et ce gratuitement. Pour en savoir plus sur cette activité, clique ici.

La photo de la carte postale

Val d'Or abitibi témiscamingue photo

La carte postale présentant la photo de Christian Leduc

Photo | Christian Leduc

Prise dans le cadre d’une séance photo organisée par Tourisme Abitibi-Témiscamingue, cette photographie a toutefois une grande signification pour le photographe Christian Leduc puisqu’elle lui rappelle de beaux souvenirs. Celui-ci ayant une tante résidant près du parc Belvédère, il a vu la tour être construite et en était très enthousiasmé à l’époque. Il faut dire qu’à l’époque c’était un grand usager du parc Belvèdère, passant beaucoup de temps à cet endroit.

Selon lui, cette photo représente bien la région par la vue du lac Blouin, mais aussi les vastes étendues de forêts. Il apprécie tout particulièrement la lumière et les couleurs sur la photographie. Je lui ai alors demandé s’il avait attendu longtemps pour avoir une si belle lumière. Il a ri, puis m’a répondu : « je suis rarement quelqu’un qui attend la lumière! Je suis un gars qui photographie ce que je vois dans l’instant présent».  Cette confidence représente d’ailleurs bien le photographe qui un portfolio très varié, passant du portrait au paysage en faisant un détour par la macrophotographie!

Portrait du photographe Christian Leduc

Originaire de La Sarre, Christian Leduc est maintenant installé à Rouyn-Noranda où il gagne sa vie comme photographe après avoir complété une technique en photographie au Cégep du Vieux-Montréal. En plus de ses projets et expositions personnels, il fait des contrats commerciaux, des photos de mariage, de famille et d’école. Bref, il a plus d’une corde à son arc.

D’ailleurs, l’équilibre entre son côté artistique et la photographie commerciale – il faut bien se nourrir diantre!- est assez facile à atteindre. Pourquoi cette facilité? Parce que la photographie est une réelle passion pour lui. Ayant toujours un appareil sur lui, ça devient naturel, un réflexe. Un homme tellement passionné, qu’en sortant d’un contrat il garde son appareil sur lui et afin de continuer de photographier ce qu’il voit sur le chemin du retour!

Comment a-t-il découvert sa passion pour la photographie

J’ai toujours rêvé d’être capable de dessiner, mais je ne suis pas super bon! Je cherchais un médium pour m’exprimer.

« J’ai toujours rêvé d’être capable de dessiner, mais je ne suis pas super bon! Je cherchais un médium pour m’exprimer. »

À 9 ans, Christian a demandé un appareil photo pour son anniversaire qu’il a reçu de son parrain et sa marraine. Un appareil photo avec pellicule 110. C’est à ce moment qu’il a commencé à photographier ses amis, sa famille et son environnement. Il me racontait que sa mère, qui allait développer ses photos à l’époque, jetait toujours un coup d’œil à son travail. Parfois, les photos qu’il avait prises étaient si étranges qu’elle lui demandait ce qu’il avait voulu faire ! Bien que sa technique se soit améliorée grâce à ses études et son expérience, Christian Leduc est toujours resté très instinctif et artistique dans son approche.

Ce qu’il aime par-dessus tout photographier

Christian m’a confié qu’il adore les endroits bizarres, se perdre hors des sentiers battus. Quand je lui ai demandé ce qu’il trouvait le plus photogénique en Abitibi-Témiscamingue, il n’a pas été capable de me nommer un seul lieu ! Il m’expliquait qu’il est « un photographe de l’endroit où je me trouve ». Lorsqu’il est en ville, il adore photographier les gens qui investissent les rues, les festivals, l’urbanité et la forêt ne lui manque pas. Lorsqu’il est en forêt, il aime photographier les arbres, les vastes étendues des paysages et la ville ne lui manque pas. Selon lui, l’Abitibi-Témiscamingue est une région très photogénique qui propose ses défis bien uniques. Comme le terrain ici est généralement plat partout, le défi est de trouver une manière de photographier les vastes étendues plates (dans le sens géographique du terme – ne te méprends pas!) avec beaucoup de ciel et de grands plans d’eau. Le défi, c’est de faire ressortir l’immensité du territoire.

Photographe Christian Leduc Show de boucane

Une nouvelle façon de voir la nature, avec une petite touche de magie à la Christian Leduc!

