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Les spectacles de Noël à Val-d’Or et les environs en 2018

Les spectacles de Noël à Val-d’Or et les environs en 2018

Spectacles de Noël à Val-d’Or

Spectacle Sons et lumières Vente d’artisanat
220, rue de l’Étang, Val-d’Or secteur Dubuisson
1er décembre au 10 janvier, 17h à 22h

Spectacle bénéfice de Noël avec le Groupe Tocadéo
Théâtre Télébec – 125, rue Self, Val-d’Or
17 décembre, 19h30
*au profit de la Maison de la Source Gabriel au coût de 60$

Concert de Noël de Marc Frédéric Indorf 
Aux grandes orgues de l’église Saint-Sauveur – 533, 3e Avenue, Val-d’Or
23 décembre, 19h
*Dons libre à la sortie

Spectacles de Noël dans Amos-Harricana

Sons et lumières CCYM
201, chemin de la Baie, La Motte
1er décembre au 6 janvier, 17h à 22h

Photo de couverture | Erin Walker sur Unsplash

De nouvelles expositions au Centre d’exposition de Val-d’Or

De nouvelles expositions au Centre d’exposition de Val-d’Or

Jusqu’au 27 janvier 2019, le Centre d’exposition de Val-d’Or présente Fragments de mémoire de Francyne Plante et Matrices… d’elles-mêmes de Yolaine Lefebvre.

Fragments de mémoire

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Fragment de mémoires de Francyne Plante

Le Centre d’exposition de Val-d’Or propose Fragment de mémoire, une installation de Francyne Plante, du 7 décembre au 27 janvier 2019. Le vernissage aura lieu le vendredi 7 décembre de 17 h à 19 h en présence de l’artiste.

Origines, cultures anciennes, mémoires fascinent Francyne Plante d’où sa réflexion aux héritages génétiques et cellulaires. Pour elle, la peinture et la sculpture sont une forme de dire. La ligne, dans son oeuvre, trace ce lien épigénétique, cette mémoire cellulaire au quotidien. L’exposition Fragments de mémoire relate cette histoire.

L’artiste crée des empâtements avec des médiums qui ont du vécu tels : la poussière résiduelle de ses sculptures de pierre millénaire porteuses d’histoires, textiles déjà portés, encaustique, coton de tissage au temps où elle était tisserande, résidus de charpie d’atelier, graminées de son jardin, qui telles des couches de vie soudées les unes aux autres, superposent, cachent, dévoilent, dissimulent, exposent les blessures, les mémoires morcelées et nouées. Tout est interrelié et ce, jusqu’au plus petit pixel.

L’artiste Francyne Plante propose par cette installation, qui se compose en plusieurs tableaux de vie, de parler du regard qu’elle porte sur cette préoccupation telle une impression de réseaux neuronaux qui témoignent métaphoriquement de l’espace relationnel que l’on habite et qui nous habite par cet enchevêtrement de fils rappelant la complexité des relations.

Matrices…d’elles-mêmes!

exposition Matrices...d'elles-mêmes Yolaine Lefevbre

Yolaine Lefebvre, 2018, AMF

Le Centre d’exposition de Val-d’Or propose Matrices…d’elles-mêmes, une exposition collective de l’Atelier les mille feuilles, centre d’art imprimé sous le commissariat Yolaine Lefebvre, du 7 décembre 2018 au 27 janvier 2019. Le vernissage aura lieu le vendredi 7 décembre de 17h à 19h.

Sous le commissariat de Madame Yolaine Lefebvre, douze graveurs de l’Atelier les Mille Feuilles ont voulu décloisonner l’art imprimé et innover leur approche par la multidisciplinarité. Depuis plus de 400 ans, les matrices servent à imprimer.

Le projet Matrices…d’elles-mêmes altère cette tradition et présente des matrices, détournées de leur rôle de génitrice, mettant de l’avant leur processus de création. En collaboration avec le Théâtre du Tandem, les graveurs s’inspirent du texte Habiter les terres de Marcelle Dubois et de sa mise en scène, pour faire de leur aventure en terrain théâtral, une manière « d’habiter le territoire ». Une nouvelle discipline naît avec ces matrices, sans autre but que d’exister par elles-mêmes.

Les artistes participant-es : Christiane Baillargeon, Louis Brien, Céline J. Dallaire, Brigitte Gagnon, Violaine Lafortune, Yolaine Lefebvre, Lee Lovsin, Armande Ouellet, Roger Pèlerin, Micheline Plante, Joanne Poitras, Isabelle Roby.

Une visite guidée de l’exposition par la commissaire, madame Yolaine Lefebvre, se déroulera le dimanche 27 janvier 2019 à 13h. Entrée libre.

Source

Carmelle Adam, directrice du Centre d’exposition

Déménagement temporaire du bureau d’information touristique de Val-d’Or

Déménagement temporaire du bureau d’information touristique de Val-d’Or

Dans le cadre de rénovations majeures du bureau d’information touristique de Val-d’Or, celui-ci sera relocalisé le temps des travaux dans le sous-sol de l’hôtel de ville (855, 2e Avenue, Val-d’Or, J9P 4P4). Ainsi, les heures d’ouverture seront-elles aussi changées temporairement, suivant celle de l’hôtel de ville. Pendant tout le temps de la relocalisation, les heures d’ouverture seront du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30.

Il est à noter que le bureau d’information touristique sera fermé quelques jours pour effectuer le déménagement, soit du vendredi 21 décembre 2018 au 10 janvier 2019.

Pour des questions ou de l’information sur l’offre touristique de Val-d’Or et des environs, nous vous invitons à communiquer avec nous par courriel ou téléphone au 819 824-9646 ou 1 877 582-5367 ainsi que visiter notre site internet tourismevaldor.com.

