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L’architecture de Val-d’Or: surprenante et avant-gardiste

L’architecture de Val-d’Or: surprenante et avant-gardiste

Il y a deux ans, je recevais un appel d’une étudiante à la maîtrise en architecture à l’Université de Montréal me demandant des détails sur les tours de ville que nous offrons. Les étudiants de sa cohorte et elle planifiaient un séjour en Abitibi-Témiscamingue pour en apprendre davantage sur l’architecture de la région. J’ai donc créé un tour de ville sur mesure pour lui faire découvrir l’architecture de Val-d’Or. Pour ce faire, j’ai eu la chance de recevoir la précieuse aide de la directrice du Centre d’exposition de Val-d’Or, Carmelle Adam. Le Centre d’exposition avait monté une exposition à ce sujet en 2010 alors beaucoup de matériel était disponible, dont le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde ».

En construisant le tour de ville, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une histoire riche, surprenante, remplie de modernisme et d’avant-garde! Le mot de Carmelle dans le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde » décrit d’ailleurs merveilleusement bien cette découverte sur cette portion de Val-d’Or :

« Traiter d’un sujet tel que l’architecture moderne dans un contexte hors métropole et de surcroît en région éloignée n’est pas un projet gagné d’avance. Cependant, il suffit de parcourir les rues de la Ville de Val-d’Or pour y constater l’affirmation de son architecture moderne; ses institutions publiques constituent un véritable héritage d’un patrimoine bâti représentatif de cette période charnière dans l’identité contemporaine de la collectivité. »

-Carmelle Adam

Lorsqu’on ne connaît pas l’histoire architecturale de la ville et son contexte historique, on ne s’attarde pas vraiment aux bâtiments. Ce ne sont que des blocs ou des immeubles qui abritent des organisations ou des gens. Mais lorsqu’on prend la peine de lire le livre « L’architecture de Val-d’Or : 75 ans d’avant-garde » ou « Vivre à Bourlamaque » (publication de la Cité de l’Or éditée en 2015) ou encore de télécharger l’application Val-d’Or Moderne et de se balader dans la ville, « sweet cheezy muffin », je te jure qu’on ne voit plus du tout que des constructions! On voit la créativité, la débrouillardise, l’Audace avec un grand « A » et la fierté d’une poignée d’architectes, de bâtisseurs et de Valdoriens.

Je ne peux pas te raconter l’histoire de l’architecture de Val-d’Or; il y aurait bien trop de choses à te dire. Par contre, je peux piquer ta curiosité pour que tu fasses le pas et achète un des livres sur son histoire ou télécharge gratuitement l’application Val-d’Or Moderne pour la découvrir.

Savais-tu que? Faits et anecdotes sur l’architecture à Val-d’Or

Les premiers architectes sont débarqués à Val-d’Or à la fin de l’année 1936 et au début de 1937.

Ils étaient trois : Auguste Martineau, Albert S. Macduff et Camille Chevalier. Camille Chevalier a d’ailleurs conçu plus d’une dizaine de bâtiments dont plusieurs représentent l’avant-gardisme caractérisant Val-d’Or (la stèle à l’entrée est de la Ville, l’entrepôt de la brasserie Dow qui est maintenant le restaurant L’Amadéus ou encore la tour commémorative du 10e anniversaire de la ville) et fut le premier architecte à travailler pour Hydro-Québec.

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L’immeuble abritant le restaurant l’Amadeus a été construit en 1940 et conçu par l’architecte Camille Chevalier. À cette époque, il s’agissait d’un entrepôt pour la brasserie Dow.

L’hôtel de ville de Val-d’Or, construit en 1964, est le premier hôtel de ville contemporaine qui a été construit en Abitibi-Témiscamingue.

D’une symétrie parfaite, presque entièrement vitrée, avec ses murs revêtus de carreaux de pierre sciée d’un des plus beaux granits du Québec, le Rouge Diamant, et son imposante marquise qui flotte dans les airs, ce bâtiment est un joyau de l’architecture à Val-d’Or. D’ailleurs, les entrepreneurs qui ont bâti l’hôtel de ville croyaient que cette marquise ne tiendrait jamais et qu’il faudrait y ajouter des poutres.

