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Archive for category: Les voyages virtuels Abitibi 360

Un lancement web réussi pour les voyages virtuels Abitibi 360

Un lancement web réussi pour les voyages virtuels Abitibi 360

Le projet des voyages virtuels, qui ont débuté en 2018, a finalement été lancé sur le web au printemps 2020 et affiche un bilan plus que positif. Depuis le 29 avril 2020, vous pouvez visionner sur YouTube l’intégralité de la série des voyages virtuels Abitibi 360, un projet de Tourisme Val-d’Or créer par Nadagam Films, une présentation de Beside média et en collaboration de la Fabrique culturelle.

Au départ, l’objectif principal des voyages virtuels Abitibi était de transformer la promotion et l’information touristique en une série d’expériences uniques et ainsi offrir une valeur ajoutée aux séjours des voyageurs en région. Ces expériences virtuelles offriront une vision authentique et intimiste de la région, ses habitants, son histoire et ses paysages. Les six courts documentaires immersifs font voir les beautés de la région au travers différentes thématiques : l’hiver, les routes d’eau, la forêt, l’histoire minière et la géomorphologie, la faune et la flore, et enfin la vie artistique et culturelle.

Cette initiative permet maintenant de donner un avant-goût aux touristes des attraits et des charmes de l’Abitibi-Témiscamingue, et ce, d’une façon originale et dynamique. Ces documentaires virtuels les inciteront sans doute à parcourir des chemins et à visiter des lieux auxquels ils n’avaient pas pensé, et ce, au plus grand bonheur de l’ensemble des intervenants du milieu touristique régional.

Un travail de maître par Nadagam Films

Tourisme Val-d’Or a fait appel au réalisateur et producteur Serge Bordeleau, de Nadagam Films, afin de réaliser le projet. Celui-ci a en effet une solide expertise en cinéma documentaire en réalité virtuelle, développée notamment lors de la création du projet Abitibi360 – territoires et identités.

Un contexte particulier

Le lancement web des voyages virtuels Abitibi 360 s’est déroulé d’avril à juin 2020 avec Tourisme Val-d’Or, Nadagam Films et Beside média sur différentes plateformes web et réseaux sociaux, dont Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, Pinterest et sur les sites web des différents collaborateurs. De prime abord, le lancement devait se faire simultanément sur le web et à notre bureau d’information touristique avec les casques de réalité virtuelle. Avec la situation actuelle de la pandémie, nous pouvions seulement présenter les épisodes des voyages virtuels Abitibi 360 sur le web. Même si la situation actuelle a quelque peu changé le lancement, nous croyons que cela a pu être bénéfique de le faire entièrement sur le web en temps de pandémie puisque grâce aux voyages virtuels Abitibi 360, plusieurs personnes ont pu s’évader virtuellement en Abitibi-Témiscamingue même pendant le confinement. Avec un épisode par semaines publié sur Facebook et plusieurs contenus en lien avec chaque épisode, le public a pu explorer le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue.

Le canot-camping, une expédition qui ne date pas d’hier

Le canot-camping, une expédition qui ne date pas d’hier

Au Québec, le canot est un symbole. Il est présent depuis bien avant l’arrivée des premiers colons. Construit et utilisé par les autochtones du territoire, le canot est depuis bien longtemps une embarcation nautique qui permet de faire des expéditions un peu partout au Québec et au Canada par les voies navigables. Le canot fait partie de notre histoire et continu d’en faire partie. Aujourd’hui, il n’est plus utilisé comme moyens de transport pour le commerce, mais plutôt comme une embarcation de loisirs.

Avec le canot, il est fréquent de faire des expéditions de canots-camping. L’Abitibi-Témiscamingue est l’une des destinations reconnues pour ce type d’activité. C’est grâce à son histoire et à son environnement qu’elle se classe parmi les régions les plus populaires. Découvrez dans ce billet de blogue comment le canot est devenu un loisir de choix en Abitibi-Témiscamingue.

L’origine du canot

Souvent, ce que nous montrent les livres d’histoire à propos du Québec débute lorsque les Français sont arrivés sur le territoire de la Nouvelle-France. Toutefois, dans le cas du canot, son histoire remonte à bien avant l’arrivée des premiers colons au Québec. En effet, l’embarcation que nous connaissons aujourd’hui comme un canot fût inventée par les autochtones. Il était leur seul moyen de transport sur l’eau. C’était donc une nécessité pour eux. Après l’arrivée des Européens sur le continent, le canot est devenu un moyen d’explorer le territoire et pour y faire du commerce de fourrure. Il était léger et facile à manœuvrer dans les cours d’eau qui parcourent le Québec comparativement aux bateaux européens. C’est grâce à ces embarcations que la célèbre Compagnie de la Baie d’Hudson a pu parcourir le nord-ouest du territoire. La compagnie est par le fait même étroitement liée au développement du Québec ainsi qu’à sa colonisation dont l’Abitibi-Témiscamingue fait partie.