Fermeture temporaire de la boutique Expo-art

Encore dans le cadre de rénovations majeures du bureau d’information touristique de Val-d’Or, la boutique souvenir Expo-Art sera fermée temporairement à partir du 7 décembre 2018. Suite au déménagement temporaire à l’hôtel de ville du bureau quelques articles seront en vente, dont des produits régionaux, des cartes postales et des bijoux. Cependant, l’inventaire sera limité le temps de cette relocalisation temporaire.

Se procurer un droit d’accès pour les sentiers motoneige ou QUAD

Pendant la période de relocalisation, les droits d’accès journaliers et annuels pour les sentiers motoneige seront disponibles chez Béric Sport au 50, 3e Avenue.

Photo de couverture | Erda Estremera

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

À chaque photo son histoire – Arrêter le temps avec Marie-Claude Robert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

La photographe que je te présente dans ce billet de blogue a pris de nombreuses photos pour Tourisme Val-d’Or dont six se sont retrouvées dans notre collection de cartes postales. Ses six photos représentent la Cité de l’Or. Il s’agit de Marie-Claude Robert, photographe de formation qui a un style qui inspire la pureté et le calme et dont la créativité est sans fin.

À propos de La Cité de l’Or

La Cité de l’Or  regroupe les sites historiques de l’Ancienne-mine-Lamaque et du Village-minier-de-Bourlamaque. Cet attrait touristique offre de nombreuses activités et expositions dont une visite à 300 pieds sous terre dans les galeries de l’ancienne mine d’or et une exposition dans une maison en bois rond sur le mode de vie des habitants du village dans les années ’40. Pour plus de détails, clique ici.

La photo de la carte postale

Les six photographies de Marie-Claude Robert se retrouvent sur trois de nos cartes postales. Bien que nous ayons spécifiquement demandé à Marie-Claude de photographier ces lieux à des fins promotionnelles et dans le but de faire des cartes postales, il était très intéressant de l’entendre nous parler de la signification de La Cité de l’Or et ses infrastructures selon ses yeux de photographe et d’artiste.

Village minier de bourlamaque photo carte postale québec

La première carte postale propose une photo du Village minier de Bourlamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or chevalement minier val d'or

La seconde carte postale illustre deux chevalements miniers de l’Ancienne-mine-Lamaque.

Photo | Marie-Claude Robert

Cité de l'or visite mine d'or abitibi-témiscamingue

La troisième carte postale propose un ensemble de photos reflétant la visite de la Cité de l’Or.

Photo | Marie-Claude Robert

Selon Marie-Claude, le Village minier de Bourlamaque et l’Ancienne-mine-Lamaque sont le noyau même de la création de Val-d’Or, un pan historique important. C’est un quartier de la ville dans lequel il est possible de replonger dans les débuts de Val-d’Or. « J’ai l’impression d’être dans un lieu encore vivant même si c’est fermé, que c’est transformé en musée. La façon que ça été fait, la façon que ça été aménagé et toutes les visites qu’on peut faire; ils ont été capables de garder ça tellement vivant qu’on est capable de se projeter dans le temps et d’avoir l’impression qu’on est là, dans les prémisses de notre histoire », m’a-t-elle expliqué. Elle a aussi soulevé l’unicité du chevalement minier jaune et caractéristique de Val-d’Or.

 

Petit pan d’histoire avant de poursuivre –

Le 3 mars 1995, alors que La Cité de l’Or venait d’ouvrir en tant qu’attrait touristique, un feu a ravagé l’un des chevalements miniers. Une fois le feu éteint, il ne restait plus que la structure de fer. Les gestionnaires du site ont alors décidé de faire de la limonade avec le citron que la vie leur envoyait et l’on peint en jaune afin d’en faire un symbole fort et unique!

 

Ayant photographié La Cité de l’Or dans différentes occasions, par exemple aussi comme photographe pour le Festival d’humour en Abitibi-Témiscamingue, Marie-Claude peut nous parler des défis de capturer des clichés de cet endroit. Pour elle, il est très important que les photographies puissent rendre justice à ces lieux et leur donner la grandeur qu’ils méritent. Elle me rappelait aussi le défi de photographier un site minier sous terre, notamment causé par le manque d’éclairage. Ce manque de lumière demande plus de technique et d’équipement. Néanmoins, bien réussie, une photo prise sous terre donne un aspect très intrigant et un contraste de couleurs très intéressant.

abitibi-témiscamingue val-d'or visite mine d'or sous-terre

L’une des photos de Marie-Claude prise sous terre et qui montre ce côté mystérieux et les couleurs vives dont elle parle.

Photo | Marie-Claude Robert

Portrait de la photographe Marie-Claude Robert

Valdorienne d’adoption, Marie-Claude Robert est venue s’établir à Val-d’Or par amour. Elle est originaire de Terrebonne où elle a fait une attestation d’études collégiales (AEC) au Collège de photographie Marsan. Depuis son arrivée à Val-d’Or, elle a su s’établir comme photographe professionnelle et graphiste. Cependant, alors qu’elle a suivi 14 mois de formation intensive pour la photographie, Marie-Claude a appris le graphisme de façon autodidacte grâce à son embauche dans une petite compagnie. Comme elle avait toutefois déjà l’œil aiguisé pour l’image, cet apprentissage s’est fait facilement. Maintenant, ses compétences dans les deux domaines s’influencent l’une et l’autre et font grandir son talent.

Spécialisée grâce à ses études dans la photographie commerciale, elle apporte toutefois sa signature dans tous ses contrats avec sa touche naturelle, vivante et le moins lissé possible. Selon la photographe, il est très important d’ajouter une touche de créativité dans un contrat commercial. « Oui, ça prend un côté technique qui est solide pour remettre des photos présentables, mais les gens viennent te chercher parce que, quelque part, il y a la touche que tu mets à l’intérieur de tes photos, ta signature ».