Circuit historique Val-d'Or attrait touristique

L’hôtel de ville de Val-d’Or, construite en 1964 et conçue par les architectes Monette et St-Denis.

Le grand céramiste québécois Claude Vermette a participé à l’art urbain de Val-d’Or

De réputation internationale, l’artiste peintre et céramiste est un pionnier de l’art intégré à l’architecture. Il est l’auteur d’œuvres dans les métros de Montréal de Place-des-Arts, Saint-Laurent, Jean-Talon et McGill. À Val-d’Or, on lui doit la murale dans le hall de l’hôtel de ville et du mur extérieur à l’école secondaire Le Transit.

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À gauche la murale de briques émaillées que l’on retrouve à l’école secondaire Le Transit et à droite celle que l’on peut observer dans le hall de l’hôtel de ville de Val-d’Or.

L’architecture pour tout le monde

Plus récemment, j’ai eu la chance de participé au tour de ville La Grande virée valdorienne avec Paul-Antoine Martel et Serge Larocque. Présenté dans le cadre des Journées de la culture par le Centre d’exposition, on y faisait le tour de Val-d’Or pour y découvrir une partie de son histoire architecturale. Moi qui croyais en savoir une très bonne partie, j’ai encore été flabbergastée! Quelque chose m’a marquée dans ce tour de ville : la mixité architecturale. Les maisons sont toutes différentes l’une de l’autre, que ce soit par les matériaux utilisés, leur style ou encore leur grandeur. D’ailleurs, on voit une grande mixité sociale partout dans la ville. Il y a peu de quartiers qui sont totalement nantis ou plutôt modestes. On peut voir une très grosse maison qui sent le succès financier à plein nez située juste à côté d’une petite maison simple. Peu importe dans quel quartier de la ville tu te promènes, tu pourras te rincer l’œil et l’intérêt architectural.

Je te suggère fortement de télécharger l’application Val-d’Or Moderne sur ton téléphone. Cette application te propose des textes, les enregistrements des textes, des cartes interactives, des vidéos et un quiz pour tester tes connaissances. Il y a aussi six parcours déambulatoires sur des thèmes différents pour découvrir la ville.

Mon conseil (en plus de celui de télécharger l’application Val-d’Or Moderne) : promène-toi, regarde, observe, sois curieux et attentif. Tu découvriras un aspect souvent méconnu de la ville et de son histoire, mais tellement intéressant! Bonnes découvertes!

Livre architecture de Val-d'Or 75 ans d'avant-garde Centre d'exposition de Val-d'Or

 Le livre L’architecture de Val-d’Or; 75 ans d’avant-garde est en vente au coût de 30$ au Centre d’exposition de Val-d’Or.

Vivre à Bourlamaque histoire et architecture

L’ouvrage Vivre à Bourlamaque traite d’une petite ville industrielle modèle: Bourlamaque. Le lecteur y découvrira la ville dans son ensemble, au-delà des limites de ses sites et bâtiments patrimoniaux, à travers des facettes de son histoire jusqu’à présent peu étudiées.

application voyage tourisme Val-d'Or architecture d'avant-garde

L’application Val-d’Or Moderne est facile et agréable à utiliser. L’utilisateur y aura accès à des textes, photos, enregistrements, vidéos, quix et carte intéractive.

Les Journées de la culture 2017 à Val-d’Or

Les Journées de la culture 2017 à Val-d’Or

Sous le thème du patrimoine culturel, les Journées de la culture 2017 auront lieu du 29 septembre au 1er octobre. Durant trois jours, près de 10 activités seront offertes gratuitement à tous favorisant un plus grand accès aux arts et à la culture. L’histoire et le patrimoine, l’architecture, la musique, la littérature, la photographie et l’art numérique seront autant de formes d’art qui seront explorées durant les 21e Journées de la culture.

