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La Tanière développe un créneau pour gourmands

La Tanière développe un créneau pour gourmands

Tannés de devoir dévaliser les boutiques de produits fins à Montréal pour emmagasiner des provisions, Nancy St-Laurent et Julien Poirier ont ouvert l’épicerie gourmande La Tanière à Val-d’Or.

L’entreprise a pignon sur la 3e Avenue depuis le 1er juillet. «On a quitté Montréal pour s’établir à Val-d’Or, ma ville natale. Quand on retournait là-bas, on faisait des razzias pour acheter des produits fins. Mais cela coûtait cher sur le coup. Comme le travail dans les mines de Julien n’était plus dans son intérêt, on a décidé de se lancer en affaires, indique la copropriétaire.

«En novembre dernier, on a regardé pour acheter quelque chose. En décembre, j’ai commencé la rédaction du plan d’affaires et on l’a déposé en février. Tout a été plutôt rapide. On a opté pour la franchise William J. Walter pour sa latitude. On offre les saucisses, mais le reste est à notre guise. On propose de la choucroute, des fromages, des bières, des sauces fortes, des olives et même des sandwiches prêtes à emporter», détaille Nancy St-Laurent.

Une demande

Le besoin d’un tel commerce se faisait visiblement sentir, puisque dès son ouverture, La Tannière a vu défiler les clients à une vitesse folle.

«Je me souviens peu du mois de juillet. On avait la broue dans le toupet. Heureusement, on a pu compter sur plusieurs amis bénévoles et les parents de Julien. On était bien entourés et on est workaholic, donc pour l’instant la réponse est bonne, estime Nancy St-Laurent.

«On voit les étoiles dans les yeux des clients. Notre but est de faciliter la vie des gens pressés, leur offrir de bons produits et répondre à leurs besoins. Si les clients nous demandent tel fromage, on s’arrange pour en avoir dans la mesure du possible, précise-t-elle.

«On est placés stratégiquement près du Prospecteur. On a à peu près la même clientèle. On crée une synergie pour suggérer un parcours aux personnes à cet endroit de la 3e Avenue. Dans un monde idéal, il pourrait y avoir une boulangerie et une fruiterie à proximité», imagine la copropriétaire.

Se préparer à rêver

Plonger dans le commerce de détail nécessite temps et préparation. Nancy St-Laurent est bien placée pour le savoir. Elle agit comme agente de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse depuis plus de quatre ans.

«Ce travail a facilité la mise en place de mon entreprise. Je savais déjà à quelles portes cogner. Aussi, quand je conseille des gens, j’ai déjà toutes les informations sur les permis, les règlements du MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec), sur la TVQ et la TPS. J’ai vécu toutes ces étapes», rappelle-t-elle.

La copropriétaire conserve d’ailleurs cet emploi pour éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier. «Il faut croire en ses rêves et avoir la passion. Mais il faut mettre des actions pour s’y rendre et persévérer», affirme Nancy St-Laurent.

«Il y a cinq ans à Val-d’Or, ça ne bougeait pas beaucoup. Mais tout est en train de changer et ce qui est le fun, c’est que tout est à faire ici. J’aime vraiment mon travail à La Tanière», conclut Julien Poirier.

 

Source: GRENIER, Myriam. 2016 (4 décembre). « La Tanière développe un créneau pour gourmands », L’Écho Abitibien; Le Citoyen. En ligne. <http://www.lechoabitibien.ca/actualites/economie/2016/12/4/la-tanniere-developpe-un-creneau-pour-gourmands.html>. Consulté le 5 décembre 2016.

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