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Tout ce qu’il faut savoir sur la pêche blanche dans la Vallée-de-l’Or

Tout ce qu’il faut savoir sur la pêche blanche dans la Vallée-de-l’Or

Coutume héritée des Premières Nations, la pêche sur la glace, aussi appelée pêche blanche, n’est pas un loisir inconnu aux Québécois et aux Québécoises. Que tu sois un pêcheur amateur, un pêcheur expérimenté ou simplement un mordu de plein air, il y a plusieurs façons pour toi de profiter de la pêche blanche cet hiver. Voici donc tout ce que tu dois savoir au sujet de la pêche sur la glace dans la Vallée-de-l’Or.

Introduction à la pêche blanche

pêche sur glace Val-d'Or Abitibi-Témiscamingue tournoi de pêche blanche

Un groupe de pêcheurs autour d’une brimbale, lors d’une activité organisée par l’Association Chasse et pêche de Val-d’Or.

Si tu n’as jamais pêché sur la glace, ne t’en fais pas, tous les pêcheurs habitués ont déjà été débutants. Saches qu’il est important de t’informer de la réglementation de l’endroit où tu pêches. La MRC de la Vallée-de-l’Or se situe dans la zone 13 ; tu peux en connaître tous les détails sur le site web du ministère des forêts, de la faune et des parcs.

La première étape lors d’une journée de pêche blanche est de faire des trous dans la glace à l’aide d’une perceuse à glace. Tu pourras ensuite pêcher avec des cannes à pêches ou des brimbales (comme sur l’image à gauche). La cabane à pêche est facultative, mais bien pratique lors des journées froides. Si tu ne possèdes pas l’équipement nécessaires, certains endroits dans la MRC offrent ce genre de service.

Pssst! Il paraîtrait que bouger régulièrement les brimbales incite le poisson à mordre… à toi de le tester!

Les essentiels

Avoir un permis de pêche

Avoir un permis de pêche, c’est primordial pour aller à la pêche blanche. Il est possible de t’en procurer un chez les agents de ventes autorisés, comme au Canadian Tire. Les enfants peuvent normalement pêcher en vertu du permis d’un de leurs parents.

S’informer

Il est très important de t’informer sur la réglementation de l’endroit où tu pêches. Dans la Vallée-de-l’Or, les limites de prise sont à 6 pour le doré et pour le brochet, et à 50 pour la perchaude. Pour connaître les limites de prise d’autres espèces de poisson, ou pour connaître plus de détails sur la réglementation de ta zone de pêche, visite le site web du ministère des forêts, de la faune et des parcs.

Avoir accès à l’équipement nécessaire

Pour aller à la pêche sur la glace, tu auras besoin, au minimum, d’une perceuse à glace et de cannes à pêche/brimbales. Si tu ne possèdes pas ces équipements, ne t’en fais pas, tu peux te référer à des pourvoiries qui offrent le service de pêche blanche. Tu auras aussi besoin de vêtements chauds et d’un lunch si tu pêches toute la journée. Et n’oublie pas les appâts pour attirer le poisson! Contrairement à l’été, les « poissons appâts » morts sont permis l’hiver.

Où pêcher?

Avec ses 11 301 lacs, tu ne manqueras pas d’options dans la MRC de la Vallée-de-l’Or. Cependant, il n’est pas possible de faire de la pêche blanche dans la réserve faunique La Vérendrye, et il est toujours mieux de t’informer pour savoir si tu as le droit d’aller pêcher sur un lac.

Si tu recherches un endroit qui offre l’équipement de pêche sur la glace, on te recommande de faire appel à une pourvoirie. Par exemple, la pourvoirie du lac Guéguen en est une qui offre des services et aménagements pour la pêche blanche.

Conseils de sécurité

épaisseur de glace sécuritaire

Il ne faut pas s’aventurer sur la glace lorsqu’elle est d’une épaisseur de moins de 7 centimètres.

L’important, lorsque tu iras à la pêche sur la glace, c’est d’avoir du plaisir en toute sécurité. Tout d’abord, il ne faut jamais s’aventurer sur une glace qui n’est pas assez épaisse. L’image à gauche indique les épaisseurs qui sont généralement reconnues comme étant sécuritaires. Idéalement, mesure la glace à plus d’un endroit.

On te recommande aussi de ne jamais t’aventurer seul sur la glace. Tu seras toujours plus en sécurité avec un ami. Apporte de l’équipement de secours en cas de besoin, comme une trousse de premiers soins, des pics à glace, une couverture de survie, etc.