Les canotiers du Nord-Ouest vers Montréal à l'Expo 67

Photo | Archives les Canotiers du Nord-Ouest

Le canot, un symbole

Il existe plusieurs types de canot. Il y a d’abord le canot du maître. C’est une embarcation plus large qui peut transporter plus de personnes (dix à douze pagayeurs) et plus de marchandises. Il est aussi nommé le canot de Montréal puisqu’en raison de sa longueur (12 mètres) il ne pouvait passer dans les plus petits cours d’eau qui s’éloignent de la métropole. Ensuite, il y a le canot du nord. Celui-ci est plus petit (7 mètres) et nécessite moins d’hommes (six à huit pagayeurs). Il était souvent utilisé dans les expéditions au nord-ouest puisque c’était plus facile pour les coureurs des bois de naviguer les rivières agitées et de le transporter lors des portages. Il pouvait cependant transporter moins de marchandise. Le dernier type de canot est le canot léger. Plus petit (5 mètres), il servait davantage à transporter des gens importants plutôt que pour le transport de marchandises.

Utilisez depuis des siècles, le canot est maintenant un symbole de l’identité nationale canadienne. Présent depuis toujours sur le territoire, il a été utilisé par les explorateurs et est encore utilisé aujourd’hui. Certains moments de l’histoire du Québec ont renforcé l’image identitaire du canot. On peut penser ici à la légende de la Chasse-galerie et, en Abitibi-Témiscamingue, l’expédition des canotiers du Nord-Ouest en 1967 lors de l’exposition universelle.

Pagaie expédition de canot-camping présenté dans les voyages virtuels Abitibi 360

Photo | Régis Massicotte

Un voyage historique dans l’histoire du canot-camping

La vocation première du canot servait comme moyen de transport. Toutefois, depuis le déclin du commerce de fourrure au 19e siècle, la vocation du canot change et tend plus vers le véhicule récréatif. Son utilisation de façon récréative n’était pas de la façon dont nous connaissons aujourd’hui. Les expéditions en canot n’existaient pas. C’était plutôt une embarcation qui servait pour la pêche par exemple.

Un événement marquant en Abitibi-Témiscamingue est venu marquer le début du développement des excursions de canot. Vers la fin des années 1960, le Québec, plus précisément Montréal, se préparait à accueillir l’exposition universelle communément appelée l’Expo 67. Grâce à cette exposition, le Canada et le Québec ont pu s’ouvrir sur le monde et être reconnus par tous. C’est à ce moment que l’organisation Les Canotiers du Nord-Ouest s’est créée. L’organisation voulait profiter de cet élan afin de faire découvrir à tout le pays que la région de l’Abitibi-Témiscamingue était une région dynamique. Il voulait aussi rendre hommage aux coureurs des bois, aux explorateurs et aux missionnaires qui sillonnaient le territoire par la route maritime ‘’transcanadienne’’ qu’est la rivière des Outaouais en recréant leurs excursions à l’époque de la traite de fourrure. Le projet Expé-Expo 67 s’est formé, invitant plusieurs canotiers à prendre part à l’expédition de canot qui a débuté à Rouyn-Noranda et s’est terminée 27 jours plus tard à Montréal. Du 1er juillet au 26 juillet 1967, 110 canotiers répartis dans 55 canots se sont rendus jusqu’à l’île Sainte-Hélène à Montréal après avoir parcouru 1 033 kilomètres et fait du camping sur les rives du trajet. À l’époque, c’était tout qu’un exploit (ça l’est encore aujourd’hui d’ailleurs). Tout le monde croyait qu’ils ne se rendraient pas jusqu’à la destination. Ils canotaient environs 42 miles (67 kilomètres) par jour.

Après ce voyage, Les Canotiers du Nord-Ouest ont décidé de démocratiser les expéditions de canots. L’organisation a donc continué à organiser annuellement des expéditions sur les rivières du Québec et à offrir des formations aux jeunes canotiers. C’est un peu grâce à la passion et la fierté des Canotiers du Nord-Ouest que les expéditions en canot sont aujourd’hui ouvertes à un plus large public.

Si vous êtes curieux de revivre cette expédition et de connaitre un peu plus en détail l’Expé-Expo 67, vous pouvez visionner Pagaie, notre cinquième épisode des voyages virtuels Abitibi 360 disponible sur YouTube. Quelques scènes d’histoire ont été recréées à l’aide de photos d’archives et Paul Lemay vous racontera son expérience personnelle et des anecdotes croustillantes humoristiques.