Programmation de Val-d’Or des Journées de la culture 2017

Vendredi, 29 septembre 2017

Aux écoles primaires École St-Isidore, École Saint-Philippe, École des Explorateurs, École Ste-Marie, École St-Sauveur, École Notre-Dame-de-Fatima et École alternative Papillon-d’Or,

Des centaines d’élèves des écoles primaires de Val-d’Or donneront le coup d’envoi aux Journées de la culture en participant au projet « Une chanson à l’école »

 

17 h – Centre d’exposition de Val-d’Or

Vernissage de l’exposition extérieure « Vingt fois Val-d’Or » : 20 citoyens valdoriens, sous la supervision de l’auteur Bruno Crépeault, racontent 20 trésors culturels valdoriens illustrés par l’artiste, Caroline Trudel.

Les auteurs sont : Benjamin Turcotte, Dominic Ruel, Geneviève Pelletier, Caroline Rondeau, Yan Bienvenue, Jonathan Grignon, Alex White, Mélanie Roberge, Justine Lalonde, Patricia Grignon, Sabrina Piché, Hélène Dallaire, Josée Lafleur, Serge Bordeleau, Karine Murphy, Michelle Bourque, Pierre Van Eeckhout, Francis Murphy, Paul-Antoine Martel et Bruno Crépeault.

Samedi, 30 septembre 2017

10 h – Pirouette et Girouette

« FRIMAT surprend-moi » avec Théâtre Régal

 

10 h à 15 h – Cité de l’Or

Visites gratuites des expositions « De l’or plein les veines » et « Chez nous à Bourlamaque »

 

10 h 30 – Bibliothèque de Val-d’Or

Heure du conte pour les 3 à 6 ans

 

13 h – « La Vraie virée valdorienne : Val-d’Or Moderne », Départ au Complexe culturel Marcel-Monette

Un circuit patrimonial avec Paul-Antoine Martel et Serge Larocque basé sur l’application numérique du Centre d’exposition de Val-d’Or, « Val-d’Or moderne » traitant de l’histoire architecturale de la ville.

Réservations obligatoires au Centre d’exposition dès le mardi, 5 septembre.

Dimanche, 1e octobre 2017

10 h à 15 h – Cité de l’Or

Visites gratuites des expositions « De l’or plein les veines » et « Chez nous à Bourlamaque »

 

11 h 30 – Place Agnico Eagle

Pendant le Marché public de la Vallée-de-l’Or, « FRIMAT surprend-moi » avec Théâtre Régal

 

13 h 30 – Centre d’exposition de Val-d’Or

Visite guidée de l’exposition « L’Abitibi-Témiscamingue sur vinyle » avec Félix B. Desfossés, commissaire et surprises!

 

19h – Cinéma Capitol

Projection gratuite du Ciné-Club Promovues

Centre d'exposition de Val-d'Or exposition extérieure photographies

L’exposition extérieure du Centre d’exposition de Val-d’Or est située, au long de la piste cyclable, sur le Sentier J-P Roland Fortin, devant le Complexe Marcel-Monette et dans le quartier industriel sur le boulevard Jean-Jacques Cossette.

De l'or plein les veines exposition permanente Cité de l'or Val-d'Or

Située dans le bâtiment principal (la sécherie), l’exposition « De l’or plein les veines » évoque l’histoire des travailleurs miniers de 1920 à aujourd’hui et expose le rôle important qu’a joué la mine Lamaque aux plans, économique, social et culturel.

Village minier de Bourlamaque exposition historique 1940

L’exposition interactive « Chez nous à Bourlamaque », de la Maison historique du Village minier de Bourlamaque, au 123 avenue Perrault, vous fera découvrir le mode de vie des familles d’antan sous différentes thématiques.

Voyager à travers les gens

Voyager à travers les gens

Je travaille à l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or depuis de nombreuses années et je suis encore très passionnée par mon travail, car chaque journée ne se ressemble pas. Au fil du temps, j’ai eu le privilège de rencontrer des visiteurs provenant des quatre coins de la planète. Autant nous pouvons avoir un impact sur l’expérience des visiteurs et leur découverte de notre destination, autant ils ont un impact sur nous dans ces rencontres où l’être humain est au centre des souvenirs de chacun. Je me permets de te raconter quelques souvenirs et anecdotes de voyageurs qui m’ont marquée au fil du temps.

