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Archive for category: Dans les coulisses du tourisme à Val-d’Or

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1

Du 16 au 22 juillet 2018 se déroulera la cinquantième édition du Tour de l’Abitibi, et c’est Val-d’Or qui en est la ville hôtesse. Pour l’occasion, on a voulu en savoir un peu plus sur l’envers du décor : trois personnes impliquées dans le Tour de l’Abitibi m’ont raconté des anecdotes ou encore des moments marquants qu’ils ont vécus au cours des éditions passées. Prépare-toi, tu ne manqueras pas d’être surpris!

L’équipe médicale, adeptes d’adrénaline et joueurs de tours

Équipe médicale Tour de l'Abitibi

L’équipe médicale du Tour de l’Abitibi. Marie-Ève est la deuxième personne en partant de la gauche.

À la recherche d’anecdotes, j’ai d’abord discuté avec Marie-Ève Dionne. Elle est infirmière dans l’équipe médicale du Tour de l’Abitibi depuis quelques années.

On ne s’en doute pas, être dans cette équipe là, ça veut souvent dire être sur l’adrénaline. Et quand il est question d’adrénaline, on pourrait prendre en exemple chacun des accidents pris en charge par l’équipe au fil des années. Il paraîtrait qu’un cycliste en pleine course est déjà rentré dans une fenêtre de pare-brise… Plus de cent points de suture dans le visage s’en sont suivi. Marie-Ève m’expliquait aussi que puisqu’elle doit toujours être prête à intervenir, la voiture de l’équipe médicale se tient toujours près du peloton de cyclistes. Après qu’un accident se soit produit, l’auto doit réussir à retourner se positionner derrière le peloton. Tu parles d’adrénaline!

L’équipe médicale a aussi sa petite tradition : la « Course Kentucky ». À chaque course de Preissac à Val-d’Or, les membres de l’équipe s’arrêtent au PFK avant de se rendre à Preissac. Arrivés à destination, ils s’installent sur une civière comme ils le feraient sur une table pour déguster leur festin. C’est reconnu, le poulet Kentucky est au menu à chaque course Preissac – Val-d’Or, et l’équipe médicale fait toujours des jaloux!

Marie-Ève s’est aussi tout de suite mise à rire en me racontant les tours que son équipe avait l’habitude de jouer à l’ancien président du Tour de l’Abitibi. Après avoir donné le coup de départ, celui-ci devait se dépêcher à rejoindre la voiture du président, qu’il conduit à la suite des cyclistes. Histoire de lui compliquer la tâche, l’équipe a déjà mis de l’eau sur le siège conducteur. Pas le choix, le président devait continuer sa route avec les deux fesses mouillées!

Des années marquantes pour le Tour de l’Abitibi

Directeur technique du Tour de l’Abitibi depuis de nombreuses années, Bruno Gauthier ne manquait pas d’histoires surprenantes à me raconter. L’une des éditions qui l’a le plus marqué est celle de 2008, qu’il appelle « l’année marathon ».

Il y a dix ans, la décision de faire du Tour de l’Abitibi l’une des étapes de la Coupe des Nations a été prise avec l’Union Cycliste Internationale (UCI). Cela ne pouvait malheureusement pas permettre aux équipes régionales de participer, comme l’équipe du Québec ou celle d’IAMGOLD.  On ne voulait pas les mettre de côté, car le Tour de l’Abitibi représente depuis toujours une belle opportunité pour ces équipes. L’événement s’est donc fait en deux parties : la Coupe des Nations a eu lieu, sans les équipes régionales, puis le Tour de l’Abitibi s’est produit dans sa formule habituelle. Les courses se sont étirées sur dix jours! Un gros défi pour Bruno, qui en était à sa première année comme directeur technique.

Par ailleurs, puisqu’il s’occupe entres autres de la préparation des courses et des tracés, Bruno travaille beaucoup avec les équipes. Il a donc plusieurs instructions à leur donner, mais comme il l’a appris, la communication n’est pas toujours facile.

En 2007, l’une des étapes du Tour consistait à une course contre la montre individuel avec un départ dans les galeries souterraines de l’Ancienne-mine-Lamaque à la Cité de l’Or. Oui, oui, sous terre! Toutes les équipes étaient bien occupées à s’assurer que leurs vélos allaient être descendus au bon endroit… sauf une. Alors que tout le monde s’était mis à la tâche, les membres de l’équipe de l’Ouzbékistan étaient introuvables. Imagine la surprise de Bruno en trouvant finalement l’entraîneur de l’équipe en train de relaxer, une bière à la main. Impossible de lui expliquer qu’il faut descendre les vélos de son équipe sous terre : il ne parlait ni français, ni anglais. Même après avoir essayé de lui expliquer la situation avec des dessins, l’entraîneur ouzbek était toujours confus. Il a fallu que Bruno et ses collègues le fasse monter dans leur voiture jusqu’à la Cité de l’Or pour réussir à lui faire comprendre qu’il devait préparer les vélos de son équipe sous terre. Surmonter la barrière du langage, c’est parfois plus difficile que l’on croit!

Tour de l'Abitibi CLMI épreuve

L’épreuve du contre-la-montre-individuel du Tour de l’Abitibi s’est faite de nombreuses fois avec un départ à 300 pieds sous-terre.

Tour de l'Abitibi départ sous terre

Le Tour de l’Abitibi a eu longtemps une épreuve dont le départ se faisait à la Cité de l’Or dans les galeries souterraines d’une ancienne mine d’or.

Tour de l'Abitibi Val-d'Or Cité de l'Or

Pour de nombreux cyclistes, le départ du contre-la-montre-individuel à 300 pieds sous terre représentait leur première expérience dans une mine.

Tour de l'Abitibi compétition cycliste UCI

Suzanne Fortin, présidente du Tour de l’Abitibi accompagnée de Bruno Gauthier, vice-président et directeur technique lors du Gala Mérite cycliste québécois 2015 au cours duquel Bruno a remporté le Mérite cycliste québécois de bénévole de l’année dans la section route et piste.

Une première expérience hors du commun

Caravane Tour de l'Abitibi

La caravane est le nom utilisé pour désigner l’ensemble des voitures qui suivent les cyclistes lors du Tour de l’Abitibi : voiture du président, juge, équipes, etc.

J’ai finalement parlé avec Suzanne Fortin, présidente du conseil d’administration du Tour de l’Abitibi depuis 2011. Elle avait toute une mésaventure à me raconter, et elle s’est produite lors de sa première année en tant que présidente.