Photo | Archives les Canotiers du Nord-Ouest

Le canot-camping aujourd’hui

Bien que le canot existe depuis longtemps, les expéditions de canots-camping sont un type d’activité pratiquée depuis récemment. Avant les années 1970, ceux qui pratiquaient le canot-camping étaient les plus aventureux puisque c’était un sport plutôt risqué compte tenu des équipements parfois fragiles pour des expéditions dans des régions plus éloignées. Ce n’est que vers 1950 que les fabricants de canot se sont tournés vers d’autres types de matériaux plus résistants comme l’aluminium et la fibre de verre pour la construction de ceux-ci. À partir de là, le canot fut popularisé petit à petit. Ce n’est que 20 ans plus tard, en 1970, que ce sport d’expédition nautique connut une popularité fulgurante au moment où la société prônait le loisir et les bienfaits de l’activité physique. Voyant l’engouement pour ce nouveau sport, un réseau de parc et de réserves s’est formé pour offrir une offre diversifiée. L’industrie a développé toutes sortes d’expéditions selon le profil du sportif : solo, duo, eau calme, eau vive, expédition, etc. Chacun y trouve son compte, du voyageur seul à la famille complète.

L’Abitibi-Témiscamingue, une des meilleures destinations de canot-camping

Lorsqu’on parle d’une destination parfaite pour le canot-camping, l’Abitibi-Témiscamingue en fait partie.

Sur le territoire, il y a immanquablement la Réserve faunique La Vérendrye qui figure parmi les premiers lorsqu’on parle des meilleurs parcours de canot-camping.  La Réserve faunique de la Sépaq offre plus de 800 kilomètres de parcours nautiques avec des zones aménagées pour y faire du camping aisément. Les parcours sont aussi offerts selon plusieurs niveaux d’expertises et plusieurs distances.

Il y a aussi le Parc national d’Opémican qui permet de faire des expéditions de canot-camping. Nouvellement parc national, ce site devient de plus en plus populaire. Toutes les personnes l’ayant visité mentionnent que l’expédition est à couper le souffle. C’est comme explorer un nouvel endroit que personne n’a encore découvert auparavant. Ce sont de magnifiques paysages sauvages, sans habitation, à perte de vue.

D’autres parcours canotables sont disponibles en Abitibi-Témiscamingue sans offrir de circuits de canot-camping. Il y a bien sûr le Parc national d’Aiguebelle et il y a la rivière Bell à Senneterre qui offre la location de canot et de kayak avec plusieurs parcours de différents niveaux.

Une entreprise d’ici, Exode Bâtisseurs d’aventures, vous offre aussi des parcours de canot-camping en Abitibi-Témiscamingue accompagné d’un guide. L’entreprise vous offre d’embarquer dans une aventure riche et authentique à la découverte des incontournables de l’Abitibi-Témiscamingue.

Sinon, si vous êtes plus du genre à faire des expéditions sans guide, il existe un site bien utile pour trouver les endroits où pratiquer ce sport dans la région. Accès Plein Air répertorie les parcours navigables, mais aussi les parcours de randonnées, de vélo, de ski de fond et bien plus. Pour les amoureux du plein air, c’est le site parfait à consulter avant de partir dans sa prochaine expédition.

Alors, à quand votre prochaine sortie en canot?

 

Sources :

Encyclopédie canadienne : Le canot d’écorce

Encyclopédie canadienne : Compagnie de la Baie-d’Hudson

Patrimoine HBC : Le canot

Archives Canada : Fonds P268 – Les Canotiers du Nord-Ouest

FÉÉPEQ : L’histoire du canotage

Expé-Expo 67 – l’exploit des canotiers du Nord-Ouest

Les voyages virtuels Abitibi 360 sont

Produit avec la participation du :

Fonds Bell

Fonds d’aide au rayonnement des régions

Présenté par :

Beside

Une production de :

Nadagam films

En collaboration avec :

Tourisme Val-d’Or

La Fabrique culturelle

 

 

Image de couverture | Archive Les Canotiers du Nord-Ouest

Le canot-camping une expédition qui ne date pas d'hier de la série des voyages virtuels Abitibi 360
Dans un Pow-Wow, tout le monde est-il le bienvenu?

Dans un Pow-Wow, tout le monde est-il le bienvenu?

Vous êtes-vous déjà posé la question à savoir ce que c’était réellement un Pow-Wow? Moi, oui. Si vous avez écouté l’épisode des voyages virtuels Abitibi 360 sur ce même sujet, vous avez peut-être une meilleure idée de ce que c’est. Pour ma part, ça m’a donné envie d’en découvrir plus et de me joindre à eux lors de leur prochain Pow-Wow. Toutefois, une autre question m’est venue à l’esprit. Est-ce que je suis réellement la bienvenue dans les célébrations d’un Pow-Wow?