Finalement, ne pêche pas avec les facultés affaiblies par l’alcool. Tu seras bien plus en mesure de réagir à une situation d’urgence de cette façon.

Sources

MRC de la Vallée-de-l’Or

Croix-Rouge canadienne

Forêts, faunes, et parcs Québec

Photo de couverture | Geneviève Lagrois

5 bonnes raisons de faire appel à une pourvoirie pour chasser

5 bonnes raisons de faire appel à une pourvoirie pour chasser

Avec le temps de la chasse qui approche à grands pas, on se doute que c’est peut-être dans tes plans d’en profiter. Heureusement pour toi, les pourvoiries dans la MRC de la Vallée-de-l’Or sont nombreuses, et les services et les avantages qu’elles offrent en valent souvent la peine. Que tu sois un chasseur expérimenté ou que tu en sois à ta première expérience, voici donc cinq bonnes raisons de faire appel à une pourvoirie pour chasser.

Profiter des services d’une guide

Parmi tous les avantages que proposent les pourvoiries, celui d’obtenir les services d’un guide est le premier qui est ressorti de mes recherches. C’est probablement parce que c’est une offre qui facilite beaucoup la vie des chasseurs.

En effet, les guides dans les pourvoiries connaissent très bien le territoire sur lequel ils travaillent. Ils peuvent facilement reconduire leurs clients aux endroits de chasse, que ce soit en véhicule ou en chaloupe. Pour les habitués ou encore pour les débutants, le service s’adapte à chaque type de chasseur. Une employée des Fournisseurs du Nord, pourvoirie spécialisée dans la chasse à l’ours, me parlait des différents objectifs que se fixent les chasseurs. Certains veulent revenir avec un trophée de chasse, d’autres avec le premier ours qu’ils verront. Les guides peuvent donc les aider à atteindre leur but quel qu’il soit.

Le taux de réussite élevé

Un autre aspect génial dans une pourvoirie, c’est que tout est prévu pour augmenter le plus possible tes chances de réussite. Aucun chasseur ne souhaite revenir bredouille! Heureusement, les secteurs où s’établissent les pourvoiries sont idéals pour la chasse.

En plus, les animaux sont généralement appâtés à l’avance. C’est ce que font les Fournisseurs du Nord avec les ours, et leur taux de réussite est de 100%. Quoi de plus souhaitable pour un parfait séjour de chasse?

L’hébergement et les repas inclus

Habituellement, les forfaits de chasse dans les pourvoiries incluent l’hébergement et les repas. Deux soucis de moins pour les chasseurs! Dans les pourvoiries un peu partout en région, on peut facilement trouver de beaux chalets propres et accueillants. Il y en a pour tous les goûts : chalet rustique ou chalet tout équipé, tu trouveras ce qui te convient. Si tu as plutôt un esprit campeur, plusieurs pourvoiries offrent aussi des terrains de camping. Avec les repas inclus en plus de cela, pas besoin de te casser la tête!  Rien de mieux pour rendre ton séjour de chasse beaucoup plus agréable.

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Un chalet à la pourvoirie du lac Matchi-Manitou

Faire de nouvelles rencontres

Pendant le temps de la chasse, nombreuses sont les pourvoiries qui sont complètes. C’est donc l’occasion parfaite pour rencontrer d’autres chasseurs qui profitent des avantages d’une pourvoirie tout comme toi. Qui sait, peut-être pourras-tu apprendre des trucs de chasses ou encore transmettre les tiens.

C’est aussi la bonne occasion pour célébrer ta réussite avec les autres. Dans plusieurs pourvoiries, comme aux Fournisseurs du Nord, on fête les chasseurs qui ont réussi à avoir leur bête. C’est donc dans un esprit de célébration que tu pourras terminer ton séjour de chasse.

Chasser en sécurité

Dans les pourvoiries, on s’assure toujours que quelqu’un soit au courant des entrées et des sorties de chacun des chasseurs. C’est le cas à la pourvoirie du lac Matchi-Manitou : un employé prend le temps de vérifier que tout le monde est revenu de sa journée de chasse.

Aussi, les territoires de chasse des pourvoiries sont des sites protégés. Pas de chicane, aucun autre chasseur n’ira sur ces lieux, en dehors des clients de la pourvoirie en question. Tu pourras chasser en toute tranquillité d’esprit.

