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À chaque photo son histoire – Réjean Biron et son enthousiasme pour la culture autochtone

À chaque photo son histoire – Réjean Biron et son enthousiasme pour la culture autochtone

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

La photo de la carte postale

Jerry Hunter danseur traditionnel autochtone

La photographie de la carte postale a été prise lors du pow-wow annuel de la réserve Kahnawake près de Châteauguay. On y voit le danseur professionnel Jerry Hunter en régalia (habit traditionnel) exécutant une danse typique de sa culture. Jerry Hunter est un danseur traditionnel anicinabe de la communauté Lac-Simon à 35 km de Val-d’Or.

Lorsque Jerry Hunter danse, c’est difficile de ne pas avoir de grands frissons!

Monsieur Biron fut grandement inspiré par cette culture, par les couleurs et les coutumes de la communauté Mook qui étaient présentées lors de cette fête. Il trouve parfois que l’on oublie cette culture et que les gens devraient la connaître davantage. C’est pour cela qu’il fut ravi de recevoir l’invitation de Jerry Hunter pour venir faire la promotion de ce pow-wow.

À propos de la culture autochtone

Il y a plusieurs façons de découvrir la culture autochtone à Val-d’Or. Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or organise chaque année une journée de célébration le 21 juin afin de souligner la Journée nationale des Autochtones. Cette journée met en lumière la culture autochtone et ses traditions notamment à travers des kiosques d’artisanat et de nourriture ainsi qu’une cérémonie officielle autochtone, des spectacles de danses et de chants traditionnels et d’artistes autochtones contemporains. On peut vivre l’expérience autochtone à Kinawit, un site récréotouristique offrant des ateliers culturels, de l’hébergement en tipi ou camps rustiques et des sentiers pédestres.

Puis, la communauté de Lac-Simon organise aussi chaque année un pow-wow, une célébration annuelle autochtone.

kinawit hébergement camping insolite tipi campement

Le site récréotouristique Kinawit.

Photo | Paul Brindamour

Portrait du photographe Réjean Biron

Réjean Biron est un photographe autodidacte habitant présentement à Saint-Hyacinthe. Il pratique cette passion depuis près de 40 ans et c’est autour des années 1970 qu’il l’a découverte. Il a commencé avec un petit appareil photo avec lequel il immortalisait des moments importants. Avec le temps, il s’est procuré des instruments plus technologiques. En 1982, il cofonde le Club des photographes amateurs de Saint-Hyacinthe qui s’appelle aujourd’hui Club photo Saint-Hyacinthe.

 

Avec les années, monsieur Biron a acquis beaucoup d’expérience. Selon lui, un éclairage adéquat pour une photo réussie se trouve avant 10h et après 15h. Il trouve que la «texture» de la lumière est idéale à ces moments de la journée. Entre ces deux intervalles de temps, la luminosité est trop « dure » et n’offre pas un résultat optimal. Il existe aujourd’hui des logiciels pour calculer le moment des couchers de soleil. C’est pratique pour mieux organiser sa photographie.

Bien que la culture autochtone soit bien présente à Val-d’Or, monsieur Biron n’y a jamais mis les pieds. C’est par contre dans ses projets de venir passer deux semaines de vacances dans la région aux alentours du mois d’août pour faire un peu de photographie. Selon lui, si l’Abitibi-Témiscamingue devait avoir un slogan, ce serait « Venez en Abitibi, nous avons des paysages en or ». Il trouve que la nature est la vraie richesse de notre région. Parfois, lorsque nous le voyons trop souvent, nous oublions la richesse des lieux qui nous entourent.

À chaque photo son histoire – L’automne selon Stéphanie Grenier

À chaque photo son histoire – L’automne selon Stéphanie Grenier

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

Grande passionnée de la photographie, Stéphanie Grenier pratique cette activité à titre de passe-temps seulement. Toutefois, on peut voir dans ses clichés toute sa passion et son amour du territoire.

Ses photos utilisées par Tourisme Val-d’Or

Sa photo de la Voie lactée a été prise en pleine nuit alors qu’elle se promenait dans la nature. Les étoiles étaient très belles ce soir-là. Elle s’est trouvé un beau site et a travaillé avec la lumière pour parvenir à ce cliché. Pour ce qui est de sa photographie du lac et de sapins, cela s’est produit lors d’une de ses nombreuses marches dans la forêt pour admirer les saisons. Elle affectionne particulièrement l’automne et les couchers de soleil.