C’est exactement à cette question que je souhaite répondre dans ce billet de blogue. Pour ne pas avancer de fausses informations, j’ai fait quelques recherches et j’ai contacté l’une des organisatrices du Pow-Wow du Lac Simon, Pamela Papatie, afin qu’elle me guide un peu plus sur ce sujet.

Un Pow-Wow, c’est quoi?

Un Pow-Wow est une fête traditionnelle et spirituelle qui met à l’honneur la musique, la danse, les plats et l’artisanat autochtone.  Contrairement à des croyances populaires, un Pow-Wow n’est pas un party. Aucune drogue et aucun alcool n’est accepté sur le site pendant les célébrations. Un Pow-Wow c’est une fête traditionnelle qui permet de se rassembler et qui sert de plateforme d’échange culturel entre les autochtones et les allochtones. À la base, c’est une tradition qui provient de l’ouest du Canada que les communautés autochtones d’ici ont reprise pour pouvoir reconnecter avec leur culture qui depuis bien des années leur a été interdite de pratiquer et d’enseigner aux générations futures.

Il existe deux types de Pow-Wow. Celui de compétition dans lequel les danseurs et les chanteurs compétitionnent pour gagner une somme d’argent et celui traditionnel qui est davantage axé sur la spiritualité. Les deux types de Pow-Wow respectent tout de même les traditions et les rituels.

Celui de la communauté du Lac Simon qui vous est présenté dans le quatrième épisode des voyages virtuels Abitibi 360 est un Pow-Wow traditionnel. Il se déroule normalement la troisième fin de semaine de juillet selon Pamela Papatie. Il commence généralement à midi lorsque le soleil est à son plein zénith et se termine au coucher du soleil. Toutefois, le Pow-Wow du Lac Simon continue parfois un peu plus tard pour laisser les gens danser et festoyer. Le samedi soir se déroulent aussi des petits concours amicaux de chants et de tambours. Un festin de nourriture traditionnel et de viandes sauvages est aussi partagé. L’entrée au Pow-Wow est totalement gratuite.

Un Pow-Wow c'est quoi de la série des Voyages virtuels Abitibi 360

Photo | Christian Leduc

Les allochtones sont-ils les bienvenus dans un Pow-Wow?

Cela peut parfois paraître intimidant pour quelqu’un d’assister à son premier Pow-Wow. Toutefois, même si c’est une fête traditionnelle autochtone, tout le monde est le bienvenu. Les Pow-Wow sont ouverts à tous.  Ils ne servent pas qu’à se réapproprier et à préserver la culture autochtone. Les Pow-Wow servent aussi à stimuler la fierté des Autochtones à faire partie des premières nations. C’est une belle façon pour eux de partager cette fierté et de faire découvrir leur tradition à tous.

Comment bien s’intégrer et faire preuve de respect?

Même si tous sont les bienvenus, il y a quand même certaines choses qu’on doit respecter. Un guide 101 des Pow-Wow a été écrit pour guider les nouveaux dans cet univers souvent méconnu du grand public. Je vous invite à le consulter, mais voici déjà quelques pistes à avoir en tête lorsqu’on participe à un Pow-Wow selon Pamela Papatie.

D’abord, il faut prêter une attention particulière à l’annonceur. Dans chaque Pow-Wow, une personne s’occupe d’annoncer ce qui va se dérouler dans les prochaines minutes, ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Soyez attentif.

À certains moments, il est interdit de prendre des photos. C’est notamment le cas lors de certains chants et certaines danses qui représentent des prières sacrées pour la communauté autochtone. Ce sera mentionné par l’annonceur. Soyez respectueux.

Les vêtements traditionnels que portent les danseurs ne sont pas des costumes, ce sont des régalia. Chaque régalia est unique. Elle reflète parfois l’appartenance à un clan ou à un lien avec un animal-guide. Pour Pamela Papatie, les régalia de ses filles sont d’une part un choix personnel, mais aussi selon ce qu’elles ressentent, ce qu’elles dégagent et selon l’interprétation de ses rêves. Bien que ces habits traditionnels sont colorés et magnifiques, ils ne doivent pas être touchés sans permission. Soyez observateur.

Finalement, il ne faut pas oublier que l’endroit où se déroule le Pow-Wow est un lieu sacré. Les déplacements à l’intérieur de l’arène de danse ne sont pas autorisés. Parfois, il sera permis de se joindre aux danseurs lors de grandes danses intertribales. Encore une fois, ce sera l’annonceur qui vous informera quand le faire. Soyez curieux.