De l’Allemagne au Canada

Au milieu des années 90, je faisais beaucoup d’accueil au bureau d’information. Notre destination était encore moins connue qu’aujourd’hui et le simple fait de s’aventurer au-delà de la Réserve faunique La Vérendrye était un exploit en soi pour de nombreux visiteurs. Mais certains touristes étrangers l’ont fait. Je me souviendrai toujours d’un jeune couple d’Allemands dont la dame était enceinte de quelques mois. Ils traversaient le Canada en motorisé et ne parlaient ni le français ni l’anglais. De mon côté, je me limitais au français, à l’anglais et quelques mots d’espagnol (como esta? cerveza por favor et vino tinto!). Nous étions loin de pouvoir communiquer ensemble aisément. Après avoir laissé tomber la gêne de la barrière de la langue, nous avons fini avec imagination et persévérance à nous comprendre. Le jeune couple cherchait de l’information sur les campings le long de leur itinéraire. Ils sont même revenus au bureau plus tard dans la journée pour m’offrir une fleur afin de me remercier. Dans ce cas-ci, un geste vaut mille mots.

La traversée de l’océan avec un motorisé

Grâce à notre travail, nous avons la chance de voyager à travers les visiteurs qui partagent leurs récits de voyage avec tellement d’enthousiasme. Il n’y a pas si longtemps, nous avons reçu un homme originaire de France d’un certain âge. Il avait déjà parcouru les deux côtes américaines longeant ainsi l’océan Atlantique d’un côté et le Pacifique de l’autre et une partie du Canada en solitaire. Dans son récit de voyage, il nous expliquait les ennuis mécaniques qu’il avait eu avec son motorisé. De plus, il lui était presque impossible de réparer son motorisé ici, car c’était un modèle européen qu’il avait traversé en bateau. Il devait le rapporter en Europe afin de le réparer, mais il promettait de revenir avec seulement son sac à dos pour terminer son voyage de plus d’une année.

De la plongée sous-marine à la motoneige

Un couple de la Guadeloupe préparait un voyage de motoneige au Québec. Pour ce faire, ils ont contacté, entre autres, le bureau d’information touristique de Val-d’Or. Pendant plusieurs semaines j’ai échangé avec eux afin de répondre à toutes leurs questions et de m’assurer que tout serait bien organisé à leur arrivée pour un séjour mémorable. Nos échanges sont devenus de plus en plus fréquents et de plus en plus amicaux. Nous échangions sur le temps qu’il faisait (pendant qu’on gelait au Québec avec nos -30 degrés, eux faisaient de la plongée sous-marine pratiquement tous les jours!). Lors de leur séjour, je suis allée les rencontrer le temps d’un déjeuner. Ils avaient même eu l’attention de m’offrir en cadeau une boisson typique des Antilles.

La foire aux questions loufoques

Voici le genre de questions que les visiteurs nous posaient avant que Google ne fasse partie intégrante de nos vies :

Est-ce qu’il y a des pirates de la route dans le parc?

La vaste étendue du territoire de la réserve faunique La Vérendrye a toujours influencé l’imaginaire des gens.

Est-ce que vous avez de l’électricité?

Eh oui, c’est une question qui nous a été posée à quelques reprises. Pourtant, le Village minier de Bourlamaque constitué de maisons en bois rond a été érigé en 1934 et 1935 dans le cadre d’un plan d’urbanisme moderne incluant les égouts et l’électricité.

Est-ce que je risque de me faire attaquer par un ours?

Le risque est faible, en Abitibi-Témiscamingue nous avons des ours noirs et non des grizzlis. Généralement, ils sont dix fois plus effrayés que nous et se sauvent dès qu’ils entendent des humains.

Ce qu’il y a de si extraordinaire dans le fait de travailler dans une région comme la nôtre (qui n’est pas pour le tourisme de masse) c’est que nous pouvons offrir un accueil personnalisé à l’échelle humaine. Je crois que c’est ce qui nous distingue, qui rend notre travail si stimulant et qui nous enrichit personnellement.