À chaque année, la voiture du président ou de la présidente est la première en avant du peloton. On y amène certains des partenaires financiers importants du Tour dans l’objectif de leur faire vivre la course. Suzanne Fortin m’expliquait que c’est une façon de leur donner un accès spécial à la course. C’est très impressionnant d’être si près des cyclistes en action. Lors de sa première année, la présidente voulait donc à tout prix que les partenaires financiers soient contents de leur expérience. Malheureusement pour elle, la voiture a fait une crevaison pendant la course. On peut imaginer son stress augmenter… Elle m’a confié qu’à ce moment-là, elle s’est même dit qu’elle était en train de vivre le pire moment de sa vie!

Suzanne et ses passagers n’ont pas eu le choix de s’arrêter sur le bord de la route. Le découragement se faisait sentir. Par chance, il y avait des résidents du coin qui s’étaient installés pour regarder la course et qui avaient remarqué la crevaison. Un homme avait même tout ce qu’il fallait dans son garage pour remédier au problème. En dix minutes, le pneu était réparé et la voiture repartait! Il fallait maintenant passer à travers le peloton pour retourner à l’avant.

Au final, les commanditaires ont dit avoir vécu cette journée-là la meilleure course à laquelle ils avaient assisté. Ce n’est pas à tous les jours qu’on a l’occasion de passer en voiture à travers un peloton de cyclistes pendant une course! Le pire moment de Suzanne est donc rapidement devenu l’un de ses meilleurs souvenirs. Tout est bien qui finit bien!

Photo de couverture | Société d’histoire d’Amos – Fonds Tour de l’Abitibi

La Créativité imprimée sur le cœur

La Créativité imprimée sur le cœur

En travaillant avec l’entreprise Trim-Line de l’Abitibi, j’ai découvert une très grande créativité et un côté artistique chez les membres de leur équipe. En 2017, nous avons créé deux nouvelles images représentant deux aspects forts de Val-d’Or. La première montre la diversité culturelle de la ville depuis 1935 grâce à l’arrivée de nombreux immigrants venus travailler dans les mines. La seconde image rappelle la route transcanadienne, la 117 qui traverse Val-d’Or, mais aussi le Canada au complet. Après avoir conçu ces deux images avec l’aide de Caroline Trudel de CET Création, nous voulions la faire vivre notamment à travers différents produits promotionnels. Nous avons donc fait affaire avec Trim-Line.

Val-d'Or Abitibi-Témiscamingue Je t'aime I love you traduction translation
Route 117 Val D'or Abitibi témiscamingue

Notre image Val-d’Or Je t’aime écrit dans les langues des peuples en plus grand nombre ayant collaboré à la création de Val-d’Or et notre image de la route 117, une route transcanadienne traversant le Canada d’un océan à l’autre et qui passe par Val-d’Or.

Je croyais que produire des articles promotionnels ne demandait pas beaucoup d’efforts et de créativité. Grosse erreur de ma part! En fait, je ne crois pas que nous aurions d’aussi beaux produits si Sylvie de Trim-Line n’avait pas été là. Elle nous a conseillé et suggéré des alternatives qui se sont souvent avérées de bien meilleures idées que nos idées initiales. Se tenant toujours à jour, elle a pu nous suggérer des objets tendance et des nouveautés auxquelles nous n’avions pas pensé. Et que dire de son service, sa bonne humeur, sa patience et son professionnalisme! De plus, Trim-Line se fait un plaisir de mettre en valeur des entreprises de chez nous en personnalisant des produits de différentes compagnies, dont Fourrures Grenier de Barraute.

boutique souvenirs valdor
Souvenirs Val-d'Or Abitibi temiscamingue giftshop

Nos deux images sur des objets promotionnels en vente à notre boutique du bureau d’information touristique de Val-d’Or.

En plus des objets promotionnels que nous avons fait faire, Trim-Line est aussi notre partenaire dans le cadre de notre Infomobile. C’est Kim et Travis qui créent et posent le lettrage sur notre voiture. Malgré des explications floues et pas très claires de ma part, Kim a toujours su nous proposer un visuel dynamique répondant à nos besoins et qui soit attirant pour l’œil. Cette année, nous avons changé le visuel de l’Infomobile pour la troisième fois et je dois avouer qu’il s’est surpassé!

L’Infomobile est en soi une œuvre d’art! Il a vraiment exprimé son côté artistique en dessinant de façon réaliste des emblèmes du patrimoine valdorien et de notre culture : avion militaire T-33 T-Bird, maison du Village minier de Bourlamaque, Tour Rotary, la forêt, le peuple anicinabe, etc. Les deux côtés du véhicule sont différents ce qui renforcit son caractère unique. En même temps d’être réalistes, les dessins tracés au trait noir sont très artistiques et inspirants. Si je voyais ce véhicule lors d’un voyage, je voudrais savoir quels sont ces bâtiments et où je peux les voir en vrai!

Infomobile Val-d'Or bureau d'information touristique mobile

Notre Infomobile 2018, côté passager

Bureau d'information touristique mobile val d'or abitibi témiscamingue

Notre Infomobile 2018, côté conducteur

Pour réaliser ce projet, Kim et Travis ont fait une partie du visuel avec une tablette à dessin numérique. Généralement, la plupart des projets sont faits sur ordinateurs avec un logiciel de graphisme. « On a eu beaucoup de plaisir à faire ce projet. C’était vraiment intéressant », m’a confié Kim lorsqu’on discutait de son travail. Un travail qui regorge de surprises et qui prend des proportions qu’on ne pourrait soupçonner.

Le client vient souvent avec des idées et des images. Le plus difficile c’est de mettre sur papier ce que le client voit dans sa tête. Le défi c’est de faire quelque chose d’original sans recopier ces images ou ces idées.

Kim travaille chez Trim-Line depuis maintenant 18 ans. C’est d’ailleurs en commençant à travailler là que son talent artistique et créatif s’est développé. Kim fait maintenant davantage de gestion de projets et de vente. Par contre, il avoue qu’il se choisit parfois quelques projets à un fort potentiel de créativité.

En me parlant de son travail, l’enthousiasme de Kim est clairement monté d’un cran. Notre discussion, qui était d’abord par rapport à son travail de l’Infomobile, a bifurqué sur les défis, les particularités et les innovations qu’apporte le design de grandes affiches et de voitures.

Le visuel que l’on met sur une voiture doit être vu en une ou deux secondes. Il n’y a pas de place pour la mise en page et de longs textes. Il faut être original et arriver avec un concept qui attire l’œil. Il n’y a pas de formation pour ce genre de graphisme. On apprend avec l’expérience. Il faut être observateur. Quand on aime ou qu’on n’aime pas quelque chose, on se demande pourquoi et on prend des notes et on s’améliore comme ça ,

me racontait Kim. Il a d’ailleurs écrit un billet de blogue à ce sujet sur le blogue de Trim-Line. Tu peux le lire en cliquant ici.