Photo | Christian Leduc

En quête vers la réappropriation de leur culture

Le rôle des Pow-Wow est, pour les communautés autochtones, une façon de se réapproprier leur culture et d’enrichir leurs traditions. Les Pow-Wow permettent de partager auprès des jeunes et des aînés des valeurs, entre autres, de fierté, de respect et de santé.

Ce type de célébration joue un rôle important dans la vie de beaucoup d’Autochtones. Pour le Pow-Wow du Lac Simon, une majorité de personnes de la communauté participent aux préparatifs de la fête. Le Pow-Wow est une façon pour eux de voir leurs familles et amis et de célébrer avec eux leur patrimoine culturel. L’interprétation du Pow-Wow peut être différente d’une personne à une autre. Pour Pamela Papatie, cela signifie quelque chose de très important. Elle souhaite suivre les traces de sa grand-mère Janette en élevant ses filles dans la spiritualité. Pour elle, les Pow-Wow ce ne sont pas juste des chants et de la danse. Ce sont des prières pour les enfants, pour la nature, pour la terre, pour les animaux, pour les hommes et les femmes. C’est important pour elle puisque ça lui permet de retrouver son identité, l’identité culturelle autochtone qui a été perdue lors de la période des pensionnats.

Les Pow-Wow c’est aussi une façon de démontrer qu’ils sont encore fiers d’être membres des premières nations. Inviter les allochtones à leur Pow-Wow est aussi un pas vers une réconciliation entre les peuples.

Jerry Hunter un danseur traditionnel autochtone du Lac Simon lors du Pow-Wow des Voyages virtuels Abitibi 360

Photo | Christian Leduc

Cette année, aucun Pow-Wow ne pourra être organisé au Québec. Toutefois, pour vous permettre d’assister à ce type de célébration autochtone, vous pouvez visionner Pow-Wow, le quatrième épisode des Voyages virtuels Abitibi 360. Dans cet épisode vous êtes invité à suivre Jerry Hunter, un danseur traditionnel, lors de la préparation du Pow-Wow du Lac Simon. Vous y découvrirez un bel univers coloré et l’envie de faire découvrir et de transmettre la culture autochtone.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur la culture autochtone, il existe un site culturel et touristique à Val-d’Or. Ce site en question est Kinawit.  À travers des visites guidées, des ateliers culturels et des services d’hébergement rustique, Kinawit vous fera vivre une expérience culturelle complète. Vous pourrez en apprendre davantage sur l’histoire des Premiers Peuples et de leur présence millénaire sur le territoire. Vous pourrez emprunter des sentiers forestiers, cueillir des plantes médicinales, fabriquer des objets artisanaux, ou dormir dans un tipi!

Informez-vous sur ce qu’il sera possible de faire cet été à Kinawit. Il se peut qu’en raison de la situation exceptionnelle liée à la Covid-19, cet attrait soit fermé ou change un peu ses horaires et ses activités.

 

Remerciement 

Je tiens à remercier spécialement Pamela Papatie qui a pris le temps de bien répondre à mes questions.

Elle souhaite à son tour remercier profondément les commerçants qui s’impliquent financièrement au Pow-Wow. C’est grâce à ces contributions financières que le Lac Simon est capable de faire cette célébration chaque année.

Merci aussi à Janet Mark et Caroline Lemire de m’avoir donné quelques pistes sur le sujet.

 

Sources :

Guide 101 des Pow-Wow 

La route des Pow-Wow 2019

L’encyclopédie Canadienne : Pow-Wow

Pamela Papatie, sur le comité organisateur du Pow-Wow du Lac Simon.

Les voyages virtuels Abitibi 360 sont

Produit avec la participation du :

Fonds Bell

Fonds d’aide au rayonnement des régions

Présenté par :

Beside

Une production de :

Nadagam films

En collaboration avec :

Tourisme Val-d’Or

La Fabrique culturelle

 

 

Image de couverture | Christian Leduc

powwow
La chasse, la pêche et la trappe, une partie de notre identité

La chasse, la pêche et la trappe, une partie de notre identité

L’Abitibi-Témiscamingue a toujours été reconnue comme étant un territoire naturel avec une flore abondante et une faune exceptionnelle. Plusieurs espèces animales se retrouvent dans les forêts et dans les cours d’eau qu’on retrouve sur l’entièreté du territoire. Ce n’est pas pour rien que l’Abitibi-Témiscamingue est surnommée le « Paradis du chasseur et du pêcheur ». Plusieurs ont découvert une vraie passion pour ces activités de chasse, de pêche et de trappe. Ces activités sont pratiquées depuis des années dans la région et on remarque que le passé a marqué notre présent et qu’il laisse des traces sur notre identité d’aujourd’hui.