Rire sous la pluie au Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue

Rire sous la pluie au Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue

J’adore la chanson de King Melrose dont je cite les paroles : “la vie ça se danse sous la pluie même le dimanche ». Quand j’entends ces paroles, ça me rappelle que l’été au Québec est court et qu’il faut profiter de chaque instant. Au fil des ans, les fidèles spectateurs du Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue l’ont compris et se préparent chaque année à tous les risques qu’implique la météo au cœur de l’été. Tout est possible: canicule, pluie légère, orage, temps frais ou tout à la fois dans le même week-end!

Je me considère parmi les habituées du Festival d’humour de l’A-T et j’ai le goût de te raconter ma première expérience d’un spectacle sous la pluie. Ça remonte à 2004. Parmi les artistes, nous retrouvions Louis-José Houde, Les Denis Drolet et Christopher Williams avec une version revisitée de la blague « Pète pis répète s’en vont en bateau » en version show rock heavy metal. Bref, nous passions un superbe moment. Quand nous nous sommes préparés pour la soirée, j’ai dit à mon chum : « nous allons mettre nos manteaux de pluie avec un pantalon de nylon ça devrait faire la job s’il se met à pleuvoir ». Tu te dis pourquoi n’ont-ils pas apporter de parapluie? Et bien, c’est une règle non écrite au festival d’humour : on n’apporte pas de parapluie, car ça cache la vue des spectateurs qui sont derrière. Donc par respect pour eux et pour que tout le monde puisse apprécier les spectacles, on évite les parapluies. On apprend avec l’expérience, à la fin je vais te donner un truc pratique sans utiliser de parapluies (testé et approuvé!).

La soirée commence, nous sommes bien assis dans nos chaises de camping et les artistes défilent sur la scène tous plus hilarants les uns que les autres. Nous voyons des nuages sombres dans le ciel et nous nous disons : « Si ça tombe ce n’est pas notre petit manteau de pluie qui va faire la différence! » Pourtant, il est hors de question de quitter le spectacle… nous avons bien trop de fun! Et là le déluge commence, très peu de gens ont quitté les lieux. Tout le monde attendait que le show continue, car même les artistes sur scène avaient une hésitation à poursuivre tellement il pleuvait! Toutefois, lorsqu’ils ont vu que le public était sagement assis sous le déluge et qu’ils attendaient, ils ont compris que « the show must go on ». À la fin de la soirée, les chaises de camping se sont transformées en piscines (nous avions les fesses qui baignaient dans l’eau). Nos manteaux et nos pantalons de nylon avaient atteint leur limite d’imperméabilité.

programmation 2004 Festival d'humour de l'Abitibi-Témiscamingue

L’affiche du Festival d’humour en 2004. Sur les billets, il y avait une petite pastille où il était écrit « Grattez et sentez ». Une fois cette pastille grattée, elle sentait les cornichons!

Arrivés à notre voiture, nous étions tellement mouillés que c’était comme si nous avions sauté à l’eau tout habillés. Nous n’avions pas de serviettes pour nous sécher ni pour protéger les sièges de la voiture. Alors il faut ce qu’il faut, nous nous sommes déshabillés dans le stationnement, cachés derrière la portière pour un peu d’intimité (nous ne sommes pas exhibitionnistes quand même!) pour finalement rentrer à la maison seulement vêtus de nos sous-vêtements! Soyez certains que ce jour-là j’ai prié le ciel pour que mon chum ne fasse pas d’excès de vitesse et qu’il respecte à la lettre la signalisation routière. Je nous voyais mal dire : « Bonsoir M. l’agent, nous ne sommes pas cinglés, nous revenons seulement du festival d’humour sous la pluie ».

Pour terminer, laisse-moi te dévoiler « LE truc » pour rester au sec en cas d’averse au Festival d’humour. Il faut t’acheter un de ces fameux ponchos que l’on trouve au Dollorama. Puis, tu l’enfiles et, une fois assis sur ta chaise, tu le passes par-dessus celle-ci pour faire une petite tente. :)

Festival d'humour de l'Abitibi-Témiscamingue Val-d'Or

Photo | William Nourry

Ne te méprends pas! Il y a des éditions du Festival d’humour et des soirées gala où le soleil brille et nous réchauffe!