On peut admirer leur travail à différents endroits à Val-d’Or. Par exemple, c’est l’équipe de Trim-Line qui a conçu la murale des Foreurs sur la devanture du Centre air Creebec ou encore la murale historique dans le centre commercial Les Galeries Val-d’Or.

Centre air Creebec enseignes extérieur Val-d'Or

La devanture du Centre air Creebec représentant l’équipe de la Ligue Junior Majeur de Val-d’Or, les Foreurs, a été conçue par Trim-Line.

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C’est Trim-Line de l’Abitibi qui a fait la murale historique des Galeries Val-d’Or. Cette murale relate plusieurs faits historiques des débuts de Val-d’Or.

L’innovation et une veille de ce qui se fait ailleurs sont aussi deux éléments très importants du métier. Cela permet de proposer toujours de nouveaux produits, mais aussi d’offrir toujours une plus grande qualité au meilleur coût. Rester à l’affût des nouveautés est donc primordial selon Kim, ce qu’il s’applique à faire constamment.

Bref, j’ai découvert avec Trim-Line de l’Abitibi une équipe passionnée et engagée avec qui il est vraiment agréable de travailler. Grâce à eux, notre travail de promotion touristique et vos souvenirs de voyage chez nous sont bonifiés.

 

Photo de couverture | Kelly Sikkema sur Unsplash

Un bilan de feu

Un bilan de feu

Le mercredi 13 juin dernier se tenait notre Assemblée générale annuelle. Lors de cet événement, on y présente notre rapport annuel dans lequel se trouve l’ensemble des activités et projets mis à terme dans la dernière année.

Tous les membres de l’équipe permanente mettent la main à la pâte en énumérant et décrivant les différents projets et activités qu’ils ont coordonnés. De mon côté, je dois aussi me charger de disposer le tout en un document professionnel et clair. Bref, je m’occupe du graphisme. J’ai donc l’opportunité de voir l’ensemble du rapport annuel. Parce que disons-le, même si on se donne parfois des objectifs (genre lire le rapport annuel), l’ensemble des tâches qu’on a à faire et le train-train quotidien nous font parfois déroger des choses superflues qu’on s’était dit qu’on voulait faire.

Bref, je lis notre rapport annuel.

Mon ami, c’est un rapport annuel sous le sceau du dynamisme, du développement, des partenariats et de la performance! Je ne réalisais pas à quel point on avait une équipe flabergastante et à quel point on travaille fort! Deux nouvelles images promotionnelles pour nos objets souvenirs et promotionnels, un plan de communication, un nouveau guide touristique, un nouveau événement pour amasser des fonds, en partenariat avec le Centre d’exposition, une augmentation et un raffinement de notre présence sur le web, un partenariat avec Tourisme Amos-Harricana et une méchante grosse augmentation des tournées de presse! Ça, c’est les points les plus forts de notre rapport annuel 2017. Seulement les plus forts; parce qu’il y en a plus encore. Parce qu’il y a tout le travail qu’on faisait déjà avant de développer ces nouveaux projets, partenariats.

boutique souvenirs valdor

Nos deux nouvelles images: Val-d’Or, je t’aime et la route 117 représentant le côté multiculturaliste de la ville et la mythique route transcanadienne qui traverse la ville.

En lisant notre rapport annuel, j’étais fière de mon équipe. Fière de participer au développement de Val-d’Or et l’Abitibi-Témiscamingue. Fière de contribuer à une image positive de notre territoire. Mais surtout, j’étais fière de tout le travail accompli en si peu de temps avec si peu de personne.

Si tu veux lire ce fameux rapport annuel, tu n’as qu’à cliquer ici.

Histoire de famille

Histoire de famille

Depuis sa fondation, l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or (OTCVO) doit faire appel à du personnel étudiant afin de répondre à l’achalandage estival de son bureau d’information touristique. Depuis que je suis à l’emploi de l’OTCVO, c’est environ 120 à 130 emplois saisonniers que nous avons comblés au fil du temps.  Certains jeunes sont restés dans l’équipe pendant toute la durée de leurs études (2, 3 ou 4 saisons consécutives) et d’autres ont travaillé qu’un été.

alexandre audet ancien employés OTCVO

Lors de son passage à l’OTCVO, Alexandre a été conseiller en séjours puis coordonnateur. Il s’est aussi prêté au jeu d’une séance photo.

Ce qui me réjouit aujourd’hui c’est de croiser certains de ces jeunes qui font leur marque dans notre communauté ou ailleurs tel qu’Alexandre Audet maintenant directeur général du Quality Inn Val-d’Or, Marie-Hélène Corbeil cofondatrice du restaurant le Windsor ou Alain Rousseau enseignant en tourisme en Gaspésie.

À travers les années, je constate que l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or c’est aussi une histoire de famille. Parmi nos étudiants, nous avons souvent accueilli deux membres d’une même famille. Les sœurs Corbeil furent parmi les premières, les filles du maire actuel de Val-d’Or. À l’époque où ces filles ont travaillé au bureau d’information touristique de Val-d’Or, M. Corbeil exerçait toutefois encore la profession de dentiste. Depuis que je suis en poste, les étudiants n’ont jamais bénéficié de traitement de faveur selon leur origine. Pour assurer un service de haute qualité, les étudiants doivent respecter les critères d’embauche et nous avons toujours embauché ceux qui se démarquaient le plus par leurs qualités et leur personnalité.

Nous avons accueilli les sœurs Harnois; des filles pleines de joie et des projets plein la tête. Encore tout dernièrement, notre belle Stéphanie se lançait dans une grande aventure, soit stagiaire à la délégation du Québec au Brésil (pour lire l’article à ce sujet, clique ici). Dans tous les cas à une exception près, aucun membre d’une même famille n’a travaillé ensemble durant une même saison. On se souviendra aussi de Justine et Bertrand ayant des personnalités légèrement timides, mais avec un petit côté original, notamment avec leurs souliers aux styles et couleurs éclatantes.

Jessica Harnois conseillère en séjours au bureau d'information touristique de Val-d'Or

Jessica a été conseillère en séjours en 2007 et 2008.

Stéphanie Harnois ancienne étudiante à l'OTCVO

Stéphanie a été conseillère en séjours en 2009 et 2010.