Une partie de notre identité

On dit que l’identité d’une région est certainement influencée par son environnement physique, par les gens qui y habitent et par son histoire.

L’identité de l’Abitibi-Témiscamingue est certainement marquée par son environnement. La région possède 55 000 km² de forêt et 22 000 lacs et rivières. Pour entrer dans la région, les gens doivent passer par une réserve faunique plus précisément appelée «la Réserve faunique La Vérendrye », qui regroupe à elle seule 4 000 lacs et où on peut pratiquer la chasse et la pêche de façon contrôlée. La région compte aussi deux parcs nationaux, le Parc national d’Aiguebelle et le tout nouveau Parc national d’Opémican, qui dévoilent une flore intéressante. Nous possédons de nombreuses pourvoiries qui accueillent chaque année de nombreux visiteurs de partout qui choisissent de venir chasser et pêcher sur notre territoire. On peut se le dire, l’Abitibi-Témiscamingue c’est le paradis pour ceux qui tripent chasse et pêche !

Au fil des ans, nous avons collectionné les événements pour que les hommes (femmes) des bois puissent montrer fièrement leur trophée pendant les tournois de pêche ou bien les défilés des chasseurs par exemple. Saviez-vous que Val-d’Or a eu un festival de l’orignal? Chaque année, les chasseurs étaient invités à assister au défilé des chasseurs pour montrer fièrement la tête de la bête qu’ils avaient tuée. De 1965 à 1995, ce festival attirait les foules d’un peu partout. Bien qu’aujourd’hui ce rassemblement n’existe plus, il reste dans l’imaginaire de tous ceux qui y ont assisté. Notre environnement et les événements que l’Abitibi-Témiscamingue a connus influence la façon dont les gens nous perçoivent et renforce l’identité de la région, mais qu’en est-il de son histoire?

Photo | BAnQ Fonds François Ruph

Le passé explique le présent

Dès ses débuts, l’Abitibi-Témiscamingue recevait la visite de coureurs des bois et d’explorateurs pour faire la traite de fourrure avec les Amérindiens qui se trouvaient sur le territoire du Témiscamingue. Les Français s’intéressaient déjà à notre territoire pour sa richesse faunique. Par la suite, d’autres vagues d’immigration sont venues coloniser la région. D’une part, l’arrivée des chantiers forestiers et de l’autre la colonisation par l’agriculture. Avec l’arrivée des chantiers forestiers, la chasse, la pêche et la trappe étaient des activités très pratiquées par les colons. Il s’agissait, pour eux, d’une façon de subvenir aux besoins alimentaires de leurs familles et aussi une façon de faire un peu d’argent en vendant les peaux d’animaux, par exemple. Ces activités de chasse, de pêche et de trappe sont par la suite devenues un loisir et une passion transmise de génération en génération.

Le legs de génération en génération

Encore aujourd’hui, on peut voir que la passion pour la chasse, la pêche ou la trappe comme activité sportive continue de se transmettre d’une génération à une autre. C’est fréquent de voir un jeune accompagner ses parents ou ses grands-parents dans le bois ou sur les lacs afin d’apprendre les meilleurs trucs des générations d’avant. Ce n’est pas à négliger. Ils ont plusieurs années de pratique derrière leurs fusils, leurs collets et leurs cannes à pêche. Par exemple, apprendre à « caller » l’orignal correctement, apprendre à reconnaître les pistes des différents animaux, les différences qui les varient selon le sexe, ou bien apprendre à choisir les bons leurres pour pêcher le doré. Tout ça, c’est un art.

On n’est jamais prêt à 100%, chaque expédition est unique et repousse les limites personnelles

L'gros Trappeur dans l'épisode Fourrure des Voyages virtuels Abitibi 360

Photo | Régis Massicotte

Maintenant j’aimerais vous parler d’un homme en particulier qui a découvert comment transformer sa passion en son métier. Découvrez-le dans le deuxième épisode des voyages virtuels Abitibi 360 intitulé Fourrure. Vous pourrez alors comprendre une part à l’identité de l’Abitibi-Témiscamingue.

Pascal Laliberté alias L’Gros trappeur pratique la trappe et la chasse de façon à respecter la nature. Enfant, il suivait son grand-père en forêt. Ce dernier lui a légué toutes ses connaissances et son grands respect de la forêt et des toutes les ressources que la nature a à nous offrir. Pascal est aujourd’hui la troisième génération de sa famille à pratiquer la trappe et la chasse. En plus, il ne le fait pas que par loisir. Il en a fait son métier et, aujourd’hui, il peut affirmer qu’il vit pleinement de sa passion.

