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Le jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 1

Le jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 1

par Kristel Aubé-Cloutier

Depuis maintenant un peu plus de trois ans, je travaille à l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or. Dans le cadre de mon travail, je dois souvent parler de la pratique de la motoneige à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue, soit lors de représentation à l’extérieur de la région, soit dans le cadre d’un acte de renseignement à notre bureau d’information touristique. Je propose des itinéraires, parle de la qualité et la beauté des sentiers, mentionne quelles parties des sentiers sont plus droites ou plus techniques, mais pourtant cela doit bien faire près d’une vingtaine d’années que je n’en ai pas fait!

Les seuls souvenirs de motoneige que j’ai sont ceux de trois sœurs coincées comme des sardines dans le fond d’une carriole, recouvertes de peaux de moutons. Avec nos casques, notre grandeur et l’espace restreint que nous avions, il était pratiquement impossible de voir à l’extérieur. La motoneige se résumait donc pour moi à un simple moyen de transport jusqu’au chalet familial qui nous rendait aveugles, pas très confortable et assez peu rapide.

Maintenant, je ressens toujours un léger malaise à vanter autant la motoneige alors que je n’en fait pas. J’ai l’impression de parler à travers mon chapeau. Et puis, il y a toujours le doute d’induire en erreur un motoneigiste, même si j’étudie notre carte motoneige régionale et me renseigne fréquemment auprès de ceux qui en font et qui connaissent bien les sentiers de la région. Et bien, le doute et le malaise qui se trouvaient toujours au fond de ma tête vont bientôt disparaître puisque dans moins de 24 heures, je pars pour la fin de semaine en excursion motoneige!

Salon motoneige Québec kiosque Abitibi-Témiscamingue

Le kiosque de Tourisme Abitibi-Témiscamingue lors du Salon motoneige à Québec en 2015, auquel j’ai participé.

Cette excursion se fera en compagnie de mon oncle, sa fille de 7 ans et une de ses amies ainsi que quelques amis de mon oncle, tous des habitués. Ma sœur nous accompagnera aussi, une vraie novice comme moi! Nous partirons donc de Val-d’Or pour se rendre à la Pourvoirie des Îles du Lac Duparquet où nous dormirons. Puis, nous retournerons à Val-d’Or le lendemain. Au total, nous parcourrons environ 440 km. Je suis très excitée de vivre enfin cette expérience qui, selon les témoignages que j’ai entendus, procure un merveilleux sentiment de liberté. Je suis aussi très nerveuse. Pourquoi? Parce qu’à des fins logistiques, ma sœur et moi devrons nous relayer la conduite d’une motoneige.

itinéraire motoneige Abitibi-Témiscamingue

L’itinéraire que nous emprunterons

kim

Ma sœur qui était bien faire d’avoir trouver tout son équipement pour la randonnée!

C’est donc le cœur rempli d’adrénaline que j’ai préparé cette excursion toute la semaine. Ma sœur et moi avons dû rapatrier tout l’équipement nécessaire : casque, habit de neige, mitaine, combines, bas de laine, carte motoneige, etc. Comme nous ne faisons ni une ni l’autre de la motoneige, nous avons ressorti des boules à mites l’ancien équipement de motoneige de mes parents et fait quelques emprunts. Nous sommes maintenant prêtes pour nous parer d’un ensemble motoneige dépareillé et sortant tout droit des années 90, mais chaud et efficace! N’ayez crainte chers lecteurs, vous aurez droit à quelques clichés dans la deuxième partie de ce billet de blogue! Afin de combler mon besoin d’avoir un minimum de contrôle sur une aventure qui m’est totalement inconnue, j’ai aussi demandé à gauche et à droite plusieurs conseils sur la conduite d’une motoneige, j’ai contacté mon oncle et ma sœur milles fois pour qu’on répète les différentes étapes de notre itinéraire et essayé de régler les moindres détails de ce périple jusqu’au petit déjeuner que nous allons manger avant le départ! Et oui, je deviens un peu contrôlante en état de stress!

Mais voilà, il ne reste que quelques heures avant le départ et tout est presque prêt; quelques achats à faire, les valises à attacher sur les motoneiges et prendre une bonne nuit de sommeil pour être en forme le jour du départ. Dès mon retour, je vous raconterai mon premier vrai voyage en motoneige. Je pourrai, pour la première fois, vous raconter la beauté des paysages, l’esprit de camaraderie si agréable, le sentiment de liberté qu’on ressent. Et cette fois-ci, je saurai de quoi je parle, je l’aurai vécu!

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2 Commentaires

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  1. Micheline Poitras dit :

    Bonne randonnée Kristelle, je suis certaine que tu auras beaucoup de plaisir! J’ai déjà hâte de te lire lorsque tu raconteras ton périple! Profites-en au maximum!

    1. Office du tourisme de Val-d'Or dit :

      Merci beaucoup Micheline! J’ai effectivement eu un plaisir monstre et maintenant de belles histoires à raconter!