Avec ces jeunes, ce qui nous fait plaisir par-dessus tout c’est lorsque nos anciens étudiants passent nous dire bonjour lorsqu’ils passent dans le coin et nous donnent des nouvelles. Cela témoigne des liens et des amitiés que nous créons au fil du temps. Nous les voyons aussi grandir, prendre de l’assurance et avancer dans la vie. Les voir évoluer ainsi est un immense plaisir.

Je me souviens du premier été de Mathieu; il avait encore son physique de préado, il était timide, mais d’une efficacité impressionnante. La dernière fois qu’il a fait un remplacement pour nous dépanner il avait le physique d’un homme aux larges épaules et avait une grande assurance.  Sa sœur Annie-Claude, calme et souriante sera à sa deuxième saison avec nous.

Mathieu premier emploi

Mathieu, en 2011, lors de sa première saison avec nous.

Mathieu conseiller en séjours

Mathieu, en 2016, lors de sa dernière saison avec nous.

notre équipe notre âme employé office du tourisme et des congrès de val-d'or

Annie-Claude, la sœur de Mathieu, est le calme et la douceur incarnée. Cet été, elle en sera à sa 3e saison avec nous.

Pour les sœurs Dulude, ce sera le début d’une nouvelle aventure pour Véronique, la sœur de Christine.  Nous avons déjà très hâte de l’accueillir. Nous apprécions beaucoup Christine et elle nous a été d’un grand recours l’hiver dernier. En plus d’assurer le service d’accueil les fins de semaine elle nous a aidés dans les mises à jour du site web en plus d’écrire de magnifiques billets de blogue.

soeurs Dulude employés Office du tourisme et des congrès de Val-d'Or

Christine (à droite) et Véronique (à gauche) Dulude, deux athlètes au badminton.

Nous sommes privilégiés de partager l’espace d’un été la vie de ces jeunes. On se souvient toute notre vie de nos emplois d’été encore plus lorsque c’est le premier. Chaque année, on espère avoir marqué leur vie de façon positive et avoir été une oreille attentive lorsqu’ils avaient besoin d’écoute. De les avoir accompagnés avec compassion lorsque certains vivaient des problèmes personnels et de partager les joies et les réussites, quelles qu’elles soient.

Comme la famille occupe une place de choix dans nos vies, nous faisons appel à eux aussi comme bénévoles et figurants lors des séances photo. Tous y sont passés: employés, parents, conjoints, enfants, oncles, sœurs et même les amis. C’est avec plaisir qu’ils se sont prêtés au jeu sur la coordination et la patience de notre photographe des dernières saisons : Marie-Claude Robert.

visite val-d'or voyage abitibi-témiscamingue cité de l'or

Lors de notre dernière séance photo à la Cité de l’Or, nous avons fais appel aux enfants de Nancy, la directrice général ainsi qu’une de nos conseillères en séjours, Frédérique.

Journées de la culture 2017 programmation Val-d'Or

Pratiquement toute la famille de Kristel, responsable des communications et marketing, est passée sous l’appareil photo de Marie-Claude. Sur cette photo, on y voit sa sœur et ses deux nièces!

Sur la photo de couverture | Audrey, Jason, Laurence et Charline lors de la saison estivale 2014

Mon travail de conseillère en séjours

Mon travail de conseillère en séjours

Je travaille comme conseillère en séjours au bureau d’information touristique de Val-d’Or depuis le mois d’août 2017. J’avais entendu, de bouche-à-oreille, que c’était un travail très plaisant et enrichissant pour les étudiants. Laissez-moi vous dire que je ne regrette pas d’y être allée porter mon CV!

Avant de commencer à travailler, je pensais que je connaissais bien ma région. J’avais déjà visité la plupart des villes et de nombreux attraits touristiques, de Témiscamingue jusqu’à La Sarre. Mais je me suis vite rendu compte que j’étais loin d’avoir tout vu!

Les tâches d’une conseillère en séjours

Comme conseillère en séjours, je dois savoir sur le bout des doigts les attraits touristiques de Val-d’Or, les activités organisées, les spectacles, les festivals et l’actualité. Il faut aussi connaître en très grande partie les attraits touristiques offerts en Abitibi-Témiscamingue. Tout cela pour mieux conseiller les visiteurs lors de leur séjour selon la durée de leur visite et leurs intérêts. Mais mes connaissances ne doivent pas s’arrêter là, je dois aussi être au courant du tourisme des autres villes et régions partout au Québec.

Je considère que mon rôle est très important sur l’opinion des gens qui viennent visiter la ville puisque je suis la première impression que les visiteurs ont en venant dans notre belle et grande région. C’est un devoir pour moi d’offrir le meilleur service possible afin qu’ils se réjouissent de leur passage et qu’ils désirent revenir.

Anecdotes

Certains Québécois de la grande ville ont encore de vieilles mentalités par rapport à l’Abitibi-Témiscamingue et croient que nous habitons dans le « Grand Nord ». Je me souviens d’une femme qui est passée au bureau l’automne dernier; elle me disait qu’elle était agréablement surprise et soulagée de voir à quel point la route 117 était dégagée. Elle avait peur que les branches des arbres égratignent sa voiture. Un autre homme nous a déjà téléphoné pour savoir si nous avions une épicerie et de l’eau courante à Val-d’Or.

Pourquoi j’aime mon travail

Je trouve que la ville a beaucoup à offrir et gagne à être connue. Il y a des activités pour tous les goûts en passant par les arts, avec notre magnifique centre d’exposition, aux sports de plein air avec notre Forêt récréative. Été comme hiver, ce n’est pas les activités qui manquent, croyez-moi!

Ce que j’aime le plus de mon travail, ce sont les clients. Ceux qui viennent de l’extérieur et qui sont impatients d’aller tout visiter. La plupart sont très gentils, intéressés par ce que je leur propose et veulent en savoir plus. Je rencontre des gens de partout de la province, mais aussi de différents endroits dans le monde comme l’Australie, les Pays-Bas ou le Salvador. Chaque fois, je leur demande de me parler un peu de l’endroit d’où ils viennent.

Centre d'exposition val-d'or arts visuels

Le Centre d’exposition présente des expositions temporaires d’ici et d’ailleurs différentes à environ tous les 4 mois, en plus d’une exposition permanente changeant à tous les 3 ans environ.

vélo val-d'or Abitibi-Témiscamingue

La Forêt récréative de Val-d’Or offre de nombreuses activités de plein toute l’année: patin à glace, raquette, ski de fond, vélo, vélo de montagne, patin à roues alignées, parc d’entraînement extérieur, cueillette de petits fruits et sentiers pédestres.