Flash sur la photographie

La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes.

Bien qu’elle ait terminé sa formation en 2010 et qu’elle vive de la photographie à temps plein depuis trois ans, Marie-Claude s’intéresse à la photographie depuis qu’elle est jeune. En fait, on peut lire dans son album de finissants de sixième année du primaire : « Que veux-tu faire plus tard : photographe » ! Après une petite période d’oubli (secondaire et Cégep), Marie-Claude a eu un flash (crédit jeu de mots: Marie-Claude Robert) : elle adorait cette forme d’art, que ça avait. Ça lui ait revenu comme une apparition alors qu’elle suivait un cours d’histoire de la photographie à l’université. – La vie est bien faite, tu ne trouves pas ?

Quand je lui ai demandé ce qu’elle aimait dans la photographie, elle m’a répondu que ça lui donnait l’impression d’avoir un très grand sentiment de liberté. La liberté d’arrêter le temps, d’immortaliser un moment selon sa vision, à sa façon. « La photo ce n’est pas juste une image, c’est une émotion, un sentiment que tu as quand tu la regardes. Tu ne vas pas seulement voir des couleurs et des objets, mais tu vas ressentir ce que tu avais à ce moment-là en cliquant sur la photo ou le rendre à d’autres personnes ».

De la photographie de portrait à la photographie architecturale

Quand il est question de style de photographie, Marie-Claude est comme un mini-wheats! D’un côté, elle accorde une immense importance à l’humain. Elle aime faire des portraits pour capter l’émotion, des sentiments et des moments clés d’une vie. Parallèlement à cet intérêt, elle apprécie aussi tout ce qui est géométrique et linéaire. Elle comble ce besoin en prenant des photos architecturales, de coins de mur ou de décor en y donnant pratiquement un air abstrait.

Peu importe le style de photos qu’elle fait, Marie-Claude cherche toutefois toujours à rester originale. Elle souhaite rester alerte pour ne pas stagner dans un style.

Photographe famille val d'or

L’un des portraits pris par la photographe Marie-Claude Robert.

Photo | Marie-Claude Robert

Photo architecture Marie-Claude Robert photographe

Le style architecturale de la photographe Marie-Claude Robert est bien représenté dans cette photographie.

Photo | Marie-Claude Robert

Marie-Claude est la preuve que la photographie commerciale peut avoir un côté créatif. Peu importe le style ou le cadre dans lequel elle prend un cliché, cette photographe sait intégrer le calme et la pureté à travers ses photos. On y voit toujours une histoire et une émotion. Tu peux admirer les photos de Marie-Claude sur sa page Facebook en cliquant ici ou encore sur sa page Instagram en cliquant ici.

À chaque photo son histoire – Le ciel de nuit et sa magie avec Jonathan Levert

À chaque photo son histoire – Le ciel de nuit et sa magie avec Jonathan Levert

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

Un photographe puriste et technique qui propose des images aux couleurs intenses, voici qui est Jonathan Levert. On le connaît beaucoup pour ses photos nocturnes qui sont tout simplement sublimes. C’est d’ailleurs l’une d’entre elles qui a fait chavirer notre cœur en présentant si bien la magie de nos cieux d’Abitibi-Témiscamingue. La photo de Jonathan Levert qui fait partie de notre collection de cartes postales a été prise de nuit et montre l’arche des aurores boréales et l’arche de la Voie lactée.

La photo de la carte postale

Aurore boréale et Voie lactée Abitibi témiscamingue Québec

La photo de Jonathan Levert dans notre collection de cartes postales montre très bien la grandeur de ce territoire naturel. Elle a été prise près du réservoir Dozois vers 1h du matin alors qu’il revenait de Montréal. On y voit la forêt, un plan d’eau, mais surtout l’arche de la Voie l’actée et l’arche des aurores boréales. Jonathan m’a confié qu’il voulait depuis longtemps capturer la Voie lactée et une aurore boréale sur le même cliché. Si tu es néophyte comme moi en ce qui concerne le ciel nocturne et sa magie, je t’explique. La Voie lactée bouge constamment selon la rotation de la Terre et son inclinaison ce qui fait qu’elle n’est pas toujours bien alignée avec les aurores boréales. Une photo comme celle-ci est donc très difficile à prendre et ne pas être faite au moment choisi par le photographe. Pour Jonathan, il s’agissait du bon soir, du bon moment. Bref, les étoiles étaient enfin alignées pour qu’il puisse prendre la photo dont il rêvait depuis longtemps!

À propos de la faunique La Vérendrye

C’est impératif; si tu souhaites venir en Abitibi-Témiscamingue en voiture et que tu pars du sud du Québec, tu devras traverser la réserve faunique La Vérendrye. Une belle introduction à la région, ses plans d’eau et ses forêts. Chevauchant les régions de l’Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue, ce territoire dispose de plus de 4 000 lacs, de majestueux versants rocheux et de longs ponts sinueux qui nous donnent l’impression de rouler sur l’eau l’espace d’un instant. On peut aussi y camper, loger dans des chalets, y pêcher et y chasser.

Portrait du photographe Jonathan Levert

Originaire de Val-d’Or, Jonathan Levert a quitté la région quelques années pour ses études. Après avoir fait une technique en tourisme et étudié la photographie, les arts visuels et la vidéo à travers un BAC par cumule en Art et communication Jonathan a fondé en 2009 sa compagnie de production audiovisuelle, d’infographie et de communications, Image nomade production. Puis en 2012, il est revenu en région où il a continué de développer son entreprise et accumuler contrats et projets personnels.