Photo | Christian Leduc

Selon Christian Leduc, le numérique a permis d’enlever le stress de savoir si la photo est bonne, surtout dans le cadre d’une séance photo commerciale. Par contre, pour les gens qui n’ont pas connu la pellicule le côté technique est parfois alors plus ignoré. Ces photographes réfléchissent moins au cadrage et à la lumière puisqu’ils pourront par la suite retoucher la photo sur ordinateur. Dans un autre ordre d’idées, le numérique a aussi apporté l’internet et avec lui beaucoup d’inspiration.

Où contempler les œuvres du photographe Christian Leduc

Tu peux voir son projet Arts créatifs qui est exposé au campus de Val-d’Or du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue qu’il a fait en collaboration avec le Carrefour Jeunesse-Emploi d’Abitibi-Est. Tu trouveras tous les détails de cette exposition en cliquant ici.

collage phtographe Christian Leduc

L’une des œuvres de Christian Leduc. Celui-ci fait des collages qu’il photographie par la suite. Il a donné un atelier à ce sujet à des jeunes de Carrefour Jeunesse-Emploi d’Abitibi-Est dont l’exposition Arts Créatifs a découlée.

Photo | Christian Leduc

Surveille aussi sa page Facebook pour découvrir les projets sur lesquels il travaille présentement. Sans vouloir brûler de punchs, il va bientôt y avoir une histoire de 101 portraits différents de gens nés entre 1918 et 2018 et de mariage de poésie avec des photographies de la région. Je ne t’en dis pas plus; il faut bien que tu aies des surprises de temps à autre! Néanmoins, si tu t’intéresses au photographe Christian Leduc, tu ne t’embêteras jamais parce que c’est un grand artiste qui explore toujours de nouveaux thèmes avec de nouvelles façons de les aborder. Tu peux aussi suivre Christian sur Instagram et Tumblr.

À chaque photo son histoire – Le lac des Sœurs à la Jacques Fortier

À chaque photo son histoire – Le lac des Sœurs à la Jacques Fortier

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

Amoureux du territoire, Jacques Fortier a joint ses deux passions ensemble : la nature et la photographie. À travers de magnifiques photos, il présente à ceux qui veulent bien s’arrêter l’espace d’un instant, la beauté des paysages de l’Abitibi-Témiscamingue ainsi que la nature sauvage dans toute sa splendeur et son calme.

Lors du Concours de photographies valdoriennes Zone Image 2017, il a reçu le prix Tourisme Val-d’Or pour sa photo au clair de lune au lac des Sœurs. Sa photo a donc intégré notre collection de cartes postales.

À propos de du lac des Sœurs

Le lac des Sœurs est un petit lac situé au nord-est de Val-d’Or, près du lac Blouin. Il y est interdit de s’y promener en bateau à moteur ce qui y fait un paradis pour les baigneurs, les canoteurs ainsi que les gens à la recherche de tranquillité! De plus, on y trouve une magnifique petite plage sablonneuse, et un sentier en poussière de gravier qui fait le tour du lac. Ce sentier fait 14 kilomètres de distance et on peut y faire du vélo ou encore de la marche.

La photo de la carte postale

Lac des soeurs pleine lune

La photo du photographe Jacques Fortier qui fait partie de notre collection de cartes postales montre le lac des Sœurs lors de la pleine lune. La nuit où cette photo a été prise, Jacques Fortier savait très bien ce qu’il faisait! Il s’était même déplacé quelques jours avant pour faire de la reconnaissance. Il a choisi d’y retourner ce soir-là parce qu’il savait que c’était un soir de pleine lune. Il cherchait d’ailleurs à faire une photo d’une réflexion de lune avec un éclairage qui traversait les arbres. La table qu’on retrouve sur la photo n’était par contre pas là lors de sa visite de reconnaissance. Pourtant, le photographe était très content qu’elle s’y trouve puisqu’elle symbolise bien ce que le lac des Sœurs représente pour lui; un magnifique endroit pour les fins de soirées et les rencontres amicales et familiales! En effet, nombreux y sont allés le temps d’une soirée pour rire entre amis, sortir la guitare et chanter.

Autre petite surprise de la vie ce soir-là (les étoiles étaient alignées pour s’acheter un billet de loterie) : la Grande Ourse apparaissait. Pour les néophytes de la photographie, il est très difficile de photographier en même temps les étoiles et la lune comme cette dernière éclaire tout et masque généralement les étoiles. Il est donc très impressionnant que Jacques Fortier ait réussi ce coup de chapeau!