Si jamais vous êtes en panne d’idées et vous désirez découvrir de nouvelles activités, passez me voir au bureau d’information touristique de Val-d’Or.

Mon éditorial – le tourisme est une grosse pieuvre ni noire, ni blanche

Mon éditorial – le tourisme est une grosse pieuvre ni noire, ni blanche

Tout n’est pas blanc ou noir. Développer, valoriser et faire la promotion du tourisme, ça n’implique pas seulement les services et produits touristiques.

Commençons avec le développement. Le développement, ça commence par le sentiment d’appartenance des habitants d’un territoire, leur fierté par rapport à leur terre, mais aussi la qualité de vie des citoyens. Si les habitants d’un territoire ne sont pas heureux et fiers de leur ville et de leur région, leur accueil aux visiteurs ne sera pas à son meilleur. Alors quand on s’implique dans un comité d’accueil des nouveaux arrivants ou qu’on assiste à une présentation sur un plan d’action pour la lutte contre le racisme et la discrimination, on fait du développement touristique! On participe à créer un milieu de vie riche de culture, de partage et d’activités pour le bien-être des citoyens. Des citoyens fiers et heureux sont les meilleurs hôtes du monde!

Quand on travaille à valoriser et mettre en lumière la richesse de la grande diversité culturelle à Val-d’Or, on met en valeur notre unicité, la personnalité et les couleurs de la ville. Quand on présente, dans nos plateformes de communication comme notre infolettre, notre blogue et nos réseaux sociaux, ce qui se passe à Val-d’Or et qui n’a pas de liens directs avec le tourisme, on informe les citoyens et participe à la même occasion à augmenter leur sentiment de fierté et d’appartenance envers la ville et la région. Alors, quand ils rencontrent des visiteurs ils peuvent parler de leur ville et de ce qui se passe ici en meilleure connaissance de cause. Ils deviennent alors de meilleurs ambassadeurs et les meilleurs conseillers en séjours qu’il soit. Et disons-le, lorsqu’on visite une ville, une région, un pays, on ne s’intéresse pas seulement aux attraits, mais à sa personnalité, ses couleurs, son histoire et ses secrets. On aime ça avoir l’opinion des locaux et leurs endroits favoris dans la destination. Ça rend notre voyage plus vrai, plus authentique et mémorable.

Ce qui m’amène à mon deuxième point; faire la promotion touristique d’un territoire, ce n’est pas seulement d’informer les futurs vacanciers des endroits où ils peuvent manger et dormir et qu’est-ce qu’ils peuvent faire. C’est leur présenter notre territoire sous tous ses angles pour leur donner le goût de venir nous visiter, nous connaître et échanger avec nous. De leur présenter nos paysages, notre culture, nos habitants et nos activités incontournables qui contribuent à la définition de notre identité.

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Notre image promotionnelle créée en 2017 par l’artiste Caroline Trudel qui se veut un hommage au multiculturalisme de Val-d’Or depuis ses débuts, à tous ses bâtisseurs qui ont su bien vivre ensemble et qui y travaillent encore aujourd’hui.

Les aspects économique, communautaire, culturel et social d’un territoire contribuent à créer et entretenir une industrie touristique en santé. Mais l’inverse est aussi vrai. Le tourisme ça permet de valoriser une culture, de diversifier et bonifier une économie en plus d’encourager la création d’événements et d’activités culturels, l’embellissement des espaces publics et l’installation d’infrastructures récréatives dont les citoyens peuvent aussi profiter.

C’est ce qui me fascine et me stimule le plus en tourisme, cette interrelation entre tous les aspects d’une société; son économie, ses gens, son environnement et plus encore. Un peu comme une grosse pieuvre qui étend ses tentacules partout et laisse sa trace à plusieurs endroits. Mon travail, je l’adore. Parce qu’il me permet de prendre part à quelque chose de plus grand que moi. Parce qu’il me permet de contribuer à l’amélioration et au bien-être de ma communauté. Et parce qu’il me permet de découvrir et plonger dans une multitude d’univers et de domaines différents.

Photo de couverture | Vlad Tchompalov

Le Talent créatif des chefs

Le Talent créatif des chefs

J’ai eu la chance de découvrir le métier de chef ainsi que les chefs d’Abitibi-Témiscamingue et leur talent créatif à travers l’organisation de notre évènement gourmand La Fine palette. Une créativité débordante, une passion sans nom et des produits de très haute qualité : voici ce que les chefs en Abitibi-Témiscamingue ont à t’offrir.

Qu’est-ce que l’évènement La Fine Palette

Organisé en collaboration avec le Centre d’exposition de Val-d’Or et l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or, cet évènement nous permettra d’amasser des fonds pour nos deux organismes, mais aussi de promouvoir l’art visuel et l’art culinaire. Le concept de La Fine palette, unique en région, est d’attribuer une œuvre en art visuel – sculpture, peinture, photo ou autre- à un chef qui doit s’en inspirer pour créer une bouchée. Depuis deux ans, ce sont les chefs d’Origine Nord-Ouest qui embarquent avec nous dans cette aventure avec enthousiasme. La deuxième édition aura lieu le 8 février prochain et présentera des œuvres faisant partie de la collection de la Ville de Val-d’Or. Tu peux d’ailleurs acheter ton billet en cliquant ici, ou en te rendant au bureau d’information touristique ou au Centre d’exposition.

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Les chefs ayant participé à la Fine palette en 2017, ainsi que l’artiste de l’oeuvre utilisée comme inspiration pour la création collective.

Dernière, de gauche à droite: Frédérick Bédard (Choc-Mango), Yves Moreau (Forestel), Sébastien St-Amour (Chef en Vous), Regis Henlin (Les Becs Sucrés-sales)

Devant, de gauche à droite: Patrick Pelletier (Cuisine Pro Chef Inc.), Edith Pellerin (Traiteur 100 Manières), Jacinthe Gigardin (l’Amadéus), Francyne Plante (Artiste de l’oeuvre Jardin ludique), Lise Deschaînes (Centre de formation professionnelle du Lac Abitibi), Bernard Flébus (Chef consultant à Gourmet Solution), Ghislain Trudel (Chef de mission et Promotions Agro) et Marc-André Côté (L’Amadéus).

Qui sont les chefs d’Origine Nord-Ouest

Origine Nord-Ouest est un regroupement de chefs cuisiniers souhaitant simplifier l’univers de la gastronomie et la rendre accessible à tous. Sur leur site Internet, on y trouve une foule de trucs et conseils, des recettes, des informations sur les produits régionaux, établissements, producteurs, les chefs et plus encore. Les chefs d’Origine Nord-Ouest ont deux livres de recettes à leur actif dans lesquels des recettes des chefs du regroupement proposent l’utilisation de nombreux produits régionaux. Ces livres, « Tout l’monde à table » et « Tout l’monde à table Tome II », sont en vente à notre bureau d’information touristique.

