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Les Jardins à fleur de peau se cultivent depuis 10 ans

Les Jardins à fleur de peau se cultivent depuis 10 ans

Amoureux des arts, de la sculpture et de la nature, Francyne Plante et Jacques Pelletier cultivent les Jardins à fleur de peau depuis 10 ans.

 

Situés au 67, chemin Baie Jolie à Val-d’Or, ces jardins privés, mais ouverts au public durant 12 semaines l’été, ont fleuri au fil du temps pour laisser place à un endroit charmant et impressionnant.

«J’ai toujours voulu un grand jardin. Quand j’ai formé un couple avec Jacques, il a emménagé dans ma maison et a apporté ses bonzaïs. L’idée a germé comme cela», indique Mme Plante, horticultrice et artiste de Val-d’Or.

«On n’a pas ouvert au public tout de suite. On a commencé le jardin en 2001 et accueilli nos premiers visiteurs en 2007. On a déjà eu un autobus de 47 Belges», se souvient M. Pelletier, sculpteur valdorien.

Les lieux reçoivent en moyenne 1000 visiteurs par année. «On a la visite de gens de tous les pays. Une journée, sur le terrain, des personnes venaient d’Angleterre, d’Allemagne et de France. On a aussi accueilli du monde du Japon et du Vietnam. On fait de belles rencontres», ajoute Mme Plante.

Pousser en maturité

Même si le travail a débuté bien avant l’ouverture des Jardins au public, ceux-ci ont grandi pour devenir matures aujourd’hui. «Chaque année on a prolongé les jardins. On a entre autres celui des bonzaïs, Komodo et des souvenirs. On a réalisé un petit ruisseau et mis des sentiers. Là ils se trouvent à pleine capacité. On entretient. Cela implique du temps plein dès avril ou mai, souligne Francyne Plante.

«On se répartit les tâches. Je m’occupe des végétaux, de planter, diviser et entretenir. Jacques se charge de construire des structures et du système d’eau. On se complète», estime-t-elle.

L’endroit compte au moins 900 variétés de plantes et de fleurs. «J’ai arrêté de compter après ce nombre, rigole Francyne Plante. J’ai fait des essais-erreurs pour parvenir à une ambiance et de la variété. Même si on se situe en zone 2, j’ai plusieurs plantes exotiques. On a le sentiment de voyager et de ne plus se trouver à Val-d’Or.»

«Avec tous les arbres autour, on vit dans un microclimat. On a parfois 10 degrés de différence entre ici et chez mon voisin. Les gens de la région sont souvent étonnés de voir un endroit si beau à Val-d’Or», ajoute Jacques Pelletier.

Aménager son jardin intérieur

Au-delà de la nature, les Jardins agissent littéralement comme une thérapie pour certains. «J’ai la fibromyalgie sévère et jardiner me garde en forme. Je m’étire, je me penche, je me lève et je bouge, souligne Francyne Plante.

«Ce travail demande de l’humilité et un lâcher-prise. Il faut accepter que tout ne soit pas parfait. On doit aussi aimer les gens pour les laisser entrer dans notre intimité, rappelle-t-elle.

«C’est incroyable tous les phénomènes qui se déroulent ici. Un jour, une femme était assise et pleurait. Elle m’a dit que si le paradis était aussi beau, elle était prête à mourir. Elle avait un cancer en phase terminale et les jardins étaient sa dernière sortie. Elle est décédée à la Maison de la source Gabriel. J’ai su que sa visite ici lui avait fait accepter sa mort. Ses derniers jours ont été paisibles plutôt que dans la révolte», partage Mme Plante.

Des services diversifiés

– Ouverts jeudi, vendredi, samedi, dimanche, 10h à 17h

– Sur réservation lundi, mardi, mercredi

– Groupes scolaires

– Mariages

– Vins et fromages

– Rencontres familiales

– Groupes d’écriture, de poésie ou d’horticulture

– Réunions d’affaires

– Pique-niques

-Jardins fermés au public hors des heures d’ouverture

«On aimerait bien atteindre 2000 ou 3000 visiteurs et un jour engager quelqu’un pour nous aider. J’ai 68 ans et l’entretien demande des efforts physiques»

– Jacques Pelletier

 

Source : GRENIER, Myriam. 2016 (22 juin). « Les Jardins à fleur de peau se cultivent depuis 10 ans », L’Écho Abitibien ; Le Citoyen. En ligne. <http://www.lechoabitibien.ca/actualites/2016/6/22/les-jardins-a-fleur-de-peau-se-cultivent-depuis-10-ans.html>. Consulté le 23 juin 2016.

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