L’Gros trappeur vous dévoile son univers d’homme des bois moderne et son mode de vie forestier. Connu par plusieurs personnes de partout dans le monde, il renforce l’idée que la région est un vrai paradis de la chasse, de la pêche et de la trappe. Découvrez son mode de vie qu’il adore dans la série de courts documentaires immersifs en 360 degrés que vous pouvez visionner sur YouTube. Dans le deuxième épisode des voyages virtuels Abitibi 360, vous serez introduit dans les forêts du Témiscamingue et vous en apprendrez plus sur ce métier, parfois incompris, et vous comprendrez un peu plus ce qui définit l’identité de la région de l’Abitibi-Témiscamingue.

Les voyages virtuels Abitibi 360 sont

Produit avec la participation du :

Fonds Bell

Fonds d’aide au rayonnement des régions

Présenté par :

Beside

Une production de :

Nadagam films

En collaboration avec :

Tourisme Val-d’Or

La Fabrique culturelle

 

Sources :

Histoire de l’Abitibi-Témiscamingue

L’Gros Trappeur Fourrure

Radio-Canada

 

Image de couverture | Régis Massicotte

Fourrure Les voyages virtuels Abitibi 360 avec l'gros trappeur
100 km, 5 jours et 4 nuits dans le froid abitibien, c’est plus qu’un événement sportif

100 km, 5 jours et 4 nuits dans le froid abitibien, c’est plus qu’un événement sportif

Si je vous demande de penser à un événement sportif de grande distance, vous pensez probablement à un marathon ou à un Iron Man. Puis, si je vous demande de penser à un événement sportif d’hiver, c’est un peu plus difficile d’avoir des idées, non? Pourtant, il en existe plusieurs et de toutes sortes. Simplement au Québec, comme événement sportif, il y a la course de canot à glace ou bien les triathlons d’hiver qui se déroulent un peu partout au Québec, comme le Triathlon Cmac-Thyssen de Val-d’Or. Toutefois, il existe un événement de longue distance peu connu en Abitibi-Témiscamingue, pourtant tout aussi exceptionnel que les autres, si ce n’est pas plus. La Traversée du lac Abitibi, c’est un événement sportif, pour ne pas dire un exploit, de 100 km en 5 jours sur un lac gelé. L’expédition de ski nordique débute à l’ouest de la frontière de l’Ontario en Abitibi-Témiscamingue et se termine à La Sarre. Découvrez comment cet événement sportif pousse les participants à se dépasser et à sortir de leur zone de confort. Puis permettez-vous de vivre cette même expérience à travers des Voyages virtuels Abitibi 360.

Que représente le tourisme sportif au Québec?

Dans les dernières années, nous avons vu une tendance chez certains voyageurs. Plusieurs optent pour le tourisme sportif plutôt que pour le tourisme d’agrément. Plusieurs choisissent le voyage sportif pour le dépassement de soi et pour la découverte d’une région autrement. Au Canada, ce sont 19,8 millions de personnes qui voyagent pour participer à un événement sportif. La majorité provient de l’intérieur du pays, c’est-à-dire que les Canadiens voyagent beaucoup entre les villes ou les provinces pour participer à des événements sportifs. Le Québec, après l’Ontario, est la deuxième province qui contribue le plus à ce type de tourisme. En 2017, au Québec ce sont 4,89 millions de personnes qui se sont déplacées et cela a engendré 1,27 milliard de dollars. C’est donc un marché touristique très important.

La traversée du lac Abitibi : l’événement sportif de l’Abitibi-Ouest

La Traversée du lac Abitibi, comme événement sportif, existe depuis 26 ans maintenant. Auparavant, cette expédition de ski nordique était de nature touristique. Les participants se faisaient accompagner par des guides avec des tentes de prospecteurs. C’était offert aux gens de partout dans le monde. Par contre, depuis 26 ans, l’expédition se fait de façon autonome. Il n’y a plus de guide qui accompagne les skieurs. Chacun doit être conscient lorsqu’il s’embarque dans l’aventure que c’est un événement qui rassemble des sportifs autonomes à 100%. L’aventure de la Traversée du lac Abitibi permet simplement à chacun de vivre une expédition solitaire, tout en étant entouré d’un groupe qui vit la même chose que soi.

Pourquoi le lac Abitibi?

Si l’on regarde la carte du Québec, peu de lacs possèdent une aussi grande distance. Pour ce type d’expédition, il fallait bien évidemment un lac avec une superficie étendue pour permettre aux skieurs de glisser sur la neige pendant 5 jours sans repasser au même endroit deux fois. Aussi, un autre critère important, il fallait avoir une étendue d’eau gelée à 100%. En raison de sa position géographique, le lac Abitibi, en Abitibi-Ouest, était une étendue d’eau parfaite pour ce genre d’activité.