Photo | Stéphanie Grenier

Cette photo de la route 117 à hauteur de la réserve faunique La Vérendrye en pleine nuit à été utilisée pour la carte touristique de Val-d’Or 2018-2019.

Photo | Stéphanie Grenier

automne québec Val-d'Or Abitibi-Témiscamingue

Cette photo du lac des Sœurs en automne a été utilisée dans notre collection de cartes postales.

Photo | Stéphanie Grenier

À propos de la photographe Stéphanie Grenier

Stéphanie Grenier est une photographe autodidacte qui exerce cette activité pour le loisir. En fait, elle est audioprothésiste de formation! Elle a photographié deux clichés utilisés par Tourisme Val-d’Or, soit une photographie d’un lac et de sapins sur une de nos cartes postales ainsi qu’une photo du ciel étoilé utilisée comme image de couverture de notre carte touristique 2018- 2019. Elle fait de la photographie depuis 2015 et elle a découvert cet art en se promenant à l’extérieur et en admirant les beautés de la nature. La photographe a ensuite rejoint la page Facebook du groupe de photos de l’Abitibi-Témiscamingue.

Ce qu’elle préfère prendre en photo c’est par-dessus tous les paysages, tu l’auras compris. Ce qui est plus facile c’est que personne ne bouge. Ce qui est le plus important pour elle c’est la lumière et la capacité à faire ressortir les couleurs.

oiseaux Val-d'or forêt boréale abitibi-témiscamingue

Stéphanie Grenier a très bien réussi à faire ressortir les couleurs à travers cette photo prise dans les Sentiers d’interprétation de la nature de l’École buissonnière à Val-d’Or.

Photo | Stéphanie Grenier

Photographier Val-d’Or et l’Abitibi-Témiscamingue

Selon Stéphanie Grenier, le lieu le plus photogénique à Val-d’Or serait la tour d’eau à Sullivan. Elle trouve que le ciel y est particulièrement magnifique et il est parfois même possible d’y voir des aurores boréales. Par contre, elle trouve le centre-ville plus difficile à photographier en raison des nombreuses voitures et des passants.

Si elle avait un conseil à donner à un photographe amateur, ce serait d’entrer dans le club photo de Val-d’Or, ils accueillent tout le monde et ils sont très généreux au niveau des conseils. Pour finir, si Stéphanie Grenier devait prendre une seule photo pour représenter notre belle région ce serait bel et bien une photo d’un de nos ciels étoilés. L’Abitibi se démarque des autres régions par ses ciels, pas seulement en raison des aurores boréales, mais aussi par le fait que nous pouvons voir les étoiles peu importe où nous sommes. C’est une richesse importante à ses yeux.

ciel abitibi temiscamingue étoiles

La photographe sait très bien faire ressortir la beauté de notre ciel, comme on peut le voir sur cette photo.

Photo | Stéphanie Grenier

À chaque photo son histoire – L’industrie minière selon Andy Klink

À chaque photo son histoire – L’industrie minière selon Andy Klink

Lorsqu’un photographe capture une image, c’est sa vision d’un moment qu’il offre. Parfois, on y voit l’amour d’un territoire, la beauté du moment présent ou encore l’histoire d’un lieu. Chaque photo a son histoire. Dans le cadre de VD’CLIC – Les Rendez-vous de la photographie de Val-d’Or, nous sommes heureux de vous présenter l’histoire des photos de notre collection de cartes postales ainsi que les photographes qui les ont prises.

Andy Klink est un photographe autodidacte, il a beaucoup appris sa passion dans les livres et en expérimentant de lui-même. Cela fait plus d’une cinquantaine d’années qu’il pratique cette profession. La photographie de monsieur Klink qui se trouve dans notre collection de cartes postales s’est vu récompensé du Prix Tourisme Val-d’Or lors du Concours de photographie valdorienne 2016. On y voit la pleine lune au-dessus de la mine Sigma, à l’entrée est de la ville.

À propos de la mine Sigma

Située à l’entrée est de Val-d’Or, la mine Sigma est voisine de l’Ancienne-mine-Lamaque que l’on peut visiter grâce à la Cité de l’Or. La forte teneur en or dans le sol à cet endroit est connue depuis bien longtemps et nombreuses sont les compagnies minières qui ont tenté d’exploiter cette partie du sous-sol valdorien. Le terrain appartient maintenant à Integra Gold qui a repris les travaux d’exploration et d’exploitation.

