Close

Archive for category: Hors-série

Il n’y a pas de mauvaise température, que des mauvais vêtements

Il n’y a pas de mauvaise température, que des mauvais vêtements

La température au Québec n’a pas été exceptionnelle cet été. Ni le printemps dernier ni même l’hiver dernier. On peut dire que ce fût une année plutôt précipiteuse (tu ne trouveras pas ce mot dans le dictionnaire, je viens de l’inventer) en neige comme en pluie. Si tu as cligné des yeux au mauvais moment tu n’as sûrement pas vu l’été! On pourrait se plaindre bien longtemps de la température, ou bien faire de la limonade avec les citrons.

Je m’explique; ce n’est pas parce qu’une situation ou des éléments hors de notre contrôle ne sont pas ceux que l’on souhaitait que cela doit nécessairement être négatif. Ma mère m’a toujours dit : « il n’y pas de mauvaise température, que des mauvais vêtements ». Et bien, elle avait raison – elle a souvent raison d’ailleurs. Lorsque le soleil ne brille pas de mille feux, que la chaleur n’est pas au rendez-vous et que le ciel est gris, il est quand même possible de faire autre chose que de rester dans son salon à se plaindre de la température. C’est sûr que si tu essaies de te faire bronzer sur la plage lorsqu’il fait 16°C avec un ciel gris et un vent du nord, tu auras moins de plaisir et l’été te semblera de la bouette. Mais si tu mets tes bottes de pin comme on dit en Abitibi-Témiscamingue, ou tes bottes à vaches si tu viens de l’Estrie ou encore tes bottes de pluie si tu es de Montréal et que tu vas sauter dans les trous d’eau en essayant d’arroser tes compagnons tout en t’amusant comme un enfant, la bouette qu’est notre été se transformera en un beau soin énergisant pour la peau.

Si tu es bien habillé, le froid ou la pluie en été devient beaucoup moins désagréable. Bref, ce que je veux dire c’est que l’ingrédient principal pour profiter de l’été ou n’importe quelle autre saison, ce n’est pas la température, mais les activités que tu choisis de faire avec la bonne attitude et les bons vêtements.

C’est sûr que si tu essaies de te faire bronzer sur la plage lorsqu’il fait 16°C avec un ciel gris et un vent du nord, tu auras moins de plaisir et l’été te semblera de la bouette.

Si tu mets ton imperméable, des pantalons longs et des souliers fermés pour aller marcher dans le bois ça sera aussi agréable que si tu y allais en short avec ta belle petite camisole aux couleurs tendance de l’été, même si c’est en août. Il suffit seulement de voir les bons côtés à toute situation. Tu n’es pas encore convaincu? Tu ne trouves pas encore le côté positif à une température froide et pluvieuse en été? Ce n’est pas grave, je vais t’aider. Voici donc…

5 raisons pourquoi la pluie et le froid sont merveilleux même en été

  1. Tu as beaucoup moins de chance d’attraper un coup de soleil et d’être pris à être couché dans ton lit en étoile, couvert de 20 serviettes d’eau froide, et ce, pendant trois jours.
  2. Tu peux sauter dans les trous d’eau en essayant d’arroser tes compagnons de marche. Je ne sais pas toi, mais moi, arroser les gens m’a toujours bien fait rire. Si tu es dans le bois, tu peux aussi essayer l’alternative de secouer une branche au-dessus de quelqu’un pour l’arroser. Ça marche aussi très bien en hiver quand les branches sont bordées de neige.
  3. Le café, le thé et la tisane sont toujours meilleurs quand il fait frais. Il y a certains endroits d’ailleurs où tu peux en boire des excellents à Val-d’Or : au Balthazar Café, chez Choco-Mango et à la microbrasserie Le Prospecteur si tu as un faible pour les cafés « pimpés » – ceux avec de l’alcool. Tu peux aussi trouver du café de la maison de torréfaction locale L’Armorique au Magasin général du Prospecteur (la porte juste à côté de la microbrasserie) ou encore à la boutique Plaisir de la table. À cette même boutique, tu trouveras les thés et tisanes régionaux Thé Taxi. Ceux-ci, délicieux d’ailleurs, sont aussi disponibles au Balthazar Café et au Sushi & Cie Express.
  4. Les photos prises à l’extérieur quand le ciel est gris sont beaucoup plus belles que celles prises avec le soleil. La lumière est alors plus douce et donne un bien plus bel effet.
  5. La pluie accentue les odeurs de la forêt; l’épinette, le pin, la terre mouillée et la fraicheur! Huuummm! Une promenade en forêt sous la pluie ou après la pluie réjouira tous tes sens! Il y a d’ailleurs plusieurs sentiers pédestres à proximité de Val-d’Or où tu peux aller remplir tes narines de ces bons parfums. Tu les trouveras tous dans le guide touristique de Tourisme Vallée-de-l’Or, sur notre site internet dans la section Aventure, sport et plein air ou encore sur accespleinair.org.