Bien que Jonathan fasse beaucoup de contrats corporatifs et événementiels, il aime varier ses styles de photographies et travaille souvent sur des projets personnels. L’un de ses plus récents projets personnels qu’il nous a présentés était l’exposition « Du chaos naissent les étoiles », une série de photographies nocturnes en région que l’on a pu admirer à  la Maison du tourisme à Amos. Cette exposition est d’ailleurs le résultat de beaucoup de recherches, de lectures et de partages avec des habitués qu’il a faits lorsqu’il a commencé à s’intéresser à la photographie de nuit à son retour en région. Si tu penses qu’un ciel, c’est un ciel, je t’arrête tout de suite! Quand j’entends Jonathan me parler de la photographie de nuit, je peux te jurer que c’est pas mal plus technique que l’on pense. Ce style photographique nécessite beaucoup de connaissances sur l’astronomie, une grande logistique et de la préparation. On ne peut pas décider de sortir n’importe quel soir et être assuré de voir des aurores boréales ou étoiles filantes en abondance. Il faut que les prévisions météorologiques et solaires soient de notre côté en plus de savoir où et dans quelle direction regarder.

Tempête Solaire /// Solar Storm (extrait)

Petit mashup des plus récents timelapses que j'ai réalisé durant la dernière année!!

Posted by Jonathan Levert - Photographe on Thursday, March 23, 2017

Une vidéo présentant l’exposition « Du chaos naissent les étoiles » de Jonathan Levert

Image nomade production

Malgré tout le travail que cela lui a demandé, Jonathan adore photographier le ciel et la nuit. En fait, il adore tout simplement la nature, ce qui transparait grandement dans ses photos. «Il y en a qui font du yoga ou de la méditation. Pour moi, aller faire de la photo de nuit c’est calme, c’est paisible, c’est beau », m’a-t-il expliqué. En plus de lui permettre de sortir de son quotidien, de prendre le temps d’être dans la nature et d’admirer le ciel, la photographie lui procure la possibilité de découvrir de nouveaux lieux ou encore de redécouvrir et faire redécouvrir de nouveaux lieux. Il aime changer d’angle et apporter une nouvelle perspective d’un endroit à travers ses clichés. Pourtant, malgré son besoin de se renouveler constamment, Jonathan conserve dans chaque photo quelque chose de bien précis : sa signature. Sa signature, c’est de garder une photo pure, c’est-à-dire ne pas la découper ou la retoucher trop profondément. Seulement la calibrer et mettre en valeur les couleurs pour garder l’intégrité de sa photo.

Isle-aux-coudres Jonathan Levert ciel étoilé

Cette photo du populaire moulin de L’Isle-aux-Coudres dans la région de Charlevoix est totalement différente de ce que nous avions vu auparavant. C’est sûrement ce nouvel angle qui a charmé Tourisme Québec qui lui a acheté cette photo. Jonathan a d’ailleurs vendu de nombreuses photos à cette organisation qui fait la promotion du Québec à travers le monde entier

Photo | Jonathan Levert

Tirer une leçon d’une discussion

En discutant avec Jonathan Levert, j’ai réalisé encore plus l’importance de reconnaître chaque photographie comme une œuvre d’art. Capturer une image de la même façon qu’un photographe l’a déjà fait, avec le même angle, la même lentille, au même moment de la journée, avec le même traitement visuel en post-production, c’est plagier. Plagier au même titre que de prendre un bout de texte dans sa composition et de s’en attribuer le mérite.

Les téléphones intelligents proposant des appareils photo assez performants ont rendu la photographie très accessible, et selon moi, c’est tant mieux! Pourtant, cela ne veut pas dire qu’il faut recopier les photographies qui ont déjà été faites, que ce soit via une photo, une peinture ou un dessin ou encore utiliser une photo que l’on a trouvée sur le web comme bon nous semble. Chaque photographie nécessite de créer, d’observer et de réfléchir et il est important de respecter ce travail.

D’ailleurs, cette discussion avec Jonathan nous a tellement inspiré chez Tourisme Val-d’Or que nous avons décidé d’offrir des ateliers-conférences à ce sujet; « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » et « Vos droits et obligations en photo au Québec » par Francis Vachon. Elles s’adressent principalement aux professionnels de l’image et aux gens d’affaires qui utilisent du visuel à des fins professionnelles, mais elles sont offertes à tous. Clique ici pour plus de détails.

Les Marchés de Noël à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue – 2018

Les Marchés de Noël à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue – 2018

Marchés de Noël dans La Vallée-de-l’Or

Vente d’artisanat
Jardin des patrimoines – 1421, des Hauts-bois, Val-d’Or
9 et 10 novembre, 9h à 17h

L’expo cadeaux des artisans de Val-d’Or
Club de l’âge d’or – 165, rue Parent, Val-d’Or
17 et 18 novembre, 11h à 17h

Exposition TGC par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or
Kinawit – 255, chemin des Scouts, Val-d’Or
24 novembre, 14h à 16h

Marché de Noël de la Vallée-de-l’Or
Place Agnico Eagle – 1300, 8e Rue, Val-d’Or
25 novembre, 10h à 16h

Bazar Mundo
École secondaire La Concorde – 40, route 386, Senneterre
25 novembre, 10h à 17h

Expose ton art
Salle des Chevaliers de Colomb, 1, rue de La Vérendrye, Val-d’Or
1er décembre

Marché de Noël de la campagne
186, route des Explorateurs, Val-d’Or (Dubuisson)
1er décembre, 14h à 20h

Marché  de Noël autochtone
Place Agnico Eagle – 1300, 8e Rue, Val-d’Or
1er et 2 décembre

Marché de Noël artisanal
École Golden Valley – 980, 7e Rue, Val-d’Or
1er et 2 décembre, 10h à 17h

Expo-Cadeau 2018
Sous-sol de l’église de Malartic – 581, rue Royale, Malartic
30 novembre, 1er et 2 décembre