Pour découvrir l’univers minier, tu peux visiter la Cité de l’Or, une ancienne mine d’or qui a débuté ses opérations en 1935, et visiter le Musée minéralogique de l’Abitibi-Témiscamingue qui offre d’ailleurs une toute nouvelle exposition sur le cycle minier.

La photo de la carte postale

photographie Val-d'or industrie minière

La carte postale sur laquelle apparaît la photo d’Andy Klink
Photo | Andy Klink

Juste au-dessus de la mine Sigma, une lune spéciale apparaissait dans le ciel ce soir-là. Ce phénomène est appelé super lune (supermoon en anglais). Cela se produit lorsque la lune, la Terre et le soleil sont parfaitement alignés dans cet ordre. Le satellite est donc attiré avec beaucoup plus de force vers notre planète, l’atmosphère de la Terre réfracte la lumière solaire sur le satellite et la lune apparait donc plus grosse. Aussi appelé Lune de sang, ce phénomène présentera une variation de couleur allant de l’orangé au rouge foncé. Ce phénomène se produit deux à trois fois par an et monsieur Klink a eu l’idée de l’immortaliser. Il a installé son trépied près de la voie de contournement et a choisi un angle dégagé. Il a attendu un éclairage parfait pour prendre son cliché. Souvent, lors de phénomènes spéciaux comme celui-ci, plusieurs photographes peuvent se retrouver au même endroit pour prendre la photo. Par contre, monsieur Klink était seul ce soir-là, ce qui rend sa photographie unique.

Le photographe trouvait inspirant d’immortaliser cet évènement spécial. En plus de photographier un phénomène peu courant, le cliché présente aussi la mine Sigma qui a une importance significative pour la ville de Val-d’Or. Elle affiche, à l’entrée de la ville, la réalité économique du territoire et représente une partie importante de l’histoire de la ville par son ancienneté.

Portrait du photographe Andy Klink

Le photographe Andy Klink a découvert la photographie par lui-même et en fait depuis maintenant très longtemps. Il l’a découverte un peu par hasard. Il s’est retrouvé à immortaliser des moments importants pour garder des souvenirs lors de sa jeunesse. C’est ainsi qu’il s’ait découvert un talent et a trouvé sa passion.

Les lieux photogéniques de Val-d’Or selon Andy Klink

Pour monsieur Klink, certains lieux sont plus propices aux belles photographies à Val-d’Or. Il y a évidemment le parc Belvédère qui offre de magnifiques couchers de soleil. Compte-tenu de sa hauteur par rapport au reste de la ville, il est plus facile d’y avoir une belle vue d’ensemble et de photographier des parties de la ville sous plusieurs angles. La 3e Avenue au centre-ville est aussi pour lui sujet à de beaux clichés.

Par contre, d’autres lieux sont plus difficiles à immortaliser selon le photographe, comme par exemple le Centre air Creebec en raison de l’éclairage.

Les Foreurs Ligue junior majeur Val-d'Or

Malgré le défi que représente le fort éclairage au Centre air Creebec, Andy Klink a su capter des moments forts à travers de très beaux clichés lors de parties de hockey des Foreurs.
Photo | Andy Klink

Si Andy Klink devait prendre une seule photo pour représenter la Val-d’Or, ce serait inévitablement une photo d’une mine, soit de la mine Lamaque ou de la mine Sigma. Pour lui, c’est l’histoire même du développement de la ville. Ce sont des vestiges remplis d’histoire et d’une grande signification.

Les conseils du photographe Andy Klink

Il est beaucoup plus facile pour monsieur Klink de prendre des paysages en photo plutôt que des portraits. Il dit que pour photographier un paysage, tout est déjà en place. Il suffit de trouver un angle et d’avoir un bon éclairage. Cependant, pour photographier une personne il faut trouver un concept et le modèle n’est pas immobile. Par exemple, les gens clignent des yeux lors de la prise du cliché.

Tous les photographes vous le diront; l’éclairage est primordial pour une belle photo de paysages. Que ce soit le matin, durant le jour ou le soir. Il faut capter tous les petits détails. Bien sûr, il y a l’angle et les différents plans qui sont importants, mais ceux-ci ne pourront pas bien ressortir si la lumière n’est pas adéquate.