Lorsque nous discutions de cette photo, je pouvais sentir toute la fierté de M. Fortier – avec raison. L’éclairage qui traverse les branches d’arbre et apporte une luminosité sur le sol; le cachet et la dimension humaine que la table rajoute à la photo et le duo pleine lune et Grande Ourse font de cette photo un chef-d’œuvre!

Portrait du photographe Jacques Fortier

Originaire de Val-d’Or, Jacques Fortier a toujours eu un intérêt pour la photographie. Toutefois, il s’y est mis de façon active il y a de cela une quarantaine d’années par un concours de circonstances (attends de voir à quel point c’est un beau jeu de mots tout ça). Le fait que son beau-frère commence à faire de la photographie a motivé Jacques Fortier à s’y mettre lui aussi. Un jour, il a donc pris en photo une fleur qu’il a ensuite envoyée au Magazine canadien PhotoLife dans le cadre d’un concours. Il a alors remporté le premier prix dans la catégorie « Plus grand que nature ». « C’est à ce moment-là que je me suis dit que j’avais peut-être le talent pour la photo », m’a-t-il confié en toute humilité. Il a alors commencé à en faire de plus en plus et à proposer ses services à des mariages afin de pouvoir se payer du matériel de qualité. Maintenant, M. Fortier ne fait plus de mariages se concentrant seulement sur ce qu’il a envie de photographier.

Qu’est-ce que la photographie lui apporte

Pour Jacques Fortier, la photographie permet de cerner la beauté des paysages de l’Abitibi-Témiscamingue sous différents angles, des tout petits éléments au plus grands. « C’est une forme de méditation la photo dans la nature. Un genre de yoga mental qui me force à prêter plus attention aux petites choses de la vie ». Faire de la photographie lui permet donc de se ressourcer, d’apprécier les choses simples de la vie et de vivre le moment présent.

Jacques Fortier

Cette photo a été prise dans la Réserve faunique la Vérendrye.

Photo | Jacques Fortier

Bien que ce soit principalement pour l’état d’esprit que lui apporte la photographie, Jacques Fortier espère toutefois aussi toucher les gens par ses clichés. Toucher les gens, mais dans un sens bien précis. En se promenant dans la nature pour la photographier, M. Fortier remarque qu’il y a encore énormément de pollution. Il espère qu’en montrant la beauté des paysages, il pourra conscientiser quelques âmes à prendre soin de notre terre. « Ça commence avec chacun de nous individuellement. On dirait que les gens pensent que quelqu’un d’autre va le faire à leur place. Mais ça commence par ne pas jeter son sac de plastique par terre ou un enveloppe de sandwich qui va rester là, par terre dans la forêt », a-t-il lancé avec passion et conviction. C’est d’ailleurs, selon lui, l’un des grands défis de faire de la photographie de paysages; la pollution!

Les défis de la photographie de paysage

En plus de la saleté à éviter ou ramasser avant de photographier un paysage, les éléments de la nature – le froid, la chaleur, les orages, les vents violents; name it! – sont un autre défi dans ce style. Bien qu’il puisse parfois être désagréable d’être sous la pluie ou dans le vent froid pour prendre une photo, c’est un excellent moment pour capter l’après-orage ou l’après-pluie. À cet instant, la lumière y est souvent magnifique. Il y règne souvent aussi une belle atmosphère, par exemple, avec l’apparition d’une brume.

Photographe Jacques Fortier paysage val d'or

Cette photo est un excellent exemple de l’atmosphère créé par la brume.

Photo | Jacques Fortier

En observant les photos de Jacques Fortier, on peut voir son amour pour le territoire. Non seulement à cause de sa beauté, mais aussi à travers l’importance qu’il accorde à le garder propre. Je terminerai donc sur cette note, en toute complicité avec lui (et parce que je suis totalement d’accord); garde ta planète propre!

À chaque photo son histoire – Réjean Biron et son enthousiasme pour la culture autochtone

À chaque photo son histoire – Réjean Biron et son enthousiasme pour la culture autochtone

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

La photo de la carte postale

Jerry Hunter danseur traditionnel autochtone

La photographie de la carte postale a été prise lors du pow-wow annuel de la réserve Kahnawake près de Châteauguay. On y voit le danseur professionnel Jerry Hunter en régalia (habit traditionnel) exécutant une danse typique de sa culture. Jerry Hunter est un danseur traditionnel anicinabe de la communauté Lac-Simon à 35 km de Val-d’Or.