Les chefs, des artistes

Lors de nos rencontres avec les chefs, j’ai rencontré bien plus que des cuisiniers. En fait, j’ai découvert des artistes. En regardant les œuvres que nous avons sélectionnées, les yeux des chefs pétillaient d’inspiration et on y voyait clairement leur enthousiasme. D’ailleurs, aucun des chefs n’a été embêté par l’œuvre qu’il avait reçue.

Pour la deuxième année, nous avons lancé non seulement un défi au chef, mais aussi à un artiste. Cette année, l’œuvre collective sera faite de bouchées ou ingrédients dont l’artiste Christian Ponton aura fait la demande aux chefs. Lors de la première rencontre avec les chefs et l’artiste, j’ai été une fois de plus abasourdie par la créativité des chefs. Des idées dont je n’aurai pas crues possibles sortaient de toutes les bouches des chefs pour proposer des matières avec lesquelles Christian Ponton pourrait travailler: barbe à papa à l’érable, fondant, fromage, etc.

Les chefs, des artistes

La Fine palette est certes un évènement hors du commun et permettant aux chefs d’être vus pour les artistes qu’ils sont, mais ce n’est pas le seul moment de l’année qu’ils mettent à profit leur créativité.

Yves Moreau chef Forestel

Yves Moreau, Chef Exécutif du restaurant du Forestel, Le Monti

Par exemple, le chef Yves Moreau travaille comme Chef Exécutif au restaurant du Forestel Hôtel Suites, Le Monti. C’est à lui que revient la tâche de créer le menu dans lequel il incorpore de nombreux produits régionaux. Chaudrée de saumon et de crevettes aux pommes de terres de la ferme Lunick et aux poireaux; soupe amérindienne « sagamité » avec légumes racines, maïs, haricots, orge et perdrix; ravioli de homard, sauce crustacé aux tomates séchées et pesto de la Néoferme d’la Turlutte de la Motte avec copeaux de fromage du Québec et rillettes de porc des p’tits lards du nord émulsionnée au foie gras avec cidre de pomme à la Gadelle « Farfadel », compote de bleuets au pinot noir, pain brioche rôti ne sont que quelques exemples des choix proposés au menu. M. Moreau a participé à de nombreux évènements culinaires partout au Québec, mais aussi dans le monde dont les Olympiades internationales de l’Art culinaire IKA-Erfurt en Allemagne auxquels il a remporté deux médailles.

Régis Henlin chef Origine Nord-Ouest

Regis Henlin, Chef et propriétaire des Becs Sucrés-salés

Il y a aussi Régis Henlin, propriétaire du restaurant Les Becs sucrés-salés qui, pour le grand bonheur des gourmands confectionne des produits alimentaires comme confitures, sablés, pâtés et pâtisseries en plus de son menu de restaurant. Il offre aussi un service de traiteur qui propose des menus froids et chauds ainsi que soupers à domicile tout à fait sublimes et originaux. À mon humble opinion, je pourrais me nourrir que de ses petits fours!

Olga Coronado Mijangos

Olga Coronado Mijangos, Chocolatière et propriétaire de Choco-Mango

Je pourrais te parler de tous les chefs quand il est question de créativité, mais ça serait un peu trop long, je crois. Je vais donc terminer par un incontournable quand il est question de créativité; Olga Mijangos Coronado. Cette chocolatière tient un petit café au centre-ville de Val-d’Or : Choco-Mango. Olga respire la créativité et a toujours un nouveau projet ou un nouveau produit à proposer. Elle m’a déjà raconté que le soir quand elle ne s’endort pas, elle va à la cuisine et invente un nouveau chocolat! Les produits qu’elle propose sont de très grande qualité et lui ont permis de se faire connaître partout à travers le monde – peux-tu croire qu’elle a déjà représenté le Québec dans une activité de dégustation devant la Maison-Blanche aux États-Unis?! Son savoir-faire et son sens de l’innovation lui ont permis d’être sélectionnée pour participer en 2017 au projet « Or Noir » de la sommité mondiale Cacao Barry afin d’y créer sa propre recette de chocolat. Seulement 13 Canadiens ont été sélectionnés.

Si ce billet de blogue t’a donné envie voir les Chefs dans toute leur splendeur et leur créativité je te propose d’acheter ton billet pour La Fine palette en cliquant ici. Ce sera l’occasion de leur parler, de voir leurs yeux briller lorsqu’ils t’expliqueront qu’est-ce qui les a inspirés dans l’œuvre qui leur a été attribuée et de les entendre te chanter les ingrédients qu’ils ont choisis. Là ne t’emballe pas trop vite : je dis chanter, mais ils ne vont pas vraiment chanter. Par contre, tu entendras dans leur voix une harmonie créée par leur passion et leur enthousiasme; ça je te le promets. Alors, on se voit là-bas?

Sur la photo de couverture| Sébastien St-Amour, Chef en Vous

Crédit| Marie-Claude Robert

Squeezie au Québec – Tournée de presse hors du commun

Squeezie au Québec – Tournée de presse hors du commun

Alors que les réseaux sociaux prennent maintenant une grande place dans le choix de la prochaine destination voyage des gens, les tournées de presse sont de plus en plus importantes pour les destinations qui veulent attirer des visiteurs. La région a la chance d’accueillir de plus en plus de blogueurs, vlogueurs et influenceurs et cette année n’y a pas fait exception. Cet été, c’est Destination Canada qui a fait confiance à l’Abitibi-Témiscamingue pour une tournée de presse hors du commun.

Destination Canada a invité l’un des plus importants YouTubeur français à venir découvrir le Canada, mais plus spécifiquement le Québec pour la production de trois vlogs. En juillet dernier, nous avons donc accueilli Squeezie (Lucas Hauchard) et son caméraman Clément Birckel en collaboration avec Destination Canada et Tourisme Abitibi-Témiscamingue.

Préparer une tournée de presse

Comme la plupart des tournées de presse, une fois que nous avons une confirmation de leur passage, tout se passe rapidement. À peine 10 jours avant son arrivée, je reçois un message de ma collègue Anne-Marie Belzile de Tourisme Abitibi-Témiscamingue m’annonçant la venue de Squeezie et son caméraman pendant 48 heures à Val-d’Or. En quelques jours toutes les activités étaient réservées, nous avions en main son itinéraire complet de son séjour au Québec et nous étions prêtes à l’accueillir.