Le lac Abitibi se rapproche aussi beaucoup des conditions et du décor que l’on retrouve en Arctique. Tout est blanc, on ne voit presque rien à l’horizon, seulement quelques îles qui apparaissent une fois de temps en temps. L’expédition sur le lac Abitibi sert donc parfois d’entraînement à ceux qui souhaitent pousser leurs limites vers de plus grandes expéditions à la Baie-James ou sur les Terres de Baffin par exemple. La Traversée du lac Abitibi donne un bon avant-goût de ce qui les attend.

On n’est jamais prêt à 100%, chaque expédition est unique et repousse les limites personnelles

Chaque année, l’expédition en ski nordique est à la merci de la météo. C’est donc une expérience différente chaque fois. Ça motive les participants à revenir année après année, mais cela crée aussi beaucoup d’incertitude. Une année, c’est la tempête. Les skieurs doivent avancer avec un GPS puisque c’est le néant total. Ils ne voient rien devant eux, la tempête est trop forte. Une autre année, c’est sur la glace, pas de neige pour aider à la traction. Avec de forts vents, le traîneau glisse et les participants peinent à avancer. Une autre année, le lac peut être parsemé de ‘’slush’’ (neige fondante) qui empêche les skis et les traîneaux d’avancer.  Le ski de fond c’est difficile, mais ce n’est certainement pas le plus gros défi de cette expédition. La partie à ne surtout pas sous-estimer, c’est le camping d’hiver. Des nuits de -40 degrés Celsius c’est possible et même fréquent. Il ne doit donc pas avoir de dépense énergétique inutile si l’on souhaite garder sa chaleur corporelle.

Le campement des skieurs lors de la traversée du Lac Abitibi lors du tournage des voyages virtuels Abitibi 360

Photo | Guillaume Rivest

Le caractère exceptionnel de la Traversée du lac Abitibi : le dépassement de soi

La Traversée du lac Abitibi n’est pas seulement un événement sportif. C’est beaucoup plus que ça. C’est d’ailleurs pourquoi autant de gens s’intéressent au tourisme sportif. Ce n’est pas simplement le fait de pratiquer un sport.  C’est  la découverte d’un territoire sous un tout nouveau point de vue. C’est se sentir libre comme jamais et apprendre à se connaître puisque la seule personne de qui tu dépends c’est de toi-même. C’est aussi beaucoup de rencontre unique. Les liens qui se créent lors d’expédition comme celle-ci sont forts. Tous les participants vivent la même chose et cela crée des échanges intéressants. Ils s’entraident lorsqu’il le faut. Ils développent tous un lien particulier qui les unit.

Cependant, ce qui rend le tourisme sportif aussi exceptionnel, c’est le dépassement de soi. En faisant des expériences comme la Traversée du lac Abitibi, on se rend compte qu’on peut vivre avec peu de chose. La maison des participants pour une semaine se résume à ce qui peut tenir dans un seul traîneau. Une maison que l’on traîne avec soi sur une distance de 100km. Ça remet en perspective nos valeurs et nos besoins. Lors d’événement sportif de longue distance, on réalise qu’avec les besoins de base, on peut très bien survivre dans des environnements hostiles et même trouver un certain réconfort. C’est en allant vers des situations qui nous rendent inconfortables qu’on se sent par la suite à l’aise dans plusieurs autres facettes de nos vies. C’est grâce à ce type de moment-là qu’on se sent capable de toujours aller plus loin et de repousser nos limites.

Seriez-vous prêts à vivre une expérience sportive comme celle de la Traversée du lac Abitibi?

Permettez-vous de la vivre à travers le premier épisode Froid des Voyages virtuels Abitibi 360. Maintenant disponible sur YouTube et à notre bureau d’information touristique.

Les voyages virtuels Abitibi 360 sont

Produit avec la participation du :

Fonds Bell

Fonds d’aide au rayonnement des régions

Présenté par :

Beside

Une production de :

Nadagam films

En collaboration avec :

Tourisme Val-d’Or

La Fabrique culturelle

 

Sources :

Réseau de veille en tourisme – Les événements sportifs, un atout pour la destination

Article écrit à l’aide d’une entrevue avec M. Patrick Girouard, membre du comité organisateur de la Traversée du lac Abitibi, il a aidé à faire la relance de l’événement depuis 4 ans, il en est à sa cinquième traversée.

 

Image de couverture | Guillaume Rivest

La raversée du lac abitibi c'Est plus qu'un événement sportif, c'est du dépassement de soi à voir dans les voyages virtuels Abitibi 360