Marché de Noël du Marché public de Malartic
Marché public Trem-Nor de Malartic, Malartic
1er décembre

Marché de Noël de Saint-Edmond
Centre communautaire – 579, chemin Saint-Edmond, Val-d’Or (secteur Vassan)
8 décembre, 10h à 16h
*Chorale Le Petit bonheur à partir de 14h

Marchés de Noël dans Amos-Harricana

Noël au terroir
La Motte
17 novembre, 10h à 16h
*service de brunch de 10h à 13h, 10$ par personne

Salon des artisans
Sous-sol de l’église Christ-roi – 721, 2e Avenue ouest, Amos
24 novembre, 10h à 17h

Marché du Père-Noël en folie
Polyvalente de La Forêt – 850, 1re Rue Est, Amos
24 novembre, 10h à 16h30

Marché de Pikogan
salle Minawasi – 170, rue Tom Rankin, Pikogan
30 novembre et 1er décembre, 9h à 18h

Marché de Noël d’Amos
Vieux-Palais – 101, 3e Avenue Est, Amos
1er décembre, 10h à 16h

Marché de Noël du Cercle des fermières
Salle multifonctionnelle de l’école Notre-Dame-du-Sacré-coeur – 430, 9e Avenue, Barraute
16 décembre, 10h à 17h

Marchés de Noël au Témiscamingue

Marché de Noël
Saint-Eugène de Guigues
25 novembre
*Dîner-spaghetti de 10h30 à 13h30, 10$ par personne

Marchés de Noël à Rouyn-Noranda

Marché de l’UQAT
Atrium de l’UQAT, campus Rouyn-Noranda – 445, boulevard de l’Université, Rouyn-Noranda
15 novembre, 10h à 16h

Marché de Noël
Salle communautaire de McWatters – 200, rue de McWatters
17 novembre, de 10h à 17h et 18 novembre, de 10h à 16h

Salon Artisan’Art
Salle du Cinquantenaire – 200, rue Leblanc, Évain
24 novembre, de 10h à 17h et 25 novembre de 10h à 16h

Expo Cadeaux de Cadillac
Aréna de Cadillac – 50, rue Gildor Roy, Cadillac
24 novembre, de 10h à 17h

Marché de Noël de Beaudry
Centre communautaire de Beaudry – 6884, boulevard Témiscamingue, Beaudry
25 novembre, 10h

Marché de Noël
Agora des arts – 170, avenue Murdoch, Rouyn-Noranda
2 décembre, 10h à 16h

Photo de couverture | Guillherme Stecanella sur Unsplash

Des ateliers-conférences sur le droit à l’image

Des ateliers-conférences sur le droit à l’image

VAL-D’OR, 05 novembre 2018 – Dans le cadre de la deuxième édition de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or (OTCVO) est heureux d’offrir deux ateliers-conférences sur le droit d’utilisation d’images et les droits d’auteur le mercredi 28 novembre 2018.

« Dans un monde des affaires où l’image est devenue un incontournable pour faire la promotion d’une entreprise, de services et de produits, il va sans dire que ces deux formations sont très pertinentes et d’actualité», soulignait M. Gérard Paquin, président de l’OTCVO.

Alors que l’atelier-conférence « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » s’adressant davantage aux organisations aura lieu en avant-midi, l’atelier-conférence « Vos droits et obligations en photo au Québec » sera donné en après-midi et concernera davantage les professionnels de l’image comme les photographes et les vidéastes. « Avoir de belles images sans se faire poursuivre » permettra de comprendre qu’est-ce que le droit d’auteur; dix mauvaises raisons d’utiliser une photo trouvée sur Internet sans demander la permission au photographe; quelles sont les conséquences de se faire prendre; comment être légal; le droit à l’image; comment préparer ses employés/fournisseurs pour éviter une poursuite. « Vos droits et obligations en photo au Québec » permettra de comprendre le droit de prendre une photo par rapport au lieu où l’on se trouve; l’utilisation commercial vs éditorial; le droit à l’image au Québec dans un cadre commercial; le droit à l’image des individus dans un cadre éditorial; le droit à l’image des propriétés au Québec; la cessation de droit.

Ces deux formations seront données par monsieur Francis Vachon. « Photographe de formation, celui-ci s’est spécialisé dans le droit à l’image. En plus d’animer un blogue et d’avoir écrit deux livres à ce sujet, il est formateur dans des écoles, conférencier dans des clubs photo ou des associations. Son expérience à expliquer et vulgariser est vaste », peut-on lire sur le site internet officiel du conférencier.

Ces deux ateliers-conférences sont ouverts à tous les organisations, les agents de communications et professionnels de l’image de l’Abitibi-Témiscamingue, et ce peu importe leur domaine d’activités. Le coût de chaque formation est fixé à 30$ et les gens peuvent s’inscrire par courriel à kristel.aube-cloutier@ville.valdor.qc.ca.

L’OTCVO souhaite remercier chaleureusement ses partenaires sans qui elle n’aura pu offrir ces formations de grande qualité à prix si modique; la SADC de la Vallée-de-l’Or et les Centre locaux d’emploi de Val-d’Or et Senneterre.

– 30 –

Source

Kristel Aubé-Cloutier
Responsable aux communications et marketing
819 824-9646, poste 6228
kristel.aube-cloutier@ville.valdor.qc.ca

Pour information

Nancy Arpin
Directrice générale
819 824-9646, poste 6224
nancy.arpin@ville.valdor.qc.ca

Merci à nos partenaires!