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Le lac Matchi-Manitou

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Vue de haut de la pourvoirie des Fournisseurs du Nord

Photo de couverture | Aleesha Wood sur Unsplash

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 2

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 2

Du 16 au 22 juillet se déroule la cinquantième édition du Tour de l’Abitibi à Val-d’Or. La semaine dernière, on a recueilli pour l’occasion plein d’anecdotes croustillantes racontées par des gens qui se sont impliqués dans le Tour. Tu peux d’ailleurs les lire ici : Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1.  On en voulait encore plus, alors voici la partie 2!

Des années légendaires

Léandre Normand fondateur Tour Abitibi

Léandre Normand, le fondateur du Tour de l’Abitibi.

Pour la deuxième partie de cet article, j’ai pu communiquer avec Léandre Normand, le fondateur du Tour de l’Abitibi. Tu peux t’en douter, il ne manquait pas d’anecdotes à me raconter. Il s’en est passé des moments marquants pendant les cinquante années d’existence du Tour! Il me racontait entre autres qu’en 2014, le titre de meilleur champion aux points a failli être donné au mauvais coureur. Chaque année, Léandre fait sa propre compilation des résultats du Tour de l’Abitibi et cette fois-là, son résultat ne correspondait pas avec celui des commissaires. Selon lui, c’était un autre coureur qui se méritait le titre avec seulement une seconde d’avance. Alors que la remise des maillots était sur le point de se faire, il est allé avertir les juges. Une autre vérification a été faite, et les commissaires lui ont finalement donné raison!

Léandre me parlait aussi de certaines éditions qui ont marqué l’histoire du Tour de l’Abitibi. Par exemple, c’est en 1977 qu’a eu lieu la première participation d’une cycliste féminine. À l’époque, Carole Vanier faisait partie d’une équipe masculine québécoise. Quelques années plus tard, en 1980, ce fut la première fois qu’une femme occupa la fonction de commissaire en chef. Puis, ce n’est qu’en 1990 que la première équipe entièrement féminine participa au Tour de l’Abitibi.

Il faut aussi savoir que l’événement a un grand impact au niveau international. C’est même la plus importante course par étapes au monde dans la catégorie Junior. Depuis ses tout débuts, ce sont 45 pays qui y ont participé. En 1981, ce fut la première fois qu’une équipe européenne participa au Tour de l’Abitibi. Comme me disait Léandre, les européens « ont tout balayé » cette année-là.

Équipe féminine tour de l'abitibi

L’une des premières équipes féminines à avoir participé au Tour de l’Abitibi.

équipe France tour de l'abitibi

L’un des cyclistes de l’équipe de France en 1981. C’est la première équipe européenne à avoir participé au Tour de l’Abitibi.

Des courses hors du commun

Lorsqu’on parle du Tour de l’Abitibi, on ne peut pas passer à côté de Marc Lemay, qui a été coureur pendant trois années consécutives ainsi que directeur technique pendant cinq ans. Lui aussi avait donc beaucoup de choses à me raconter.

Il m’a d’abord parlé de la course des serveurs, qui a eu lieu il y a quelques années de cela. Comme son nom l’indique, les participants de cette activité étaient des serveurs qui devaient se rendre d’un point à un autre avec un cabaret sur lequel ils transportaient des bières. L’objectif était de ne pas en échapper par terre. Le trajet se faisait au même endroit où les cyclistes devaient passer peu de temps après. Le seul problème : les bières étaient dans des bouteilles de verre. Lorsque quelqu’un en échappait, le verre se cassait et ce n’était pas facile à ramasser. Tu peux imaginer la suite… Quand les coureurs arrivaient à toute vitesse, plusieurs d’entre eux faisaient des crevaisons. On peut supposer que les organisateurs de la course des serveurs ont regretté le choix des bouteilles en verre!

Marc m’a aussi parlé d’une ancienne étape qui faisait anciennement partie du Tour de l’Abitibi, le trajet La Sarre – Amos. Sur cette route, les cyclistes croisaient plusieurs voies ferrées, dont une qui était en diagonale. C’était l’un des endroits où il y avait le plus de chutes. La décision de recouvrir la voie ferrée d’un tapis a donc été prise, pour la sécurité des coureurs. Toutefois, le tapis a été oublié sur le chemin de fer après la course… Lorsqu’un train est ensuite passé par là, il a dû réagir rapidement pour freiner à temps! Heureusement, il a réussi à s’arrêter et aucun déraillement n’a eu lieu. Ce fut tout de même la dernière fois qu’un tapis fut placé sur une voie ferrée pendant une course.