Je te suggère aussi de lire notre article « Val-d’Or sous la pluie », si tu manques un peu d’inspiration pour choisir les bonnes activités.

Au risque de me répéter et d’être un peu quétaine, l’important ce n’est pas le temps qu’il fait, mais le temps qu’on passe avec les gens qu’on aime et le temps qu’on passe à rire. Avoue que maintenant tu souhaites presque l’automne soit froid et pluvieux pour t’amuser autrement…et faire de la limonade avec des citrons!

Choco-mango restaurants macarons

En plus des délicieux café, on trouve chez Choco-Mango pleins de pâtisseries, de sucreries, des crèmes glacées et sorbets maisons et des chocolats artisanaux qui goûtent le ciel.

Balthazar_cafe_restaurants_valdor_ardoise

Tu pourras aussi déguster une bonne soupe réconfortante qui goûte comme celle de grand-môma au Balthazar Café.

vélo val-d'or Abitibi-Témiscamingue

La Forêt récréative de Val-d’Or possède 100 km de sentiers récréatifs non-motorisés pour profiter pleinement de la nature.

Cours de géologie 101: Quand rouler sur l’or prend tout son sens

Cours de géologie 101: Quand rouler sur l’or prend tout son sens

En Abitibi-Témiscamingue et particulièrement à Val-d’Or,  rouler sur l’or  prend un tout autre sens que son expression originale. L’expression rouler sur l’or signifie être très riche et elle provient d’une expression datant du XVIIe ou XVIIIe siècle se rouler sur l’or comme on se roulerait sur l’herbe. Il s’agit d’un symbole de richesse, car la personne qui peut se rouler sur un tas d’or en possède suffisamment pour être considérée comme très riche (d’huh).

Mais pourquoi cette expression prend-elle un autre sens à Val-d’Or? Désolée de te décevoir; ni moi ni mes voisins ne nous roulons sur un tas d’or. Même si le salaire moyen est parmi l’un des plus élevés au Québec nous ne sommes pas nous ne sommes pas riche au point de se rouler sur un tas d’or. Par contre, tous les jours lorsque nous empruntons la route 117 de l’entrée est de la ville de Val-d’Or jusqu’à la frontière ontarienne nous roulons concrètement sur l’or puis que cette route est construite sur la faille de Cadillac.

Qu’est-ce que la faille de Cadillac?

Voilà un petit cours de géologie 101. La Faille de Cadillac, ou Zone tectonique de Cadillac-Larder Lake désigne une structure géologique majeure du Québec et de l’Ontario, riche en ressource minérale. Comme les prospecteurs miniers ont suivi la faille dans leurs recherches à l’époque de la ruée vers l’or, ils ont construit la route 117 pour les besoins de la cause en suivant la faille. C’est également ce qui explique la présence de nombreuses mines établies le long de cette faille et les centaines de millions d’onces d’or situées sous cette route et à proximité.

Longue d’environ 320 km, la Faille de Cadillac est très riche en gisements d’or, mais on y retrouve également de l’argent, du cuivre, du zinc et de nombreux autres minéraux. Il s’agit d’ailleurs d’une des principales structures de minéralisation aurifère de la région de l’Abitibi-Témiscamingue. C’est grâce aux mines construites le long de cette faille que furent fondées les villes de Rouyn-Noranda, Val-d’Or, Malartic et plusieurs autres.

carte abitibi-témiscamingue faille de cadillac

Comment découvrir l’industrie minière

Si tu es fasciné par l’or tout comme les prospecteurs l’ont été au début des années 1900, je te recommande de découvrir deux sites touristiques fascinants qui te permettront de mieux comprendre cette industrie et la fascination des gens pour l’or. Tout d’abord, La Cité de l’Or et son village historique de Bourlamaque qui te replongeront dans la vie des mineurs tout en dressant un portrait d’hier à aujourd’hui. Lorsque tu auras remonté des entrailles de la terre après avoir exploré les galeries à plus de 300 pieds sous terre, je te recommande le Musée minéralogique de l’Abitibi-Témiscamingue.