Lorsque Jerry Hunter danse, c’est difficile de ne pas avoir de grands frissons!

Monsieur Biron fut grandement inspiré par cette culture, par les couleurs et les coutumes de la communauté Mook qui étaient présentées lors de cette fête. Il trouve parfois que l’on oublie cette culture et que les gens devraient la connaître davantage. C’est pour cela qu’il fut ravi de recevoir l’invitation de Jerry Hunter pour venir faire la promotion de ce pow-wow.

À propos de la culture autochtone

Il y a plusieurs façons de découvrir la culture autochtone à Val-d’Or. Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or organise chaque année une journée de célébration le 21 juin afin de souligner la Journée nationale des Autochtones. Cette journée met en lumière la culture autochtone et ses traditions notamment à travers des kiosques d’artisanat et de nourriture ainsi qu’une cérémonie officielle autochtone, des spectacles de danses et de chants traditionnels et d’artistes autochtones contemporains. On peut vivre l’expérience autochtone à Kinawit, un site récréotouristique offrant des ateliers culturels, de l’hébergement en tipi ou camps rustiques et des sentiers pédestres.

Puis, la communauté de Lac-Simon organise aussi chaque année un pow-wow, une célébration annuelle autochtone.

kinawit hébergement camping insolite tipi campement

Le site récréotouristique Kinawit.

Photo | Paul Brindamour

Portrait du photographe Réjean Biron

Réjean Biron est un photographe autodidacte habitant présentement à Saint-Hyacinthe. Il pratique cette passion depuis près de 40 ans et c’est autour des années 1970 qu’il l’a découverte. Il a commencé avec un petit appareil photo avec lequel il immortalisait des moments importants. Avec le temps, il s’est procuré des instruments plus technologiques. En 1982, il cofonde le Club des photographes amateurs de Saint-Hyacinthe qui s’appelle aujourd’hui Club photo Saint-Hyacinthe.

 

Avec les années, monsieur Biron a acquis beaucoup d’expérience. Selon lui, un éclairage adéquat pour une photo réussie se trouve avant 10h et après 15h. Il trouve que la «texture» de la lumière est idéale à ces moments de la journée. Entre ces deux intervalles de temps, la luminosité est trop « dure » et n’offre pas un résultat optimal. Il existe aujourd’hui des logiciels pour calculer le moment des couchers de soleil. C’est pratique pour mieux organiser sa photographie.

Bien que la culture autochtone soit bien présente à Val-d’Or, monsieur Biron n’y a jamais mis les pieds. C’est par contre dans ses projets de venir passer deux semaines de vacances dans la région aux alentours du mois d’août pour faire un peu de photographie. Selon lui, si l’Abitibi-Témiscamingue devait avoir un slogan, ce serait « Venez en Abitibi, nous avons des paysages en or ». Il trouve que la nature est la vraie richesse de notre région. Parfois, lorsque nous le voyons trop souvent, nous oublions la richesse des lieux qui nous entourent.

À chaque photo son histoire – L’automne selon Stéphanie Grenier

À chaque photo son histoire – L’automne selon Stéphanie Grenier

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

Grande passionnée de la photographie, Stéphanie Grenier pratique cette activité à titre de passe-temps seulement. Toutefois, on peut voir dans ses clichés toute sa passion et son amour du territoire.

Ses photos utilisées par Tourisme Val-d’Or

Sa photo de la Voie lactée a été prise en pleine nuit alors qu’elle se promenait dans la nature. Les étoiles étaient très belles ce soir-là. Elle s’est trouvé un beau site et a travaillé avec la lumière pour parvenir à ce cliché. Pour ce qui est de sa photographie du lac et de sapins, cela s’est produit lors d’une de ses nombreuses marches dans la forêt pour admirer les saisons. Elle affectionne particulièrement l’automne et les couchers de soleil.

Photo | Stéphanie Grenier

Cette photo de la route 117 à hauteur de la réserve faunique La Vérendrye en pleine nuit à été utilisée pour la carte touristique de Val-d’Or 2018-2019.

Photo | Stéphanie Grenier

automne québec Val-d'Or Abitibi-Témiscamingue

Cette photo du lac des Sœurs en automne a été utilisée dans notre collection de cartes postales.