Lucas et Clément sont arrivés à Val-d’Or le samedi midi au Café Balthazar tel que prévu dans leur itinéraire établi pour maximiser leur temps et réaliser le travail pour lequel Destination Canada avait fait appel à eux. Nous avons diné tout en faisant connaissance et parlé plus en détail du programme qui les attendait dans les prochaines 48 heures.

Qu’a fait Squeezie à Val-d’Or

Première activité au programme; une randonnée en « VTT de montagne » dans les sentiers de vélo de montagne aménagés par la gang d’Accro-Vélo dont quelques membres nous accompagnent régulièrement lors des tournées de presse. Mélissa, Michel et Richard sont des passionnés de vélo, mais aussi de leur région. Ils sont vraiment un atout important pour nous lorsque l’on présente les activités que nous offre la Forêt récréative de Val-d’Or. Après un peu de préparation technique pour l’installation des caméras, c’est un départ. Il fait beau, il fait chaud et on a du fun! On termine ça avec une petite bière bien froide et déjà un fan qui vient de reconnaître Squeezie et lui demande gentiment une photo avec lui.

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L’équipe d’Accro-Vélo, Squeezie, Clément et moi après notre randonnée en vélo de montagne à la Forêt récréative de Val-d’Or.

Première activité au programme; une randonnée en « VTT de montagne » dans les sentiers de vélo de montagne aménagés par la gang d’Accro-Vélo dont quelques membres nous accompagnent régulièrement lors des tournées de presse. Mélissa, Michel et Richard sont des passionnés de vélo, mais aussi de leur région. Ils sont vraiment un atout important pour nous lorsque l’on présente les activités que nous offre la Forêt récréative de Val-d’Or. Après un peu de préparation technique pour l’installation des caméras, c’est un départ. Il fait beau, il fait chaud et on a du fun! On termine ça avec une petite bière bien froide et déjà un fan qui vient de reconnaître Squeezie et lui demande gentiment une photo avec lui.

Nous sommes déjà en fin d’après-midi. Je les accompagne pour faire leur admission à l’Auberge l’Orpailleur et leur laisse un peu de temps pour se préparer pour la soirée. Pour bien commencer la soirée, nous avons rendez-vous à la microbrasserie le Prospecteur pour une bonne bière locale en guise d’apéritif. C’est ici qu’Anne-Marie et moi commençons à prendre conscience de la popularité de Lucas au Québec. Avant notre départ, Lucas rencontre quelques fans et va même faire un petit tour dans les cuisines pour faire plaisir à un de ceux-ci. On m’a raconté qu’à partir ce moment a débuté sur les réseaux sociaux une espèce de chasse à l’homme afin de savoir où se trouvait Lucas. Plusieurs se questionnaient aussi sur la raison de sa présence à Val-d’Or. Il faut savoir que personne en dehors nous ne savait que le célèbre Squeezie était de passage dans la région. Cette folie nous a suivi jusqu’au Bar Bistro l’Entracte. Après le repas, des fans lui courraient après dans la rue pour des photos et des autographes. Pour ma part, je trouvais ça très amusant, car c’était la première fois au niveau professionnel que j’accompagnais quelqu’un qui suscitait autant d’intérêt.

Plus tard en soirée, Lucas et Clément souhaitent vivre l’expérience d’une fête foraine typique du Québec alors nous allons faire un tour au Beauce Carnaval présent à Val-d’Or lors de leur passage. Nous y sommes restés pendant plus d’une heure trente. Durant tout ce temps, Lucas est sollicité dans tous les sens par de nombreux fans qui souhaitent lui parler, se faire prendre en photo avec lui ou obtenir un autographe. Pour sa part, Clément filme cette scène étourdissante de la rencontre entre Squeezie et ses fans du Québec. En fin de soirée, lorsque nous arrivons à quitter la fête, j’ai demandé à Lucas s’il s’attendait à faire autant de rencontres. Il m’a confié qu’il était conscient qu’il avait des fans au Québec considérant que nous sommes francophones, toutefois il ne s’attendait pas à un accueil aussi marquant. Il était très excité, survolté et heureux de sa soirée et des rencontres qu’il avait faites avec les jeunes fans tant autochtones qu’allochtones.

Nous terminons le séjour sur le site culturel de Kinawit. Le calme après la tempête fut très apprécié. Nous sommes arrivés sur le site après le diner donc Lucas et Clément ont pu travailler dans le calme et préparer les derniers tournages de ce périple au Québec qui a duré au total sept jours.

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Lysiane, notre guide à Kinawit a purifié nos deux invités à leur arrivée, un rituel autochtone.

banik pain autochtone Kinawit Val-d'Or Québec

Lors de leur passage à Kinawit, Squeezie a cuisiné de la banik, un pain traditionnel autochtone.

En attendant son vidéo sur son séjour à Val-d’Or en Abitibi-Témiscamingue, visionner celui annonçant son passage au Québec. 🙂

Pour avoir accompagné personnellement Lucas et Clément durant leur séjour, je peux vous affirmer que ce sont des jeunes très sympathiques. Même s’ils sont très sollicités par les fans, ils restent très accessibles. Sur le plan professionnel, je dirais que ce sont des machines! Toujours en train de discuter des séquences, des scènes et des défis techniques. Le mandat qu’ils ont reçu de Destination Canada est une première expérience pour eux et ils ont effectué les tournages avec beaucoup de professionnalisme et de soin afin de bien mettre en valeur le Québec. J’ai vraiment hâte de voir le résultat.

Bilan de la saison estivale 2017: tournées de presse en hausse

Bilan de la saison estivale 2017: tournées de presse en hausse

VAL-D’OR, 18 septembre 2017 – Alors que la saison touristique estivale 2017 a été marquée par de nombreuses tournées médiatiques, l’achalandage aux attraits touristiques et au bureau d’information touristique de Val-d’Or a pour sa part enregistré une certaine stabilité.

Avec un été riche en célébrations avec les fêtes du 375e anniversaire de Montréal, le 150e anniversaire du Canada et les grands voiliers de Québec, la Vallée-de-l’Or a toutefois réussi à tirer son épingle du jeu. En effet, les efforts de tous les acteurs touristiques font en sorte que notre région attire de plus en plus de tournées médiatiques. La région a d’ailleurs été l’hôte de nombreuses tournées de presses. Le passage de nombreux blogueurs, journalistes, vlogueurs et influenceurs joue un rôle majeur sur la notoriété de notre destination. De plus, l’impact de ces nouveaux médias est plus important que de la publicité telle que nous l’avons toujours connue.