Comprends bien qu’ici les richesses du sous-sol nous font déplacer des quartiers résidentiels complets plutôt que des montagnes. En visitant le Musée minéralogique, tu pourras découvrir comment une minière à réaliser ce projet d’envergure en plus d’avoir la chance d’admirer, en autre, un étalage présentant une collection d’or à couper le souffle.

Si tu n’es pas encore rassasié de ta conquête de l’ouest, il te reste à explorer la plus grande mine d’or à ciel ouvert au Canada soit la Mine Canadian Malartic qui offre des visites guidées en partenariat avec le Musée minéralogique.

fusion d'or mine d'or visite val-d'or abitibi-témiscamingue

Lors de la visite du Laboratoire d’analyse, tu auras la chance d’assister à une véritable fusion d’or!

visit underground gallerie gold mine valdor abitibi

Galeries souterraines de la Cité de l’Or

Musée minéralogique canadian malartic visite

Point de vue lors de la visite de la Mine Canadian Malartic.

En devenant un mineur d’un jour à la Cité de l’Or grâce à une descente à 300 pieds sous terre et une promenade dans Village minier de Bourlamaque, en découvrant le Musée minéralogique de l’Abitibi-Témiscamingue et son impressionnante collection d’or et en vivant l’expérience de la Mine Canadian Malartic, toi aussi tu pourras rouler sur l’or!

Le Jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 2

Le Jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 2

par Kristel Aubé-Cloutier

Il y a trois jours, je me préparais pour ma première expérience en motoneige (Lire « Le jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – partie 1). Mon oncle Yves, sa fille et une de ses amies, un couple d’amis de mon oncle Marco et Danielle, ma sœur Kim et moi, avions prévu de se rendre à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet et revenir le lendemain. Au total, il s’agissait d’une randonnée de 440 km dans laquelle ma sœur et moi, qui n’avions jamais fait de motoneige, devions se relayer la conduite d’une d’entre-elles. Trois jours et 440 km plus tard, je peux maintenant vanter en toute connaissance de cause la pratique de la motoneige en Abitibi-Témiscamingue!

L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE; LE PARADIS DE LA MOTONEIGE… POUR LES NOVICES!

Les gens qui affirment que l’Abitibi-Témiscamingue est le paradis de la motoneige n’ont pas tort! De plus, de nombreux éléments ont fait que je me suis sentie totalement en sécurité et en contrôle, ce qui était parfait pour une première expérience. Bien sûr, je ne peux pas comparer avec d’autres régions, mais je peux vous assurer que j’ai été flabergastée par ce que j’ai vu et vécu! La végétation et le paysage changeaient constamment et étaient à couper le souffle! Parfois rythmés et sinueux, parfois droits et fiers les sentiers étaient toujours très larges. Étant novice en la matière, cette caractéristique me sécurisait beaucoup puisque je n’avais jamais peur d’accrocher un motoneigiste que je rencontrais. J’ai été aussi très impressionnée par la fréquence et la qualité de la signalisation.

Comme je roulais à mon rythme, qui n’était vraiment pas le même que celui de Yves et Marco qui pratiquent cette activité depuis une vingtaine d’années et que Danielle qui a sa propre motoneige depuis six ans, je les perdais parfois de vue. Pourtant, même si je ne voyais pas Danielle rebondir sur sa motoneige ou prendre un virage serré, je savais ce qui m’attendait au tournant d’un virage ou en bas d’une colline. Les petits panneaux jaunes étaient toujours là pour m’avertir! Aussi, les haltes et refuges étaient nombreux nous permettant de s’arrêter de façon sécuritaire souvent et de ne pas nous épuiser.

refuge sentiers motoneige Abitibi-Témiscamingue

L’une des nombreuses haltes sur les sentiers motoneige, à Rivière-Héva.