Photo | Stéphanie Grenier

À propos de la photographe Stéphanie Grenier

Stéphanie Grenier est une photographe autodidacte qui exerce cette activité pour le loisir. En fait, elle est audioprothésiste de formation! Elle a photographié deux clichés utilisés par Tourisme Val-d’Or, soit une photographie d’un lac et de sapins sur une de nos cartes postales ainsi qu’une photo du ciel étoilé utilisée comme image de couverture de notre carte touristique 2018- 2019. Elle fait de la photographie depuis 2015 et elle a découvert cet art en se promenant à l’extérieur et en admirant les beautés de la nature. La photographe a ensuite rejoint la page Facebook du groupe de photos de l’Abitibi-Témiscamingue.

Ce qu’elle préfère prendre en photo c’est par-dessus tous les paysages, tu l’auras compris. Ce qui est plus facile c’est que personne ne bouge. Ce qui est le plus important pour elle c’est la lumière et la capacité à faire ressortir les couleurs.

oiseaux Val-d'or forêt boréale abitibi-témiscamingue

Stéphanie Grenier a très bien réussi à faire ressortir les couleurs à travers cette photo prise dans les Sentiers d’interprétation de la nature de l’École buissonnière à Val-d’Or.

Photo | Stéphanie Grenier

Photographier Val-d’Or et l’Abitibi-Témiscamingue

Selon Stéphanie Grenier, le lieu le plus photogénique à Val-d’Or serait la tour d’eau à Sullivan. Elle trouve que le ciel y est particulièrement magnifique et il est parfois même possible d’y voir des aurores boréales. Par contre, elle trouve le centre-ville plus difficile à photographier en raison des nombreuses voitures et des passants.

Si elle avait un conseil à donner à un photographe amateur, ce serait d’entrer dans le club photo de Val-d’Or, ils accueillent tout le monde et ils sont très généreux au niveau des conseils. Pour finir, si Stéphanie Grenier devait prendre une seule photo pour représenter notre belle région ce serait bel et bien une photo d’un de nos ciels étoilés. L’Abitibi se démarque des autres régions par ses ciels, pas seulement en raison des aurores boréales, mais aussi par le fait que nous pouvons voir les étoiles peu importe où nous sommes. C’est une richesse importante à ses yeux.

ciel abitibi temiscamingue étoiles

La photographe sait très bien faire ressortir la beauté de notre ciel, comme on peut le voir sur cette photo.

Photo | Stéphanie Grenier

À chaque photo son histoire – L’industrie minière selon Andy Klink

À chaque photo son histoire – L’industrie minière selon Andy Klink

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

Andy Klink est un photographe autodidacte, il a beaucoup appris sa passion dans les livres et en expérimentant de lui-même. Cela fait plus d’une cinquantaine d’années qu’il pratique cette profession. La photographie de monsieur Klink qui se trouve dans notre collection de cartes postales s’est vu récompensé du Prix Tourisme Val-d’Or lors du Concours de photographie valdorienne 2016. On y voit la pleine lune au-dessus de la mine Sigma, à l’entrée est de la ville.

À propos de la mine Sigma

Située à l’entrée est de Val-d’Or, la mine Sigma est voisine de l’Ancienne-mine-Lamaque que l’on peut visiter grâce à la Cité de l’Or. La forte teneur en or dans le sol à cet endroit est connue depuis bien longtemps et nombreuses sont les compagnies minières qui ont tenté d’exploiter cette partie du sous-sol valdorien. Le terrain appartient maintenant à Integra Gold qui a repris les travaux d’exploration et d’exploitation.

Pour découvrir l’univers minier, tu peux visiter la Cité de l’Or, une ancienne mine d’or qui a débuté ses opérations en 1935, et visiter le Musée minéralogique de l’Abitibi-Témiscamingue qui offre d’ailleurs une toute nouvelle exposition sur le cycle minier.