Les attraits touristiques ont connu un achalandage similaire ou légèrement à la hausse pour certaines clientèles ce qui est normal puisque l’an dernier était une saison record pour plusieurs. On ne peut s’attendre à battre des records tous les ans. Considérant notre été plutôt froid et pluvieux, les activités extérieures telles que les visites aux Jardins à fleurs de peau et la pêche ont connu des baisses. Nos évènements majeurs, dont le Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue et le FRIMAT ont eu une très belle édition 2017. En ce qui concerne le Bureau d’information touristique de Val-d’Or, nous avons eu une légère baisse d’achalandage, pour les actes de renseignement traditionnel, en juillet et en août.

Puis, un bilan de saison estivale ne serait pas complet sans un résumé des activités de l’Infomobile qui est maintenant devenu un service bien implanté par l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or à son bureau d’information touristique. Cet été, le véhicule a parcouru 3 464 km sur les territoires de la Vallée-de-l’Or et d’Amos-Harricana. Plus de 7 800 guides touristiques de la Vallée-de-l’Or, cartes touristiques de Val-d’Or et guides touristiques d’Amos-Harricana ont été distribués de la mi-mai à la fin août dans 26 lieux et 14 évènements à fort potentiel touristique. De plus, l’Infomobile a fait 3 tournées de presse avec 10 médias de l’extérieur de la région. Nous tenons aussi à remercier nos partenaires de ce projet : Poirier Hyundai, Trim-Line, Tourisme Vallée-de-l’Or, la Ville de Val-d’Or et Tourisme Amos-Harricana.

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Source et information

Nancy Arpin, Directrice générale
819 824-9646, poste 6224
nancy.arpin@ville.valdor.qc.ca

*Communiqué transmis en partenariat avec Tourisme Vallée-de-l’Or

Partenaires saison touristique 2017 Office du tourisme et des congrès de Val-d'Or
Voyager à travers les gens

Voyager à travers les gens

Je travaille à l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or depuis de nombreuses années et je suis encore très passionnée par mon travail, car chaque journée ne se ressemble pas. Au fil du temps, j’ai eu le privilège de rencontrer des visiteurs provenant des quatre coins de la planète. Autant nous pouvons avoir un impact sur l’expérience des visiteurs et leur découverte de notre destination, autant ils ont un impact sur nous dans ces rencontres où l’être humain est au centre des souvenirs de chacun. Je me permets de te raconter quelques souvenirs et anecdotes de voyageurs qui m’ont marquée au fil du temps.

De l’Allemagne au Canada

Au milieu des années 90, je faisais beaucoup d’accueil au bureau d’information. Notre destination était encore moins connue qu’aujourd’hui et le simple fait de s’aventurer au-delà de la Réserve faunique La Vérendrye était un exploit en soi pour de nombreux visiteurs. Mais certains touristes étrangers l’ont fait. Je me souviendrai toujours d’un jeune couple d’Allemands dont la dame était enceinte de quelques mois. Ils traversaient le Canada en motorisé et ne parlaient ni le français ni l’anglais. De mon côté, je me limitais au français, à l’anglais et quelques mots d’espagnol (como esta? cerveza por favor et vino tinto!). Nous étions loin de pouvoir communiquer ensemble aisément. Après avoir laissé tomber la gêne de la barrière de la langue, nous avons fini avec imagination et persévérance à nous comprendre. Le jeune couple cherchait de l’information sur les campings le long de leur itinéraire. Ils sont même revenus au bureau plus tard dans la journée pour m’offrir une fleur afin de me remercier. Dans ce cas-ci, un geste vaut mille mots.

La traversée de l’océan avec un motorisé

Grâce à notre travail, nous avons la chance de voyager à travers les visiteurs qui partagent leurs récits de voyage avec tellement d’enthousiasme. Il n’y a pas si longtemps, nous avons reçu un homme originaire de France d’un certain âge. Il avait déjà parcouru les deux côtes américaines longeant ainsi l’océan Atlantique d’un côté et le Pacifique de l’autre et une partie du Canada en solitaire. Dans son récit de voyage, il nous expliquait les ennuis mécaniques qu’il avait eu avec son motorisé. De plus, il lui était presque impossible de réparer son motorisé ici, car c’était un modèle européen qu’il avait traversé en bateau. Il devait le rapporter en Europe afin de le réparer, mais il promettait de revenir avec seulement son sac à dos pour terminer son voyage de plus d’une année.

De la plongée sous-marine à la motoneige

Un couple de la Guadeloupe préparait un voyage de motoneige au Québec. Pour ce faire, ils ont contacté, entre autres, le bureau d’information touristique de Val-d’Or. Pendant plusieurs semaines j’ai échangé avec eux afin de répondre à toutes leurs questions et de m’assurer que tout serait bien organisé à leur arrivée pour un séjour mémorable. Nos échanges sont devenus de plus en plus fréquents et de plus en plus amicaux. Nous échangions sur le temps qu’il faisait (pendant qu’on gelait au Québec avec nos -30 degrés, eux faisaient de la plongée sous-marine pratiquement tous les jours!). Lors de leur séjour, je suis allée les rencontrer le temps d’un déjeuner. Ils avaient même eu l’attention de m’offrir en cadeau une boisson typique des Antilles.

La foire aux questions loufoques

Voici le genre de questions que les visiteurs nous posaient avant que Google ne fasse partie intégrante de nos vies :

Est-ce qu’il y a des pirates de la route dans le parc?

La vaste étendue du territoire de la réserve faunique La Vérendrye a toujours influencé l’imaginaire des gens.

Est-ce que vous avez de l’électricité?

Eh oui, c’est une question qui nous a été posée à quelques reprises. Pourtant, le Village minier de Bourlamaque constitué de maisons en bois rond a été érigé en 1934 et 1935 dans le cadre d’un plan d’urbanisme moderne incluant les égouts et l’électricité.

Est-ce que je risque de me faire attaquer par un ours?

Le risque est faible, en Abitibi-Témiscamingue nous avons des ours noirs et non des grizzlis. Généralement, ils sont dix fois plus effrayés que nous et se sauvent dès qu’ils entendent des humains.

Ce qu’il y a de si extraordinaire dans le fait de travailler dans une région comme la nôtre (qui n’est pas pour le tourisme de masse) c’est que nous pouvons offrir un accueil personnalisé à l’échelle humaine. Je crois que c’est ce qui nous distingue, qui rend notre travail si stimulant et qui nous enrichit personnellement.