Marc Lemay tour de l'abitibi

Marc Lemay, du temps où il était cycliste au Tour de l’Abitibi.

course des serveurs tour de l'abitibi

Une participante à la course des serveurs.

course tour de l'abitibi chemin de fer

Des cyclistes passant sur un chemin de fer lors d’une course.

Crédits photos | Société d’histoire d’Amos – Fonds Tour de l’Abitibi

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1

Anecdotes croustillantes sur le Tour de l’Abitibi – Partie 1

Du 16 au 22 juillet 2018 se déroulera la cinquantième édition du Tour de l’Abitibi, et c’est Val-d’Or qui en est la ville hôtesse. Pour l’occasion, on a voulu en savoir un peu plus sur l’envers du décor : trois personnes impliquées dans le Tour de l’Abitibi m’ont raconté des anecdotes ou encore des moments marquants qu’ils ont vécus au cours des éditions passées. Prépare-toi, tu ne manqueras pas d’être surpris!

L’équipe médicale, adeptes d’adrénaline et joueurs de tours

Équipe médicale Tour de l'Abitibi

L’équipe médicale du Tour de l’Abitibi. Marie-Ève est la deuxième personne en partant de la gauche.

À la recherche d’anecdotes, j’ai d’abord discuté avec Marie-Ève Dionne. Elle est infirmière dans l’équipe médicale du Tour de l’Abitibi depuis quelques années.

On ne s’en doute pas, être dans cette équipe là, ça veut souvent dire être sur l’adrénaline. Et quand il est question d’adrénaline, on pourrait prendre en exemple chacun des accidents pris en charge par l’équipe au fil des années. Il paraîtrait qu’un cycliste en pleine course est déjà rentré dans une fenêtre de pare-brise… Plus de cent points de suture dans le visage s’en sont suivi. Marie-Ève m’expliquait aussi que puisqu’elle doit toujours être prête à intervenir, la voiture de l’équipe médicale se tient toujours près du peloton de cyclistes. Après qu’un accident se soit produit, l’auto doit réussir à retourner se positionner derrière le peloton. Tu parles d’adrénaline!

L’équipe médicale a aussi sa petite tradition : la « Course Kentucky ». À chaque course de Preissac à Val-d’Or, les membres de l’équipe s’arrêtent au PFK avant de se rendre à Preissac. Arrivés à destination, ils s’installent sur une civière comme ils le feraient sur une table pour déguster leur festin. C’est reconnu, le poulet Kentucky est au menu à chaque course Preissac – Val-d’Or, et l’équipe médicale fait toujours des jaloux!

Marie-Ève s’est aussi tout de suite mise à rire en me racontant les tours que son équipe avait l’habitude de jouer à l’ancien président du Tour de l’Abitibi. Après avoir donné le coup de départ, celui-ci devait se dépêcher à rejoindre la voiture du président, qu’il conduit à la suite des cyclistes. Histoire de lui compliquer la tâche, l’équipe a déjà mis de l’eau sur le siège conducteur. Pas le choix, le président devait continuer sa route avec les deux fesses mouillées!

Des années marquantes pour le Tour de l’Abitibi

Directeur technique du Tour de l’Abitibi depuis de nombreuses années, Bruno Gauthier ne manquait pas d’histoires surprenantes à me raconter. L’une des éditions qui l’a le plus marqué est celle de 2008, qu’il appelle « l’année marathon ».

Il y a dix ans, la décision de faire du Tour de l’Abitibi l’une des étapes de la Coupe des Nations a été prise avec l’Union Cycliste Internationale (UCI). Cela ne pouvait malheureusement pas permettre aux équipes régionales de participer, comme l’équipe du Québec ou celle d’IAMGOLD.  On ne voulait pas les mettre de côté, car le Tour de l’Abitibi représente depuis toujours une belle opportunité pour ces équipes. L’événement s’est donc fait en deux parties : la Coupe des Nations a eu lieu, sans les équipes régionales, puis le Tour de l’Abitibi s’est produit dans sa formule habituelle. Les courses se sont étirées sur dix jours! Un gros défi pour Bruno, qui en était à sa première année comme directeur technique.