La photo de la carte postale

photographie Val-d'or industrie minière

La carte postale sur laquelle apparaît la photo d’Andy Klink
Photo | Andy Klink

Juste au-dessus de la mine Sigma, une lune spéciale apparaissait dans le ciel ce soir-là. Ce phénomène est appelé super lune (supermoon en anglais). Cela se produit lorsque la lune, la Terre et le soleil sont parfaitement alignés dans cet ordre. Le satellite est donc attiré avec beaucoup plus de force vers notre planète, l’atmosphère de la Terre réfracte la lumière solaire sur le satellite et la lune apparait donc plus grosse. Aussi appelé Lune de sang, ce phénomène présentera une variation de couleur allant de l’orangé au rouge foncé. Ce phénomène se produit deux à trois fois par an et monsieur Klink a eu l’idée de l’immortaliser. Il a installé son trépied près de la voie de contournement et a choisi un angle dégagé. Il a attendu un éclairage parfait pour prendre son cliché. Souvent, lors de phénomènes spéciaux comme celui-ci, plusieurs photographes peuvent se retrouver au même endroit pour prendre la photo. Par contre, monsieur Klink était seul ce soir-là, ce qui rend sa photographie unique.

Le photographe trouvait inspirant d’immortaliser cet évènement spécial. En plus de photographier un phénomène peu courant, le cliché présente aussi la mine Sigma qui a une importance significative pour la ville de Val-d’Or. Elle affiche, à l’entrée de la ville, la réalité économique du territoire et représente une partie importante de l’histoire de la ville par son ancienneté.

Portrait du photographe Andy Klink

Le photographe Andy Klink a découvert la photographie par lui-même et en fait depuis maintenant très longtemps. Il l’a découverte un peu par hasard. Il s’est retrouvé à immortaliser des moments importants pour garder des souvenirs lors de sa jeunesse. C’est ainsi qu’il s’ait découvert un talent et a trouvé sa passion.

Les lieux photogéniques de Val-d’Or selon Andy Klink

Pour monsieur Klink, certains lieux sont plus propices aux belles photographies à Val-d’Or. Il y a évidemment le parc Belvédère qui offre de magnifiques couchers de soleil. Compte-tenu de sa hauteur par rapport au reste de la ville, il est plus facile d’y avoir une belle vue d’ensemble et de photographier des parties de la ville sous plusieurs angles. La 3e Avenue au centre-ville est aussi pour lui sujet à de beaux clichés.

Par contre, d’autres lieux sont plus difficiles à immortaliser selon le photographe, comme par exemple le Centre air Creebec en raison de l’éclairage.

Les Foreurs Ligue junior majeur Val-d'Or

Malgré le défi que représente le fort éclairage au Centre air Creebec, Andy Klink a su capter des moments forts à travers de très beaux clichés lors de parties de hockey des Foreurs.
Photo | Andy Klink

Si Andy Klink devait prendre une seule photo pour représenter la Val-d’Or, ce serait inévitablement une photo d’une mine, soit de la mine Lamaque ou de la mine Sigma. Pour lui, c’est l’histoire même du développement de la ville. Ce sont des vestiges remplis d’histoire et d’une grande signification.

Les conseils du photographe Andy Klink

Il est beaucoup plus facile pour monsieur Klink de prendre des paysages en photo plutôt que des portraits. Il dit que pour photographier un paysage, tout est déjà en place. Il suffit de trouver un angle et d’avoir un bon éclairage. Cependant, pour photographier une personne il faut trouver un concept et le modèle n’est pas immobile. Par exemple, les gens clignent des yeux lors de la prise du cliché.

Tous les photographes vous le diront; l’éclairage est primordial pour une belle photo de paysages. Que ce soit le matin, durant le jour ou le soir. Il faut capter tous les petits détails. Bien sûr, il y a l’angle et les différents plans qui sont importants, mais ceux-ci ne pourront pas bien ressortir si la lumière n’est pas adéquate.

Si vous êtes un photographe amateur, monsieur Klink a quelques conseils pour vous si vous désirez prendre une belle photo de la ville. Tout d’abord, vous devez toujours regarder autour de vous et être à l’affût des opportunités d’angles et de perceptives. Vous ne devez pas avoir peur d’essayer autre chose. Finalement, c’est en photographiant beaucoup, régulièrement et un peu partout que vous allez acquérir votre expérience.

Photo Andy Klink Val-d'Or éclairs

Comme le photographe Andy Klink, restes toujours à l’affût de l’environnement; peut-être assisteras-tu à un orage électrique comme lui lors de la capture de ce cliché!
Photo | Andy Klink

Le photographe Andy Klink est la preuve qu’avec de la passion et de l’expérience, un néophyte en photographie peut finalement devenir un expert et prendre de magnifiques photos!