IL FAUT TOUJOURS UNE HISTOIRE À RACONTER

C’est un fait, les voyages où l’on a vécu une aventure inattendue ou dans lesquels on a une histoire cocasse à raconter sont ceux dont on se souvient le plus. Et bien, nous nous souviendrons certainement de celui-là! Kim et moi n’étions pas les seules à vivre une première expérience. La fille de mon oncle et son amie, toutes deux âgées de 9 ans, faisaient pour la première fois de la motoneige. Lorsque nous sommes parties, elles étaient très excitées de partir à l’aventure. Une vingtaine de minutes après le départ, nous nous sommes arrêtés pour vérifier que tout allait bien. Les deux visages que nous avons découverts dans la carriole n’étaient plus teintés d’amusement, mais plutôt verts ou blancs. Le mal des transports venait de s’inviter à notre randonnée. Après une pause de 15 minutes, nous sommes repartis pour nous arrêter de nouveau une vingtaine de minutes plus loin. Les deux fillettes avaient régurgité leur déjeuner sur la couverture qui les gardait au chaud! Ce fut le début de notre histoire à raconter. Toutes les vingt minutes, nous nous arrêtions pour nettoyer le vomit, consoler et encourager les filles. Nous nous sommes finalement arrêtés à Cadillac pour y faire une pause et diner, ce qui a été très bénéfique pour tout le monde. Les filles se sentaient beaucoup mieux. Elles se sont même endormies dans la carriole après le repas ce qui nous a permis de faire un long bout sans s’arrêter.

carriole randonnée motoneige

Vue de l’intérieur de la fameuse carriole.

Puis, est arrivé un autre lac à traverser qui a non seulement réveillé les filles, mais les a fait vomir de nouveau en plus de leur faire peur. C’est donc à Preissac, avec un peu plus de la moitié du trajet de fait, que nous avons décidé de nous relayer dans la carriole. Yves a donc embarqué dans la fameuse carriole avec l’amie de sa fille. Trente minutes plus tard, tout allait bien. La petite n’avait plus peur et se sentait bien. C’était le tour de la fille de mon oncle…et moi! C’était comme dans mes souvenirs d’enfance; petit et on n’y voyait rien, en plus de quelques éléments en bonus! L’odeur qui régnait dans la carriole était affreuse, le mal du transport de ma cousine était toujours bien présent et la suspension brisée (elle n’a pas toléré le poids de mon oncle qui est très grand et bien bâti). Bref, même adulte je DÉ-TES-TE les carrioles!

Nous sommes finalement arrivés à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet où les filles se sont amusées toute la soirée. Dimanche matin, les grands-parents de ma cousine ont délivré les deux enfants d’une autre journée de supplice en carriole et sont venus en voiture les chercher à Duparquet pour les ramener à Val-d’Or ainsi que la fameuse carriole. Le retour s’est donc fait avec cinq adultes seulement et quatre motoneiges.

Pourvoirie Duparquet forfait motoneige

La vue de notre chambre à la Pourvoirie des Iles du Lac Duparquet. En plus de la vue magnifique, le repas était délicieux et le service impeccable!

Toujours avec des étoiles dans les yeux, de nombreux motoneigistes m’avaient parlé du sentiment de liberté, de l’esprit de camaraderie et de la beauté des paysages dont on avait droit en pratiquant cette activité. Je n’ai pas été déçue. Sur ma motoneige, j’avais l’impression de flotter sur la neige, de voler à travers les arbres. Seule avec moi-même et entourée d’une nature magnifiquement belle et forte, j’étais effectivement libre. J’ai aussi fait des rencontres formidables : Marco et Danielle. Ce sont deux personnes merveilleuses, simples, drôles, attentionnées et passionnées avec qui il fut extrêmement agréable de voyager. Je pourrai maintenant, en toute connaissance de cause et avec moi aussi des étoiles dans les yeux, décrire les sentiers motoneige en Abitibi-Témiscamingue, expliquer pourquoi il est si agréable d’y circuler, parler de la beauté des paysages ainsi que l’esprit de camaraderie qu’on y retrouve et, croyez-moi, ce serait fait avec passion!

histoire de motoneige aventure

Parce que ça nous prenait aussi une histoire à raconter le dimanche, mon oncle a fait une petite sortie de piste ce jour-là!