Si vous êtes un photographe amateur, monsieur Klink a quelques conseils pour vous si vous désirez prendre une belle photo de la ville. Tout d’abord, vous devez toujours regarder autour de vous et être à l’affût des opportunités d’angles et de perceptives. Vous ne devez pas avoir peur d’essayer autre chose. Finalement, c’est en photographiant beaucoup, régulièrement et un peu partout que vous allez acquérir votre expérience.

Photo Andy Klink Val-d'Or éclairs

Comme le photographe Andy Klink, restes toujours à l’affût de l’environnement; peut-être assisteras-tu à un orage électrique comme lui lors de la capture de ce cliché!
Photo | Andy Klink

Le photographe Andy Klink est la preuve qu’avec de la passion et de l’expérience, un néophyte en photographie peut finalement devenir un expert et prendre de magnifiques photos!

Histoires de peur

Histoires de peur

Qui dit octobre dit aussi Halloween, et qui dit Halloween dit aussi histoires de peur! Il y en a de toutes sortes et certaines mettent en doute notre rationalité. Il y en a des biens populaires partout dans le monde, mais saviez-vous qu’il y en a aussi ici même à Val-d’Or? Laisse-moi t’en raconter quelques-unes.

Le fantôme Oscar de la place Hammond

L’histoire du bâtiment de la place Hammond remonte à loin. Ce fût le centre administratif de la mine Siscoe au début des années 30 avant d’avoir été sectionné en trois et déménagé à Bourlamaque pour devenir l’hôtel de ville en 1954. Les locaux étaient également occupés par le bureau de poste ainsi que les services de police. C’est pourquoi une prison avait été installée au sous-sol de la bâtisse, prison qui y est toujours. Par contre, l’espace est converti en voûte pour y ranger des documents et des archives. Jusqu’à ce jour, différents ministères et organisations ont logé dans ces bureaux. À présent, ce sont les bureaux administratifs de la MRC de La Vallée-de-l’Or qui occupent la place Hammond.

hôtel de ville Bourlamaque archive

Déménagé de la mine Siscoe en 1954, ce bâtiment deviendra à compter de 1958, l’hôtel de ville et le bureau de poste de Bourlamaque. Fonds Armand Beaudoin

Depuis plusieurs années, les employés qui travaillent dans ce bâtiment sont témoins de bruits inquiétants et d’ombres. Après maintes manifestations hors de l’ordinaire, ceux-ci en sont venus à en déduire qu’un personnage occupe les lieux depuis bien longtemps. Il s’appellerait Oscar. Autrefois, il aurait été détenu dans la prison au sous-sol de la place Hammond et aurait fini par se pendre dans sa cellule. Cela pourrait sembler d’un fantôme effrayant, mais en dehors de faire peur et inquiéter de temps à autre, celui-ci n’a jamais fait de mal à personne, rassure-toi.

Il y a près de 25 ans, une employée du nom de Denise a été témoin du passage d’Oscar. Elle raconte que c’était lors d’un matin où elle était allée travailler très tôt. Elle était seule sur les lieux. Elle est entrée dans son bureau et à peine s’était-elle installée qu’elle a vu quelqu’un passer furtivement devant sa porte pour entrer dans le bureau juste à côté du sien. Elle s’est empressée d’aller voir qui avait bien pu passer si vite. Elle n’a trouvé personne aux alentours. Elle était toujours seule dans le bâtiment. Était-ce le fruit de son imagination encore endormie ou Oscar s’était bien montré ce jour-là?

Une autre situation semblable s’est produite le 9 décembre 2005 pour être exacte. C’était lors du party de Noël annuel du bureau. Tous les employés ainsi que leurs conjoints étaient réunis au sous-sol dans la salle du conseil de la MRC. Plus tard dans la soirée, ils ont commencé à jouer à des jeux de société. Alors que tout le monde avait bien du plaisir, ils ont tous entendu des pas dans l’escalier aussi fort que si quelqu’un courait. À ce moment, ils ont arrêté de jouer et leur réflexe fut de regarder si tout le monde était bien présent. C’était bien le cas. Quelqu’un d’autre ou quelque chose avait donc causé ce tel vacarme. Des employés sont remontés et ont commencé à faire le tour pour voir si une porte avait pu être déverrouillée pour que quelqu’un s’introduise par effraction. Après vérification, tout semblait dans l’ordre. Ils n’ont trouvé personne et aucun objet n’était tombé. Ce soir-là, y avait une belle couche de neige nouvellement tombée qui aurait certainement trahi l’introduction d’un dans le bâtiment. Mais il n’y avait absolument aucune trace de pas à l’extérieur. Peut-être que c’était Oscar alors qui regardait avec envie les employés avoir autant de plaisir…

Le lac du mauvais esprit

Connaissez-vous la légende du lac Matchi-Manitou?