Histoires de peur

Histoires de peur

Qui dit octobre dit aussi Halloween, et qui dit Halloween dit aussi histoires de peur! Il y en a de toutes sortes et certaines mettent en doute notre rationalité. Il y en a des biens populaires partout dans le monde, mais saviez-vous qu’il y en a aussi ici même à Val-d’Or? Laisse-moi t’en raconter quelques-unes.

Le fantôme Oscar de la place Hammond

L’histoire du bâtiment de la place Hammond remonte à loin. Ce fût le centre administratif de la mine Siscoe au début des années 30 avant d’avoir été sectionné en trois et déménagé à Bourlamaque pour devenir l’hôtel de ville en 1954. Les locaux étaient également occupés par le bureau de poste ainsi que les services de police. C’est pourquoi une prison avait été installée au sous-sol de la bâtisse, prison qui y est toujours. Par contre, l’espace est converti en voûte pour y ranger des documents et des archives. Jusqu’à ce jour, différents ministères et organisations ont logé dans ces bureaux. À présent, ce sont les bureaux administratifs de la MRC de La Vallée-de-l’Or qui occupent la place Hammond.

hôtel de ville Bourlamaque archive

Déménagé de la mine Siscoe en 1954, ce bâtiment deviendra à compter de 1958, l’hôtel de ville et le bureau de poste de Bourlamaque. Fonds Armand Beaudoin

Depuis plusieurs années, les employés qui travaillent dans ce bâtiment sont témoins de bruits inquiétants et d’ombres. Après maintes manifestations hors de l’ordinaire, ceux-ci en sont venus à en déduire qu’un personnage occupe les lieux depuis bien longtemps. Il s’appellerait Oscar. Autrefois, il aurait été détenu dans la prison au sous-sol de la place Hammond et aurait fini par se pendre dans sa cellule. Cela pourrait sembler d’un fantôme effrayant, mais en dehors de faire peur et inquiéter de temps à autre, celui-ci n’a jamais fait de mal à personne, rassure-toi.

Il y a près de 25 ans, une employée du nom de Denise a été témoin du passage d’Oscar. Elle raconte que c’était lors d’un matin où elle était allée travailler très tôt. Elle était seule sur les lieux. Elle est entrée dans son bureau et à peine s’était-elle installée qu’elle a vu quelqu’un passer furtivement devant sa porte pour entrer dans le bureau juste à côté du sien. Elle s’est empressée d’aller voir qui avait bien pu passer si vite. Elle n’a trouvé personne aux alentours. Elle était toujours seule dans le bâtiment. Était-ce le fruit de son imagination encore endormie ou Oscar s’était bien montré ce jour-là?

Une autre situation semblable s’est produite le 9 décembre 2005 pour être exacte. C’était lors du party de Noël annuel du bureau. Tous les employés ainsi que leurs conjoints étaient réunis au sous-sol dans la salle du conseil de la MRC. Plus tard dans la soirée, ils ont commencé à jouer à des jeux de société. Alors que tout le monde avait bien du plaisir, ils ont tous entendu des pas dans l’escalier aussi fort que si quelqu’un courait. À ce moment, ils ont arrêté de jouer et leur réflexe fut de regarder si tout le monde était bien présent. C’était bien le cas. Quelqu’un d’autre ou quelque chose avait donc causé ce tel vacarme. Des employés sont remontés et ont commencé à faire le tour pour voir si une porte avait pu être déverrouillée pour que quelqu’un s’introduise par effraction. Après vérification, tout semblait dans l’ordre. Ils n’ont trouvé personne et aucun objet n’était tombé. Ce soir-là, y avait une belle couche de neige nouvellement tombée qui aurait certainement trahi l’introduction d’un dans le bâtiment. Mais il n’y avait absolument aucune trace de pas à l’extérieur. Peut-être que c’était Oscar alors qui regardait avec envie les employés avoir autant de plaisir…

Le lac du mauvais esprit

Connaissez-vous la légende du lac Matchi-Manitou?