Le jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 1

Le jour où j’ai arrêté de vanter la motoneige et que j’en ai fait – Partie 1

par Kristel Aubé-Cloutier

Depuis maintenant un peu plus de trois ans, je travaille à l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or. Dans le cadre de mon travail, je dois souvent parler de la pratique de la motoneige à Val-d’Or et en Abitibi-Témiscamingue, soit lors de représentation à l’extérieur de la région, soit dans le cadre d’un acte de renseignement à notre bureau d’information touristique. Je propose des itinéraires, parle de la qualité et la beauté des sentiers, mentionne quelles parties des sentiers sont plus droites ou plus techniques, mais pourtant cela doit bien faire près d’une vingtaine d’années que je n’en ai pas fait!

Les seuls souvenirs de motoneige que j’ai sont ceux de trois sœurs coincées comme des sardines dans le fond d’une carriole, recouvertes de peaux de moutons. Avec nos casques, notre grandeur et l’espace restreint que nous avions, il était pratiquement impossible de voir à l’extérieur. La motoneige se résumait donc pour moi à un simple moyen de transport jusqu’au chalet familial qui nous rendait aveugles, pas très confortable et assez peu rapide.

Maintenant, je ressens toujours un léger malaise à vanter autant la motoneige alors que je n’en fait pas. J’ai l’impression de parler à travers mon chapeau. Et puis, il y a toujours le doute d’induire en erreur un motoneigiste, même si j’étudie notre carte motoneige régionale et me renseigne fréquemment auprès de ceux qui en font et qui connaissent bien les sentiers de la région. Et bien, le doute et le malaise qui se trouvaient toujours au fond de ma tête vont bientôt disparaître puisque dans moins de 24 heures, je pars pour la fin de semaine en excursion motoneige!

Salon motoneige Québec kiosque Abitibi-Témiscamingue

Le kiosque de Tourisme Abitibi-Témiscamingue lors du Salon motoneige à Québec en 2015, auquel j’ai participé.

Cette excursion se fera en compagnie de mon oncle, sa fille de 7 ans et une de ses amies ainsi que quelques amis de mon oncle, tous des habitués. Ma sœur nous accompagnera aussi, une vraie novice comme moi! Nous partirons donc de Val-d’Or pour se rendre à la Pourvoirie des Îles du Lac Duparquet où nous dormirons. Puis, nous retournerons à Val-d’Or le lendemain. Au total, nous parcourrons environ 440 km. Je suis très excitée de vivre enfin cette expérience qui, selon les témoignages que j’ai entendus, procure un merveilleux sentiment de liberté. Je suis aussi très nerveuse. Pourquoi? Parce qu’à des fins logistiques, ma sœur et moi devrons nous relayer la conduite d’une motoneige.

itinéraire motoneige Abitibi-Témiscamingue

L’itinéraire que nous emprunterons

kim

Ma sœur qui était bien faire d’avoir trouver tout son équipement pour la randonnée!

C’est donc le cœur rempli d’adrénaline que j’ai préparé cette excursion toute la semaine. Ma sœur et moi avons dû rapatrier tout l’équipement nécessaire : casque, habit de neige, mitaine, combines, bas de laine, carte motoneige, etc. Comme nous ne faisons ni une ni l’autre de la motoneige, nous avons ressorti des boules à mites l’ancien équipement de motoneige de mes parents et fait quelques emprunts. Nous sommes maintenant prêtes pour nous parer d’un ensemble motoneige dépareillé et sortant tout droit des années 90, mais chaud et efficace! N’ayez crainte chers lecteurs, vous aurez droit à quelques clichés dans la deuxième partie de ce billet de blogue! Afin de combler mon besoin d’avoir un minimum de contrôle sur une aventure qui m’est totalement inconnue, j’ai aussi demandé à gauche et à droite plusieurs conseils sur la conduite d’une motoneige, j’ai contacté mon oncle et ma sœur milles fois pour qu’on répète les différentes étapes de notre itinéraire et essayé de régler les moindres détails de ce périple jusqu’au petit déjeuner que nous allons manger avant le départ! Et oui, je deviens un peu contrôlante en état de stress!

Mais voilà, il ne reste que quelques heures avant le départ et tout est presque prêt; quelques achats à faire, les valises à attacher sur les motoneiges et prendre une bonne nuit de sommeil pour être en forme le jour du départ. Dès mon retour, je vous raconterai mon premier vrai voyage en motoneige. Je pourrai, pour la première fois, vous raconter la beauté des paysages, l’esprit de camaraderie si agréable, le sentiment de liberté qu’on ressent. Et cette fois-ci, je saurai de quoi je parle, je l’aurai vécu!