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Photo de couverture | Jordan Whitfield

À chaque photo son histoire – La tour Rotary vue par Christian Leduc

À chaque photo son histoire – La tour Rotary vue par Christian Leduc

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

 

Poète de l’image, Christian Leduc aime sortir des sentiers battus, offrir une nouvelle perspective et de la magie. Il est un passionné de la photographie depuis très longtemps et a l’opportunité d’en vivre maintenant variant son style et faisant profiter de son talent à une multitude de clientèles. L’un de ses clients fut d’ailleurs Tourisme Abitibi-Témiscamingue qui lui a demandé de faire quelques séances photo dont une durant laquelle il a photographié Val-d’Or du haut de la tour Rotary au parc Belvédère.

Sa photo qui fait partie de notre collection de cartes postales est un lieu très représentatif de Val-d’Or; la vue du haut de la tour Rotary.

À propos de la tour Rotary

tour d'observation val d'or abitibi-témiscamingue

La tour Rotary

Photo | Christian Leduc

Construite en 1988, la tour Rotary est située en haut du parc Belvédère à 1 210 pieds au-dessus du niveau de la mer. Il s’agit d’ailleurs du plus haut point à Val-d’Or. Du haut de ses 60 pieds (18 mètres), la tour offre une vue panoramique sur la ville entourée de lacs et de forêts ainsi que des couchers de soleil à couper le souffle. D’ailleurs, il est possible d’admirer ces couchers de soleil en se faisant bercer par la mélodie Aurores boréales d’Hugues Cloutier, et ce gratuitement. Pour en savoir plus sur cette activité, clique ici.

La photo de la carte postale

Val d'Or abitibi témiscamingue photo

La carte postale présentant la photo de Christian Leduc

Photo | Christian Leduc

Prise dans le cadre d’une séance photo organisée par Tourisme Abitibi-Témiscamingue, cette photographie a toutefois une grande signification pour le photographe Christian Leduc puisqu’elle lui rappelle de beaux souvenirs. Celui-ci ayant une tante résidant près du parc Belvédère, il a vu la tour être construite et en était très enthousiasmé à l’époque. Il faut dire qu’à l’époque c’était un grand usager du parc Belvèdère, passant beaucoup de temps à cet endroit.

Selon lui, cette photo représente bien la région par la vue du lac Blouin, mais aussi les vastes étendues de forêts. Il apprécie tout particulièrement la lumière et les couleurs sur la photographie. Je lui ai alors demandé s’il avait attendu longtemps pour avoir une si belle lumière. Il a ri, puis m’a répondu : « je suis rarement quelqu’un qui attend la lumière! Je suis un gars qui photographie ce que je vois dans l’instant présent».  Cette confidence représente d’ailleurs bien le photographe qui un portfolio très varié, passant du portrait au paysage en faisant un détour par la macrophotographie!

Portrait du photographe Christian Leduc

Originaire de La Sarre, Christian Leduc est maintenant installé à Rouyn-Noranda où il gagne sa vie comme photographe après avoir complété une technique en photographie au Cégep du Vieux-Montréal. En plus de ses projets et expositions personnels, il fait des contrats commerciaux, des photos de mariage, de famille et d’école. Bref, il a plus d’une corde à son arc.

D’ailleurs, l’équilibre entre son côté artistique et la photographie commerciale – il faut bien se nourrir diantre!- est assez facile à atteindre. Pourquoi cette facilité? Parce que la photographie est une réelle passion pour lui. Ayant toujours un appareil sur lui, ça devient naturel, un réflexe. Un homme tellement passionné, qu’en sortant d’un contrat il garde son appareil sur lui et afin de continuer de photographier ce qu’il voit sur le chemin du retour!

Comment a-t-il découvert sa passion pour la photographie

J’ai toujours rêvé d’être capable de dessiner, mais je ne suis pas super bon! Je cherchais un médium pour m’exprimer.

« J’ai toujours rêvé d’être capable de dessiner, mais je ne suis pas super bon! Je cherchais un médium pour m’exprimer. »

À 9 ans, Christian a demandé un appareil photo pour son anniversaire qu’il a reçu de son parrain et sa marraine. Un appareil photo avec pellicule 110. C’est à ce moment qu’il a commencé à photographier ses amis, sa famille et son environnement. Il me racontait que sa mère, qui allait développer ses photos à l’époque, jetait toujours un coup d’œil à son travail. Parfois, les photos qu’il avait prises étaient si étranges qu’elle lui demandait ce qu’il avait voulu faire ! Bien que sa technique se soit améliorée grâce à ses études et son expérience, Christian Leduc est toujours resté très instinctif et artistique dans son approche.

Ce qu’il aime par-dessus tout photographier

Christian m’a confié qu’il adore les endroits bizarres, se perdre hors des sentiers battus. Quand je lui ai demandé ce qu’il trouvait le plus photogénique en Abitibi-Témiscamingue, il n’a pas été capable de me nommer un seul lieu ! Il m’expliquait qu’il est « un photographe de l’endroit où je me trouve ». Lorsqu’il est en ville, il adore photographier les gens qui investissent les rues, les festivals, l’urbanité et la forêt ne lui manque pas. Lorsqu’il est en forêt, il aime photographier les arbres, les vastes étendues des paysages et la ville ne lui manque pas. Selon lui, l’Abitibi-Témiscamingue est une région très photogénique qui propose ses défis bien uniques. Comme le terrain ici est généralement plat partout, le défi est de trouver une manière de photographier les vastes étendues plates (dans le sens géographique du terme – ne te méprends pas!) avec beaucoup de ciel et de grands plans d’eau. Le défi, c’est de faire ressortir l’immensité du territoire.

Photographe Christian Leduc Show de boucane

Une nouvelle façon de voir la nature, avec une petite touche de magie à la Christian Leduc!