Ce lac est situé dans la ville de Senneterre, dans la MRC de La Vallée-de-l’Or. Son nom signifie « mauvais esprit ». Une légende autochtone raconte qu’il y a bien longtemps, un grand chasseur d’orignaux chassait autour de ce lac. C’était le meilleur. Il arrivait à traquer les plus grosses bêtes et son territoire de chasse était immense. Plus il en tuait et plus il en vendait. À l’approche de la saison froide, tout le monde devint dépendant de son marché de viande. Rien ne pouvait l’arrêter. Il continuait à traquer et tuer partout autour du lac jusqu’à en prendre plaisir. L’égoïsme commençait à se faire sentir. Il hésitait même à vendre sa viande et la gaspillait à l’occasion.

lac matchi-manitou Abitibi-Témiscamingue

Le lac Matchi-Manitou est situé à 60 km de Val-d’Or.
Impression d’écran de Google Maps

Par un soir d’automne calme et un peu froid, de l’autre côté du lac, le chasseur débitait sa bête. La nuit commençait à tomber alors il se dépêcha à l’embarquer dans son canot pour la rapporter à son campement. Alors qui commençait à ramer, le vent se leva. Il soufflait de plus en plus fort et créait de grandes vagues. La panique commença à s’emparer du chasseur. L’eau se mit à embarquer dans le bateau. Des rafales de pluie tombaient. Son canot d’écorce naviguait dans la houle sans contrôle. C’est alors qu’il décida de balancer la carcasse de l’animal à l’eau, il causa un contrepoids et fit chavirer son embarcation.

Le lendemain, ceux qui l’avaient tant détesté ont retrouvé sur le lac un canot d’écorce à la renverse. Ils se sont dit qu’une justice avait peut-être été faite. Peut-être avait-il été puni pour son égoïsme; il avait attiré sur cette terre le mauvais esprit qui était venu le chercher. C’est pourquoi ce nom a été attribué à ce lac.

Une mort glaciale

Stanley Siscoe archive mine siscoe val-d'or

Stanley Siscoe
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or-Fonds Gilbert Tardif

J’imagine que tu n’es pas sans savoir que Stanley Siscoe, le fondateur de la mine Siscoe à Sullivan, est mort gelé sur ce même lac.

Stanley Siscoe était un Polonais qui s’appelait à l’origine Stanlaw Siskwo. Il a changé de nom en arrivant au Canada parce que c’était moins difficile à prononcer. Il est connu pour avoir découvert, en 1912, la mine Siscoe qui porte son nom. Celle-ci fût en exploitation de 1929 à 1949. Elle est située sur l’île Siscoe, un territoire qu’occupaient des Autochtones à son arrivée. Ceux-ci furent chassés de l’endroit en raison du développement de la mine et des infrastructures de l’île.

Mine Siscoe Val d'or archive

Un convoyeur achemine du haut des airs le minerai extrait de la mine Siscoe jusqu’au moulin, ici à droite.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Ben Sirois.

Malheureusement pour monsieur Siscoe, il n’a pas vécu suffisamment longtemps pour assister à la période complète de l’exploitation de la mine. Au mois de mars 1935, l’homme d’affaires revenait de Montréal en avion. La température extérieure était infernale : grandes bourrasques de vent, tempête de neige et froid glacial. Ces conditions météorologiques ont forcé le pilote à faire atterrir l’avion d’urgence et ils ont abouti sur un lac gelé près de Senneterre, le lac Matchi-Manitou. L’appareil pris dans la glace, ils attendirent du secours deux jours durant. Stanley Siscoe était frigorifié et affamé. Il décida de marcher en direction du sud. Il fût retrouvé mort gelé le lendemain, étendu sur la neige. Des clichés ont été pris à ce moment, deux différents. Un montrant l’homme sur le dos et l’autre très semblable, mais avec des billets de banque autour de lui. Un trucage photo? Quelqu’un est venu piller le mort? Aurait-il lancé son argent dans un dernier geste de désespoir en se disait que sa grande fortune ne l’aura pas sauvé de la mort? Certains aiment à croire que le mauvais esprit serait venu le chercher pour le punir d’avoir repoussé les Autochtones afin construire la mine Siscoe. Le mauvais esprit ne pardonne jamais…

Mort de Stanley Siscoe archive

La dite photo de Stanley Siscoe retrouvé mort gelé sur le lac Matchi-Manitou.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Gilbert Tardif.

Comme dirait Paul-Antoine Martel, un Valdorien passionné de l’histoire de la ville, Val-d’Or est un terreau fertile pour les histoires de peur et les rumeurs mystérieuses. Si tu veux connaître plus de rumeurs et d’histoires mystérieuses, tu peux regarder l’émission de TVC9 qu’il a coanimée, La Chasse aux rumeurs, en cliquant ici. Les histoires que je t’ai racontées viennent d’ailleurs de l’un de ces épisodes.

 

Photo de couverture | Jack Cain sur Unsplash