Ce lac est situé dans la ville de Senneterre, dans la MRC de La Vallée-de-l’Or. Son nom signifie « mauvais esprit ». Une légende autochtone raconte qu’il y a bien longtemps, un grand chasseur d’orignaux chassait autour de ce lac. C’était le meilleur. Il arrivait à traquer les plus grosses bêtes et son territoire de chasse était immense. Plus il en tuait et plus il en vendait. À l’approche de la saison froide, tout le monde devint dépendant de son marché de viande. Rien ne pouvait l’arrêter. Il continuait à traquer et tuer partout autour du lac jusqu’à en prendre plaisir. L’égoïsme commençait à se faire sentir. Il hésitait même à vendre sa viande et la gaspillait à l’occasion.

lac matchi-manitou Abitibi-Témiscamingue

Le lac Matchi-Manitou est situé à 60 km de Val-d’Or.
Impression d’écran de Google Maps

Par un soir d’automne calme et un peu froid, de l’autre côté du lac, le chasseur débitait sa bête. La nuit commençait à tomber alors il se dépêcha à l’embarquer dans son canot pour la rapporter à son campement. Alors qui commençait à ramer, le vent se leva. Il soufflait de plus en plus fort et créait de grandes vagues. La panique commença à s’emparer du chasseur. L’eau se mit à embarquer dans le bateau. Des rafales de pluie tombaient. Son canot d’écorce naviguait dans la houle sans contrôle. C’est alors qu’il décida de balancer la carcasse de l’animal à l’eau, il causa un contrepoids et fit chavirer son embarcation.

Le lendemain, ceux qui l’avaient tant détesté ont retrouvé sur le lac un canot d’écorce à la renverse. Ils se sont dit qu’une justice avait peut-être été faite. Peut-être avait-il été puni pour son égoïsme; il avait attiré sur cette terre le mauvais esprit qui était venu le chercher. C’est pourquoi ce nom a été attribué à ce lac.

Une mort glaciale

Stanley Siscoe archive mine siscoe val-d'or

Stanley Siscoe
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or-Fonds Gilbert Tardif

J’imagine que tu n’es pas sans savoir que Stanley Siscoe, le fondateur de la mine Siscoe à Sullivan, est mort gelé sur ce même lac.

Stanley Siscoe était un Polonais qui s’appelait à l’origine Stanlaw Siskwo. Il a changé de nom en arrivant au Canada parce que c’était moins difficile à prononcer. Il est connu pour avoir découvert, en 1912, la mine Siscoe qui porte son nom. Celle-ci fût en exploitation de 1929 à 1949. Elle est située sur l’île Siscoe, un territoire qu’occupaient des Autochtones à son arrivée. Ceux-ci furent chassés de l’endroit en raison du développement de la mine et des infrastructures de l’île.

Mine Siscoe Val d'or archive

Un convoyeur achemine du haut des airs le minerai extrait de la mine Siscoe jusqu’au moulin, ici à droite.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Ben Sirois.

Malheureusement pour monsieur Siscoe, il n’a pas vécu suffisamment longtemps pour assister à la période complète de l’exploitation de la mine. Au mois de mars 1935, l’homme d’affaires revenait de Montréal en avion. La température extérieure était infernale : grandes bourrasques de vent, tempête de neige et froid glacial. Ces conditions météorologiques ont forcé le pilote à faire atterrir l’avion d’urgence et ils ont abouti sur un lac gelé près de Senneterre, le lac Matchi-Manitou. L’appareil pris dans la glace, ils attendirent du secours deux jours durant. Stanley Siscoe était frigorifié et affamé. Il décida de marcher en direction du sud. Il fût retrouvé mort gelé le lendemain, étendu sur la neige. Des clichés ont été pris à ce moment, deux différents. Un montrant l’homme sur le dos et l’autre très semblable, mais avec des billets de banque autour de lui. Un trucage photo? Quelqu’un est venu piller le mort? Aurait-il lancé son argent dans un dernier geste de désespoir en se disait que sa grande fortune ne l’aura pas sauvé de la mort? Certains aiment à croire que le mauvais esprit serait venu le chercher pour le punir d’avoir repoussé les Autochtones afin construire la mine Siscoe. Le mauvais esprit ne pardonne jamais…

Mort de Stanley Siscoe archive

La dite photo de Stanley Siscoe retrouvé mort gelé sur le lac Matchi-Manitou.
Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Fonds Gilbert Tardif.