Par ailleurs, puisqu’il s’occupe entres autres de la préparation des courses et des tracés, Bruno travaille beaucoup avec les équipes. Il a donc plusieurs instructions à leur donner, mais comme il l’a appris, la communication n’est pas toujours facile.

En 2007, l’une des étapes du Tour consistait à une course contre la montre individuel avec un départ dans les galeries souterraines de l’Ancienne-mine-Lamaque à la Cité de l’Or. Oui, oui, sous terre! Toutes les équipes étaient bien occupées à s’assurer que leurs vélos allaient être descendus au bon endroit… sauf une. Alors que tout le monde s’était mis à la tâche, les membres de l’équipe de l’Ouzbékistan étaient introuvables. Imagine la surprise de Bruno en trouvant finalement l’entraîneur de l’équipe en train de relaxer, une bière à la main. Impossible de lui expliquer qu’il faut descendre les vélos de son équipe sous terre : il ne parlait ni français, ni anglais. Même après avoir essayé de lui expliquer la situation avec des dessins, l’entraîneur ouzbek était toujours confus. Il a fallu que Bruno et ses collègues le fasse monter dans leur voiture jusqu’à la Cité de l’Or pour réussir à lui faire comprendre qu’il devait préparer les vélos de son équipe sous terre. Surmonter la barrière du langage, c’est parfois plus difficile que l’on croit!

Tour de l'Abitibi CLMI épreuve

L’épreuve du contre-la-montre-individuel du Tour de l’Abitibi s’est faite de nombreuses fois avec un départ à 300 pieds sous-terre.

Tour de l'Abitibi départ sous terre

Le Tour de l’Abitibi a eu longtemps une épreuve dont le départ se faisait à la Cité de l’Or dans les galeries souterraines d’une ancienne mine d’or.

Tour de l'Abitibi Val-d'Or Cité de l'Or

Pour de nombreux cyclistes, le départ du contre-la-montre-individuel à 300 pieds sous terre représentait leur première expérience dans une mine.

Tour de l'Abitibi compétition cycliste UCI

Suzanne Fortin, présidente du Tour de l’Abitibi accompagnée de Bruno Gauthier, vice-président et directeur technique lors du Gala Mérite cycliste québécois 2015 au cours duquel Bruno a remporté le Mérite cycliste québécois de bénévole de l’année dans la section route et piste.

Une première expérience hors du commun

Caravane Tour de l'Abitibi

La caravane est le nom utilisé pour désigner l’ensemble des voitures qui suivent les cyclistes lors du Tour de l’Abitibi : voiture du président, juge, équipes, etc.

J’ai finalement parlé avec Suzanne Fortin, présidente du conseil d’administration du Tour de l’Abitibi depuis 2011. Elle avait toute une mésaventure à me raconter, et elle s’est produite lors de sa première année en tant que présidente.

À chaque année, la voiture du président ou de la présidente est la première en avant du peloton. On y amène certains des partenaires financiers importants du Tour dans l’objectif de leur faire vivre la course. Suzanne Fortin m’expliquait que c’est une façon de leur donner un accès spécial à la course. C’est très impressionnant d’être si près des cyclistes en action. Lors de sa première année, la présidente voulait donc à tout prix que les partenaires financiers soient contents de leur expérience. Malheureusement pour elle, la voiture a fait une crevaison pendant la course. On peut imaginer son stress augmenter… Elle m’a confié qu’à ce moment-là, elle s’est même dit qu’elle était en train de vivre le pire moment de sa vie!

Suzanne et ses passagers n’ont pas eu le choix de s’arrêter sur le bord de la route. Le découragement se faisait sentir. Par chance, il y avait des résidents du coin qui s’étaient installés pour regarder la course et qui avaient remarqué la crevaison. Un homme avait même tout ce qu’il fallait dans son garage pour remédier au problème. En dix minutes, le pneu était réparé et la voiture repartait! Il fallait maintenant passer à travers le peloton pour retourner à l’avant.

Au final, les commanditaires ont dit avoir vécu cette journée-là la meilleure course à laquelle ils avaient assisté. Ce n’est pas à tous les jours qu’on a l’occasion de passer en voiture à travers un peloton de cyclistes pendant une course! Le pire moment de Suzanne est donc rapidement devenu l’un de ses meilleurs souvenirs. Tout est bien qui finit bien!

Photo de couverture | Société d’histoire d’Amos – Fonds Tour de l’Abitibi