LIRE LA SUITE
Le Jour où le Bye Bye a fait escale à Val-d’Or

Le Jour où le Bye Bye a fait escale à Val-d’Or

par Nancy Arpin

Lorsqu’on m’a contactée à la mi-décembre pour être figurante dans le tournage d’une émission devant être tenue secrète jusqu’à la diffusion, j’étais très enthousiasme. Mon excitation a monté d’un cran lorsque j’ai su que c’était l’équipe du Bye Bye 2016 qui faisait escale à Val-d’Or pour le décompte de la nouvelle année.

Pour moi, la célèbre émission le Bye Bye diffusée sur les ondes de Radio-Canada est source de nombreux souvenirs d’enfance. À chaque fin d’année depuis que je suis toute petite, ma famille se rassemble autour de la télévision et nous l’écoutons religieusement tous ensemble. C’est un moment agréable de terminer l’année en beauté, dans le rire et la joie avec les gens qu’on aime. Encore aujourd’hui cette tradition est toujours bien vivante. Comme c’est un secret jusqu’au 31 décembre 2016 et qu’au moment d’écrire ce billet le décompte n’a pas eu lieu, je suis très fébrile de découvrir la réaction des membres de ma famille lorsqu’ils nous apercevront lors du décompte, même si ce n’est que pour quelques secondes.

Le Décompte du Bye Bye tourné à Val-d’Or: le making-of

En ce 20 décembre 2016, nous sommes plus d’une vingtaine de figurants accompagnant Pierre Brassard, l’un des acteurs du Bye Bye 2016, et originaire de Val-d’Or. Après un léger retard et quelques formalités, les membres de l’équipe de tournage nous donnent quelques consignes afin que tout se passe bien considérant que la plupart d’entre nous n’ont jamais fait ça. Le tournage du décompte se fait sur le site de la Cité de l’Or, en quatre prises, dans le rire, mais aussi dans la rigueur considérant que d’autres villes au Québec seront visitées dans la soirée et la nuit du 20 au 21 décembre et que leur escale à Val-d’Or est d’une heure trente seulement. Je crois que nous aurons autant de plaisir à le regarder que nous en avons eu à le faire. Mes enfants ont été très impressionnés par toutes les formalités entourant un tournage. À ce jour ne comprennent pas encore qu’ils sont figurants pour l’une des émissions la plus regardées avec des millions de code d’écoute. Eux aussi pourront dire, je me souviens du jour où j’ai figuré dans le Bye Bye 2016.

Tournage à Val-d’Or, pas une première

Du point de vue professionnel, c’est toujours très stimulant de collaborer avec les recherchistes et autres membres de l’équipe afin de répondre à tous leurs besoins afin que tout se passe comme prévu. Que ce soit pour notre connaissance du territoire, pour trouver le « spot » parfait pour une scène ou pour faciliter la logistique d’une  mise en scène, nous sommes là.  L’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or  agit à titre de facilitateur et déploie son réseau de contact au bénéfice de ces équipes de tournage depuis de nombreuses années.  Ce n’est pas la première fois que Val-d’Or et l’Abitibi-Témiscamingue accueille des équipes de tournage que ce soit pour des émissions ou des films.  D’ailleurs, l’une des dernières grosses productions à avoir tourné à Val-d’Or fût « Guibord s’en va en guerre » de Philippe Falardeau mettant en vedette Patrick Huard.

Le tournage du film « Je me souviens » produit par André Forcier et mettant en vedette Roy Dupuis, France Castel et Rémi Girard.  Ce tournage avait été particulièrement complexe car nous avions reçu peu de neige cet hiver-là (2008) alors que l’histoire se déroulait pendant cette saison.  Nous avions dû demander aux déneigeurs ajouter de la neige dans le Village minier de Bourlamaque, c’était le monde à l’envers.

Mon petit côté professionnel est toujours très fier lorsque nous accueillons des tournages à Val-d’Or car c’est une façon de faire parler de l’Abitibi-Témiscamingue et de promouvoir toutes ses richesses. Notre région est peu connue et souvent victime de certains mythes qui nous fait plaisir de démystifier.