Comme dirait Paul-Antoine Martel, un Valdorien passionné de l’histoire de la ville, Val-d’Or est un terreau fertile pour les histoires de peur et les rumeurs mystérieuses. Si tu veux connaître plus de rumeurs et d’histoires mystérieuses, tu peux regarder l’émission de TVC9 qu’il a coanimée, La Chasse aux rumeurs, en cliquant ici. Les histoires que je t’ai racontées viennent d’ailleurs de l’un de ces épisodes.

 

Photo de couverture | Jack Cain sur Unsplash

Mon travail de conseillère en séjours

Mon travail de conseillère en séjours

Je travaille comme conseillère en séjours au bureau d’information touristique de Val-d’Or depuis le mois d’août 2017. J’avais entendu, de bouche-à-oreille, que c’était un travail très plaisant et enrichissant pour les étudiants. Laissez-moi vous dire que je ne regrette pas d’y être allée porter mon CV!

Avant de commencer à travailler, je pensais que je connaissais bien ma région. J’avais déjà visité la plupart des villes et de nombreux attraits touristiques, de Témiscamingue jusqu’à La Sarre. Mais je me suis vite rendu compte que j’étais loin d’avoir tout vu!

Les tâches d’une conseillère en séjours

Comme conseillère en séjours, je dois savoir sur le bout des doigts les attraits touristiques de Val-d’Or, les activités organisées, les spectacles, les festivals et l’actualité. Il faut aussi connaître en très grande partie les attraits touristiques offerts en Abitibi-Témiscamingue. Tout cela pour mieux conseiller les visiteurs lors de leur séjour selon la durée de leur visite et leurs intérêts. Mais mes connaissances ne doivent pas s’arrêter là, je dois aussi être au courant du tourisme des autres villes et régions partout au Québec.

Je considère que mon rôle est très important sur l’opinion des gens qui viennent visiter la ville puisque je suis la première impression que les visiteurs ont en venant dans notre belle et grande région. C’est un devoir pour moi d’offrir le meilleur service possible afin qu’ils se réjouissent de leur passage et qu’ils désirent revenir.

Anecdotes

Certains Québécois de la grande ville ont encore de vieilles mentalités par rapport à l’Abitibi-Témiscamingue et croient que nous habitons dans le « Grand Nord ». Je me souviens d’une femme qui est passée au bureau l’automne dernier; elle me disait qu’elle était agréablement surprise et soulagée de voir à quel point la route 117 était dégagée. Elle avait peur que les branches des arbres égratignent sa voiture. Un autre homme nous a déjà téléphoné pour savoir si nous avions une épicerie et de l’eau courante à Val-d’Or.

Pourquoi j’aime mon travail

Je trouve que la ville a beaucoup à offrir et gagne à être connue. Il y a des activités pour tous les goûts en passant par les arts, avec notre magnifique centre d’exposition, aux sports de plein air avec notre Forêt récréative. Été comme hiver, ce n’est pas les activités qui manquent, croyez-moi!

Ce que j’aime le plus de mon travail, ce sont les clients. Ceux qui viennent de l’extérieur et qui sont impatients d’aller tout visiter. La plupart sont très gentils, intéressés par ce que je leur propose et veulent en savoir plus. Je rencontre des gens de partout de la province, mais aussi de différents endroits dans le monde comme l’Australie, les Pays-Bas ou le Salvador. Chaque fois, je leur demande de me parler un peu de l’endroit d’où ils viennent.

Centre d'exposition val-d'or arts visuels

Le Centre d’exposition présente des expositions temporaires d’ici et d’ailleurs différentes à environ tous les 4 mois, en plus d’une exposition permanente changeant à tous les 3 ans environ.

vélo val-d'or Abitibi-Témiscamingue

La Forêt récréative de Val-d’Or offre de nombreuses activités de plein toute l’année: patin à glace, raquette, ski de fond, vélo, vélo de montagne, patin à roues alignées, parc d’entraînement extérieur, cueillette de petits fruits et sentiers pédestres.