Photo | Christian Leduc

Selon Christian Leduc, le numérique a permis d’enlever le stress de savoir si la photo est bonne, surtout dans le cadre d’une séance photo commerciale. Par contre, pour les gens qui n’ont pas connu la pellicule le côté technique est parfois alors plus ignoré. Ces photographes réfléchissent moins au cadrage et à la lumière puisqu’ils pourront par la suite retoucher la photo sur ordinateur. Dans un autre ordre d’idées, le numérique a aussi apporté l’internet et avec lui beaucoup d’inspiration.

Où contempler les œuvres du photographe Christian Leduc

Tu peux voir son projet Arts créatifs qui est exposé au campus de Val-d’Or du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue qu’il a fait en collaboration avec le Carrefour Jeunesse-Emploi d’Abitibi-Est. Tu trouveras tous les détails de cette exposition en cliquant ici.

collage phtographe Christian Leduc

L’une des œuvres de Christian Leduc. Celui-ci fait des collages qu’il photographie par la suite. Il a donné un atelier à ce sujet à des jeunes de Carrefour Jeunesse-Emploi d’Abitibi-Est dont l’exposition Arts Créatifs a découlée.

Photo | Christian Leduc

Surveille aussi sa page Facebook pour découvrir les projets sur lesquels il travaille présentement. Sans vouloir brûler de punchs, il va bientôt y avoir une histoire de 101 portraits différents de gens nés entre 1918 et 2018 et de mariage de poésie avec des photographies de la région. Je ne t’en dis pas plus; il faut bien que tu aies des surprises de temps à autre! Néanmoins, si tu t’intéresses au photographe Christian Leduc, tu ne t’embêteras jamais parce que c’est un grand artiste qui explore toujours de nouveaux thèmes avec de nouvelles façons de les aborder. Tu peux aussi suivre Christian sur Instagram et Tumblr.

À chaque photo son histoire – Le lac des Sœurs à la Jacques Fortier

À chaque photo son histoire – Le lac des Sœurs à la Jacques Fortier

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

Amoureux du territoire, Jacques Fortier a joint ses deux passions ensemble : la nature et la photographie. À travers de magnifiques photos, il présente à ceux qui veulent bien s’arrêter l’espace d’un instant, la beauté des paysages de l’Abitibi-Témiscamingue ainsi que la nature sauvage dans toute sa splendeur et son calme.

Lors du Concours de photographies valdoriennes Zone Image 2017, il a reçu le prix Tourisme Val-d’Or pour sa photo au clair de lune au lac des Sœurs. Sa photo a donc intégré notre collection de cartes postales.

À propos de du lac des Sœurs

Le lac des Sœurs est un petit lac situé au nord-est de Val-d’Or, près du lac Blouin. Il y est interdit de s’y promener en bateau à moteur ce qui y fait un paradis pour les baigneurs, les canoteurs ainsi que les gens à la recherche de tranquillité! De plus, on y trouve une magnifique petite plage sablonneuse, et un sentier en poussière de gravier qui fait le tour du lac. Ce sentier fait 14 kilomètres de distance et on peut y faire du vélo ou encore de la marche.

La photo de la carte postale

Lac des soeurs pleine lune

La photo du photographe Jacques Fortier qui fait partie de notre collection de cartes postales montre le lac des Sœurs lors de la pleine lune. La nuit où cette photo a été prise, Jacques Fortier savait très bien ce qu’il faisait! Il s’était même déplacé quelques jours avant pour faire de la reconnaissance. Il a choisi d’y retourner ce soir-là parce qu’il savait que c’était un soir de pleine lune. Il cherchait d’ailleurs à faire une photo d’une réflexion de lune avec un éclairage qui traversait les arbres. La table qu’on retrouve sur la photo n’était par contre pas là lors de sa visite de reconnaissance. Pourtant, le photographe était très content qu’elle s’y trouve puisqu’elle symbolise bien ce que le lac des Sœurs représente pour lui; un magnifique endroit pour les fins de soirées et les rencontres amicales et familiales! En effet, nombreux y sont allés le temps d’une soirée pour rire entre amis, sortir la guitare et chanter.

Autre petite surprise de la vie ce soir-là (les étoiles étaient alignées pour s’acheter un billet de loterie) : la Grande Ourse apparaissait. Pour les néophytes de la photographie, il est très difficile de photographier en même temps les étoiles et la lune comme cette dernière éclaire tout et masque généralement les étoiles. Il est donc très impressionnant que Jacques Fortier ait réussi ce coup de chapeau!

Lorsque nous discutions de cette photo, je pouvais sentir toute la fierté de M. Fortier – avec raison. L’éclairage qui traverse les branches d’arbre et apporte une luminosité sur le sol; le cachet et la dimension humaine que la table rajoute à la photo et le duo pleine lune et Grande Ourse font de cette photo un chef-d’œuvre!

Portrait du photographe Jacques Fortier

Originaire de Val-d’Or, Jacques Fortier a toujours eu un intérêt pour la photographie. Toutefois, il s’y est mis de façon active il y a de cela une quarantaine d’années par un concours de circonstances (attends de voir à quel point c’est un beau jeu de mots tout ça). Le fait que son beau-frère commence à faire de la photographie a motivé Jacques Fortier à s’y mettre lui aussi. Un jour, il a donc pris en photo une fleur qu’il a ensuite envoyée au Magazine canadien PhotoLife dans le cadre d’un concours. Il a alors remporté le premier prix dans la catégorie « Plus grand que nature ». « C’est à ce moment-là que je me suis dit que j’avais peut-être le talent pour la photo », m’a-t-il confié en toute humilité. Il a alors commencé à en faire de plus en plus et à proposer ses services à des mariages afin de pouvoir se payer du matériel de qualité. Maintenant, M. Fortier ne fait plus de mariages se concentrant seulement sur ce qu’il a envie de photographier.