Si jamais vous êtes en panne d’idées et vous désirez découvrir de nouvelles activités, passez me voir au bureau d’information touristique de Val-d’Or.

Huit oiseaux à observer dans les forêts de l’Abitibi-Témiscamingue en hiver

Huit oiseaux à observer dans les forêts de l’Abitibi-Témiscamingue en hiver

Il y a une multitude de façons d’apprécier l’hiver à Val-d’Or! Les activités extérieures sont très populaires comme la randonnée en forêt. Il n’y a rien de plus plaisant que d’apprécier la nature qui nous entoure et profiter du grand air. Bien que la majorité des oiseaux soient partis vers le sud pour fuir la neige, certains plus tenaces enjolivent toujours nos forêts et rajoutent une touche de beauté et de détente à nos expéditions. Il est possible de les photographier et même de les nourrir. Voici huit oiseaux que vous pouvez observer dans les forêts de Val-d’Or en cette saison froide.

Grimpereau brun

Ce petit oiseau brun tacheté de la tête jusqu’au dos se caractérise par son long bec mince, ses sourcils et son ventre blancs. Maître dans l’art du camouflage, il se confond très bien avec l’écorce des arbres, il est donc plus difficile de l’observer. Il apprécie les graines de tournesol.

Gélinotte huppée

Communément appelée perdrix, elle se tient majoritairement au sol près des souches d’arbre. Elle ressemble à une petite poule variant du brun roux au gris pâle parsemé de blanc. Le mâle dresse sa queue en éventail pour séduire la femelle. Elle est relativement peureuse, mais vous pouvez l’observer de plus près si celle-ci se trouve jouquée dans un arbre.

Sizerin flammé

Ce granivore se distingue par sa poitrine aux taches rosées et le dessus de sa tête rouge. Son bec est court, pointu et jaunâtre. Son alimentation se compose principalement de graines d’arbres (majoritairement celles du bouleau). C’est un grand amateur de mangeoires l’hiver, tous les types de graines feront son bonheur.

Geai bleu

Bien avant d’être l’emblème de l’équipe de baseball de Toronto, c’est un oiseau qui niche principalement au Québec et qui réside dans nos grandes forêts en Abitibi-Témiscamingue.

Sittelle à poitrine rousse

Comme l’indique son nom, sa poitrine rousse la rend facilement identifiable. Elle se démarque aussi par son bandeau noir qui lui traverse les yeux. Elle se nourrit principalement de graines de conifères, de suif et aime fréquenter les mangeoires. C’est une grande adepte des graines de tournesol.

Mésangeai du Canada

Mésangeai du canada abitibi temiscamingue valdor observer oiseaux

Photo | CC BY-SA 3.0

Aussi appelé geai gris, il aurait une longévité de 19 ans! Son plumage varie du blanc au gris et possède des reflets bleus sur sa queue. Il peut mesurer jusqu’à 23 cm de long. Cet oiseau est principalement omnivore et est souvent confondu avec la pie.

Tarin des pins

Cet oiseau est muni d’une multitude de rayures brunes et d’une queue pointue. Il se tient toujours en groupe. D’ailleurs, en hiver ils peuvent être plus de 50 à vivre ensemble. Il se nourrit de toute sorte de graines.

Mésange à tête noire

oiseau à observer forêts abitibi temiscamingue

Photo | Mary C Kirby “shurdbug”

Définitivement l’oiseau le plus connu en Abitibi-Témiscamingue, c’est la plus commune des mésanges d’Amérique. Elle est rapidement identifiable grâce à sa calotte noire et ses joues blanches. Ses flancs chamois peuvent contenir également des reflets bleutés. C’est une vraie curieuse et elle n’hésitera pas à venir manger dans vos mains surtout si vous lui présentez des graines de tournesol. Elle se fait reconnaître de loin par son chant propre à elle.

Avec un sac de graines, un bon sens de l’observation et de la patience, ta balade en forêt peut se transformer en véritable aventure ornithologiste! La nature est un véritable terrain de jeux et Val-d’Or et l’Abitibi-Témiscamingue en est remplie. Pourquoi ne pas en profiter?

Si tu souhaites voir davantage de photos des oiseaux que l’on peut trouver dans les forêts témiscabitiennes, je te suggère de visiter l’album du photographe et ornithologue amateur Raymond Ladurantaye de Val-d’Or. Pour les voir, clique ici.

Observation oiseaux Abitibi-Témiscamingue Val-d'Or hiver