Qu’est-ce que la photographie lui apporte

Pour Jacques Fortier, la photographie permet de cerner la beauté des paysages de l’Abitibi-Témiscamingue sous différents angles, des tout petits éléments au plus grands. « C’est une forme de méditation la photo dans la nature. Un genre de yoga mental qui me force à prêter plus attention aux petites choses de la vie ». Faire de la photographie lui permet donc de se ressourcer, d’apprécier les choses simples de la vie et de vivre le moment présent.

Jacques Fortier

Cette photo a été prise dans la Réserve faunique la Vérendrye.

Photo | Jacques Fortier

Bien que ce soit principalement pour l’état d’esprit que lui apporte la photographie, Jacques Fortier espère toutefois aussi toucher les gens par ses clichés. Toucher les gens, mais dans un sens bien précis. En se promenant dans la nature pour la photographier, M. Fortier remarque qu’il y a encore énormément de pollution. Il espère qu’en montrant la beauté des paysages, il pourra conscientiser quelques âmes à prendre soin de notre terre. « Ça commence avec chacun de nous individuellement. On dirait que les gens pensent que quelqu’un d’autre va le faire à leur place. Mais ça commence par ne pas jeter son sac de plastique par terre ou un enveloppe de sandwich qui va rester là, par terre dans la forêt », a-t-il lancé avec passion et conviction. C’est d’ailleurs, selon lui, l’un des grands défis de faire de la photographie de paysages; la pollution!

Les défis de la photographie de paysage

En plus de la saleté à éviter ou ramasser avant de photographier un paysage, les éléments de la nature – le froid, la chaleur, les orages, les vents violents; name it! – sont un autre défi dans ce style. Bien qu’il puisse parfois être désagréable d’être sous la pluie ou dans le vent froid pour prendre une photo, c’est un excellent moment pour capter l’après-orage ou l’après-pluie. À cet instant, la lumière y est souvent magnifique. Il y règne souvent aussi une belle atmosphère, par exemple, avec l’apparition d’une brume.

Photographe Jacques Fortier paysage val d'or

Cette photo est un excellent exemple de l’atmosphère créé par la brume.

Photo | Jacques Fortier

En observant les photos de Jacques Fortier, on peut voir son amour pour le territoire. Non seulement à cause de sa beauté, mais aussi à travers l’importance qu’il accorde à le garder propre. Je terminerai donc sur cette note, en toute complicité avec lui (et parce que je suis totalement d’accord); garde ta planète propre!

À chaque photo son histoire – Réjean Biron et son enthousiasme pour la culture autochtone

À chaque photo son histoire – Réjean Biron et son enthousiasme pour la culture autochtone

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

La photo de la carte postale

Jerry Hunter danseur traditionnel autochtone

La photographie de la carte postale a été prise lors du pow-wow annuel de la réserve Kahnawake près de Châteauguay. On y voit le danseur professionnel Jerry Hunter en régalia (habit traditionnel) exécutant une danse typique de sa culture. Jerry Hunter est un danseur traditionnel anicinabe de la communauté Lac-Simon à 35 km de Val-d’Or.

Lorsque Jerry Hunter danse, c’est difficile de ne pas avoir de grands frissons!

Monsieur Biron fut grandement inspiré par cette culture, par les couleurs et les coutumes de la communauté Mook qui étaient présentées lors de cette fête. Il trouve parfois que l’on oublie cette culture et que les gens devraient la connaître davantage. C’est pour cela qu’il fut ravi de recevoir l’invitation de Jerry Hunter pour venir faire la promotion de ce pow-wow.

À propos de la culture autochtone

Il y a plusieurs façons de découvrir la culture autochtone à Val-d’Or. Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or organise chaque année une journée de célébration le 21 juin afin de souligner la Journée nationale des Autochtones. Cette journée met en lumière la culture autochtone et ses traditions notamment à travers des kiosques d’artisanat et de nourriture ainsi qu’une cérémonie officielle autochtone, des spectacles de danses et de chants traditionnels et d’artistes autochtones contemporains. On peut vivre l’expérience autochtone à Kinawit, un site récréotouristique offrant des ateliers culturels, de l’hébergement en tipi ou camps rustiques et des sentiers pédestres.

Puis, la communauté de Lac-Simon organise aussi chaque année un pow-wow, une célébration annuelle autochtone.

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Le site récréotouristique Kinawit.

Photo | Paul Brindamour

Portrait du photographe Réjean Biron

Réjean Biron est un photographe autodidacte habitant présentement à Saint-Hyacinthe. Il pratique cette passion depuis près de 40 ans et c’est autour des années 1970 qu’il l’a découverte. Il a commencé avec un petit appareil photo avec lequel il immortalisait des moments importants. Avec le temps, il s’est procuré des instruments plus technologiques. En 1982, il cofonde le Club des photographes amateurs de Saint-Hyacinthe qui s’appelle aujourd’hui Club photo Saint-Hyacinthe.

 

Avec les années, monsieur Biron a acquis beaucoup d’expérience. Selon lui, un éclairage adéquat pour une photo réussie se trouve avant 10h et après 15h. Il trouve que la «texture» de la lumière est idéale à ces moments de la journée. Entre ces deux intervalles de temps, la luminosité est trop « dure » et n’offre pas un résultat optimal. Il existe aujourd’hui des logiciels pour calculer le moment des couchers de soleil. C’est pratique pour mieux organiser sa photographie.

Bien que la culture autochtone soit bien présente à Val-d’Or, monsieur Biron n’y a jamais mis les pieds. C’est par contre dans ses projets de venir passer deux semaines de vacances dans la région aux alentours du mois d’août pour faire un peu de photographie. Selon lui, si l’Abitibi-Témiscamingue devait avoir un slogan, ce serait « Venez en Abitibi, nous avons des paysages en or ». Il trouve que la nature est la vraie richesse de notre région. Parfois, lorsque nous le voyons trop souvent, nous oublions la richesse des lieux qui nous entourent.